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Chroniques du Grand jeu

Polyphonie syrienne

12 Avril 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient, #Russie, #Etats-Unis, #Amérique latine, #Chine, #Economie

Dans la grande série Donald s'est-il converti à l'empire, véritable feuilleton du printemps, les signaux sont toujours contradictoires. Et la possibilité que les états d'âme de fifille aient eu une influence, si minime soit-elle, sur la décision de lancer les Tomahawks apporte une pointe de burlesque. La harpie de l'ONU dit une chose (Assad doit quand même partir finalement), le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères en dit une autre (Assad ne doit pas forcément partir), la Mad dog du Pentagone semble s'accorder sur ce dernier, le tout dans une cacophonie qui confine au vaudeville. Le pauvre Sean Spicer, porte-parole de la Maison Blanche, en est tout tourneboulé et se perd dans le labyrinthe freudien de sa conscience :

Notre but est de déstabiliser la Syrie... heu... (j'ai dit une bêtise, là)... déstabiliser... (mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir inventer ?)... déstabiliser le conflit en Syrie (ça ne veut rien dire mais bon...)

Ces clowneries ne semblent guère amuser Moscou et Poutine ne rencontrera apparemment pas Tillerson qui arrive aujourd'hui dans la gueule de l'ours. Celui-ci se contentera de Lavrov et les deux se sont déjà envoyés des amabilités début avril, juste avant l'affaire syrienne :

T : - Il faut être deux pour danser le tango avec la Russie et Lavrov n'est pas autorisé à le danser.

L : - Ma mère m'a toujours dit d'être un bon garçon et de ne pas danser avec les autres garçons. Si Tillerson pense qu'il n'est pas assez bon danseur, nous pouvons l'aider. C'est un homme d'expérience et je suis sûr qu'il apprendra vite.

Le facétieux Sergueï, diplomate à l'ancienne mêlant maîtrise des dossiers, culture aiguisée et humour féroce, adore ce genre de situation. Le 1er avril, son ministère des Affaires étrangères avait d'ailleurs osé sur son répondeur général un poisson qui restera dans les annales :

  • Pour parler à un opposant, appuyez sur la touche 1
  • Pour utiliser le service de hackers russes, appuyez sur la touche 2
  • Pour demander une ingérence électorale, appuyez sur la touche 3 et attendez les prochaines élections.

Si Troisième Guerre Mondiale il y a, elle se fera au moins dans la bonne humeur...

Mais revenons au Donald. Le nombre d'observateurs persuadés que le président américain a été récupéré par le parti de la guerre et Goldman Sachs va grandissant tandis que ses soutiens intérieurs s'évaporent chaque jour un peu plus. La belle Tulsi devient dangereusement isolée face à la vague libérale-néocon Démocrate et Républicaine de l'Etat profond ; espérons qu'en bonne Hawaïenne adepte du surf, elle sache naviguer en ces eaux troubles.

Sur le plan international par contre, l'on assiste curieusement à un émiettement épars, car la vraie-fausse frappe américaine sur Al Chayrat ne plaît en réalité à personne. Le cas européen est éclairant. A une époque, les euronouilles eussent accueilli la nouvelle avec des transports de joie : il n'en a rien été ce coup-ci.

Certes, la population européenne semble en majorité hostile - témoin ce sondage allemand où 59% des interrogés désapprouvent l'attaque US (contre 26% qui l'approuvent) et 80% souhaitent ne plus voir se renouveler la chose - mais jusque-là, cela n'avait jamais arrêté les eurocrates en apesanteur. S'ils ont partiellement retrouvé le sens des réalités, c'est qu'il y doit y avoir autre chose... Peur d'une vraie guerre qui peut devenir mondiale ?

Je peux me tromper mais l'on sent comme un grand malaise dans les chancelleries occidentales et même parmi la MSN. Qu'un journal pourtant russophobe primaire comme le Huffington Post se permette de publier un remarquable article accusant Trump d'être l'idiot utile d'Al Qaeda en dit long sur cet embarras. Après le false flag de Khan Cheikhoun, la volaille médiatique européenne s'en est donnée à coeur joie, mais il y a eu un net changement de ton après la frappe US. C'est amusant de mentir sauf quand ça peut mener à une conflagration planétaire...

Ajoutons qu'au sommet réunissant les ministres des Affaires étrangères du G7 qui vient de se tenir, les Européens continentaux, particulièrement l'Allemagne et l'Italie, ont rejeté toute nouvelle sanction (symbolique, précisons) proposée par la bande anglo-américaine.

Israël boit du petit lait depuis quelques jours et a même eu l'incommensurable privilège d'être tenu informé de la vraie-fausse frappe en direct. Pour Tel Aviv, c'est le réveil après un long sommeil sous la deuxième partie de l'ère Obama, plus enclin à s'aplatir devant les wahhabites et autres salafistes, même si le but en Syrie de tout ce joli monde concordait. Et après ?

Vu le grognement de l'ours dont nous parlions la dernière fois, il y aura peut-être moins d'aventures israéliennes dans le ciel syrien désormais. Déjà qu'elles n'étaient pas nombreuses, pas assez en tout cas pour empêcher le Hezbollah de s'armer jusqu'aux dents, toute cette affaire n'est-elle pas une symbolique victoire à la Pyrrhus pour Bibi la Terreur ? Car ne nous y trompons pas, les simagrées israéliennes sont un aveu de faiblesse, non de force, devant l'inexorable montée en puissance du Hezb. Ajoutons également que les relations israélo-russes sont à un plus haut historique selon un analyste israélien, que la popularité de Vladimirovitch y est très haute (merci les immigrants de l'ex-URSS) et que Tel Aviv devra y regarder à deux fois avant de sacrifier ses relations avec Moscou.

Un autre qui doit se demander pourquoi il s'est tiré une balle dans le pied est le sultan. Euphorique après le bombardement à 100 millions de $ qui a détruit trois canettes et deux poubelles, il se voyait déjà partageant un cheval avec le Donald, entrant résolument dans l'Idlibistan et menant la charge sunnite sur Damas. Depuis, on l'entend moins, lendemain de gueule de bois sans doute. Aux dernières nouvelles, il en est réduit à couper les routes avec la zone kurde de Manbij pour éviter la contrebande. De la haute stratégie, assurément...

Comme nous l'avions averti, la trahison sultanesque n'est pas passée inaperçue à Moscou et un premier tir de semonce vient d'être envoyé : les compagnies aériennes russes ont reçu un avis sur une possible suspension des vols charter à destination de la Turquie. En décrypté : le Kremlin menace au minimum d'assécher à nouveau le flux de touristes russes dont est accro l'économie turque. Et plus si affinité. A suivre...

Car les Russes ne se démontent absolument pas, au contraire, et une réunion des MAE russe, iranien et syrien est prévue plus tard dans la semaine. En passant, notons qu'au moment où le Donald envoyait ses missiles, la Russie et le Nicaragua s'accordaient pour des exercices militaires communs en pleine chasse gardée latina de l'empire, où Moscou a d'ailleurs peut-être déjà une station d'écoute. Tu m'embêtes en Lituanie, je t'embête en Amérique centrale.

Mais revenons à notre Syrie... Nous évoquions dans le dernier billet

l'avertissement irano-russe très sec si Washington franchit à nouveau ce qui est maintenant qualifié de "ligne rouge" : « Désormais, toute agression, quel qu'en soit l'auteur, fera l'objet d'une réponse par la force – et les Etats-Unis connaissent les moyens dont nous disposons pour cela ». Ambiance, ambiance...

En réalité, il semble que cette sommation provienne du Hezbollah en Syrie et de l'Iran, sans que les Russes n'aient été pleinement consultés. Interrogé, le Kremlin "n'est pas au courant et ne peut pas confirmer", mais, chose intéressante, reste vague et n'infirme pas non plus. Prenons cela comme un avertissement officieux laissant planer un délicieux doute...

Selon le Saker (qui me semble, comme à son habitude, bien pessimiste par ailleurs), les 36 Tomahawks évaporés étaient de fabrication récente, ne se sont évidemment pas perdus dans la nature et n'ont pas été descendus par les systèmes anti-missile ; ils ont été brouillés par les systèmes électroniques russes et détournés de leur cible. Nous avions parlé plusieurs fois de l'avance russe en matière de guerre électronique (ici ou ici par exemple) : le Pentagone vient-il de se prendre une claque sur les bords de la Méditerranée ? C'est bien possible et ce ne sont en tout cas pas les infantiles excuses du CentCom qui feront penser le contraire. Elles ont au moins le chic d'amuser la toile :

Plus embêtant encore pour les Follamours, les Etats-Unis ont dû réduire assez drastiquement leurs sorties aériennes en Syrie contre l'EI par crainte de possibles représailles russes. Rappelons que Poutine a officiellement coupé le canal de communication visant à éviter les incidents aériens. Théoriquement, tous les coups sont permis dorénavant. Les bombardiers qui sortent encore, maintenant accompagnés par une escorte de F22, sont "lockés" par les radars russes (lire sur ce lien les commentaires souvent croustillants et acerbes venant des quatre coins du monde). Comble de l'ironie, il se pourrait même (le conditionnel reste de mise) que le F22, ce chasseur "furtif" qui a coûté une véritable fortune, soit lui aussi fixé par les radars de ces maudits Ivan...

Si l'aviation US a pour l'instant des vagues à l'âme, ce n'est assurément pas le cas de ses consoeurs syrienne et russe qui crachent le feu ces temps-ci. A Hmeimim, les pilotes doivent se raconter entre deux vols la blague des "20% du potentiel aérien de la Syrie détruit" par les Tomahawks. En fait non, Mattis vient de corriger : finalement, ce n'était pas... heu... 20% mais... heu... 20 avions (ce qui reste de toute façon très exagéré - il s'agit plutôt d'une huitaine de vieux Mig rouillés). Notre ami du Pentagone a l'air quelque peu hésitant, sonné. Le brouillage russe sans doute...

Un mot tout de même sur cette conférence de presse du Mad Dog qui pourrait indiquer une certaine rémission chez les feu follets du War Party. Si on résume ce qu'il a dit :

  1. Assad est coupable
  2. Notre frappe n'était qu'une réponse spécifique
  3. Elle n'était pas le signe d'un changement de stratégie
  4. La priorité demeure la défaite de l'EI

Intéressant de voir que malgré la "culpabilité" postulée d'Assad, le Pentagone affirme ne pas changer de stratégie, ce qui pourrait timidement redonner un peu de lustre à la thèse de l'entente poutino-trumpienne pour relâcher la pression sur l'occupant de la Maison Blanche... à moins que ce ne soit le contraire !

Recevant le président italien, Vladimirovitch n'a pas pris de gant :

Nous savons que plusieurs coups montés comme celui-là, car on ne peut pas l'appeler autrement, se préparent actuellement dans d'autres parties de la Syrie, notamment au sud de Damas.

Chers lecteurs, vous êtes prévenus. Question subsidiaire : ne faut-il pas voir dans la posture apparemment adoucie du Pentagone qu'un apaisement factice avant la tempête, avec en substance ce message tout prêt - Nous ne voulions vraiment pas changer de stratégie et laisser une chance à Assad mais regardez, il recommence à gazer sa population. Ce n'est plus tolérable... Tout est possible en ces temps de mensonges éhontés et d'ombres théâtrales.

Sur le terrain, l'offensive djihadiste sur Hama a été brisée depuis longtemps et l'armée syrienne reprend le terrain perdu en mars. Fait très intéressant, une attaque a été lancée au nord-ouest d'Alep et un kotel pourrait être en préparation :

Assaut généralisé sur l'Idlibistan ? Il est encore trop tôt pour le dire. Quant au front de Palmyre, l'armée syrienne y fait des progrès importants depuis quelques semaines :

Notez la poussée vers le nord susceptible de relier Palmyre et Salamiyah et sécuriser tout l'est d'Homs ainsi que la route vers Alep.

Et la Chine dans tout ça ? Plusieurs commentateurs ont relevé que l'attaque avait eu lieu pendant la visite de Xi à Trump et qu'elle constituerait, sans que l'on sache trop pourquoi, un avertissement subliminal à propos de la Corée. Rappelons d'abord que la Corée du nord est le prétexte parfait pour que l'empire garde ses bases en Asie du nord-est et maintienne sa présence sur la frange orientale de l'Eurasie. Pékin serait en réalité ravi de voir Kim III éjecté du pouvoir et le problème coréen résolu.

Ensuite, ce n'est pas le semi-fiasco des Tomahawks qui risque d'impressionner le dragon et, dès le départ de Xi, la presse chinoise officielle s'est lâchée contre le "politicien affaibli qui a besoin de montrer ses muscles". Oups, Cretinho n'avait-il pas dit que la rencontre s'était très bien passée ?

Aucune relation donc entre la présence du numéro un chinois aux Etats-Unis dans un contexte de tension coréenne et l'attaque américaine sur la Syrie défendu par la Russie ? Pas si sûr, mais peut-être pas là où on croit...

Une nouvelle est passée à peu près inaperçue quelques semaines avant le false flag chimique de Khan Cheikhoun. La banque centrale russe a ouvert son premier bureau à l'étranger à Pékin le 14 mars, à un moment où la Russie va pour la première fois de son histoire lancer un emprunt en yuans chinois.

Fin mars, le dragon renvoyait la pareille en ouvrant une banque de compensation à Moscou afin gérer les transactions en yuans et de créer en Russie un pool de liquidités en RMB facilitant le commerce bilatéral en monnaies nationales. Ce centre pourrait devenir un important hub financier dans le cadre de l'Union Economique Eurasienne et les nouvelles routes de la Soie chinoises.

Mais surtout, les discussions avancent sur l'établissement d'un étalon-or commun aux deux pays au moment où les monnaies occidentales deviennent chaque jour un peu plus des monnaies de singe. Il est même évoqué l'éventualité de paiements commerciaux en or !

Cela fait un certain temps que l'ours et le dragon nous mijotent quelque chose avec le métal précieux. Il y a deux ans, nous écrivions :

la Russie poursuit sa boulimie d'or, achetant tout ce qui passe à portée de main. Depuis deux ans, Vladimir Goldfingerovitch rachète l'or sur le marché, laissant les analystes dans une délicieuse expectative. Pour certains, il se prépare à la guerre économique menée par les Etats-Unis. Pour d'autres, c'est bien plus énorme : il force les Américains à revenir à la convertibilité dollar-or abandonnée en 1971.

En filigrane apparaît évidemment l'une des plus grandes hantises de l'empire, dont nous avons parlé à moultes reprises ici : la dé-dol-la-ri-sa-tion :

Bretton Woods, 1944

Alors que la poussière du débarquement de Normandie venait à peine de retomber et que la guerre contre l’Allemagne était loin d’être terminée, les Etats-Unis réunirent une quarantaine de pays à Bretton Woods pour préparer leur domination future. Contrairement à la Première guerre, leur intervention dans le second conflit mondial n’avait rien de débonnaire. C’était décidé, ils allaient s’intéresser aux affaires du monde. Et pour ce pays pétri d’idéologie messianique, convaincu d’être "la nation indispensable", s’intéresser au monde équivalait à le dominer.

Ce 22 juillet 1944, les délégués signèrent ni plus ni moins la domination universelle du dollar pour les décennies à venir, organisant le système monétaire international autour du billet vert. Parmi les nouveautés, un FMI et une Banque mondiale prêtant tous les deux uniquement en dollars, obligeant ainsi les pays demandeurs à acheter de la monnaie américaine, donc indirectement à financer les Etats-Unis. Le dollar était la pierre angulaire de tout le système, intermédiaire unique et indispensable pour demander un prêt, acheter de l’or et bientôt acheter du pétrole (pétrodollar en 1973). De Gaulle s’élevait déjà contre cette capacité inouïe de l’Amérique à "s’endetter gratuitement", donc à faire financer sa domination sur les autres par les autres. Giscard, qui n’avait pourtant rien d’un marxiste anti-impérialiste, parlait de "privilège exorbitant". Nixon répondait : "notre monnaie, votre problème".

On ne peut certes pas résumer les causes de la domination états-unienne de l’après-guerre au seul statut de sa monnaie, mais celui-ci a joué un rôle crucial. C’est ce que Washington est en train de perdre…

Oufa, 2015

71 ans après Bretton Woods, la position dominante du dollar commence à battre sérieusement de l’aile. Le mouvement débuta il y a quelques années quand les puissances émergentes commencèrent à dé-dollariser leurs échanges, rejoints par un nombre toujours plus grand de pays. Chine, Russie, Brésil, Inde, Iran, Argentine, Turquie, Pakistan, Afrique du Sud, Egypte et même maintenant Australie, Canada ou Corée du Sud… tous ces pays commercent, à des degrés divers, en dehors du système dollar ou sont en voie de le faire. Mais c’est la crise ukrainienne qui a été l’accélérateur. Devant ce qu’il voyait comme une volonté hégémonique américaine de contrôler l’Eurasie, Poutine s’est attaqué aux fondations de la domination US, participant à la création d’un système financier entièrement nouveau, parallèle, concurrençant les institutions de Bretton Woods. Chine, Inde ou Brésil, qui réclamaient en vain depuis déjà plusieurs années une redistribution des cartes au sein du FMI ou de la Banque mondiale, ont sauté sur l’occasion.

Est-ce le plan sino-russe de continuer implacablement dans la voie de la dédollarisation qui a fait sonner les alarmes à Washington, y compris sous la tignasse dorée du Donald ? Pas impossible. La chronologie correspond à peu près, même s'il est bien difficile d'affirmer quoi que ce soit de définitif.

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mumen 17/04/2017 13:18

Tout s'explique : les US ont envoyé les Tomahawk en Syrie pour tester leur lifting après que les Russes les aient si facilement "jammés" en 2014. Voilà pourquoi ils ont prévenu, pourquoi la cible était sans importance, pourquoi ils annoncent cela comme un succès : 20 sont passés. Source Antipresse 72, Fernand le Pic, "Matraquage au Tomahawk".

Dubitatif 13/04/2017 22:43

@ O.G

Bjr

Encore un article parmi d'autre qui contribue à se forger une opinion toute personelle

Cependant permettez moi de répondre à votre ''comment'' de l'article précédent. Ceci constituera une réponse partielle et en tout état de cause, explicitera l'approche que les faits et uniquement les faits m'ont fait adopter.

Mon point de vue est en droite ligne avec ce qu'exprime Paul Craig Robert dont je partage en tous points vraiment tout le point de vue. Il l'exprime mieux que moi, je lui laisse donc la parole.
http://www.paulcraigroberts.org/2017/04/06/trump-surrendered-will-putin-next-surrender/

Quant aux missiles, mon point de vue n'est exprimé nulle part donc je partage. Ma thèse se résume à ceci. Il n'y a probablement jamais eu 59 Tomahawks mais 23 uniquement qui sont tous arrivés à bon port sans que la Russie ne lève le petit doigt, (ce faisant, la Russie légitime les accusations ricaines, accrédite la culpabilité syrienne). Pour preuve une déclaration lourde de sens https://fr.sputniknews.com/international/201704101030838336-russie-forces-aerospatiales-frappes-americaines/

Ceci dit 59 est un nombre qui arrange tous les protagonistes. C'est la porte ouverte à tous les fantasmes et ils ne manquent.

Mais voilà, les russes interceptant une partie des Tomahawks, de une, ferait immanquablement la Une de la presse alternative à minima. De deux, le tenir secret mais pourquoi? Les ricains sont les premiers avertis et pour cause, alors à quoi bon le cacher. Et plus généralement, un pas en avant et 2 en arrière russe, histoire de faire copain/copain avec l'agresseur en chef a du mal à passer.

Une No fly zone russe a du sens si l'on considère la coalition (bien servi par leurs supplétifs terroristes) comme ennemi de la Syrie. À défaut, on s'expose aux bombes perdues, erreurs ''involontaires'' US. Et surtout on en arrive à croire mordicus que les ricains sont utiles dans la lutte contre Daech, Isis et consort qui, hélas, ne sont, ni plus ni moins, une arme ''périphérique'' américano/israelienne.

Quand à Trump, il est l'archétype du mal(e) américain et ça veut tout dire. La frappe n'a rien d'une mascarade, Trump s'est rendu aux néo-cons probablement après avoir été débriefé sur l'ampleur des exactions US de par le monde et les conséquences pour les USA. Le coté mal(e) ricains et l'incompétence de la machine US ont fait le reste. L'idée d'une complicité américano/russe sur ce coup là sonnerait le glas de notre liberté à tous. Inenvisageable. Quoique.

Et pour finir, à mon sens, la polyphonie a toujours été présente dans ce conflit. Elle ne prends place que pour exclusivement flouter l'objectif de cette guerre, le démembrement (planifié, théorisé) de la Syrie. En prenant de la hauteur, du recul, elle disparaît pour laisser place à l'évidence. Le démembrement est en bonne voie d'accomplissement. Il suffit de jeter un œil sur n'importe quelle carte de la Syrie (et de l'Irak).

Alors pessimiste, oui forcément, mais j'aimerai tellement avoir tort.

Silk 16/04/2017 00:28

@dubitatif :
59 missiles c'est le nombre donné par les militaires US eux mêmes.
On peut voir le peu d'effet des frappes (les avions redecollerent juste après).
Les USA ont prévenu les russes qui ont prévenu les syriens : tout le monde a dégagé de la base laissant quelques carcasses et quelques hommes (très peu) pour que Trump puisse parader dans les médias et dire qu'il n'est pas resté sans rien faire, à la différence d'Obama.

Rien d'original.
Pour les missiles : 2 probabilités combinées (certains missiles sont d'ailleurs se sont perdus en mer directement après lancé d'après les militaires US)
- la fiabilité des missiles est moins bonnes que sur le papier.
- le matériel militaire de brouillage fourni par les russes aux syriens a largement contribué à détourner 1/2 des missiles

Résultat : les russes se frottent les mains de voir que leur matériel de brouillage, combiné à la mauvaise réussite des missiles (dans un contexte de brouillage aérien) fonctionne très bien.
Ainsi sans intervenir, via le matériel livré aux syriens ils arrivent à un très bon taux de réussite.
Un bon coup.

Stefan 14/04/2017 00:07

Je pense que dans toute cette affaire, et ça a été dit maintes fois ici, le doute subsiste. On peut voir Trump gagnant (après tout il a réussi à détruire 5 vieux MIG et gêner l'utilisation d'un aérodrome pendant quelques heures) tout comme on peut le voir perdant (il a bien envoyé 59 missiles, ce sont ses services qui l'ont dit me semble-t-il, et malgré leurs affirmations tous n'auraient pas fait mouche, loin s'en faut). On peut voir Poutine gagnant (il aurait arrêté 36 missiles sans même utiliser ses S 400 et maintenant il renforce la défense syrienne et va probablement fournir du matériel aux iraniens et à leurs alliés pour bloquer une éventuelle attaque ultérieure). On peut le voir perdant (il n'a pas arrêté tous les missiles ce qui pourrait montrer que sa défense et faible et serait facilement outrepassée par un nombre important de missiles américains pourtant reconnus comme étant peu efficaces).

Et puis il y a tous ces éléments curieux qui foisonnent désormais sur le Net. Parmi les derniers (ne me demandez pas où je l'ai vu, je ne m'en souviens déjà plus): sur la photo officielle où l'on voit Trump décider des frappes, on ne voit aucun spécialiste du renseignement notamment Mike Pompeo, de sorte qu'on a pu avancer l'idée que ce dernier avait présenté un rapport excluant la culpabilité de Bachar. Ensuite O.G. a remarqué que Kushner était contre l'idée des frappes alors qu'il est un fervent sioniste. D'autres prétendent que les américains associés aux israéliens préparent l'invasion du sud de la Syrie. Bref, on est en plein roman.

Croire que Trump peut vaincre Poutine par ces élucubrations me paraît très pessimiste (un coup de poker américain consistant à taper faiblement et faire croire qu'on peut et qu'on va taper très fort bientôt pour faire céder l'adversaire ou se présenter en situation de force dans les négociations à venir est sans nul doute aucun inapplicable à l'encontre de Poutine).
Pour moi, Trump a fait perdre aux USA une bonne part de sa crédibilité (il est quasi certain que les événements déclencheurs de ces frappes sont une manipulation et tout le monde le sait) et exaspère même de plus en plus ses alliés européens (je ne parle pas des carpettes française et anglaise, mais de l'Allemagne qui m'a semblé prendre nettement ses distances... De là à penser qu'elle a compris définitivement d'où le vent venait désormais...)

Enfin, l'attitude actuelle de Poutine, attentiste, est peut-être encore liée à la dernière phase de sa préparation à une guerre plus intense (les S 500 ne sont pas encore tout à fait disponibles, de même pour les missiles Sarmat, et sans doute d'autres points encore) et au fait que la chute de l'empire peut se produire à tout moment et pourquoi pas avant même l'intensification de la guerre. Or, on sait la philosophie de Poutine: ne frapper fort que quand il est sûr de gagner.

Euclide 13/04/2017 17:45

Pour OG et les autres voir le blog " Propos d'un ancien du SDECE "
Avec comme titre " La face caché des Thomawaks de Trump"

Bon vouiquend pascal à tous.

BichFriz 13/04/2017 21:12

Ahah, excellent de le voir cité ici ! Je lui avait demandé son analyse de la situation sur le billet des conséquences de l'echec américain en Syrie.
Sa réponse, bien que pertinente me parait-être bien moins fournie que l'analyse d'OG, mais après tout si l'on en revient a l'essentiel il est largement possible que cette frappe soit simplement une mascarade de Trump qui a voulu rappeler qui était le patron, quitte à aller faire le cake du coté des chinois également, ce qui au final arrange bien notre oursovitch.

jf 13/04/2017 17:32

Toujours passionnant de vous lire...

Pour les non anglophones, l'article de Scott Ritter dans le Huffington Post (Trump idiot utile d'Al Quaïda) a été traduit chez Berruyer : http://www.les-crises.fr/des-hommes-dinfluence-al-qaida-aurait-il-manipule-donald-trump-et-les-medias-americains-par-scott-ritter/

Enlil 13/04/2017 15:29

@Euclide et zuglub "Dans l'histoire comme dans la nature, la pourriture est le laboratoire de la vie" dixit Karl Marx

astruk 13/04/2017 12:53

Je vous souhaite une très belle journée à tous. Merci Observatus pour vos observations, pour la soumission de celles-ci à notre estime, pour la place que vous nous reservez dans un cadre respectueux du partage. Signé: le ranard, celui du fromage,ramage, bref...


Une chose me parrait certaine; lincertitude !


On, nous, vous, eux, elle ou lui, il, je et toi, l'autre et j'en oublie "certainement" plus de mille comprennent, comprend, comprends, comprenons, comprenez, que c'est absolument délirant ce qui se trame, se tisse, se file, se lie ou se délie, se connecte ou s'oppose dans un floue si danse qu'il en est réfléchissant comme la surface d'un platine des plus poli. Miroir !!!

1) Monde fini aux ressource finies. (Définies ?)
2) Culte indivis transcendant l'instinct de survie. (Éternité vs célébrité)
3) Speculations et forceps. (Maïeutique ?)
4) Qui vivra verra.

De vos propres écrits, cher observatus, une théorie n'est qu'une théorie. La Pallise en forme olympique :-) franchira t-on la palissade ? Traverserons nous la muraille ? Fernandel, as-tu le passe (partout du fort Boyard) ¿

Les empires passent et trépassent au grès des ans pires. Vents mauvais et heures glorieuses, mais les minutes, papillons....

" Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or " dixit le Charles, le maudit et non le général. Quoi que, interprété comme une théorie, assurément très théorique, par une douce Farmer, la vérité passe bien mieux devant nos yeux caverneux.

Je prends les paris en suivant Eluard; rien n'est hasardeux, c'est un rendez-vous. Comme ce soleil qui plante toujours la lune comme un lapin merveilleux, hein, Alice qui glisse ?


On mire le doigt, comme l'idiot qu'on se doit d'être; promis juré je n'ai rien vue rien entendu, mieux même je ne dirais mot. Qui ne dit mot consent !

Mais que dire si l'on voit le doigt, puis le sage, puis les merveilles et les lunes, les vielles et les rousses, les noires, les lapins et les crétins, les charles et les veaux.... fallait-il des chars ou des lignes imaginots, de trucs des choses ou des machins ?

Certes, qui vivra verra. Ce monde est fini, nous le savoons tous, avec science, bien plus aisement par intuition. Ce monde est fini, ses ressources limités, 1 milliards de petits chinois et mii, et moi et moi.

Que votre nuit soit douce.

ASTRUK !

Peter 13/04/2017 11:42

infos soumises à votre sagacité
Cet article de Sputnik rejoint ma réflexion / hypothèse «attaques comme possibles tests des systèmes S400»
https://fr.sputniknews.com/presse/201704071030791679-syrie-russie-usa-frappes/
Ces S400 protègent les sites russes. La Syrie n'a que des S300. Il est donc probable que les missiles manquants soient le résultat de seuls brouillages, sans tirs automatiques, qui auraient dévoilé la capacité réelle de riposte des S400. De plus une riposte russe à une attaque qui ne visait pas ses sites aurait pu être interprétée comme un acte d'agression vs US. (même si l'agression US est illégale)
Par ailleurs est-ce que les S300 syriens ont détecté les tirs et permis une riposte syrienne ? Il semble que non d'après Meyssan (mais fiabilité, bof) http://www.voltairenet.org/article195897.html
Le même parle d'une offensive islamiste sur Homs. D'après vos infos, il semble qu'elle ait été contenue, mais vous n'en parlez pas directement. Avez-vous qq précisions (et un avis sur ce 2e article) ?
Merci, cordialement

Alaric 13/04/2017 13:10

C'est à Hama qu'une offensive islamiste a été repoussée . Au nord de Homs le front est assez calme .

Euclide 13/04/2017 11:01

@ zuglub à 03.33
" Ce qui est dangereux , c'est ce grand cadavre mort du monde moderne "
Charles Peguy, mort au champ d'honneur en 1914 ou 1915.

Dupix 12/04/2017 23:42

Encore un grand bravo pour ce nouvel article OG.

Une question que je me pose cependant, verrons-nous un jour la fin de ces sombres jeux de pipelines, de propagandes, d'esclavagisme moderne des populations ?

Le temps passe, les périodes se ressemblent, tantôt plutôt porteuse d'espoir, pour faire de nouveau place au pessimisme. Le système est-il tellement tentaculaire qu'il est au final impossible de s'en extirper ? Je pense Trump honnête dans ses convictions. Mais a-t-il les moyens de lutter pour changer les choses à la racine ? Ou plutôt, peut-il lutter d'égal à égal ? Chavez, Ahmadinejad, Poutine (Et d'autres, mais ce sont pour moi les plus symboliques) ont lutté/luttent, mais ne sont pas à la racine du problème et ne peuvent que s'opposer à l’hégémonie de l'Empire.

Le problème de la Russie est qu'elle est trop centré autour de son président dont le système politique et le peuple dépend de manière excessive. Mais que se passera-t-il lorsqu'il ne sera plus là, alors qu'il n'y a même pas de successeur en vue ? Lavrov, mais il est déjà assez âgé et n'a pas non plus la carrure de Poutine. Bien que j'apprécie énormément cet homme. Le défi de Poutine, si il veut laisser une héritage et pas juste la marque (déjà énorme) de son passage dans l'histoire de la Russie, est de créer les prémices d'un système politique qui ne sera plus jamais influencé par les Occidentaux, ce qui était le cas depuis un siècle. Et ne l'est plus depuis son arrivé au pouvoir, spécialement depuis son petit discours de 2007 (2008 ?).

Mais qu'adviendra-t-il quand l'or noir ne sera plus accessible ? Ce qui approche rapidement, du moins pour en tirer profit sans se ruiner (Un gisement demandant un investissement massif n'est pas rentable). Un facteur important est également la baisse de la consommation de pétrole que l'on nous refourgue dans tout de nos jours. Connaissant également la corrélation entre le pétrole et la dette (très très bien expliqué dans un article mais je ne fais pas de pub sans un aval de notre cher hôte), on peut se vite se demander de quel manière notre système actuel dépérira, lui qui en est dépendant à un niveau extrême. De façon suicidaire, guerres civiles, guerre mondiale ou de manière (relativement) pacifique par des changements sociaux profonds ...?

Mais, une fois que le scorpion sera entouré de feu et se piquera lui-même, ceux ou celui qui prendra sa place pourrait s'avérer tout aussi dangereux ? Et ce serait la Chine vraisemblablement. C'est le serpent qui se mord la queue. Pourrait-il y avoir un retour au Concert des Nations en relations internationales par exemple ? Ce que l'OCS construit, se fait uniquement dans l'idée de faire capoter l'Empire ? Une fois cela fait, la Chine serait le "Nouvel Empire". Où alors à terme d'inclure TOUS les pays désireux d'y participer, tous sur un pied égalitaire, avec des échanges dans la monnaies nationales et tutti quanti ...?

Cela me fait penser à un philosophe grec, dont je n'arrive plus du tout a sortir le nom, qui face à la l'avilissement de la société se retira pour vivre dans une grotte. La question étant : fallait-il rire ou pleurer de cette société ? Plus de deux milles ans après et la question peut toujours se poser. Quel impact réel pouvons nous avoir ?

Je sors un peu du cadre géopolitique tout en y restant, un pied dehors un pied dedans (Comme Trump en ce moment !). Ce n'est peut-être pas toujours clair, il y a un peu trop de questions sans réponses dans les méandres de mon cerveau ! De toute façon personne n'a de réponse sûre pour l'instant, on ne peut que émettre des hypothèses, mais ces 5 à 10 années à venir s'annoncent décisives, sur tous les plans.

Wawa 15/04/2017 07:16

À yom.

D,ailleurs un sous marin qui larguerai une " tsar bomba" au large de new York où dans la baie de santé Francisco ferai aussi de jolie vagues. Voilà un vecteur pour lequel il n'y a pas de parade non plus. Un sous marin kilo devrai suffire

Yom 14/04/2017 09:35

1. Les armes nucléaires ont déjà été testées en conditions réelles et on sait de quoi elles sont capables. Ce n’est pas le cas avec les boucliers anti-missiles et si l’on doit s’acheminer vers des déceptions, elles seront des plus douloureuses.

2. Quand bien même, les missiles intercontinentaux, susceptibles d’être interceptés par ces boucliers, ne sont pas les seuls vecteurs imaginables pour des charges nucléaires. Un camion garé à Central Park fera aussi bien l’affaire si l’on parvient à infiltrer le matériel nécessaire à l’intérieur des frontières.

3. Sur le plan purement défensif, il est difficilement envisageable de procéder à l’invasion d’un pays détenteur de l’arme nucléaire. Encore aujourd’hui, une invasion militaire commence par une phase de concentration de troupes et de matériel aux frontières du pays visé. Cette phase doit durer, au (très) bas mot, au moins deux semaines. De telles concentrations aux portes d’un ennemi doté d’armes nucléaires peut faire un cocktail des plus détonnants, si j’ose cette expression. Et rien n’empêchera ensuite le pays envahi, acculé, de faire péter des charges enterrées sur son propre territoire sur les voies de transport incontournables ou les plages susceptibles d’être le théatre d’une opération de débarquement à la Overlord.

D’ailleurs, sait on précisémment quels seraient les effets sur un groupe aéronaval d’une charge nucléaire qui détonnerait au large, en pleine mer ? Ca doit quand même faire de jolie vagues …

Dupix 13/04/2017 23:43

@Yom

Bien vu pour Diogène, ca me trottait dans la tête depuis pas mal de temps !

@Zuglub

C'est possible en effet. Cependant pour aller dans votre sens concernant les armes nucléaires, en effet toute les grandes puissances conçoivent des boucliers anti-missiles de plus en plus efficaces. Alors est-ce que un jour un système sera infaillible (aucun ne l'est jamais à mon avis) au point d'arrêter un barrage nucléaire ? Aucune idée, la technologie ne connait pour l'instant aucune limite pour se faire la guerre. D'autres systèmes pour percer les bouclier verront le jour et vice versa.

Trump à pourtant bien testé à nouveau (depuis 2003) sa plus puissante bombe non nucléaire surnommée la « mère de toutes les bombes », la GBU-43.
Russie et USA ne sont pas prêt à se mettre sur le coin de la figure directement, mais en attendant les quatre coins du monde sont en feu.

Quand l'empire perdra toute rationalité, ce qui n'est pas leur fort en ce moment, qui sait qui le scorpion piquera avec lui-même. Où en allant rentrer dans le lard de la Corée du Nord un peu trop violemment. Entre taré, rien n'est plus rationnel (cf, l'interview de Trump sur Fox, qui tranche avec ses promesses pré-élection. Mais à quel jeu joue-t-il ?)

Zuglub 13/04/2017 20:38

@Yom

Pour autant que je sache, la plupart des puissances nucléaires - ou non - développent des boucliers anti-missiles à base d'anti-missiles. De gros gros S400, en somme.
Et si ce n'est qu'un rêve, il y a fort à parier que de tels engins sont dans les cartons des labos R&D. Il semblerait étrange, même en réfrénant autant que possible mon scientisme naturel, qu'une arme datant des années 40 n'aie aucun système permettant de l'annuler, au moins partiellement.


@Dupix Il me semble bien que c'est Diogène.

Yom 13/04/2017 11:28

@Dupix
Diogène de Sinope ?

@Zuglub
Les grandes puissances ne se font plus la « vraie guerre » depuis qu’elles sont à la tête d’arsenaux nucléaires. C’est l’équilibre de la terreur.

Du coup, je conçois mal un retour au mode d’affrontement que vous décrivez, sauf à perdre toute rationalité. Si l’ambition des bellicistes est la puissance, ils savent que ce n’est pas en ne reignant que sur des champs de ruines vitrifiés qu’ils l’obtiendront.

Zuglub 13/04/2017 03:36

@Dupix : La grande réussite de la post-modernité est de tout faire pourrir. La littérature, l'art, l'honneur, la philosophie, la religion, tout ne devient plus qu'une image de lui-même, une copie d'une copie d'une copie, un cadavre ambulant qui ignore qu'il est mort. (Anecdote : la majorité des films de zombies sont sortis avant 2008, soit avant que le cadavre ambulant ne montre à quel point il était mangé par les vers de l'intérieur.)

L'économie et la guerre y passera aussi.

L'économie américaine, le pétrole, tout ce qui a été forgé dans le sang, le feu et la sueur au XXe siècle va mourir, lentement, sous des ricanements au XXIe. On voit que tout se délite mais ça ne sera pas flamboyant. Je ne pense pas à une grande crise catastrophique et dantesque qui fera l'effet d'un tir de cannonière et d'un fait social total comme les crises de 1873 et 1929 l'ont été, et ont causés deux guerres mondiales.

De même, la guerre aujourd'hui n'est plus que jeux d'ombres et de dupes. La victoire se remporte en hackant des missiles, vitupérant dans la presse, cachant des bombes dans des métros. Le terrorisme, la cyberguerre, la guerre des drones, des robots, des missiles a fait pourrir la guerre telle qu'on la pratiquait jusqu'en 2003. Maintenant, une guerre est plus médiatique qu'autre chose : la guerre n'est plus que l'image de la guerre. Des false flags. Chose difficilement pensable pour un Rommel. (Fortitude est un cas particulier, d'une ampleur bien à elle et n'ayant pas eu de relai médiatique.) Autant les puissances comma la Syrie, les Kurdes, le Hezb, luttent à l'ancienne, autant les tontons qui regardent tout ça de haut et font bouger les pions (USA, Chine, Russie, Iran...) ne combattent plus vraiment directement. Plus d'invasion militaire intense comme au Golfe.


Donc oui, la nasse se brisera, quand le bois pourri ne pourra plus soutenir l'édifice, mais ça prendra un temps long et finira mal. Avec la mort de la post-modernité, c'est le retour de ma vraie guerre, celle où des superpuissances combattent en première ligne.

Grognard 13/04/2017 01:54

@ Dupix

Poutine a déclaré que le Pdt russe devrait être jeune.
Ce qui exclu S Lavrov.
Je verrai bien Sergei Glaziev pour prendre sa succession.

Dupix 12/04/2017 23:44

*Et je me fais toujours avoir on ne peut pas corriger les fautes après publication ! Vous avez donc un brouillon avec de belles fautes, honte à moi.*

Enlil 12/04/2017 21:53

Sean Spicer, l'épicier semble avoir touché un fond encore bien plus abyssal ; il considère "Assad comme pire qu'Hitler car Hitler n'as pas utilisé d'armes chimiques sur son propre peuple"...
J'aimerais affirmer qu'il s'agit là du pire de l'empire, mais il vient de nous démontrer qu'aucune certitude empirique n'existe à ce sujet.

@sapeur les simpsons avaient bien prédit dès 2000 l'élection de Trump et qu'il mènerait son pays à la banqueroute...

Philippe30 13/04/2017 09:05

La suite de Poutine par Sergei Glaziev me semble effectivement judicieuse.
Poutine est encore en place jusqu'en 2018 et pourrait être réélu pour un autre mandat.
D'ici là beaucoup de choses peuvent arriver

Philippe

Euclide 12/04/2017 21:27

@ sapeur
je pense que Donald n'est pas un con mais est plus complexe que cela malgré son impulsivité.
Il ne sait faire que négocier.

Observatus geopoliticus 13/04/2017 00:27

En 24 heures (!), le Donald a trahi cinq promesses de campagne : http://www.zerohedge.com/news/2017-04-12/trump-flips-five-core-key-campaign-promises-under-24-hours

sapeur 12/04/2017 21:48

Bonsoir Euclide,comme je l'ai dit, je faisais un peu d'humour
Mais plus sérieusement les revirements subites de Trump et de son administration m'inquiètent beaucoup, et je n'ai pas l'impression qu'il soit très bien entouré! La sortie de son porte-parole sur Assad et Hitler est "surprenante" pour rester poli!

Euclide 12/04/2017 21:17

@ Grognard
L'époque où le Japon était l'Attila de la production industriel est révolu.L'age d'or de la Haute Technologie nippone n'est plus depuis Fukishima. Le scandale français Areva n'est rien à coté de celui du Japon. Voir l'affaire Toshiba. aujourd'hui.
De plus la Chine a une raison pour humilier le Japon.L'Occident , aussi.
En clair, l'Histoire çà va, çà vient .

sapeur 12/04/2017 21:11

Pour faire un peu d'humour comme Hamilcar Barca :
Il y a deux jours j'ai revu le film "hot shots 2" avec Charlie Sheen à la télévision, il y a dans ce film un président américain totalement stupide et ahuri.... à croire que 20ans plus tard la fiction est devenue réalité!

Kevin 13/04/2017 18:33

Il y avait eu 8 ans de G.W.Bush avant ca. Trump passe pour un prix nobel à côté de Bush Jr. Obama aussi, mais Obama EST un prix nobel ;-)

Grognard 12/04/2017 21:01

Kevin
12/04/2017 17:30

Bonsoir,

Vous apportez vous même une partie de la réponse.
Vous n'êtes pas sans ignorer les mouvements au Japon qui demandent le départ des troupes US.
OG dans le post immédiatement au dessus du votre la complète.
Enfin toute proportion gardée à l'identique de la GB le Japon est le porte avion des US dans cette partie du monde.
Il l'est plus que Taïpei qui, nous l'oublions toujours, n'a pas déclaré son indépendance.

Au regard de l'état de l'économie du soleil levant ; combien de temps faudra-t-il pour que celui-ci lorgne vers L'Organisation de coopération de Shanghai (OCS)?
La Russie pourrait bien être maitre d'oeuvre de ce revirement.
La classe politique japonaise ne semblant pas manifester un attrait particulier pour seppuku.

michel 12/04/2017 20:46

Bonsoir,
Oui, on pourrait parler de cacophonie tant les protagonistes donnent de la voix!
Les politiques désastreuses depuis au moins Reagan (tiens, un parent de Mitterand?) on amené les habitants des Etats-unis dans les fauxbourgs de whitechapel. Sombre descente aux enfers d'une économie pourtant décriée comme progressiste; "american way of life" qu'ils disaient!
Le PIB a bien servi les marionnetistes et les peuples se sont satisfait des idoles dorées qui assouvissaient leurs "besoins" consuméristes, juste mercantiles..
El Vlad ne peut reculer; je crois même que ses récentes victoires en Syrie l'ont gargarisé et qu'ils est aux commandes.
Trump arrivera peut-être a réveiller quelque consciences mais il est cerné

Alaric 12/04/2017 19:06

Il y a une question à laquelle , il me semble, vous n'avez jamais directement répondu cher OG :
pensez vous que l'économie américaine puisse rester viable sans les avantages que lui procurent l'impérialisme ?
En d'autres termes, la politique que Trump avait esquissée pendant sa campagne était elle vraiment réaliste ? Je m'en remets à vos lumières car je n'y connais vraiment pas grand chose en économie/finance

Observatus geopoliticus 12/04/2017 19:37

@ Alaric
Et voilà, c'est la question à un million !
Globalisme et libre-échangisme vs protectionnisme et souverainisme économique, thèmes que l'on connaît bien en France et en Europe depuis quelques mois hé hé...
Ce débat comporte des éléments idéologiques, politiques, géopolitiques. C'est l'empire qui a permis le pétrodollar qui lui-même permet aux USA de vivre au-dessus de leurs moyens mais les oblige à dépenser des sommes considérables pour défendre l'empire qui lui-même..... Cercle sans fin qui est devenu un tout cohérent et raison pour laquelle "empire", "globalistan", "système", ""oligarchie", "libéralisme", "Union européenne", "OTAN", "Deep State US" etc. sont devenus peu ou prou synonymes.
A l'inverse, l'anti-système ne peut être que souverainiste, anti-européen, proche de Poutine, protectionniste, anti-saoudien, anti-oligarchique etc.
Et c'est là que les dirigeants politiques passent leur épreuve de vérité et doivent choisir l'un ou l'autre camp. Trump ne peut pas être protectionniste et commencer à mener les guerres de l'empire, cela deviendra vite intenable. Tout comme en France, puisque l'élection approche, je trouve incohérentes les positions d'un Fillon ou d'un Mélenchon qui ont une fâcheuse tendance à avoir un pied dans chaque camp.
Bien à vous, mon cher Alaric.

Marie-France Meunier 12/04/2017 18:35

https://www.armstrongeconomics.com/international-news/politics/did-trump-surrender-to-deep-state-or-is-this-a-civil-war/

Charles Michael 12/04/2017 18:29

Bonjour,
et bravo Cher Observatus pour cette magistrale farandole autour du monde. Cette revue express précise très bien les intérêts et enjeux notament autour des 2 Korés, élimine et/ou minimize pas mal d'hypothèses, nous ramène aux USA et à l'incompréhensible et contradictoire politique du Donald au Moyen Orient.
Ce qui m'a tout à fait percuté, c'est quand vous rappelez les accords de BretonWood, puis le passage au pétro-dollar; le pétrole remplaçant l'or comme étalon. Ce passage venant après le Peak Oil de 1970 prévu depuis 1956 (mais prédiction ignorée).

Mon intuition est que Trump sait qu'il ne réussira pas à faire revenir les industries, qu'il ne peut réformer le système de santé, ni les taxations sans accord du Congrès.
Les prix du pétrole augmentant, l'OPEP sous initiative Saoud parle de limiter encore les productions, les USA très gros importateur (genre 8 millions de baril jour > 40 % de leur consommation tout liquides) verront leur déficit augmenter.et d'ici quelques semaines l'Etat Fédéral pourrait être en cessation de paiement. Zero Hedge répète cette prévision et si le Congrès refusait une rallonge budgétaire ce qui est briévement arrivé sous l'Obama ?

Peut-être, je ne suis sur de rien, l'explication de ces frappes très aménagées et aux suites supposément ménageables, sont elles d'abord la plus cynique opération de relations publiques adressée aux néo-cons Démocrates Hilariens et Républicain MacCaineux.

serge 12/04/2017 17:27

Ma foi, à part les quelques tweets en légère rupture de politique internationale de Trump, dont on peut penser que, comme nos candidats à la présidentielle, ils sont faits pour la communication de campagne, les actions de Trump depuis son élection sont quand même une grande continuité militaro-industrielle. Les ressources pétrolières du moyen-orient sont pour les US et donc les empêcheurs de forer en rond doivent être contrés le plus longtemps possible. Le Pacifique Nord est US donc la Chine doit être bloquée (voir la mobilisation chinoise aux frontières nord-coréennes). Et l'Amérique du sud est l'arrière-cour pour le reste (voir les diverses déstabilisations en cours). Les US ont un budget militaire très important dont l'usage est quand même la meilleure réappro. Le dollar est leur monnaie et notre problème. Et In God they trust... Bref, la différence avec Clinton est qu'elle était partie pour appliquer le programme de suite. Je ne suis pas sûr que le léger délai change grand-chose.

Yom 13/04/2017 10:31

Je ne sais pas dans quelle mesure cela participe de ce que vous décrivez dans la population américaine, cher Observatus, mais pour regarder occasionnellement RT International (canal 695 sur la freebox), force est de constater que certains programmes réguliers sont très spécifiquement produits par et pour des américains. Notamment (mais sans doute pas exhaustivement) :

- Watching the Hawks, avec Tabetha Wallace, Tyrel Ventura et Sean Stone

- The Keiser Report, avec Max Keiser et Stacy Herbert

- Redacted Tonigh, avec Lee Camp

Je le souligne parce que ce n’est pas une systématique des émissions régulières de la chaîne. Par exemple :

- Sophie & Co, avec Sophie Shevardnadze (la charmante fille d’Edouard), a un caractère complètement international.

- Going Underground, avec Afshin Rattansi, prend un décorum plutôt britannique.

D’ailleurs, je ne suis pas expert en la matière, mais il me semble que les présentateurs des boucles d’information de la chaîne ont plutôt des accents anglais.

Mais bref, il faut voir un Max Keiser déballer sur Goldman Sachs (et plus généralement sur les banksters) ou les stand-ups contestaires de Lee Camp (humoriste) sur la politique aussi bien intérieure qu’extérieure des USA pour voir que « les américains » ne sont pas tous de gros porteurs de Stetsons qui crient « yeahhh! » à tue-tête en brandissant de petites bannières étoilées.

J’irai jusqu’à pousser l’étonnement en disant que les emissions les plus américaines de RT sont celles qui (me) paraissent les plus gauchistes. Par exemple, la première fois que j’ai vu un sketch de Lee Camp, j’ai cru voir un Christophe Alévèque américain (en plus drôle, je trouve). Mais je suis peut être victime d’un biais personnel qui me ferait voir plus que ce qu’il y a à voir.

Observatus geopoliticus 12/04/2017 19:04

@ Serge
Même si votre thèse pessimiste est la bonne, le délai a quand même changé beaucoup de choses et notamment la prise d'Alep, donc l'inévitable défaite à terme de la "rébellion".
D'autre part, même si Trump s'est converti à l'Etat profond, il a semé pendant des années (et pas seulement durant la campagne électorale) dans la population américaine des idées qui commencent à germer : les rebelles syriens sont des djihadistes, Assad est un moindre mal, les folies du War Party coûtent une fortune, Washington est un marais, on soutient trop les islamistes, les médias mentent systématiquement... Thèmes aujourd'hui repris par une partie non négligeable de la population américaine. Si tant de gens se sentent trahis par Trump, c'est justement qu'ils ont cru et croient toujours à ces idées. Il y a seulement dix ans, vous n'auriez pas trouvé un Yankee sur un million pour comprendre ce qui se passe au Moyen-Orient. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas, les gens s'intéressent, apprennent, commencent à comprendre... Ne serait-ce que pour cela, l'élection du Donald a été plus qu'utile.
Bien à vous

CactusZen 12/04/2017 16:25

Excellent article, comme toujours!
En tout cas, pour l'opinion publique, et grâce à la communication désastreuse de Trump, le bombardement a engagé complètement son administration, et elle-seule. Pas les services secrets US, ni même vraiment la responsabilité du Pentagone et encore moins celle du Congrès. Du coup, la moindre preuve capable de convaincre que le gaz ne venait pas de l'armée Syrienne est devenu un moyen de pression énorme sur Trump. Un cadeau Pâques directement de la cloche à ses ennemis de l'intérieur.

Observatus geopoliticus 12/04/2017 19:06

@ Cactus
Le plus cocasse est que, sur cette affaire syrienne, le Donald est maintenant susceptible d'une mesure d'empeachment pour mensonge, alors justement qu'il a menti pour faire plaisir du Deep State !

Hamilcar Barca 12/04/2017 13:24

Bonjour OG

L'intensité de la déception provoqué par le décalage croissant entre les actes du Donald et ses discours de campagne me renvoie à la publicité de Schweppes et à la réplique de la belle Pénélope Cruz
https://www.youtube.com/watch?v=AACYzE_VPus

Oui, M'dame, vous avez raison ...

Bien cordialement

Observatus geopoliticus 12/04/2017 13:31

@ Hamilcar
Ha ha ha, excellent mon cher suffète ! En passant, ne trouvez-vous pas que la blonde de la pub a des faux airs d'Ivanka ?

Madudu 12/04/2017 12:18

Permettez que je propose une hypothèse qui, il me semble, n'a pas encore été proposée.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Trump on voit bien qu'il a beaucoup de mal à gouverner et à mettre en œuvre son programme, et c'est pourtant pas faute d'essayer.

Le deep state semble trop largement implanté partout dans l'administration pour que Trump puisse gouverner sans lui, aussi il doit trouver un moyen pour convaincre le deep state qu'il a davantage intérêt à travailler avec lui que contre lui.

Bien sûr les deux camps ne vont pas se retrouver comme des bisounours autour d'un programme commun qui satisfait tout le monde, évidemment non. Il faut nécessairement que l'une des parties contraigne l'autre d'une manière ou d'une autre, sans lui donner de meilleur choix que de se soumettre.

Voilà l'hypothèse que je propose :

Et si Trump s'était lancé dans une forme de sabotage pur et simple de la politique du deep state ?

En effet, l'un des moyens de ruiner un plan de jeu auquel on s'oppose est de le jouer -et Trump est bien en position de le faire, étant tout de même POTUS- de la pire des manières de telle sorte à ce qu'il se révèle désastreux et qu'on soit contraint de l'abandonner.

Ainsi un nouveau compromis pourrait naître entre les aspirations du deep state et celles de Trump, le premier aillant tout à perdre à ce que son plan soit saboté et le second aillant par là un moyen d'imposer un autre plan de jeu.

Bien sûr il serait aventureux d'avancer que l'une des deux parties va connaître une rapide et écrasante défaite, mais cela pourrait déboucher sur un statu quo dans lequel le deep state est contraint de s’accommoder du nouveau plan de jeu proposé par Trump, en l'échange de quoi il est laissé au deep state la possibilité de sauver les meubles (notamment en ce qui concerne les intérêts du complexe militaro-industriel).

La volée de Tomahawk, dans cette perspective, serait un acte délibérément contre-productif mis en œuvre en guise d'avertissement de Trump au parti de la guerre : si vous ne lâchez pas du lest sur la Syrie, sachez que de toute façon votre plan de jeu n'y sera pas mis en œuvre sous une forme susceptible de réussir.

Alors certes ce plan est désastreux pour l'image de Trump, tout particulièrement aux yeux de ses meilleurs soutiens. Mais ça pourrait coller avec la psychologie du personnage, car apparemment il travail pour la gloire et non pour l'honneur.

Comme dirait Nietzsche, qui plus qu'aucun autre a travaillé dans la perspective de la gloire aux dépends de l'honneur :

Conseil

Tu aspires à la gloire ?
Ecoute donc ce conseil :
Renonce à temps, librement,
A l'honneur !

Le Gai Savoir

Madudu 12/04/2017 14:06

En effet cette hypothèse a le mérite de rendre compte de l'attitude mitigée des relais néo-cons, ainsi que de leurs bafouillages maladroits (signe qu'ils sont face à une situation qui n'avait pas été envisagée sérieusement).

Néanmoins ça reste une hypothèse parmi d'autres, je la mentionne parce qu'elle me semble particulièrement convaincante mais je n'en fais pas mon opinion pour autant, pour le moment :)

Quand aux conséquences sur la carrière politique de Trump, je pense qu'il faut rester prudent.

Car dans l'hypothèse où Trump a délibérément joué au néo-con son calcul n'est pas nécessairement mauvais pour son avenir politique, si ça devait être fait il fallait que ça le soit le plus tôt possible dans le mandat afin de disposer de plus de temps possible pour se rattraper et pour faire état d'un bilan positif aux yeux de ses soutiens (et des autres) avant les élections suivantes.

Il ne faut pas oublier, je pense, que Trump a absolument besoin d'un second mandat pour mener à son terme le virage de l'empire vers la normalisation de ses relations à l'internationale.

Observatus geopoliticus 12/04/2017 13:25

@ Madudu
Après le cardinal de Retz, Nietzsche. Décidément, je me réjouis profondément de la haut qualité intellectuelle des lecteurs de ces Chroniques. Ca change tellement par rapport à certains sites...
Mon cher Madudu, tout est possible en ces temps troublés. Pour apporter de l'eau au moulin de votre thèse, on sent subrepticement - mais c'est peut-être faux, qui peut le savoir ? - que les petits génies du Pentagone ont pris une espèce de douche froide avec la salve de Tomahawks.
Seul l'avenir nous dira si vous avez raison. SI les Follamours se calment, on peut effectivement imaginer un Donald ayant dit à ses faucons : "Vous voulez à tout prix une salve de missiles. Allez-y. Regardez maintenant l'inanité de vos projets et calmez-vous..."
Mais politiquement, c'est un suicide.

Briska 12/04/2017 12:15

Bonjour, merci pour vous excellentes analyses qui respirent le factuel. Une question pour profiter de vos connaissances, vous dites "pétrodollars, 1973", pouvez vous éclairer ces événements de cette année charnière sous l'angle du grand jeu? J'ai l'impression que l'Europe a été le dindon de la farce -pardon! Thanksgiving- d'une manœuvre géniale de Kissinger. Je me trompe?

Observatus geopoliticus 12/04/2017 13:07

@ Briska
Merci, Briska.
Concernant votre question :
- Bretton Woods (1944) avait mis en place un système de changes fixes entre les monnaies et l'or, passant par le dollar, clé de voûte du système. C'était l'étalon-or ou l'étalon dollar-or, car les Etats-Unis possédaient à l'époque 80% des réserves mondiales en or. Le dollar était indexé au métal précieux et il fallait acheter du dollar pour acheter de l'or.
- 1971 : Nixon abandonne l'étalon-or (pour cause de dette énorme des USA et de nécessité de la financer)
- 1973 : très vite, le pétrodollar remplace l'étalon dollar-or. Les pays pétroliers vendent en dollars, ce qui rend le billet vert à nouveau incontournable (il fallait acheter du dollar pour acheter du pétrole, donc financer la dette américaine).

En gros, le pétrole a remplacé l'or, mais le but n'a pas changé : conserver au dollar sa place centrale et faire vivre les Etats-Unis au-dessus de leurs moyens.

Kevin 12/04/2017 11:12

Bonjour,
Qu'est ce qu'un "Kotel"?
"une attaque a été lancée au nord-ouest d'Alep et un kotel pourrait être en préparation"

Alaric 12/04/2017 18:49

Justement Kevin , on appelle ces poches des chaudrons car elles bouillonnent d'activité militaire ennemie (qui essaie de percer l'encerclement pour s'enfuir ) , contrairement à un simple siège qui peut être plus "tranquille " . Toutes ces subtilités sont très bien expliquées dans le wikipédia anglais :
https://en.wikipedia.org/wiki/Salients,_re-entrants_and_pockets

Kevin 12/04/2017 15:12

Merci OG et Plsik pour cette précision... Dans ma ville natale, "le chaudron" désigne le stade Geoffroy Guichard, mais j'imagine plus pour l'ambiance bouillonante que pour l'encerclement de l'équipe adverse ;-)

Plsik 12/04/2017 12:17

Kotel (four) - encerclement total de l ennemi, aucune possibilité de sortie

Observatus geopoliticus 12/04/2017 11:51

@ Kevin
En russe, un kotel est un chaudron. Militairement, c'est une poche encerclée. On a vu les kotel fleurir au Donbass ces trois dernières années, le plus grand de tous dans l'histoire ayant évidemment été Stalingrad.

Monertov 12/04/2017 11:00

Magistral,une fois de plus ...merci cher OG .Vos billets sont un phare dans cette nuit de mensonges permanents.Petite info passée inaperçue dans la msn occidentale : la prise de contrôle, pour éviter la faillite (et véritable séisme politique) par la Sberbank russe, du plus grand conglomérat privé croate Agrokor (300 000 employés sur 4.5 millions d'habitants ) .Dernier entrant dans l'UE,fidèle toutou de l'Otan et des valets occidentaux ,la Croatie se retrouve dépendante du bon vouloir russe pour éviter l'implosion sociale .Un autre pion de l'ours sur l'échiquier d'une zone balkanique toujours en ébullition

Observatus geopoliticus 12/04/2017 11:54

@ Monertov
Merci, cher ami. Intéressant, ce que vous dites, cela m'avait échappé. Poutine ou l'art de placer ses pions, sans faire de bruit. Quand viendra l'heure du renouvellement des sanctions, peut-être que Zagreb y réfléchira à deux fois désormais...

Satanas 12/04/2017 10:26

Bonjour cher OG, cela fait plusieurs mois que je suis avec grande attention votre blog passionnant et je m'en délecte à chaque post. Je me permets donc de vous donner mon avis sur les questions du moment.
1/ concernant Trump, je pense qu'il essaie d'avoir deux fers aux feux : un pro-russe et un anti-iranien, assumé lors de la campagne et après. Or ces deux pays étant alliés il lui est impossible de poursuivre des deux objectifs, il fallait forcément en choisir un, et il a choisi l'objectif anti-iranien, d'où l'attaque contre la Syrie. il va essayer de rétro-pédaler au maximum coté russe mais comme le mal est fait, peu de risques que cela fonctionne. Ici s'affiche toute son inexpérience politique qui affirme, comme Mitterrand et Gondi, que l'on sort toujours de l'ambiguité qu'à ses dépens.
2/ Concernant Israël, je trouve qu'au contraire la politique de Bibiyahu très intelligente - lui non plus n'a pas intérêt à sortir de l'ambiguité - en ne faisant rien (ou pas grand chose). Parfois en politique, ne rien faire, c'est aussi agir. Et Israël se pose en en pôle de stabilité dans la région auprès duquel tous les acteurs du conflit syrien cherchera son soutien, même ceux qui le voue aux gémonies.
3/ Dommage que vous ne parliez pas des élections françaises (même si ça reste un micro-évènement à l'échelle mondial, déjà qu'au niveau national c'est pas terrible) et noter la montée en puissance des candidats anti-système comme MLP ou Mélenchon, et l'incroyable manipulation à grande échelle que représente la savonnette électorale Macron.

Satanas 12/04/2017 14:01

de toute façon Israel n'a aussi aucune raison d'intervenir pour l'une des bonnes raisons est qu'aucun parti en présence ne lui est favorable, c'est à dire la reconnaissance de l'état hébreu, traité de paix et établissement de relations diplomatiques, comme avec l'Egypte. Israel a tout intéret à un éclatement de la Syrie en multiples émirats rivaux. De toute façon elle n'y a que des ennemis

Observatus geopoliticus 12/04/2017 12:05

@ Satanas
Bonjour, cher diablotin.
1- "On ne sort toujours de l'ambiguïté qu'à ses dépens". C'est exactement ça et le Donald risque de le voir arriver très vite.
NB : Quelqu'un qui cite le cardinal de Retz a tout mon respect ^^
2- Oulah, personne ne cherchera le soutien d'Israël... Le problème pour Bibi est que son pays touche la Syrie au mauvais endroit : là où il ne se passe rien ou pas grand chose (Golan, Deraa). Les Israéliens sont loin des fronts importants (Alep, Hama, Palmyre, Raqqa, Damas, Idlib) et ne peuvent y accéder que par les airs. Or depuis que les Russes sont là, c'est bloqué. Un ou deux bombardement mensuel autorisé pour sauver la face, guère plus.
3- Oui je sais bien, mais ce blog est géopolitique et j'essaie de limiter au maximum toute considération politique, y compris dans les commentaires.
Bien à vous

Félix 12/04/2017 09:23

Magnifique condensé d'impartialité, les faits seulement les faits, c'est devenu si rare. Merci OG.
J'ai une petite question, peut-on mettre des liens vers vos articles sur les réseaux sociaux? Je ne voudrais pas attirer troll et autres vilaines choses.

baduy 13/04/2017 09:56

J'ai fait une fois un commentaire sur ce site qui,a le relire, oubliait certains élements importants sur le sujet (On s'en fiche mais c'était le Cachemire). Et OG m'a bien courtoisement rectifié en reposant le contexte de quelques phrases limpides qui m'ont permis d'avoir un point de vue plus nuancé sur le sujet. A l'heure ou, sur internet,on s'envoie des insultes comme on se dirait bonjour dans la vie réelle j'avais apprécié la différence.

Kevin 12/04/2017 18:20

@Felix: non, je crois qu'il suffit de rester humble et courtois. Si je vous invite chez moi à diner, et que vous dites que ma femme est grosse et que ma tambouille est degueu, je vous vire sans ménagement. Pourquoi serait-ce différent sur internet? ;-)

Observatus geopoliticus 12/04/2017 18:20

Ce que vous dites me chagrine, cher Félix, car je n'ai jamais eu envie de "bâcher" qui que ce soit. Mais les trolls sont visibles à 3 km : pas de bonjour, ton cassant, air assuré de celui qui sait tout... Là oui, je dois agir pour le bien du blog. Car tout le monde a constaté l'incroyable qualité des commentaires, le tout dans une ambiance respectueuse et détendue ; c'est quelque chose qu'il faut chérir et protéger.
Bien à vous et n'hésitez pas à commenter plus souvent !

Félix 12/04/2017 18:04

@ Kevin Je rigole car c'est bien pour cela que je ne me suis jamais lancé dans une analyse en commentaire et que je reste dans des banalités. Trop peur de me faire "bâcher" :)

Kevin 12/04/2017 15:18

@OG: Il faut dire que vous n'êtes pas tendre envers les commentaires irrespectueux, trop manichéens, ou trop ignorants. L'auteur du commentaire voit invariablement son argumentaire démoli et se fait systématiquement traiter de neuneu dans la foulée :-D

Observatus geopoliticus 12/04/2017 12:07

@ Félix
Merci, cher lecteur.
Oui, allez-y : nous sommes dans une véritable guerre de l'information et plus de gens seront touchés, mieux ça sera. Quant aux trolls, jusqu'ici ils n'ont pas vraiment posé problème alors que le blog grandit sans cesse...

canardo 12/04/2017 08:48

Merci pour votre superbe et salutaire travail. Je me jette également avec avidité sur tous vos articles, sérieux sur le fond et si drôles sur la forme.
Non seulement ça me met de bonne humeur mais en plus je me sens moins bête !

Observatus geopoliticus 12/04/2017 12:08

@ canardo
Merci, cher lecteur. Ajoutons la très haute qualité des commentaires de la part de plusieus habitués, qui apporte aussi beaucoup.
Bien à vous

Persona 12/04/2017 08:42

Merci pour cette analyse et la mise en perspective financière.
J'aurai, comprenant par ailleurs la plaisanterie, du mal à surnommer Trump Cretinho.
Malgré vos lumières, je me trouve plutôt assez crétin moi-même de ne comprendre ni ce revirement ou ce simulacre de revirement ni le prix exorbitant payé par Trump (en politique intérieure, quid de l'america first ? ; comme en politique extérieure). Je rejoindrai la conclusion de moon of alabama de ce matin : Trump n'est pas stupide, je n'y comprends rien, help me out !

Observatus geopoliticus 12/04/2017 12:10

@ Persona
Ha ha ha, oui, il en laisse plus d'un dans l'expectative y compris votre serviteur, et point n'est besoin d'être "crétin" pour ne pas tout comprendre.

Furax 12/04/2017 08:42

Merci de cette vaste et excellente synthèse, cher OG.

J'émets une hypothèse alternative à propos du communiqué de Mattis disant que les USA n'ont pas changé de stratégie sur la Syrie. Cela peut aussi signifier que l'Administration Trump continue la stratégie de l'Administration Obama.

S'agissant de la Corée, la Chine vient de faire savoir qu'elle bombarderait elle-même les sites nucléaires nord-coréens si jamais PyongYang dépasse les lignes rouges chinoises.

A mon avis, la Chine préfère encore davantage que les USA le maintien de 2 Etats coréens car elle se souvient qu'en 1989/90, la réunification des 2 Allemagnes a été une OPA de l'ouest plus gros et plus riche sur l'est et qu'il n'a pas fallu longtemps pour que les unités de l'OTAN se positionnent sur le territoire de l'ancien Etat communiste.

Et en ce qui concerne la dédollarisation, je pense que cela a pu contribuer assez fortement au rapprochement américano-saoudien symbolisé par la rencontre rapide de Trump avec le prince Mohammed Ben Salman. Comme dit l'adage des enquêteurs : suivez l'argent. Mais il s'agit d'une bataille d'arrière garde car le processus est engagé depuis longtemps, depuis avant le rapprochement stratégique russo-chinois.

Kevin 13/04/2017 18:48

@Yom: pas faux. Et quand la Russie s'est reveillée, les ricains se sont sentis tout droles: "Ca alors, on me résiste en Georgie, au Kirghistan et en Ukraine??"
@OG: Surtout que la Coré du Sud a sa capitale à quelques Km de la frontière et concentre près de la moitié de la population coréene (>20 millions d'habitants)... Les frasques des soldats américains (tapage nocturne, bagarres, ou plus rarement agressions sexuelles voir viols) ne plaisent d'ailleurs pas plus en Corée qu'au Japon.

Yom 12/04/2017 18:49

Je juge pour ma part que les situations ne sont pas les mêmes et que des causes différentes ne produisent pas les mêmes effets.

L’OTAN a poussé son avantage dans les états de l’ancienne zone d’influence de l’URSS après que celle-ci se soit elle-même effondrée.

Là, si l’on considère la Corée du nord comme un état dans la zone d’influence de la Chine, il n’est pas question que la Chine s’effondre. Celle-ci veillera donc au grain comme la Russie / ex-URSS n’était pas en mesure de le faire en Europe dans les années 1990.

Observatus geopoliticus 12/04/2017 18:45

@ Kevin
Mais non, Kevin, pensez-y :
- si le régime nord-coréen tombe, il y aura sans doute une occupation temporaire US. Mais se posera à un moment ou à un autre la question de sa légitimité. A moins que Washington déclare ouvertement que c'est pour contrer la Chine (casus belli), les militaires américains seront à terme invités à partir.
- si le régime nord-coréen demeure, c'est une présence militaire américaine éternelle en Corée du sud et au Japon...
Concernant Taïwan, s'il y a un jour réunification, c'est le départ assuré des Américains.
L'objectif premier de l'empire en Asie orientale est d'y maintenir une tension de basse intensité, prétexte idéal au maintien des bases US.

@ Grognard
Vous soulevez un point important et dont on avait parlé ici il y a quelques mois : les Coréens du Sud n'ont pas peur de leur frères du nord. Par contre, la haine vis-à-vis du Japon est tenace. Une guerre américaine contre Kim plairait assurément à Tokyo, beaucoup moins à Séoul.

Kevin 12/04/2017 17:30

Bonjour Grognard,

En quoi cela nuirait-il au Japon?
Je me demande d'ailleurs pourquoi Okinawa est toujours sous semi-occupation americaine, 70 ans après la fin de la 2ème guerre mondiale...

grognard 12/04/2017 16:00

Bonjour Furax

A mon avis la Corée du sud n'a pas trop envie d'une réunification.
Elle mesure trop bien ce que cela lui coûterait.

Trump devrait s'abstenir de trop penser à une ou des frappes sur la Corée du nord.
Les coréens du sud sont peut-être hostile au régime de leur frère du nord ; cela ne signifie pas qu'ils approuveraient un bombardement US.

Je vais jusqu'à penser que cela pourrait nuire au Japon.

Il n'y a pas que l'Orient qui est compliqué

Kevin 12/04/2017 15:29

J'aurais tendance à me fier à Furax sur ce point: les bases US n'ont pas quitté l'Europe après la fin de la guerre froide; elles se sont même rapidement propagées à l'est. Donc les US trouveront probablement toujours une excuse pour maintenir leurs bases dans le Pacifique après la chute de Kim Jong Un ou le rabibochement entre Taiwan et Beijing. Ne connaissant que la loi du plus fort, ils peuvent faire preuve d'une mauvaise foi à toute épreuve: tout ce qu'il faut, c'est trouver un ennemi insignifiant à proximité, pour ne pas avoir à désigner la Chine. Par exemple, un petit coup de main des médias pour présenter Duterte comme un horrible dictateur sanguinaire, et c'est dans la poche! ;-)

Observatus geopoliticus 12/04/2017 12:50

@ Furax
Merci, mon cher Furax, c'est toujours un plaisir de vous lire.
Concernant la Corée, je ne suis vraiment pas sûr. Tous ces vieux conflits issus de la Guerre froide (Corée, Taïwan) sont de véritables cailloux dans le chausson chinois et Pékin ne rêve que de tirer un trait sur ce passé pour faire partir les bases US de la région. Certes, l'empire cherchera tous les prétextes possibles et imaginables pour rester mais ceux-ci seront beaucoup moins légitimes.
Sur le pétrodollar, bien sûr, c'est une guerre qui a commencé il y a bien longtemps, dès le début des années 70. Ajoutons le tsunami pétrolier saoudien des années 80 qui a ruiné l'URSS (et Saddam !), on en a parlé plusieurs fois ici.
Sully dirait aujourd'hui : pétrodollar et bases sont les deux mamelles de l'empire...
Bien à vous

iznogud 12/04/2017 07:34

Bravo !!!

Silk 12/04/2017 03:57

Bonsoir.
Avant de poursuivre l'article je voulais vous faire part de plusieurs points :
- Déjà merci pour votre travail régulier.
- les vidéo (comme les diverses captures d'écran) sont un plus, indéniablement, mais pour les non-anglophones c'est pas simple sans sous-titres. Bon j'avais entendu le "destabilize syria" mais c'est tout : a l'oral on peut avoir (beaucoup de mal)
- le lien sur les amabilités lancées entre Lavrov et Tillerson ne fonctionne pas : ca renvoi vers une "blank".

Et encore bravo : vous êtes un des seuls à couvrir (honnêtement) le conflit syrien et à nous donner des nouvelles fréquemment. C'est aussi pour ca qu'on se jette sur vos articles aussi voracement :)

Benjman 13/04/2017 08:17

@Silk

Bonjour,

Concernant les vidéos, Youtube propose des sous titres. Ils sont activable dans le menu de la vidéo, en bas à droite, près de l’icône du volume.
Il vous est possible d'activer les sous titres, qui sur cette vidéos sont en anglais par défaut.
Mais vous pouvez, dans le menu paramètre, l’icône juste à côté de l'activation des sous titres, modifier la langue des sous titres.
La traduction qui en résulte est loin d'être claire, et encore, de l'anglais vers le français c'est compréhensible, mais permet tout de même de comprendre le fond du discours.

Sincères salutations.

Observatus geopoliticus 12/04/2017 12:14

@ Silk
Merci, cher/chère Soie. Le lien a été corrigé. Quant aux sous-titres... je trouve les vidéos telles quelles, mais si c'est en anglais ou en espagnol, j'explique quand même toujours la situation en dessous. C'est le cas ici : Spicer qui, lapsus freudien, parle de "déstabiliser la Syrie" puis, se rendant compte de la connerie, se raccroche comme il peut : "déstabiliser le conflit". Seules 5 secondes sont importantes dans cette vidéo et elles sont expliquées...