Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Chroniques du Grand jeu

Une pleureuse, une querelle et des renégats

29 Mai 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Europe, #Moyen-Orient, #Etats-Unis

Frau Milka a le coeur gros. Décidément, le Donald est un vilain garnement et lui a encore gâché la fête lors du sommet de l'OTAN d'abord, du G7 ensuite, ce club des pays les plus fièrement endettés du monde. Avec Barack à frites, c'était différent, on pouvait parler...

Mais le nouvel occupant de la Maison blanche est un client retors. A tel point que la chancelière n'a pu se retenir hier :

"Nous devons prendre notre destin en main. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ne sont plus des partenaires sur lesquels nous pouvons compter. L'époque durant laquelle nous pouvions nous reposer complètement sur les autres est révolue".

Diantre, la grosse Bertha nous fait une petite déprime, le blues du vassal sans maître en quelque sorte. Après l'onde de choc provoqué par cette déclaration, le gouvernement allemand a tenté de rattraper le coup en précisant que Merkel est "une atlantiste de toujours" (comme si c'était un gage de qualité...) mais le malaise est bien réel.

Même si Trump a en partie été récupéré par le Deep State et forcé de mettre de l'eau dans son coca cola, son élection reste un formidable coup de pied dans la fourmilière. Rien n'a vraiment changé depuis janvier :

Le tendre dédain du Donald pour Bruxelles n'est plus à démontrer et les assistants du nouveau président ont même récemment, et un peu naïvement, demandé à des représentants de l’UE quels seraient les prochains pays à quitter le bloc !

Privés de suzerain, les euronouilles semblent perdus. Témoin, cette larmoyante sortie du Ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble à Davos, où le 1% est en famille : "Si on veut rendre les Etats-Unis plus forts comme le souhaite le président Trump, on ne peut pas vouloir réduire leur capacité à diriger le monde". Vassal et fier de l'être...

Que ces paroles soient prononcées par un Allemand n'est peut-être pas anodin. Moscou est la troisième Rome, Berlin va-t-elle devenir la deuxième Washington dans un remake de L'empire hors les murs ? C'est le rôle que semble vouloir assumer Merkel qui a tombé le masque et s'est lâchée avec lyrisme :

"Nous ne pouvons laisser personne nous diviser. Nous devons mener cette bataille [pour le libre-échange], ne serait-ce que par principe. Nous devons défendre la démocratie libérale et le commerce. Chaque génération lutte pour ses idéaux et je suis prête pour ce combat".

Au nom du Père, du Fils et du Libre-échange, amen... La guerre générationnelle de mémère pour cette religion néo-impériale est évidemment soutenue par le vice sortant qui accuse Trump et Poutine de vouloir "faire s'effondrer l'ordre libéral international". D'ici à ce que le protectionnisme devienne un crime contre l'humanité... La tirade de Joe l'Indien est d'ailleurs à conserver précieusement dans les annales du rire :

"Le but de Poutine est de revenir à un monde où le fort impose ses vues au faible par l'intimidation militaire, la corruption et la criminalité."

Ce n'est évidemment pas l'Amérique qui aurait fait ça avec l'Irak, la Libye, la Syrie ou l'Ukraine, ça non alors...

A vrai dire, tourneboulés, les crabes du panier s'y perdent un peu. Aux critiques de Trump sur la gestion des réfugiés par Merkel, un autre ministre allemand, Sigmar Gabriel, a répondu du tac au tac, sans se rendre compte qu'il mouillait ainsi ses chers amis :

Il y a un lien entre l'interventionnisme raté des Etats-Unis, particulièrement la guerre en Irak, et la crise des réfugiés. Aussi, il vaut mieux que chacun se garde de critiquer l'autre.

Traduction : ce sont les guerres de Bush, Rumsfeld, Obama, Hillary et Biden qui ont créé ce chaos. Ouf, heureusement que la presse a fait son travail et ne s'est pas étendue sur la petite chamaillerie au sein du camp du Bien...

Autre latitude, autre prédiction facile : l'Idlibistan n'en finit pas de sombrer dans le chaos inter-barbu. Après l'attentat d'une cellule dormante de Daech contre Ahrar al-Cham qui a fait des dizaines de morts, la dernière en date ne manque pas de piment. Une simple querelle de famille a dégénéré en affrontement armé entre Hayat Tahrir al-Cham (c'est-à-dire Al Qaeda) et Ahrar al-Cham.

Six qaédistes sont restés sur le carreau et les deux groupes mobilisent leurs djihadistes pour un nouveau clash malgré les tentatives désespérées d'un tribunal islamique de jouer les médiateurs. Si la guerre ne reprend pas à cette occasion, ce sera pour une autre fois. L'Idlibistan est un baril de poudre que la moindre étincelle peut faire exploser. Poutine et Assad n'ont qu'à laisser le fruit pourrir...

A Washington, le Congrès aime décidément mettre des bâtons dans la roue des présidents quand l'Arabie saoudite est concernée. Là encore, le fidèle lecteur du blog ne sera pas surpris : on avait vu en septembre dernier comment les sénateurs et représentants avaient placé Obama dans un embarras certain. Bis repetita avec le Donald !

L'accord sur l'achat saoudien d'armements américains pour 110 Mds de dollars, signé par Trump à Riyad il y a quelques jours, n'a pas eu l'heur de plaire sur le Capitole et plusieurs congressistes tant Républicains que Démocrates ne se privent pas de le faire savoir, qui menacent d'annuler le marché, au moins partiellement. Reste à savoir s'ils sauront convaincre le Comité des Affaires étrangères et auront la majorité...

Relevons tout de même l'ironie mordante de la situation. Un président sensé tourner le dos à la politique djihado-impériale de l'Amérique se précipite pour fournir des armes à la Mecque du fondamentalisme tandis que le Congrès, généralement enclin à écouter les sirènes de l'empire, se fait pour une fois désirer. Les Dieux sont facétieux...

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Pendule de Nwton 30/05/2017 20:58

Cher O.G,
Une séquence pleins d'enseignements qui de prime abord exprime tout le vague à l'âme de l'UE (jusqu'à avouer à demi mot que le vassal éternel pleure son maître qui le pousse à l'affranchissement au pire le laisse en rase campagne).
Une fois dite comment reprendre en main son avenir (réception des 1ers ministres indiens et chinois) alors que l'union n'a jamais aussi bancale sur l'ensemble des dossiers et que la convergence ne se fera que sur diktat allemand.....(Pirouette de mise en route qui vaudra le détour)
Sur la rencontre Macron-Poutine, les illuminés de la presse sont quasi en transe
-----"24h en questions de LCI" et "C dans l'Air de Fr5" continuent à vivre dans leur dimension en osant présenter l'économie russe comme en en lambeau, alors que le FMI, la World Bank and co lui attribuent "1.5% de croissance pour cette année" et que ses contrats asiatiques bientôt l'équilibreraient avec celui européen
------La Russie de Poutine est contrainte et embourbée en Syrie à cause de ses alliés qui lui force la main et Macron peut lui permettre d'avoir le ballon d'oxygène dont il a besoin pour sortir de son propre piège syrien et ukrainien
Chapeau les artistes, mon fils est resté sans rien dire éberluer par tant de mensonges éhontés et de gargarisme de vanité.
Ahahah au moins ils entretiennent l'illusion du cache misère institutionnel.
Bien à Vous

Observatus geopoliticus 31/05/2017 18:06

Ah mais mon cher Pendule, il n'y a aucun mérite à travailler son esprit critique avec de tels navets hé hé ^^
Bien à vous et un salut très amical au fiston.

Pendule de Nwton 31/05/2017 14:38

Chers lecteurs et O.G.,
Il faut de tout pour faire un monde et je porte une attention particulière à montrer à mon fils toutes les facettes du système dans lequel on est tous embraqué (même si l'on est désinfecté depuis des lustres)
J'essaie de lui fournir tout le sens critique pour se départir des ventouses d'aspiration de cette machine à laver cérébrale.
Vos crises d'urticaires à l'énoncé de mon propos me donne chaud au cœur et nous ont fait franchement rigoler
Bien à vous

Observatus geopoliticus 31/05/2017 11:23

Mon cher Pendule, je rejoins Alaric, ne perdez pas un temps précieux à regarder ces invraisemblables bêtises. Hélas, l'Occident ne vit plus que par la communication et ses seules victoires ont lieu dans la bulle virtuelle. Des "illuminés" comme vous dites, mais qui n'éclairent que leurs propres turpitudes.

Alaric 31/05/2017 03:36

Mais comment trouvez vous le courage de regarder ces émissions ? Je n'ai même pas de télé et je frissonne à la simple vue d'un exemplaire du monde dans une salle d'attente ou un café ...
Cette adoration indécente des médias pour notre Rotschild national (je n'ose pas dire le nom ) a quelque chose de quasiment scabreux

Olga 30/05/2017 19:23

L'accord sur l'achat saoudien d'armements américains pour 110 Mds de dollars contrecarré par le Congrès sans oublier les contrats d'armement des jihadistes de l'ère Obama que l'administration Trump a maintenu.

http://www.voltairenet.org/article196485.html

Ce grand jeu mondial du chamboule tout est décidément bien chaotique et inquiétant. Les européistes on sait à quoi s'en tenir mais Trump ? Il dit ceci un jour et fait le lendemain son contraire. Pour ma part, il n'y en a qu'un qui reste toujours sur sa ligne et fidèle à sa parole. Il vient de rendre visite au petit roitelet du Château de Versailles qui n'a rien trouvé de mieux pour réchauffer les relations franco-russes pourtant si dégradées par son prédecesseur de déclarer en sa présence que RT et Sputniknews étaient des organes de propagande du Kremlin. Ambiance. Pour le réchauffement, on a vu mieux..
..
PS : Observatus, bingo encore pour ce nouvel article qui décortique avec perspicacité les relations tumultueuses de nos élites du clan du "Bien" et ceci avec beaucoup d'humour. Voir la Bertha déconfite est un ravissement dont je ne me cache pas et vous le décrivez si bien. Décidément vous êtes sacrément en verve en ce moment. Et je ne vous cache pas que cela fait du bien de parler un peu d'autre chose que ce qui se passe en Syrie. Encore !

Observatus geopoliticus 31/05/2017 11:36

@ Grognard
La déclaration de Bobobanskter (je parle évidemment du nouveau président français) sur la Syrie est plus intéressante qu'il n'y paraît car un élément n'a pas été relevé qui est pourtant fondamental : "... tout utilisation d'armes chimiques PAR QUI QUE CE SOIT". Serait-ce l'admission par défaut que Khan Cheikhoun a été l'oeuvre des djihadistes modérés ? C'est en tout cas la première fois à ma connaissance qu'un euronouille admet la possibilité qu'Assad n'est pas le seul à pouvoir utiliser des armes chimiques.

@ Olga
Oui, Trump oscille entre Donald 1.0 et Donald 2.0 selon les aléas politiques à Washington.
Derrière les éléments de langage de la presstituée, Macron s'est en réalité largement aligné sur la position russe.
Je sais, chère Olga, que le blog parle beaucoup de la Syrie. Mais que voulez-vous, c'est depuis deux ans le théâtre principal de l'affrontement entre l'empire et l'Eurasie.

Bien à vous deux

Grognard 31/05/2017 01:16

Bonsoir Olga,

Les remarques de Macron concernant les médias russe en France, ce n'est pas du niveau présidentiel.
Est plus ennuyeuse et c'est une litote, la déclaration du ça devant Macron affirmant qu'en cas de prochaine attaque chimique il riposterait.

Bertrand 30/05/2017 15:24

Bonjour OG.

l'autre point de vue. https://www.bloomberg.com/view/articles/2017-05-30/merkel-to-macron-we-ve-got-this

pour eux, le duo Prusse-France a une opportunité d'établir l'Europe comme le leader occidental du soft power.

sauf que le soft power n'est rien sans hard power, et que l'Otan est dirigé par les nord-américains et les anglais.

je vous recommande d'utiliser le mot Prusse lorsque vous parlez des véléités de domination économique, politique, géopolitique de l'Allemagne de merkel : )
puisque c'est la Prusse qui a lancé la course à la domination européenne puis mondiale du peuple allemand.

Bertrand 30/05/2017 15:32

..

la prusse a décidé (sic) que les nord-américains ne font plus partie de l'Occident : )

https://www.almasdarnews.com/article/german-foreign-minister-excludes-us-west/

Malbrough 30/05/2017 09:02

Si on veut fâcher les Allemands , il y a plusieurs façons :
-leur demander des sous : leur sécurité leur a été offerte au sortir de la guerre .(OTAN).
-mettre un frein à la mégalomanie teutonne : les Allemands sont des gagnants . Point .
-tenter un rapprochement avec la Russie : rappeler les responsabilités nazies dans leur désastre de 1945 , ça ne se fait pas .
L'Allemagne n'accepte jamais ni les conséquences , ni l'idée qu'elle pourrait perdre une guerre .
Et si par hasard ça arrivait , ça ne pourrait s'expliquer que par la folie d'un dirigeant arrivé au pouvoir en douce .
Car chacun sait qu'elle ne s'engage toujours que dans des causes justes : son offensive à l'est , au départ favorisé par "le monde libre" , ne visait qu'à détruire l'axe du mal de l'époque .
Et c'est bien pour ça qu'elle a bénéficié très rapidement de tous les avantages pour se relever .
Et que l'UE a pu se constituer sous son autorité , encadrée (et sous contrôle) par les anglo saxons .

simplet 30/05/2017 13:48

@Cher Kevin

On ne change pas des taureaux de combat en vaches laitières. Depuis Varus jusqu'à la chancelière Playmobile, en passant par les Teutons, Bismarck, Guillaume, rien n'a changé, rien ne change, ni ne changera. Les jeunes allemands prétendument revenus à de bons sentiments depuis 45, sont revenus parce que le contexte économique fût bon pour eux. Les mêmes transposés à l'époque de leurs parents, referaient le même choix. Mégalomanes, oui! arrogants,oui! méprisants, oui! gagnants, oui! sauf qu'ils perdent aussi souvent. Le germain ne craint qu'une chose: plus fort que lui et le lui faire savoir.
Le Général l'a dit, d'autres analystes le disent: nous les auront une nouvelle fois sur le dos dans dix, vingt, trente ans. C'est plus une tribu, une race qu' une Nation. Ils distillent chez moi une sorte de jalousie car on ne peut rester sans admirer cette mentalité là. Naturellement lorsqu'on est membre de la famille...sinon.

Kevin 30/05/2017 09:20

Bonjour,
Je crois qu'on devrait laisser tomber le parrallèle entre l'allemagne moderne et l'allemagne pre-1945. Tous ceux qui ont fricoté avec les nazis sont maintenant morts, et leurs petits-enfants sont dans la trentaine. Ils n'ont pas grand chose de comparable avec leurs ainés. 70 ans d'autoflagellation ont eu raison de leur nationalisme, qu'ils expriment uniquement à travers le football. Oui, ils sont arrogants, comme le sont les francais et les américains, persuadés de leur superiorité par rapports aux pays plus pauvres, mais sont sans doute l'un des peuples les moins racistes et plus tolérants et progressistes au monde. Bien sûr, c'est toujours hypocrite, on se sent solidaires avec les mal lotis jusqu'à ce que ca aille contre nos interêts; ensuite, on redevient égoiste. Sinon, le rapprochemement avec la Russie avait commencé timidement sous l'ère Schröder (enfin, plutôt le rapprochement entre l'argent de gazprom et le portefeuille de Schröder ;-)

Kevin 30/05/2017 08:51

Le summum du ridicule a été atteint par la très puérile poignée de mains entre Trump et Macron. Deux ados attardés à la tête des 1ères et 6èmes puissances économiques mondiales respectivement (classement contestable, mais en gros, c'est ca). Le même Macron a insisté à se couvrir de ridicule une 2nde fois dans la même semaine en insultant Sputnik et RT devant Poutine. Affligeant...

simplet 30/05/2017 13:57

Le sommet du ridicule a été atteint par la presse soumise qui célébrait ces poignées de mains de notre Micropipo comme celle d'un mâle dominant ( texto pas moins!)
Avec Trump, notre petit mâle dominant a dû rechercher ces grelots transformés en marmelade et Putine...? on oublie que lui Putine ne considère comme sérieux que les kumikata, mais il est resté poli et sans doute impressionné par Versaille, n'a pas voulu faire de peine à mamy

Bertrand 30/05/2017 00:22

c'est trop tard pour merkel si elle veut reprendre le flambeau de la nation guidant le monde libre (sic): obama a détruit (Libye) ou tenté de détruire (Syrie) les derniers États souverains adversaires de la globalisation occidentale et qui résistait (Libye) et résiste encore aux valeurs (sic) de la *communauté internationale*.

face au bloc américano-occidental, il ne reste que des États plus forts militairement que n'importe quel vassal de washington: Iran (plus forte militairement que Angleterre et France de par son armée conventionnelle?) et Russie, pas la Chine qui est plutôt conciliante vis à vis des États occidentaux -il faut dire que la Chine est menée à s'imposer comme la première puissance économique incontestée d'ici 2100, à moins que les anglo-américains ne refassent le coup des accords du Plaza de 1986 contre le Japon..

reste l'hypothèse que la Prusse ne cherche à assoir clairement sa domination sur les États européens continentaux (donc hors anglais et Russes) et donc sur la France..

Ady85 29/05/2017 23:46

Durant des décennies, les USA et l'UK étaient les fer de lance du mondialisme. Aujourd'hui, ces 2 pays sont très chancelants.

L'Allemagne et la France de Macron vont surement vouloir prendre les 2 premières places, mais sans les USA, est-ce que ce sera si simple voir même faisable..?

Autre chose concernant l'Europe, je crains vraiment l'installation du chaos avec cette submersion migratoire que subit l'Italie notamment.

On se dirige vers énormément de violences, tensions, sans compter des attentats de plus en plus nombreux. Je n'exclus pas des massacres d'envergures de populations Européennes à un moment ou un autre

Alaric 30/05/2017 08:43

D'accord avec Bertrand . Rappelons nous que Thatcher, reine du néolibéralisme , était eurosceptique . En quoi les USA et l'UK sont chancelants (ou en quoi le sont ils plus que la France et l’Allemagne ) ?

Le brexit et trump n'ont presque pas affaibli le consensus . Trump a fait volte face, et le brexit n'a amené au pouvoir que des politiciens traditionnels

Et concernant l’immigration de masse, c'est justement la France et l’Allemagne qui en sont les fers de lance .

Bertrand 30/05/2017 00:28

Bonjour,

excusez moi, mais d'où est-ce que US et Anglais ne sont plus les fers de lance du mondialisme?

l'Angleterre a quitté le carcan européiste de Bruxelles pour mieux se positionner dans la globalisation. après une période d'ajustement, vous verrez.
qui peut croire que les élites économiques et financières de l'Angleterre ne vont pas réussir à tirer profit de ce retour à la pleine souveraineté commerciale?

pour les US, avoir renier l'accord de libre-échange transpacifique ne remet pas en cause leur position dominante dans la globalisation économique, commerciale et financière.
le dollar est encore là, il tient..