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Chroniques du Grand jeu

Tombent les dominos...

14 Novembre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Etats-Unis, #Europe

Qui aurait imaginé, même dans ses rêves les plus fous, voir le système impérial US se décomposer aussi rapidement ? Certes, il y avait eu des signes avant-coureurs : crise grecque, montée des ""populismes"" (entre huit guillemets) en Europe, multiplication des voix discordantes concernant la politique anti-russe (Hongrie d'Orban, Italie, Slovaquie, République tchèque, Grèce, industriels allemands etc.), record d'impopularité des hommes de paille de Washington (Flamby Ier rejoignant les rois fainéants mérovingiens dans le palmarès des dirigeants les plus détestés de l'histoire de France)...

Mais l'année 2016 restera comme l'apothéose de ce détricotage. En mai dernier, avant le sommet du G7 à Tokyo, un eurocrate envisageait le "scénario de l'horreur" :

Imaginez si, au lieu de Barack Obama, François Hollande, David Cameron et Matteo Renzi, nous avons Donald Trump, Marine Le Pen, Boris Johnson et Beppe Grillo.

Un mois plus tard, le scénario tant honni commençait à se mettre en place, au grand dam de Washington, Bruxelles et de leurs relais médiatiques. Le Brexit envoya des ondes de choc à travers tout l'empire :

A l'échelle continentale, les eurocrates sont paniqués devant le possible effet domino. Car tout l'anti-système s'y met : Wildeers réclame un référendum aux Pays-Bas, Le Pen et Mélenchon en France, le Mouvement 5 étoiles en Italie ; l'Autriche, la Hongrie, la République tchèque font également la queue. Nexit, Frexit, Itaxit, Auxit, Tchèxit, Honxit etc. - les eurolâtres sont affolés et feront tout pour bloquer les revendications des peuples. Si l'UE était démocratique, ça se saurait n'est-ce pas...

Mais derrière, c'est évidemment l'affrontement entre les deux grands qui se profile. L'ombre du méchant ogre russe, accusé de toutes les turpitudes, plane sur le Brexit. La corporation médiatique nous avait déjà prévenus avec des trémolos dans la voix. A peine vaincu, Cameron n'a pu s'empêcher un commentaire désabusé - "Poutine doit être content" - s'attirant une réponse ironique du maître du Kremlin. L'ancien ambassadeur US à Moscou, Michael Mc Faul, va plus loin : "C'est une gigantesque victoire pour Poutine. Je le félicite pour sa victoire ce soir." (!)

Qu'il mette dans le camp des perdants du Brexit les Etats-Unis est une forme d'aveu. Le lecteur de ce blog ne sera pas surpris, qui sait que la construction européenne fut dès le départ un projet américain visant à mettre la main sur le Vieux continent. Les avertissements d'Obama à son vassal n'avaient guère étonné, même s'il avaient finalement eu l'effet inverse de celui escompté.

Le maître de l'empire se voit aujourd'hui obligé de déclarer qu'il "respecte le vote britannique" (manquerait plus que ça !) mais les stratèges US l'ont mauvaise. "Le Royaume-Uni et l'Union européenne resteront des partenaires indispensables" a-t-il ajouté. Mais voilà le problème : deux au lieu d'un, et peut-être bientôt trois, quatre, cinq, qui commenceront à partir dans tous les sens, n'écouteront plus que d'une oreille les recommandations de tonton Sam, au lieu d'une structure européenne centralisée noyautée par les Américains. Voilà le souci européen de Washington...

Soyons honnête, la Russie bénéficie évidemment du Brexit. Le bras européen de l'empire se fissure, l'intense lobbying anti-russe de la Grande-Bretagne au sein des instances eurocratiques ne sera bientôt plus qu'un souvenir, le vent de révolte gagne le Vieux continent tout entier où les partis eurosceptiques sont en même temps russophiles.

A Moscou, on préfère la jouer modeste, Medvedev versant même une larme de crocodile sur les possibles conséquences économiques négatives du Brexit. Mais dans les couloirs du Kremlin, on doit jubiler. Le système impérial US en Europe se lézarde au moment même où la construction eurasienne ne cesse d'avancer.

Ce n'était pourtant rien en comparaison de ce qui allait se passer trois mois plus tard, au coeur même de l'empire, la deuxième étape du "scénario de l'horreur". Tout a été dit sur le changement tectonique que représente l'élection du Donald, inutile d'y revenir. Penchons-nous plutôt sur quelques nouvelles fraîches.

A Bruxelles, c'est la panique. L'OTAN planche sur un panel de scenarii dont celui du pire : un retrait pur et simple (quoique improbable) de toutes les troupes américaines présentes en Europe. D'ors et déjà, le sommet prévu début 2017 a été reporté à l'été. A quelques kilomètres du QG des atlantistes, les euronouilles sont également en état de choc. Plusieurs élections importantes sont prévues dans les douze prochains mois : Autriche en décembre, Pays-Bas en mars (mois où l'article 50 devrait également être enclenché par Londres), France en avril, Allemagne en octobre...

Devant la perspective d'une déculottée, la grosse Bertha Merkel singe d'ailleurs l'hilarante et dit craindre une possible "ingérence russe" (ne riez pas !) dans le processus électoral allemand. Ce n'est même plus du théâtre, c'est de l'opéra-bouffe...

Le chaos eurocratique a encore augmenté d'un degré dimanche lorsque s'est tenue une réunion des ministres des Affaires étrangères européens pour débattre de la position de l'UE face à Trump. Pour des raisons différentes, Londres (Boris Johnson a boycotté la sauterie) et Paris n'étaient pas présents ! Quant au ministre hongrois, il a qualifié la réaction des dirigeants politiques européens d'« hystérique ». Farage, lui, est mort de rire...

Autre conséquence de l'élection du Donald, le Premier ministre tchèque vient de clairement rejeter l'installation du bouclier antimissile US dans son pays :

C'est du domaine de la science-fiction et cela ne se produira jamais. Mon point de vue là-dessus est négatif. Je pense qu'aujourd'hui, nos problèmes de sécurité sont ailleurs. Le radar [des Etats-Unis en République tchèque] signifierait une escalade de la tension dans les relations avec la Russie, tandis que nous avons besoin de profiter de l'opportunité offerte par l'élection de Donald Trump pour que les Etats-Unis et la Russie se mettent autour d'une même table. La fin de la guerre en Syrie est la question qui revêt maintenant la plus grande importance pour l'Europe.

Comme si ça ne suffisait pas, nouveau coup dur pour l'Union ectoplasmique : la Bulgarie et la Moldavie viennent d'élire des dirigeants eurosceptiques et pro-russes. Nous avions parlé de la petite Moldavie il y a quelques mois et prévu l'évolution actuelle :

Le gouvernement pro-européen s'écroule, pris qu'il est dans les scandales de corruption en tout genre, l'ancien premier ministre Filat étant même arrêté par la police en plein parlement ! Evidemment vous n'en entendrez pas parler dans les médias.

Les partis pro-russes semblent sur le point de reprendre le pouvoir, décidés à se rapprocher de l'Union eurasienne plutôt que de l'Union européenne. Pour Moscou, la perspective de prendre l'Ukraine à revers et d'enfoncer un coin entre deux des Etats - l'Ukraine post-putsch et la Roumanie - les plus atlantistes d'Europe orientale n'est pas inintéressante. Affaire à suivre...

Nous y voilà ! Le rapprochement avec la Russie est dans les tuyaux, ce que vient de confirmer le tout nouveau président. Moscou se réjouit également de la victoire de Rumen Radev en Bulgarie. Attention, pas de révolution en perspective du côté de Sofia ; Radev ne prévoit pas de sortir de l'UE ou de l'OTAN et le Kremlin n'envisage pas de remettre au goût du jour le South Stream. Mais le président fraîchement élu s'est élevé à plusieurs reprises contre les sanctions contre Moscou et a symboliquement reconnu que la Crimée était une terre russe. Nouveau cheval de Troie poutinien au sein d'un système impérial en pleine déconfiture...

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theuric 17/11/2016 19:20

Sûrement connaissez-vous la petite histoire de la virgule:
(Le général se tournant vers ses troupes) "Messieurs, les anglais, tirez les premiers!"
(Le général s'adressant au camp adverse) "Messieurs les anglais, tirez les premiers!"
C'est fou le nombre d'informations qu'il est possible de glaner, au sens propre du terme, en lisant entre les lignes.
La fausse erreur d'écriture, entre le lapsus et l'acte manqué, est vraiment passionnante en laissant passer tout plein de petites choses qu'il suffit ensuite de recadrer à l'aide des autres informations et des logiques politiques propres à chacun.
C'est la répétition qui fait sens.
Mais ne vous en faites pas, pas grand monde sait faire ça, et puis, quand à moi, je dis juste ce qui est nécessaire.
Je l'ai déjà dit, mon seul et unique but est de limiter les dégâts futurs.
Mais je l'ai enfin compris, dès que je dis ce que je pense, j’agace, que voulez-vous, je n'y peux rien...

Eric83 16/11/2016 11:04

De grandes incertitudes planent sur la politique, tant intérieure qu'extérieure, que mènera Trump car ses différentes interventions ne brillaient pas, parfois, par leur cohérence.
A ces incertitudes est venue s'ajouter l'inquiétude de nombre d'opposants quant à la nomination de Stephen Bannon comme conseiller principal. J'ai lu des propos très critiques pour ne pas dire exécrables dans la presse MSM - est-ce étonnant ? - sur ce personnage.En cherchant un peu, j'ai découvert un article US fort instructif sur une conférence datant de 2014 qui permet un éclairage bien différent de celui présenté par les médias et également de comprendre bien des points du programme de Trump...et de l'influence que Bannon semble exercer sur le 45ème Président.
Si ces propos sont sincères, il nourrit une aversion profonde pour le capitalisme de connivence enrichissant le 1% qui est d'après lui, une des origines des montées "populistes" dans le monde.
Pour mémoire, Bannon a été nommé directeur général de la campagne de Trump cet été quand sa côte de popularité était déclinante.
https://www.buzzfeed.com/lesterfeder/this-is-how-steve-bannon-sees-the-entire-world?utm_term=.fb44qm7vz#.hjjpzy3e2

grouik grouik 16/11/2016 04:07

Bonsoir Mon cher OG.
faute de mieux,et bien que cela ressemble à un bon gros HS(quoique...)je met ça ici.
il ne vous a pas échapper qu'hier,et sans qu'il ait fait/dit grand chose de plus que d'habitude,Fillon s'est envolé ds les sondages de la primaire LR...Notamment au détriment de Juppé..
cela amène quelques réflexions en vrac,qui ne demandent qu'à ètre contredites:
-Sarkozy:plus Bushiste que Bush lui-mème,quasi Hillarant.
-Juppé:atlantiste bon teint,Young leader de formation,et caniche US sur la Syrie..souvenez vous que lors des guerres triballes Copé-Fillon de 2012 à l'UMP,il expliquait qu'il avait autre chose à faire qu'à séparer ces deux là,puisque il participait à Genève aux pourparlers,dont l'objectif à l'époque était d'exploser la Syrie en 4 principautés plus ou moins barbues,et surtout obéissantes. Et
Le Maire:Outre le fait que ce pauvre petit base tout son programme sur son simple prénom,il va lui aussi à la gamelle,La Trilatérale ds le cas,soit au service de MM Rockfeller et Zbig...Pas pu retrouver le PDF donnant la composition,mais le lien ci dessous évoque la présence de BLM
Et enfin,Fillon:Et là...des choses étranges.Myard,traité de Gugusse par Abou François al Hollandi pour ètre allé voir El Assad,Soutien de Fillon.Mariani,député des français d'Europe de l'Est,russophile avéré,(d'ailleurs marié à une russe,position détonante au sein de l'UMP dés l'aprés Maïdan,visite en Crimée...n'en jetez plus! ! Lui aussi rallié à Fillon.
Fillon lui-mème,en septembre 2015,invité au sommet de Valdaï.....

et si tout d'un coup,quelques forces occultes mais néanmoins réalistes qt à la révolution en cours s'étaient mis en tète(et avaient demandé à quelques sondagiers de "faire le job",on va dire...) de accessoirement emmanché ds ce bouclard,pas trés connu d'ailleurs,mais à découvrir,de grosses légumes à ses cotés:http://www.institut-bosphore.org/
-Copé: Euh...non non,rien..............
Des noms?? Sais pas trop...Dassault?Pas vraiment,les larbins qui se sont succédés à l'Elysée lui ont plutot bien réussi.....peut-ètre faut-il chercher du coté des héritiers de Feu De Margerie qui EUX mesure parfaitement le tremblement de terre actuel,et mes impasses/Incompétences des uns et desautres ds une situation aussi instable et nouvelles.

Scénario hallucinant,et pourtant pas improbable;un second tour Fillon-Le Pen,soit deux pro Poutine au second tour.............Apoplexie pour BHL,Fourest,Glucksmann et consorts.....ça reste une hypothèse,dans quelques jours nous saurons...Mais ce serait fort drôle,A SUIVRE.

Observatus geopoliticus 16/11/2016 21:50

@ Chris
http://tass.com/world/912906

Chris 16/11/2016 20:53

Le Pen est-elle vraiment russophile ? J'ai des doutes.

Observatus geopoliticus 16/11/2016 09:34

Suite du message de Grouik Grouik :
***
Oups,gros plantage sur mon post précédent,un C/C malencontreux,toutes mes excuses...cette partie de texte allait sur le pavé consacré à Juppé:" de accessoirement emmanché ds ce bouclard,pas trés connu d'ailleurs,mais à découvrir,de grosses légumes à ses cotés:http://www.institut-bosphore.org/
-Copé: Euh...non non,rien.............." ENCORE TOUTE MES EXCUSES! !
PS;vous serait-il possible de nous permettre de pouvoir corriger les textes quelques minutes aprés la parution,comme le permet O Berruyer sur son blog?? par lequel je vous ai découvert,d'ailleurs !
***
Hélas, Overblog ne donne pas la possibilité de corriger les messages, ce qui est bien dommage.
Comme vous le savez, cher grouik grouik, j'essaie de prohiber les commentaires politiques mais le vôtre rejoint pile-poil la réflexion que je me faisais pas plus tard qu'hier. Le scénario tout à fait possible de voir deux russophiles au second tour doit donner des sueurs froides à quelques-uns...

simplet 15/11/2016 22:01

Les voix?
+/- 2500 comtés sur +/- 3000 ont voté pour Trump!

Seules les grandes villes sont acquises à Mémé la tremblote.
Tous les ruraux pour Trump.

On sait à quel point on peut tricher dans les grandes villes.
Votes anticipés, mandatés corrompus, des morts qui votent à plusieurs reprises, machines à voter fournies par des sociétés liées à Zorros. On a le choix. C'est l'Amérique quand même!

De plus par le passé, des mêmes palabres critiquaient déjà ce système électoral, rapidement refoulés, car cette fois là, ledit système était favorable à l"etablishment".

Tout est bon pour tenter de créer le chaos. A suivre.

Kevin 15/11/2016 22:15

https://www.youtube.com/watch?v=ZoGH7d51bvc
une super vidéo, qui montre que le système parfait n'existe pas mais qu'on pourrait faire assez facilement quelque chose de beaucoup plus "juste", en France comme aux US.
Sinon ce système éléctronique me semble aberrant. C'est beaucoup plus sujet à controverse, entre les bugs et les piratages, qu'un bon vieux papier glissé dans l'urne...

Kevin 15/11/2016 21:39

http://www.courrierinternational.com/depeche/la-victoire-de-clinton-en-voix-relance-le-debat-sur-le-systeme-electoral-americain.afp.com.20161112.doc.i15oy.xml
alors certes le système US d’élections indirectes est vraiment pourri avec 2 candidats sur les 20 dernières années ayant gagné avec moins de voix que le perdant, mais il aurait fallu contester les règles du jeu avant de perdre pour garder un peu de crédibilité... car appeler les grands électeurs à trahir leur camp pour faire élire le perdant, niveau démocratie, c'est vraiment pas top... c'est pas un coup d'état, mais ça s'en rapproche, non?

Observatus geopoliticus 16/11/2016 21:52

@ Yom
Tout à fait. C'est d'ailleurs pour cela que Clinton aurait quand même été battue au suffrage universel (des millions de pro-républicains s'abstiennent en Californie).

Kevin 16/11/2016 09:06

@Yom: dommage qu'on ne soit pas sur facebook, je ne peux pas "liker" votre commentaire, bien qu'il soit très interessant ;-)

"démocratie participative" me parait un bien joli mot quand le président est élu avec tout moins de la moitié des bulletins exprimés et 50% d'abstention, sans compter ceux qui ne peuvent pas voter car n'ont pas de pièce d'identité ou ont été condamnés par la justice (USA) ou avec 28% des bulletins exprimés au 1er tour et une cote de popularité à 12% en fin de mandat (France). Sachant que la majorité des élus sont des vieux hommes blancs riches, ils ne sont pas non plus représentatifs de la population de ce coté là non plus. Et bien sur, tous ces gens étant élus sur des promesses qui n'engagent que ceux qui y croient. On pourrait donc parler de "démocratie indirecte"

Yom 15/11/2016 23:41

Le problème avec cette comptabilité est qu’elle ne prend pas en compte l’abstention systémique que le mode de scrutin engendre.

Avec leur système « tout ou rien » au niveau de chaque état, les électeurs démocrates sachant qu’ils habitent un état majoritairement républicain et les électeurs républicains sachant qu’ils habitent un état majoritairement démocrate s’épargnent la peine d’aller voter pour que leur voix ne fassent que s’ajouter à un total qui sera en fin de compte ramené à zéro.

Avec un système plus proportionnel, certaines de ces gens iraient voter et le nombre total de voix de chaque candidat ne serait pas le même que celui sur lequel se basent ces conjectures et réclamations a posteriori.

Certains théoriciens de la démocratie ont beau feindre de croire le contraire, le fait est que le mode de scrutin choisi pour une élection est tout sauf neutre quant au résultat qui découle de cette dernière. Une partie non négligeable de la créativité de nos « élites » dirigeantes a d’ailleurs été investie, au cours de l’Histoire, à inventer des modes de scrutin toujours plus tordus pour favoriser les résultats qui les arrangeaient tout en continuant, sur un plan purement formel, à pouvoir appeler cela « démocratie ».

Avec nos « démocraties représentatives » à l’heure de la crise permanente de la représentativité, nous vivont dans des régimes que l’on pourrait qualifier, au mieux, de démocraties de basse intensité.

Je suis de ceux qui attendent l’avènement de la singularité technologique pour régler tous ces problèmes.

Mais dans l’attente, ou pour le cas où l’avenir me démentirait, je verrais d’un bon œil un système basé sur le concept de démocratie délégative, aussi appelée « démocratie liquide ».

Pour ceux que cela intéresserait :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Singularit%C3%A9_technologique

https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie_liquide

Ady85 15/11/2016 19:48

Les Soros et compagnie seront-ils capables d'aller jusqu'à créer des graves troubles anti-Trump aux USA , voir à provoquer une guerre civile, prenant le risque de voir sombrer leur QG ?

Observatus geopoliticus 16/11/2016 09:40

Les troubles existent déjà depuis une semaine. Certains sites parlent d'une "révolution pourpre" financée par Soros.

Ercole 15/11/2016 17:45

Tiens les russes balancent tout ce qu'ils peuvent sur la Syrie... Laissez en un peu pour Bachar les gars !

Observatus geopoliticus 16/11/2016 09:41

Oui, ça reprend force 8 là-bas...

simplet 15/11/2016 16:00

Au couscous syrien vient s'ajouter le tir aux pipes US
Les partis en présence ne sont pas encore vaincus:
Donaldo et son équipe contre
Le parti démocrate et ses électrons type Zoros
Une partie des républicains très "etablishment"
Une partie du t-party ( j'allais fourcher en disant t-boone, la côte à l'os pour trappeur)
Le département d'Etat actuel avec ses hétaïres dont la super sexy Victorie Nuland ( probablement gonflée aux hormones jusqu'aux coui.....) et l'eunuque du harem Kerry. Qui n'agiront pas en souplesse.
et enfin l'etat dans l'etat:
L'Agence Centale d'Intelligence. Si, si, c'est son nom.


Comment changer le personnel en douceur et ménagement ans s'attirer quelques balles perdues? Tout en gardant les contacts encore à trier. Comment reprendre la main de la destinée américaine dans le couscous syrien: Assad, Erdogan, Kurdes divers et variés, Frères tantôt alliés, tantôt ennemis, Iran, Hezbollah, un peu Israël et tout cela en restant copain avec Vladimirovitch qui lui lorgne sur son Eurasia, ses tuyaux et une partie de l'Ukraine.

Bref ce qui est sûrement mondialisé, c'est le bordel!

Pendant les campagnes d'Alep et de Mossoul, voilà laguerre mère de toutes les autres qui s'ouvre et nul n'avait prévue: Washigton DC.
Même si l'empire naufrage sûrement mais doucement, il pèsera encore lourd pendant quelques temps.

Yom 15/11/2016 23:12

Le terme « intelligence » ne peut-il avoir en français le même emploi que celui qu’il a dans CIA ?

Comme dans l’intitulé du chef d’accusation « intelligence avec l’ennemi » ?

Kevin 15/11/2016 21:27

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cuisine_syrienne
effectivement, pas de trace de couscous, mais du taboulé, du kébab, du tzaziki, du houmous, des baklava... ça donne faim, tout ça ;) et on se rend compte que les cultures débordent largement des frontières, qui restent des lignes imaginaires...

simplet 15/11/2016 17:45

Cher Hamilcar,

Grand merci pour vos corrections.

Ne connaissant que le Maghreb, j'imaginais que couscous était plus approprié que garbure ou pot au feu.
Cassoulet, je n'ai pas osé vu les récentes attaques chimiques par les rebelles; c'eût été mal pris par les catalans. Déjà que le "prix unique" n'est pas très loin de chez eux.

L'os T vous avez raison, bien sûr.

Hamilcar Barca 15/11/2016 17:22

@Simplet

Mon cher Simplet,
Vous m'avez fait tellement rire que je me permets de corriger "au marbre" qq points de votre texte. Je ne fais jamais cela, mais quelqu'un qui connait et emploie encore le mot "hétaïre" (surtout en l'appliquant à V. Nuland) ne peut être que l'objet de toute ma sympathie!
- je connais la Syrie et puis vous certifier que le couscous ne fait pas partie de la cuisine moyen-orientale (comme d'ailleurs le thé à la menthe);
- Daniel Boone, certes, mais "T-bone" (l'os en T): autrement dit, double côte à l'os (les vaches des races élevées "in the wild" sont très petites, de la taille d'un veau de Charolaise)
- CIA se traduit par "Agence Centrale de Renseignement". "Intelligence" est un faux-ami.

Très cordialement, et au plaisir de lire à nouveau de votre part un billet aussi drôlement percutant.

Mondran 15/11/2016 13:44

La globalisation économique sur laquelle s'appuyait l'empire américain commence à battre de l'aile. L'affaiblissement des états, des représentations collectives, l'émergence d'une régulation par et pour les multinationales, l'explosion des inégalités ont engendré des réactions tellement fortes que même le contrôle des médias et l'effondrement du niveau d'éducation ne suffisent pas à les contrôler .
Le Brexit et la victoire de Trump sont des Cygnes Noirs et nous ne pouvons pas anticiper toutes leurs conséquences.
Nous sommes donc entrés dans un ère à la fois stimulante et inquiétante où tous les possibles du pire au meilleur sont envisageables.
La mondialisation des échanges humains, culturels, scientifiques, etc., perdurera ne serait-ce que par la force des outils numériques.
Votre blog et plus largement tous les blogs d'analyses, contribuent à cette possibilité de rénovation du lien social. Nous sommes loin de la fin de l'histoire !


Par contre, la mondialisation des échanges (culturelle, scientifiques,

Observatus geopoliticus 15/11/2016 15:25

Nous assistons même à un renouveau complet, mon cher Mondran. L'histoire renaît sous nos yeux (si tant est qu'elle ait jamais pris fin), les chimères post-modernes occidentales volent en éclat. Autant pour les inepties fukuyamiennes...

Loic 15/11/2016 10:50

Visiblement Matteo Renzi commence à s'y mettre lui aussi, il a fait tomber la cravate, rangé le drapeau européen. De partout les lignes sont en train de bouger, les discours se réorientent avec cette nouvelle donne

Observatus geopoliticus 16/11/2016 09:46

@ Madudu
Je voulais écrire un petit billet sur le sujet mais l'actualité nous a rattrapé...

Madudu 15/11/2016 19:39

En parlant du forum Valdaï, Poutine a encore fait un sacré discours au dernier :)

Partie 1 : https://www.youtube.com/watch?v=Xs40t57rcBk
Partie 2 : https://www.youtube.com/watch?v=5JAduBdB7Mo

Observatus geopoliticus 15/11/2016 15:27

Renzi a toujours été tangent, une sorte de Tsipras italien. C'est par exemple le seul chef d'Etat d'Europe occidentale en activité à assister au forum Valdaï...

theuric 15/11/2016 10:39

Qui donc avait prévu le démantèlement de l'empire U.S.?
Moi, il y a des années ( http://nouvelhumanisme.hautetfort.com/ ), allez directement aux années 2012/2013, voire 2014, je ne me souviens plus., ou mieux encore, tapez "Fictions".

Observatus geopoliticus 15/11/2016 15:33

@ Theuric
"démantèlement AUSSI RAPIDE" est la phrase exacte. Tout le monde savait que l'empire périclitait, Todd l'a même prévu dès le début des années 2000.
Je n'évite ou n'évite pas de nommer qui que ce soit, je cite un eurocrate. Je ne vais quand même pas transformer ses paroles pour vous faire plaisir...

Bozi lamouche 15/11/2016 13:45

@theuric : exact Asselineau est anti Union européenne . En ce qui concerne MLP et Mélanchon si on prend le programme de la première on s'aperçoit qu'elle reste dans le flou du genre négocier à 27 une sortie de l'euro etc...gageons que sa position va évoluer avec la victoire de Trump vu le nombre d'opportunistes qui peuplent la direction...quant à Mélanchon il vient du PS donc méfiance...

theuric 15/11/2016 11:00

En fait, j'étais parti de l'idée,dès cette époque, que lorsque l'effondrement de la globalisation heureuse surviendrait, le système impérial ne pourrait y survivre.
Bien que ma naïveté de l'époque ne me permettait pas de percevoir les liens consubstantiels et puissants, de toutes sortes, entre les équipes politiques de l'U.E. et autres eurolâtres et l'empire.
Sinon, Observatus Politicus, je veux bien, moi, ne pas citer le nom de Monsieur Asselineau ni celui de son parti politique, l'U.P.R. à mon sens le seul remettant réellement en cause l'U.E.,si vous-même évitiez de nommer Madame Le Pen comme étant, avec Monsieur Mélenchon, les seuls à être anti-Union-Européenne.
D'ailleurs, pour ces deux acteurs de la vie publique, et comme le veulent les choses de la politique, leur situation est bien plus complexe que cela et n'est pas sûr que leur parti respectif puisse survivre au choc formidable que sera l'effondrement de l'économie-monde.

Olga 15/11/2016 09:13

Réjouissance et délectation ! Merci aux citoyens américains de nous avoir fait ce beau cadeau de Noel.
A nous maintenant de transformer l'essai en Europe. Follow the Liberty Way !

jef 15/11/2016 04:28

Comment ne pas accueillir comme de très bonnes nouvelles ces élections présidentielles bulgares et moldaves ainsi que le refus tchèque du déploiement du système radar us? L'Allemagne n' a pas le choix.. Seule une relation "spéciale" avec la Russie lui assurera sa prédominance dans l'Est et donc dans la totalité de l'Europe. Les États-Unis de l'Amérique du Nord la lui promettaient certes, mais ce temps est passé....

Chris 16/11/2016 21:11

"Tonton Sam a tellement noyauté l'Allemagne depuis 1945 qu'il doit encore avoir quelques tours dans son sac"
Non seulement noyauté, mais promu chef exécutif de l'UE (plus fiable que la France) après avoir déclenché au préalable le syndrome de Stockholm chez les Germains :
http://reseauinternational.net/tempete-infernale-version-censuree-raccourcie-autorise-seulement-a-partir-de-18-ans/
puis "pardonné" avec le plan Marshall qui les oblitera pendant 40 ans.
Un rapport sado-maso pur jus.

simplet 16/11/2016 13:59

Très juste cher OG.

43 millions d'américains d'origine allemande. Approximativement 15% de la population.
Cela crée des liens.

Observatus geopoliticus 15/11/2016 16:12

Attention de ne pas vendre la peau de l'aigle avant de l'avoir plumé... Tonton Sam a tellement noyauté l'Allemagne depuis 1945 qu'il doit encore avoir quelques tours dans son sac.

Renard 14/11/2016 23:54

Bonjour, comment comprendre l'hostilité de Merkel vis à vis de Poutine alors que l'Allemagne est visiblement engagé dans le projet Nord Stream 2 et que le capitalisme allemand profiterais a plein pot d'une bonne relation avec la Russie ?

Avec l'élection de Trump je pensais que Merkel allait tomber dans les bras de Poutine et oublier toutes les provocations antérieures mais ce n'est visiblement pas ce qui se déroule.

Olga 15/11/2016 16:39

Un bel aperçu fort bien expliqué des forces pour lesquelles travaille Jabba the Hutt :

https://www.youtube.com/watch?v=p3n5RF-wmzk

Olga 15/11/2016 15:39

La chienne du CDU a ses propres maîtres et ce n'est pas pour rien qu'elle a reçu en 2010 le prix européen Coudenhove-Kalergi.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-plan-kalergi-genocide-des-172751

https://fr.sputniknews.com/analyse/201410241022960923-une-europe-sans-europeens-selon-la-recette-coudenhove-kalergi/

Donc, la grosse Bertha ne risque pas de voir Poutine et Trump d'un bon oeil étant donné que les deux "trublions" sont en train de faire capoter cette fameuse Paneurope pour laquelle Merkel la vendue a tant travaillé.

jef 15/11/2016 04:01

Et c'est pourquoi nous devons garder bon espoir. Ce site, mais il n'est pas seul, rappelle sans cesse à une juste appréciation des choses, c'est-à-dire à une bonne compréhension des rapports de forces. Merkel, ou son successeur, s'y pliera le temps venu....

jef 15/11/2016 03:47

Avec tout mon respect, je crois que vous avez une une idée très fausse du leadership qu'exercent la plupart des dirigeants politiques... Ils sont à la croisée d’intérêts contradictoires et obéissent aux rapports de force. Ils pensent peu, calculent beaucoup, et se soumettent toujours.

Viriato 14/11/2016 22:55

Bonjour OG, bonjour à tous -
Oui, sans parler de dominos, il y a indéniablement une accélération événements. Le combat des Titans - capitalisme souverainiste contre capitalisme mondialiste - approche.
Ce clivage qui transcende largement le clivage classique gauche/droite est apparu pour la première fois en 1992, à l'occasion du traité de Maastricht ; à l'époque il avait été mis sous le tapis. Depuis quelques années, les souverainistes font un retour en force. Il ne leur manquait plus, en occident, qu'une victoire politique majeure. C'est chose faite, et même deux fois de suite.
La vraie question, maintenant, est de savoir quelles forces politiques, financières et industrielles se cachent derrière le Donald. Et pour quoi faire ?
D. Trump représente-t-il une cassure ou seulement une ré-articulation du capitalisme, destinée à sauver la puissance américaine dans le contexte probable d'une explosion du système financier global ?
D'abord, je vous mets en lien un article de Pepe Escobar
http://lesakerfrancophone.fr/le-plan-secret-de-lestablishment-pour-mener-trump-a-la-presidence

Ensuite, et c'est le plus passionnant, deux vidéos de Mikhail Khazine (sous-titrées en français) où il livre son analyse de la situation économique mondiale. La première est très didactique, la seconde, l'interview, est absolument passionnante. Il y prévoit d'ailleurs, dès juillet, la victoire de D. Trump.
Pensée centrale :
« on s'est aperçu récemment que les ressources économiques des États-Unis sont insuffisantes pour maintenir à flot cette dualité du système dollar comme monnaie mondiale et devise nationale.
... À ce moment là (2011) a eu lieu, c'est absolument capital, la fragmentation de l'élite occidentale et donc mondiale, unifiée depuis 1945, car il est devenu clair qu'il n'y a que DEUX scénarios possibles, je rappelle :
- Sauver la finance globalisée en détruisant au passage l'économie américaine ;
- Ou sauver l'économie américaine en démantelant la finance globalisée"
http://infosmaintenant.net/les-derniers-instants-de-la-vie-de-vladimir-poutine/
https://www.youtube.com/watch?v=_rIng_CcPYA

Les dirigeants actuels de la Russie sont évidement dans le camp souverainiste. Comme sans doute bon nombre d'industriels, y compris chez nous ...

Viriato 15/11/2016 23:09

@Vincent
La force de l'analyse de Khazine est qu'elle donne une explication rationnelle à la victoire de Trump et laisse de nombreuses portes ouvertes. On ne peut pas raisonner sur cet événement sans l'inscrire dans la situation potentiellement cataclysmique du système financier qui peut exploser à tout moment. Trump pourrait constituer une porte de sortie honorable, quitte à sacrifier quelques banques.

Vincent 15/11/2016 11:37

@viriato,

J'ai écouté la vidéo de 30' avec Mikhail Khazine (qui date de cet été) dans laquelle il évoque des arrestations possibles au plus haut niveau en Russie si Trump était élu; (le début de la fin pour la cinquième colonne). Ça va très vite on dirait - mais chapeau pour son analyse.
https://fr.sputniknews.com/russie/201611151028696228-arrestation-ministre-economie-poutine-russie/

Wilmotte Karim 14/11/2016 20:02

Est-ce que le déblocage en Roumanie et Moldavie va permettre de régler la question transnistrienne?

Observatus geopoliticus 14/11/2016 22:49

C'est ce qu'espère le nouveau président moldave.
NB : attention, aucun déblocage en Roumanie. C'est en Bulgarie voisine, plus au sud et guère concernée par la Transnistrie.

grouik grouik 14/11/2016 19:51

Mouais....mine de rien,et quand bien mème le Turkish stream soit officiellement signé,l'élection bulgare lève le dernier verrou pour un retour en grâce du South Stream..de quoi pour le bon Vlad se prémunir d'une énième foucade de Erdogollum! ! En gros,on accoste par les eaux bulgares,on passe par la Serbie,suffisamment humiliée par Monsieur Hillarante Barbue à la fin des 90's,on arrive chez Orban où on est comme chez nous,on file par l'Autriche qui apparemment s'apprète à voter pour la version locale de Marine Trump,et on finit en Italie,où Renzi s'impatiente,lui qui a souvent remis en causes les oukases russophobes des €urocrétins...De quoi contrebalancer,en plus du South Stream,le north stream 2...QUELLE VISTA!! !

Observatus geopoliticus 14/11/2016 22:47

@ grouik grouik
Ta ta ta, ce n'est pas aussi simple : si la Bulgarie ne sort pas de l'UE, le troisième paquet énergétique reste en vigueur...

grouik grouik 14/11/2016 19:53

"De qui contrebalancer en plus du TURKISH STREAM....." évidemment,vous m'aviez déja corrigé !!

Eric83 14/11/2016 19:07

Cher OG, les articles que je joins ci-dessous sont indirectement liés à votre billet mais le sujet me semble particulièrement important dans la période troublée aux US depuis l'élection de Trump. Surtout qu'ici le "trouble" serait directement causé par les politiques antagonistes d'Obama et de Trump.Si les informations et l'analyse qui en sont faite sont exactes, elles seraient fascinantes, stupéfiantes, effarantes...
http://www.dedefensa.org/article/trump-deja-actif-en-syrie-alentours
http://www.debka.com/article/25776/Obama-hits-Trump-tie-with-Putin-Erdogan-on-Syria
Quel est votre avis sur ces informations et avez-vous des informations d'autres sources les confirmant ou les infirmant ?

Observatus geopoliticus 14/11/2016 22:45

Bonsoir cher Eric.
Mouais... En préliminaire, il faut préciser que Debka semble de plus en plus à côté de la plaque depuis quelques mois. Je consultais régulièrement ce site il y a quelques années, je le fais beaucoup moins maintenant.
Une entente Poutine-Erdogan pour reprendre Raqqa ? Franchement, ça paraît assez farfelu. Des Turcs à Raqqa est la pire crainte de Damas car cela signifierait presque à coup sûr la partition du pays.
Le prochain billet est sur la Syrie, promis ^^

Madudu 14/11/2016 18:58

Ha ! Comme Clinton aurait aimé que la Russie s'ingère vraiment dans les affaires intérieures américaines !

Ha ! Comme d'autres après elle, en Union Européenne, aimeraient que la Russie s'ingère vraiment dans les affaires intérieures europe-uniennes !

Ha ! Comme Poutine a eu raison de ne jamais se mêler des politiques intérieures désastreuses à tous points de vu des exceptionnalistanais et des europe-uniens !

Les fruits mûrs ne se contentent pas de tomber tous seuls par terre, ils se déplacent désormais jusqu'au panier sans qu'il soit besoin de les ramasser ^^

Je me demande quand même si tout ça doit nous rassurer. Et, si oui, jusqu'à quel point. N'est-ce pas trop rapide ? Ne manque-t-il pas un peu de hargne à l'empire ? N'est-ce pas trop beau et trop facile ?

J'ai du mal à croire à tant de bonnes nouvelles à la fois, et pourtant j'en ai envie, et pourtant que je ne trouve rien d'important à redire. Peut-être que je n'ai pas l'habitude de voir le monde "en progrès" ^^

N'avez-vous pas vous aussi cette étrange impression, chers amis ?

Observatus geopoliticus 15/11/2016 16:19

@ Madudu
Je sais bien, cher ami, je disais cela plus pour moi même. A la relecture du billet, je me suis rendu compte que je n'avais pas pris la précaution d'usage de préciser que l'empire même affaibli a encore quelques coups de Jarnac dans son sac...
@ Yom
Vous avez tout à fait raison de préciser, mon cher, que ce qui peut être fait peut être défait. L'exemple du Brésil vient immédiatement à l'esprit. Cependant, n'oublions pas que pour l'empire, c'est une course contre la montre : le rapprochement de l'Eurasie est irréversible comme l'est la dédollarisation. Aussi, dans son état, et même s'il nous jouera encore des tours, il est assez dramatique de perdre ne serait-ce que quelques années.
Bien à vous deux

Yom 15/11/2016 10:26

Madudu, votre impression, je la partage également.

Ce qui ajoute à mon trouble, c’est que la plupart de ces nouvelles sont le fruit de résultats d’élections.

Or, ce qu’une élection fait, une autre peut le défaire. Va t’on désormais assister à des changements diamétralement opposés de cap tous les quatre ou cinq ans, pays par pays ?

M’est avis que ces gouvernements « populistes » décevront à leur tour car les attentes que leurs électeurs, les plus déçus et donc les plus exigeants, placent en eux sont trop grandes et parfois trop divergentes (par exemple les gauchistes qui voteront pour le programme social de Marine et de Florent risquent de déchanter si c’est finalement l’approche de Marion et de Louis, fidèle à celle de Jean-Marie, qui s’impose).

Par ailleurs, je ne peux m’empêcher de méditer sur l’idée qu’il faut tellement de temps pour faire et au contraire tellement peu de temps pour défaire.

Par exemple, avec la réintégration du commandement de l’OTAN, il aura suffit du passage d’un Sarkozy pour défaire des décennies de diplomatie française (les piliers du quaie d’Orsay en étaient fort dépités).

A un niveau géopolitique, les alliances ont besoin d’un minimum de stabilité. Un pays changeant d’allégeance tous les cinq ans ne sera pas pris au sérieux, ni par les USA, ni par la Russie et certainement encore moins par la Chine.

Madudu 15/11/2016 07:34

Il n'y avait là pas l'ombre d'un reproche à votre égard cher Observatus, nous constatons tous votre prudence :)

Observatus geopoliticus 14/11/2016 22:36

Oui, mon cher Madudu, on a l'impression d'assister à un détricotage d'une rapidité déconcertante. Etant d'un naturel prudent, je précise toutefois assez régulièrement que le chemin est long et ne se fera pas sans à-coups...

Hamilcar Barca 14/11/2016 16:46

Bonjour OG
Le titre de votre billet me met profondément mal à l'aise. La dernière fois que j'ai entendu parler de dominos et de la théorie qui va avec, c'était au début des années 60. Et cela été le fondement d'une des guerres les plus terribles de l'Histoire moderne, à savoir celle du Vietnam.

Alors, comme cela a été excellemment exprimé par Jeanson : "Je ne suis pas superstitieux car cela porte malheur", j'évite de marcher sur la queue du chat noir, et de penser aux dominos devant la situation actuelle.
Rien n'est joué, loin de là.

Bien cordialement

Observatus geopoliticus 14/11/2016 22:32

Cher Hamilcar,
à l'époque, l'empire était au sommet de sa force. Difficile de trouver un Eisenhower ou un Dulles actuellement...

Clement 14/11/2016 16:13

Vous oubliez l'Irlande qui commence à se poser des questions !
http://www.irishtimes.com/news/politics/eirexit-could-ireland-follow-britain-out-of-the-eu-1.2864539

Qui y aurait pensé que l'Irlande s'y mette... Les seuls qui se poseront la question une fois la sauterie finie cela sera le PS et l'UMP.... Quelle tristesse

Observatus geopoliticus 14/11/2016 22:27

Merci Clément, j'avais lu un petit quelque chose sur le sujet il y a de cela quelques semaines mais ne pensais pas qu'on commencerait à en parler dans le Times irlandais.

Mundus 14/11/2016 16:00

Bonjour, pouvez-vous me dire pourquoi des ultrasionistes (extrême droite) sont fiers de l'élection d'un Trump.. rêve d'un Farrage et d'une Marine Lepen, bave sur Poutine tout comme ils ont fait de Netanyahou un D. vivant. Ne passerons nous pas de la Pax Americana à la Pax Judaïca...? Comme dirais un certain Botul bien qu'étant de gauche '' c'est bon pour Israël.''

Observatus geopoliticus 15/11/2016 16:23

@ Mundus
Créditer dans le sens "donner le crédit d'une chose à une entité qui n'a rien fait pour le mériter". Conflit surmédiatisé où les regards convergent effectivement, bien plus que les lignes d'importance géopolitique.

Mundus 15/11/2016 08:22

@Observatus geopoliticus

Hé bien mon chère ami j'ai envie dire que la réponse est dans "votre" réponse!! '''Je crois que rarement dans l'histoire on aura tant crédité un pays aussi petit et somme toute aussi insignifiant qu'Israël.'''' Et ça c'est dans tout l'Histoire. Why??? Rien que géographique ce petit pays insignifiant est le centre du monde là où tout les lignes et les regards convergent.
Si on assiste vraiment à l'effrondrement de l'empire USA qui prendra le relais. Quelle PAX? China, Russia....!!! en 2000 ans on est passée la pax romana à la la pax britannica puis ily a un un peu plus d'un siècle à celle américana et maintenant...

Observatus geopoliticus 14/11/2016 22:23

Ca y est, ça recommence avec les sionistes... Je crois que rarement dans l'histoire on aura tant crédité un pays aussi petit et somme toute aussi insignifiant qu'Israël. (Bâillement)

Mundus 14/11/2016 18:14

@Chris
Dommage que je sois nul en anglais... On va ressortir le dossier Iranien! Sinon ça c'est sûr que Trump est une totale rupture avec les 20 dernières années de la politique US. De toute manière j'attends de voir deux choses de Trump : remise en question de l'Otan et le déplacement de l'ambassade US à Jérusalem. Wait and See.

PS : je lis bcp la presse franco-israélienne et ce n'est pas réjouissant.

Chris 14/11/2016 17:22

Peut-être que cet article pourra vous éclairer :
http://www.dedefensa.org/article/trump-les-juifs-et-moscou