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Chroniques du Grand jeu

Barack à frites dans le sable

9 Septembre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Etats-Unis, #Economie, #Pétrole, #Moyen-Orient

Barack à frites dans le sable

Fin de mandat bien sombre pour l'occupant de la Maison Blanche... La Chambre des représentants vient de voter, dans un tonnerre d'applaudissements, une loi autorisant les citoyens américains à poursuivre en justice l'Arabie Saoudite pour les attaques du 11 septembre 2001. Le Sénat avait déjà approuvé à l'unanimité la dite loi en mai et celle-ci, ceinte du sceau du Congrès US dans son entier, se retrouve maintenant sur le bureau d'Obama.

Et là, Barack à frites se retrouve dans une véritable impasse. Guère étonnant qu'il ait tout fait pour que le vote n'ait pas lieu, car quoiqu'il fasse maintenant, il est perdant.

  • S'il met son veto, c'est sa propre descente aux enfers.

On imagine la fureur indignée des familles des victimes s'étendre comme une traînée de poudre à la population américaine toute entière. Obama restera dans l'histoire comme le président ayant protégé les responsables du 11 septembre, ayant choisi les terroristes au détriment de ses propres concitoyens. En un mot, un simple traître...

La camp démocrate serait également sens dessus dessous puisque tous ses députés et sénateurs ont voté en faveur de la loi. Et tout cela à deux mois de l'élection présidentielle où l'hilarante est en difficulté (sondages favorables à Trump, casseroles qui n'en finissent pas, prochaines révélations wikileaks...)

Le pire est que, malgré le veto présidentiel, la loi peut tout de même être approuvée si le Congrès la revote aux deux tiers, ce qui est une quasi certitude et constituerait une double humiliation pour Obama. Pour une sortie, c'est raté...

  • S'il n'oppose pas son veto, c'est une marche de plus dans le déclin américain.

Les Saoudiens sont absolument furieux, on l'imagine aisément. Or les grassouillets cheikhs détiennent des moyens de pression sur Washington. Nous en parlions en avril, avant le vote du Sénat US :

Riyad a menacé de liquider tous ses avoirs aux Etats-Unis, soit 750 milliards de dollars. Une menace qui résonne comme un aveu de culpabilité.

L'implication des Saoudiens, du moins de certains officiels haut placés, dans les attentats de 2001 est un secret de polichinelle, mais Bush puis Obama ont freiné des quatre fers la déclassification des documents secret défense afin d'empêcher leurs amis wahhabites d'être inquiétés. Gageons que les menaces de Riyad ne s'arrêtent pas aux simples bons du trésor US mais touchent à quelque chose de bien plus fondamental : le pétrodollar, assise de l'hégémonie américaine durant des décennies.

Ce fameux pétrodollar, clé de voûte de la politique étrangère états-unienne depuis des décennies...

Le système financier issu de la Seconde guerre mondiale - notamment les prêts en dollars du FMI ou de la Banque mondiale - assurait l'hégémonie de la monnaie américaine, permettant aux Etats-Unis de vivre au-dessus de leurs moyens en faisant financer leur dette par des pays étrangers tenus d’accumuler des réserves de titres libellés en dollars pour commercer. Ce "privilège exorbitant" (dixit Giscard) fut encore renforcé en 1973 lorsque Nixon se mit d'accord avec les Saoudiens pour que ceux-ci vendent leur pétrole uniquement en billets verts, créant de facto le pétrodollar. L'OPEP suivra deux ans après. Pour les Etats-Unis, des décennies d'argent facile et de guerres financées par des pays tiers...

La maison des Seoud est elle-même en bien fâcheuse posture, embourbée au Yémen, baffée en Syrie et dans une situation financière difficile après son gambit pétrolier perdu - des milliers de projets sont revus et des coupes drastiques de plus de 20 milliards sont prévues. Pas sûr dans ces conditions que le pleutre Seoud risque la rupture avec les Etats-Unis si Obama n'oppose pas son veto. A moins que, poussé dans ses derniers retranchements, il ne double la mise et ose l'inimaginable. Nous envisagions la chose l'année dernière :

Une info extrêmement importante, donc passée inaperçue dans la presse française, est sortie il y a quelques jours. La Russie et l'Angola ont dépassé l'Arabie saoudite comme premiers fournisseurs de pétrole à la Chine. Chose intéressante d'après les observateurs, c'est le fait que la Russie (encore ce diable de Poutine !) accepte désormais les paiements en yuans chinois qui a motivé ce changement tectonique. D'après un analyste, si l'Arabie veut reprendre sa part de marché, il faudrait qu'elle commence à songer sérieusement à accepter des paiements en yuans... c'est-à-dire mettre fin au pétrodollar.

Et là, cela risque de poser un sérieux dilemme aux Saoudiens : faire une croix sur leur prééminence pétrolière mondiale ou faire une croix sur le pétrodollar au risque de voir les Américains le prendre très mal et éventuellement fomenter un changement de régime.

En cas de non-veto obamesque, la réaction saoudienne - fierté ravalée ou fuite en avant - sera à suivre attentivement car pourront en découler beaucoup d'éléments importants. Une chose est sûre : cette affaire tombe bien mal pour l'empire et risque de pourrir un peu plus l'alliance déjà plombée entre l'aigle et le chameau.

Cerise sur le gâteau pour compliquer encore la situation : les Saoudiens ont financé la candidate Clinton à hauteur de plusieurs dizaines de millions (ce qu'évite évidemment de rapporter la MSN qui préfère gloser sur les relations platoniques entre Trump et Poutine). Comment les banquiers de l'hilarante prétendante démocrate prendront-ils la "trahison" de son mentor et allié ? Et comment elle-même se dépatouillera-t-elle de ce nœud gordien ?

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cloe 03/10/2016 16:42

De fait, tant que nous serons sous le joug de l'Union-Européenne et de l'empire, U.S., cela va de soit, nos étiquettes ne feront qu'obéir aux dictats de nos bons maîtres.

Kevin 12/09/2016 13:06

Bonjour,
J'ai lu hier une info interessante sur l'Arabie Saoudite: à cause de la baisse des cours du pétrole (qu'ils auraient eux-meme declenché) et leur guerres au Yémen, les seouds seraient litterallement ruinés... surprenant quand on connait l'enormité de la montagne d'or noir sur laquelle ils sont assis!
http://yetiblog.org/index.php?pst/1976
Ou pensez-vous que c'est exageré de parler de ruine, et qu'il s'agit plutot d'un temporaire probleme de trésorerie?
Cdt,
Kevin.

Observatus geopoliticus 12/09/2016 21:45

Bonjour Kevin,
s'il est peut-être un peu exagéré de parler de ruine, il est clair que les Seoud vont mal, très mal. Leur problème est qu'ils achètent la paix sociale à coups de milliards. Or ces milliards ne sont plus là pour détourner la jeunesse saoudienne du djihad...
L'AS est l'homme malade du Moyen-Orient.

Kevin 12/09/2016 13:07

la source du lien en question:
http://www.independent.co.uk/voices/saudi-arabia-cannot-pay-its-workers-or-bills-yet-continues-to-fund-a-war-in-yemen-a7232466.html

gebe 10/09/2016 19:33

Que le démocrate Obama ait à choisir entre la peste ou le choléra, m'importe peu. En France, notre socialo démocrate de président va nous laisser un problème aussi gordien. Comment se faire payer les ventes d'armes que l'AS a contracté pour "équiper" des pays dont les régimes politiques seront eux aussi en proie à de possibles retournements. Pensons à l'Égypte, pensons au Liban, sans compter la menace du terrorisme financée par l'AS. De toute façon, avec notre futur président non déclaré non probable candidat à sa succession, ce n'est pas "grave", ce sont les "français" qui paieront ses ventes d''armes. Et la dette française, achetée par l'AS, servira de monnaie d'échange pour que notre pays "accueille" par millions tous les "réfugiés" que l'AS ne veut pas accueillir. Avec les socialos français, l'AS, gagnera 2 fois. La première fois, en ne payant pas nos ventes d'armes, et la deuxième fois en nous refourguant et les "réfugiés irakiens, syriens, pakistanais et autres wahabites, et les "africains" qui seront "invités" à rejoindre la "patrie de droits de l'homme" et la "fille ainée de l"Église Catholique".

Lyk 11/09/2016 12:59

La dette françaises est détenue à environ 64% par des "non-résidents" c'est-à-dire par des "acteurs" étrangers ("acteurs étrangers" ne signifiant pas États étrangers). C'est beaucoup (trop), mais environ 60% de cette dette "étrangères" serait détenue en Europe.
En gros, un peu de moins de 30% de la dette française serait détenue par des acteurs non-européens. Et non-européens signifie aussi bien asiatique, étasunienne, que saoudienne ou indienne. Mais tout ça reste très flou.
J'ajoute de meme qu'une dette ne sert pas de "monnaie d'échange", que si les réfugiés se dirigent vers l'Europe ce n'est pas un hasard (le choix entre l'Europe et l'Arabie saoudite me parait assez simple) et que le seul pays qui pourrait faire ch... l'Europe avec les réfugiés c'est la Turquie (ne lisez donc vous pas ce blog ?) D'ailleurs, vous parlez de la France comme de la seule "victime" des vagues migratoires. Vous semblez oublier que qu'a fait notre pays vis-à-vis des réfugiés, comparé à ce qu'ont fait l'Allemagne, l'Italie et la Grèce, c'est du "pipi de chat" (Pardonnez l'expression....)
Reste encore la magnifique généralisation : "irakiens, syriens, pakistanais et autres wahabites" Pour la petite info, tous les irakiens, syriens, etc... ne sont pas musulmans et tous les musulmans ne sont pas wahabites.
Je n'ai pas compris pourquoi vous disiez que l'AS ne paiera pas les armes que nous lui vendons.
Bref, l'AS n'est pas toute puissante en France, et je doute que l'AS se permette de faire du chantage à l'Europe ou à la France (aux USA par contre... cest probable). L'AS a bien plus de moyen de pression sur les USA que sur la France.

theuric 10/09/2016 21:10

Bof, la question n'est que celle de l'étiquette, d'ailleurs, d'étiquette, nous sommes passés de celle des bonnes manières à celle du petit bout de papier donnant un nom interchangeable au parti politique, chaque époque a l'étiquette qu'il peut, non?
De fait, tant que nous serons sous le joug de l'Union-Européenne et de l'empire, U.S., cela va de soit, nos étiquettes ne feront qu'obéir aux dictats de nos bons maîtres.

Ady85 10/09/2016 18:55

Une Hillary Clinton qui à d'ailleurs insulter les électeurs de Trump....

D'ailleurs cher Observatus, quel est votre ressenti pour l'instant sur cette élection US ?

Je ne vais peut-être pas vous demander un prono car il peut se passer pas mal de choses d'ici là, mais vous pensez que Trump à une bonne chance de l'emporter ou ce sera très dur ?

Observatus geopoliticus 12/09/2016 21:46

Mon ressenti est que l'hilarante a trop bu et voit double, d'où ses pas hésitants ^^ Ca sent le roussi pour la fiancée de Goldman Sachs...

Martin Sikabwe 10/09/2016 15:49

Je pense serieusement que ce monsieur, en bon imbecile (excusez le mot) , opposera son veto, histoire de faire croire qu'il detient un certain pouvoir politique mais aussi de se preserver d'eventuels menaces personnels de la part des saoudiens.

Eric83 10/09/2016 11:11

Le lien sur les déclarations de H. Clinton.
http://www.europe1.fr/international/clinton-juge-lamentable-une-bonne-partie-des-pro-trump-2842891

Eric83 10/09/2016 11:10

Obama se retrouve dans la position du joueur d'échecs qui n'a que de très mauvais coups à jouer.

Le non-veto d'Obama froisserait l'AS et les invectives verbales fuseraient sûrement mais cela irait-il au delà ? Les US et l'AS ont tellement d'intérêts croisés - et l'AS, sans la tutelle militaire US se retrouverait rapidement en difficultés - qu'un "clash" venant de l'AS me semble fort improbable... au moins à court terme.
Obama prendrait-il le risque d'opposer son veto ? ( Il serait intéressant de connaitre la position publique de H. Clinton ).
Dans le contexte clivant et agité des élections US 2016, comment les américains - y compris les démocrates - réagiraient à un veto monarchique d'Obama sur une demande forte de citoyens proches ou non des victimes des attentats du 11/9 ?
Avec le veto, le "clash" risque bien de se produire aux US entre américains eux-mêmes car les deux candidats ont choisi depuis des mois - à dessein ou non - de monter les uns contre les autres.

Et ce ne sont pas les dernières déclarations de H. Clinton, scandaleuses car elle s'attaque non pas à Trump mais à ses électeurs en les insultant frontalement, qui vont apaiser la situation.
Si H. Clinton n'a pas choisi la politique de la terre brûlée, cela ressemble à s'y méprendre.

theuric 09/09/2016 23:39

Que ces chameaux de Séoudes vendent ou non leurs bons du trésor U.S. ce sera du pareil au même vu que le système économique globalisé rend l'âme par l'anéantissement de l'industrie mondiale.
La preuve en est qu'en début d'année il était expliqué que le prix du pétrole baissait parce que l'Arabie-Séoudite ne diminuait pas sa production, et non pas parce qu'elle l'augmentait, les quelques textes que j'avais pu lire la-dessus exprimaient tous la même chose, il n'y avait pas hausse de production et de baisse non plus, j'en avais donc tiré la conclusion logique: il y a désindustrialisation (en fait, ça ne s'était pas passé comme ça, j'avais lu sur un autre site un commentaire où il y était dit que le transport maritime ralentissait, j'en avais tiré la conclusion ad oc, ensuite j'avais été voir ce qu'il en était du pétrole).
Alors, puisque le roi d’Arabie avait promis de vendre les bons du trésor étasunien si l'empire se met à lui faire des misères au sujet de l'attentat de 2001, le pays vendra ses bons du trésor, pour ne pas perdre la face et se montrer fort, d'autant plus avec la guerre yéménite qui lui tourne en eau de boudin, il va lui falloir sacrément montrer des muscles, ce qui restera bientôt de D.A.E.S.H et d'al Qaïda risquerait bien de retrouver dans ce royaume montrant à tous tant de faiblesses.
Mais il faudrait qu'il fasse vite, bientôt il n'y aura plus d'acheteur.

theuric 10/09/2016 20:57

Si ce n'était que le prix du pétrole qui baissait je réviserais rapidement mon approche, mais, depuis le début d'année, ce sont les matières première qui ont aussi chuté, ainsi que l'indice Baltic Dry, indice mesurant le trafique maritime des matières sèches, comme ilsdisentt.
Cette baisse avait subi une inflexion du printemps jusqu'au milieu de l'été dû à ce que les personnes ayant un petit peu de flouze,de pèze et de pognon de coté ne voulaient pas que les banques ne le leur empruntent ad vitam æternam, qu'ils ne se retrouvassent en slip, ce qui aurait pu embaumer les transports en commun.
Autant je n'avais pas prévu ce bref regain d'activité, autant j'en avais prévu la fin, ce que j'avais annoncé en commentaire sur Businessbourse (je ne sais pas pour vous, mais quand quelqu'un dit le mot business j'ai toujours peur qu'il me vole ma montre).
Pour autant et si j'ai bien compris, les investisseurs pour leur propre pomme ne font plus confiance aux bourses, ce qui fait qu'ils se reportent sur les matières premières, minières en ce moment, plus tard, quand, je n'en sais rien, sur les matières agricoles, mais à ce moment là nous aurons le droit à plein de révoltes de la fin, heu, pardon, de la fain s'égrainant de ci, de là...
Ceux habitant près des aéroports devraient déjà sentir le ralentissement aérien.
Là où ça commencera à sentir le souffre ce sera quand les grands magasins se dégarniront. Ça commencera par une réduction du nombre de rayons puis par une diminution du nombre de marque (ce qui est déjà le cas depuis plusieurs années), le prix du gasoil va monter, monter, monter puis s'écrouler d'un coup.
Le dernier signe, son chant, si je puis dire, ce sera la monté de l'euro par rapport au dollar, en fait, ce sera en réalité la dégringolade de ce dernier.
Juste avant ou juste après une de ces banques américaines sensément trop grosse pour faire faillite le fera, faillite, ce qui, ma foi, sera poilant en diable.
Ensuite, ben, ensuite, c'est que nous serons tous dans une merdouille du tonner de Zeus, non?
Zut alors, ce n'est pas l'endroit pour parler de ça, trop tard, c'est envoyé.

Madudu 10/09/2016 13:40

A ma connaissance tous les grands exportateurs de pétrole sont au taquet, sauf l'Iran.

Ce n'est donc pas tant la demande qui baisse que l'offre qui ne suit plus l'augmentation de la demande. Et il ne faut pas se méprendre sur le cours apparemment bas du pétrole, si le jeu offre/demande ne débouche pas sur une envolée du cours c'est parce qu'il y a une rétroaction très forte de la pénurie en amont sur la demande en aval.

S'il y a une dimension endogène dans la crise financière, elle est également le fruit de la raréfaction d'une ressource fondamentale : le pétrole. Il ne se remplace ni par de l'électricité, ni par du charbon, ni par du gaz. Et il sert essentiellement aux déplacements : bateaux, camions, avions, voitures. Il n'y a guère que la voie ferrée qui échappe au pétrole !

De là vient que beaucoup des dettes qui devaient être payées par une croissance de l'activité ne pourront pas être financées, et en premier lieu celles pour qui l'augmentation de l'activité dépend de l'augmentation des échanges.

Pour les détails et le global de l'affaire je suggère les conférences de Jancovici.

Charles Michael 09/09/2016 23:00

Ah, là, j'aime beaucoup
ça a un coté juste retours de baton pour l'Exceptionnelle nation s'arrogeant le droit de poursuivre en justice tous et partout.
pauvre Obama c'est un peu plus que son drive qui va être rammolo, et j'entend déjà illari s'étrangler dans ses glaires.

Alaric 09/09/2016 22:31

Si l'Arabie dépend tellement de son alliance rapprochée avec les etats unis pour son économie et sa survie militaire , pourquoi des officiels saoudiens ont ils favorisé Al Quaïda ?

Ben Laden a construit son organisation justement en opposition aux Seoud (considérés comme illégitimes ) et à la présence militaire américaine sur les lieux saints de l'islam .

Merci pour cet article

Observatus geopoliticus 15/09/2016 19:52

La famille Seoud comporte des milliers de membres dont beaucoup se détestent. Si l'idéologie wahhabite est partagée, il s'y trouvait néanmoins de profondes divergences politiques, notamment vis-à-vis d'Al Qaeda.

Alaric 15/09/2016 19:26

Il y a/avait donc une faction anti Seoud au sein du gouvernement d'Arabie Saoudite ?

Observatus geopoliticus 09/09/2016 23:09

Même idéologie religieuse. Et au Moyen-Orient, c'est parfois plus important que tous les intérêts stratégiques, économiques ou politiques que vous pouvez imaginer...
NB : ce sont les Etats-Unis qui dépendent de l'Arabie saoudite pour leur économie, ou plus exactement pour le dollar, pas l'inverse. C'est un échange : pétrodollar contre protection militaire.