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Chroniques du Grand jeu

Eris διχόνοια

25 Janvier 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient

Les noces de Thétis et Pélée furent célébrées en présence de toutes les divinités de l'Olympe, à l'exception d'Éris, déesse de la Discorde. qui n'avait pas été conviée. Pour se venger de cet affront, elle s'invita et jeta sur la table nuptiale une pomme d'or gravée de ces mots : "à la plus belle". La discorde éclata bientôt entre Héra, Athéna et Aphrodite qui se précipitèrent pour la saisir. S'ensuivit le jugement de Pâris sur le mont Ida, l'enlèvement d'Hélène et la guerre de Troie...

Ce n'est sans doute pas pour rien que la Russie est l'héritière de la culture grecque. Du mont Ida à Idlib, il n'y a qu'un pas et quelques millénaires. La pomme de discorde de Poutine s'appelle "pourparlers de paix" et elle a pour résultat de disloquer la rébellion.

Depuis le début de l'intervention russe en Syrie, Moscou a compris que, pour éviter l'enlisement, il était nécessaire de saucissonner l'opposition armée. C'est particulièrement vrai de l'Armée de la conquête, fer de lance de la rébellion. Cette fédération comprenant Al Nosra, Ahrar al-Cham et divers groupes "modérés" issus de l'Armée syrienne libre, permettait aux Occidentaux et aux pétromonarchiques d'armer Al Qaida sans en avoir l'air.

Les discussions d'Astana sous l'égide irano-russo-turque enfoncent un coin supplémentaire dans le consortium barbu. Ahrar al-Cham a été invitée tandis que Al Nosra, maintenant appelée Jabhat Fateh al-Cham (JFC) en a été exclue, comme lors des précédentes négociations. Certes, les puristes diront qu'il n'y a pas grande différence entre les salafistes issus des Frères musulmans et les groupies de Ben Laden, mais la fin (réduire la rébellion et mettre un terme à la guerre) justifie les moyens.

De fait, les centaures se mangent maintenant entre eux dans l'Olympe djihadiste d'Idlib, la dernière grande enclave rebelle. Nous évoquions rapidement le pourrissement de la situation la dernière fois. Nous sommes désormais au bord de la guerre civile inter-barbue.

Les combats ont lieu dans toute la province :

JFC (Al Qaeda) attaque les groupes "traîtres" inclus dans les pourparlers d'Astana, Ahrar al-Cham en tête (délicieux cadeau empoisonné du Kremlin...) Les qaédistes pillent les dépôts d'armes, enlèvent les QG, allant jusqu'à utiliser l'arme de l'attentat-suicide qu'ils réservaient jusque-là aux ennemis de guerre. En 24 heures, Jaish al-Mujahidin, un groupe salafiste rebelle de 8 000 combattants a été liquéfié, une partie de ses combattants rejoignant JFC, les autres s'égayant dans la nature... Chose intéressante, Al Zinki, le mouvement "modéré" armé par Washington et qui avait décapité en direct un gosse de 12 ans, prend parti pour Al Qaeda. On comprend que la volaille médiatique préfère regarder ailleurs...

Ahrar al-Cham semble quelque peu dépassé et menace Jabhat Fateh al-Cham d'une guerre totale. Si les deux principales composantes de la rébellion s'affrontent ouvertement, c'en est fini de l'Idlibistan. Nul doute que consigne a été passée à Damas et à Moscou de regarder le fruit pourrir sans intervenir. La pomme d'Eris fait son oeuvre...

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bluetonga 27/01/2017 16:32

Le 24, "b" sur Moon of Alabama tenait la même analyse, à savoir une lutte fratricide entre les deux factions de jihadistes, Al Qaeda et Ahrar al Sham, astucieusement amorcée par les invitations sélectives aux pourparlers d'Astana.

Hier, et se basant sur l'absence de rapports de pertes, signalée et analysée par un reporter travaillant pour les news iraniennes (ehsani), il affirme au contraire que ce conflit serait en fait une mise en scène, qu'il y a entente entre les deux groupes Al Qaeda et Ahrar pour éliminer les factions mineures sur le terrain, rafler la totalité des ressources (armes, combattants, logistique...), mais surtout s'assurer du soutien prolongé de la Turquie via le groupe Ahrar réputé "modéré" et dont des éléments combattent aux côtés des Turcs dans l'opération "bouclier de l'Euphrate".

http://www.moonofalabama.org/

Chris 27/01/2017 18:49

Trump annonce vouloir la création d’une zone sécurisée
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8172
Quel en serait l'impact sur le règlement du conflit ?

Observatus geopoliticus 27/01/2017 18:22

Oui, j'ai lu ça après coup. Tous les sites de réinformation analysent la quasi guerre civile intra-djihadiste tandis que la MSN reste silencieuse.
Par contre, sur la "mise en scène", c'est tiré par les cheveux. Je ne vais d'ailleurs même plus sur les sites iraniens tellement c'est plein de fausses nouvelles, rumeurs invérifiées et autres...

la grive 27/01/2017 10:25

Depuis un certain temps, tout public qui s'intéresse au conflit, même de loin, ne peut plus ignorer l'implication d'Al Qaeda. Malgré la multiplication des emballages aux noms similaires, il reste toujours cette étiquette qu'il est impossible de réhabiliter.
Le problème qui se pose pour les généreux mécènes est de pouvoir amener leur soutien à des groupes armés qui traînent ces étiquettes. Je pense au ravitaillement évidemment, mais aussi au soutien politique et médiatique qui sont tout aussi indispensables.
Et si on se projette dans le découpage du pays, scénario que personne n'a abandonné, il serait très compliqué de rallier la communauté internationale autour de projets entachés par le simple nom 'Al Qaeda'.

Tout le génie de ce conflit consiste à utiliser cette réputation à son avantage. S'il est de mauvais goût de soutenir des terroristes, d'un autre coté il est absolument louable de les combattre. Et plus les méchants sont méchants, au point même de la caricature dans le cas de l'état islamique, plus il est facile de s'inviter dans le conflit. Après-tout, qui va reprocher aux occidentaux l'installation de bases militaires dans un pays souverain si elles servent à repousser les forces de l'EI ?

Je pense que la même stratégie est en train d'être appliquée dans le théâtre d'Idlib. Une fois que les rôles seront bien définis, que les méchants seront clairement identifiés, on nous dira qui sont les gentils.

Observatus geopoliticus 27/01/2017 18:26

Ajoutons aussi que, dans le discours officiel occidentalo-pétromonarchique, l'épouvantail EI permet de faire passer Al Nosra et autres Ahrar al-Cham pour des "modérés". Si les Russes ne bombardent pas Daech, c'est donc qu'ils bombardent l'opposition... LOL

UltimaRR 27/01/2017 17:42

Vous avez tout à fait raison concernant le statut de l'EI, celui-ci agit comme une sorte d'"épouvantail".

Il est l'ennemi parfait, ce "barbaros" qu'un certain Occident recherche et qui se meut en dehors de toute forme d'humanité et de civilisation ; une expression des plus épurées de ce qui nous apparaît comme le Mal, et qui ne cherche même pas à s'en cacher, bien au contraire. D'où le fait qu'il accapare quasi exclusivement l'attention médiatique, qui le sert ainsi de la plus belle des manières.

En réaction, l'existence même de cet EI rendrait d'emblée le recours à la force comme juste et légitimé.

Comme vous le dites, cela devient presque un impératif de les combattre, et c'est là où réside le piège. Car sans pour autant remettre en cause ce combat ou la nature de l'EI, il faut être prudent et ne pas abdiquer toute rationalité au profit de l'émotion qui se place en-deçà de tout questionnement, agir au nom d'une pseudo-conscience morale, car cet épouvantail fait le jeu de beaucoup.

Il ne faut pas en être dupe. Pendant ce temps-là, les corbeaux, eux, volent vers d'autres champs.

Bref, un peu tout le contraire de ce que semble avoir fait - sciemment ou non ? je l'ignore - notre diplomatie.

Eric83 26/01/2017 12:24

Merci OG pour ce nouvel éclairage qui confirme vos précédentes et justes analyses.
Il est à noter le silence assourdissant des médias MSM depuis la libération d'Alep-Est sur la situation en général en Syrie et notoirement sur Idlib.
Les mouches MSM ont changé d'âne et le "méchant" du moment à combattre n'est plus Assad mais Trump !
Par exemple, 'après le Figaro, les américains sont très angoissés depuis l'élection de "Trump le fasciste". La preuve irréfutable, "1984" d'Orwell est en rupture de stock et réédité tellement la demande est forte. CQFD
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/01/25/20002-20170125ARTFIG00244-trump-fait-bondir-les-ventes-du-livre-1984-de-georges-orwell-sur-amazon.php

Observatus geopoliticus 26/01/2017 16:36

Ah ça, l'omerta médiatique s'en donne à coeur joie. Dans la plus belle tradition de la Pravda, regarder ailleurs... Trump et Orwell (alors que 1984, c'est précisément le système impérial), le Fig à rot a même osé pondre un article sur la twitteuse d'Alep !
La mafia médiatique est irrécupérable et irréformable.

Hamilcar Barca 26/01/2017 07:12

Cher Observatus Geopoliticus

Merci de ce billet, où l'analyse géopolitique s'appuie de façon magistrale sur notre fond culturel d'origine antique. La mythologie grecque, loin d'être seulement l'expression de croyances à un au delà, est surtout une transposition allégorique de situations réelles. Les dieux grecs et la description leurs démêlés ne sont que l'intemporalisation de la complexité des relations inter-humaines.
Vous rappelez fort justement l'apport de la Grèce à la culture russe: toute personne qui a étudié le grec antique et passe ensuite au russe ne peut être que frappée par les similitudes grammaticales entre ces deux langues archaïques (déclinaisons multiples, liste interminable de verbes irréguliers, présence d'un double conditionnel, etc). Sans oublier l'alphabet cyrillique.
Et je rejoins par ailleurs Mythologie sur le poids de l'inconscient collectif - si l'on adhère à cette théorie psychanalytique - dans le destin des peuples et des nations.
Cela étant, la situation syrienne met aussi en évidence ce qui fait la force actuelle de la Russie, menée par un stratège comme Poutine, dans le jeu mondial. La Russie mixe dans son fond culturel et anthropologique l'Occident et ses racines culturelles grecques, et l'Orient, mongol et tatar entre autres. Elle est le pont obligé entre ces deux mondes.
Rappelons juste qu'un échec chronique de l'Occident a été son impuissance récurrente à dialoguer et à s'entendre avec l'Orient: les Grecs et "Iskander, le maudit Grec" contre les Achéménides, Rome contre les Parthes (avec qq mémorables raclées prises par les Romains au passage), Byzance contre les Arabes puis les Turcs, les Croisés contre les Sarrazins, pour ne citer que les affrontements majeurs. Le bazar moyen-oriental actuel, initié par l'Empire, n'a été que la Nème conséquence de ces "pesanteurs historiques", pour reprendre une expression de Lénine.
La Russie change cette donne multi-millénaire en rapprochant ces deux mondes, et en prenant "de facto" le rôle de directeur de jeu. C'est un événement considérable, et si la stratégie russe aboutit, le cours de cette Histoire sera modifié pour la 1ère fois depuis 3000 ans.
Bien cordialement

Hamilcar Barca 27/01/2017 20:25

@ MBM
Ce blog ne me parait pas être l'endroit pour entamer une discussion sur ce que sont les théories psychanalytiques. D'autant que j'ai eu bien soin de préciser dans mes posts 1) "si l'on adhère ..." 2) qu'il s'agissait d'une philosophie et non pas d'une science.
Si cela a déclenché malgré tout chez vous une crise d'urticaire, il faut transporter votre malaise ailleurs.
Enfin, je ne cite Wikipedia que par courtoisie pour les lecteurs de ce blog, afin qu'ils puissent en 1-clic avoir un descriptif express des thèmes que nous avons abordés, pas forcément familiers à tout le monde, surtout lorsqu'il s'agit d'un médecin +/- tombé dans l'oubli.
In fine, et comme l'a rappelé l'animateur de ce blog, je suis resté courtois. Alors, comme on dit au rugby, "gardez vos mains dans vos poches". Même si vous n'êtes pas d'accord avec mes propos.

Observatus geopoliticus 26/01/2017 16:21

@ MBM
Tout ceci ne doit pas vous empêcher de rester courtois...
@ Hamilcar
Une petite remarque en réponse à votre intéressant message, cher suffète. Parmi les ponts entre Occident et Orient, notons quand même le surprenant royaume gréco-bouddhiste dans ce qui est aujourd'hui l'Afghanistan.

MBM 26/01/2017 15:51

Je prévoyais une telle réaction. Une suggestion tout de même pour votre édification : ne vous contentez pas de Wikipédia et lisez-le! (Freud à menti, Editions l'AEncre.

Hamilcar Barcar 26/01/2017 13:21

Cher MBM,
La psychanalyse n'est pas une science, mais une philosophie à plusieurs facettes, dont la théorie de l'inconscient collectif.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Inconscient_collectif
Il n'est nécessaire d'adhérer au "package" complet pour trouver intéressantes certaines explications psychanalytiques du monde qui nous environne, et le terme "incongru" me paraît quelque peu inadéquat pour qualifier mon propos.

Bien qu'ayant quelques notions de médecine, je ne connaissais pas le Dr. Jean Gautier.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Gautier_%28docteur%29
La pêche aux infos montre qu'il était un brillant endocrinologue, et l'action du système endocrinien sur le psychisme est une notion tout à fait reconnue de nos jours.
Maintenant, si vous voulez bien nous montrer ce que l'endocrinologie apporte comme explication au billet d'OG et à la situation moyen-orientale, je suis preneur.
Bien cordialement

MBM 26/01/2017 11:50

J'apprécie votre réaction; cependant vous référer à une hypothèse freudienne est incongru. Lisez Dr. Jean Gautier et vous saisirez illico mon propos.

Jean 25/01/2017 23:39

Il faut souligner le geste de Poutine envers Trump en invitant des représentants américains aux négociations sur la paix en Syrie à Astana.

Ady85 25/01/2017 23:17

Observatus, un petit mot sur l'affaire des missiles Chinois aux portes de la Russie ?

Qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ?

Observatus geopoliticus 27/01/2017 18:28

Oui, bien sûr. Les plans étaient sans doute déjà dressés mais l'élection du Donald a accéléré le mouvement.

Ady85 26/01/2017 20:21

OK merci pour la réponse :)

Cette mise en place des missiles est donc à inscrire dans le contexte de tensions entre Chine et Trump ?

Observatus geopoliticus 26/01/2017 16:43

@ Ady
Cela s'est bien évidemment fait avec l'accord des Russes. Il s'agit de mettre ces missiles au plus près du territoire US (sachant que la trajectoire la plus courte passe par le pôle et non, évidemment, le Pacifique). Sans doute aussi les écarter de la zone radar des THAAD installés en Corée du Sud (le Heilongjiang est un ventre mou stratégique sur lequel les Américains ont peu de prise). Et enfin, pourquoi pas, se mettre sous l'ombre russe (les S500 entreront en action si la frontière est menacée).

Vasco 25/01/2017 23:41

Très bonne question.
Idem ne pas perdre de vue les gesticulations diplomatiques avec Taiwan, le récent lancement de satellite Japonais et derrière le show de Duterte la possible bascule géopolitique des Philippines. Le prochain point chaud ce sera bel et bien la mer de chine et tous s'y préparent (y compris l'Inde avec ses sous-marins)

theuric 25/01/2017 22:36

Depuis le temps que je me le dis, il va bien falloir que je m'y plonge, dans la mythologie grecque.

Observatus geopoliticus 26/01/2017 16:45

L'Antiquité est la matrice de toute chose.

simplet 25/01/2017 20:35

Navré, mais je comprends rien à rien.
Quels sont donc les intérêts des uns et des autres?
Quelles sont leur différences?
Je crois avoir compris que ce n'est pas tribal et qu'ils ont pour beaucoup les mêmes employeurs, le même goût du pouvoir, la même volonté d'imposer la charia wahhabite, etc..
Alors, le tri? On fait comment?

Kevin 26/01/2017 16:15

Pays disloqué entre gangs? ca me rappelle étrangement la Libye tout ca... A croire que les ricains sont condamnés à répeter les memes erreurs, encore et encore... Sauf s'il ne s'agit pas d'erreur, car la guerre en elle meme est un business suffisament lucratif: les cycles destruction-reconstruction sont une bénediction pour l''industrie de l'armement et celle du BTP, 2 piliers de l'économie américaine...

Alaric 26/01/2017 15:51

En fait les "rebelles" n'ont jamais cessé de s’entre tuer . Si ils étaient une force unie et cohérente il auraient peut être déjà pris Damas mais les luttes d'ego, de partage du butin, de violence idéologique et de concurrence entre sponsors ont souvent pris le dessus sur la haine- pourtant véritable - d'Assad.

La rébellion syrienne partage beaucoup de points communs avec le système mafieux: règlements de comptes, conflits liés au butin , désaccords territoriaux ...

Il est intéressant de noter la surmédiatisation du conflit : la moindre katiba de 100 combattants a sa chaîne youtube, son compte twitter , etc

Un exemple de la sauvagerie ordinaire du chaos syrien : deux groupes se sont battus pour savoir lequel d'entre eux dirigerait la prière du vendredi : http://www.syriahr.com/en/?p=48556

Ces luttes intestines sont tellement prépondérantes dans le conflit qu'on peut imaginer qu'après la chute hypothétique d'Assad le pays se serait disloqué entre gangs. Il serait difficile dans ces conditions de construire un pipeline dans le sunnistan comme le souhaitaient les obèses pétromonarchiques , ce qui prouve encore une fois leur stupidité crasse .

Kevin 26/01/2017 08:32

Hamilcar Barca, merci pour la petite precision. Je ne suis pas historien du tout, et ne connais la guerre d'Espagne qu'au travers de films et de livres (dont le superbe "hommage à la Catalogne" d'Orwell)...

Hamilcar Barca 26/01/2017 06:27

@Kevin
Cher Kevin,
D'accord avec vous, la similitude avec la guerre d'Espagne et surtout avec les évènements de Barcelone est frappante.
Cela étant, le POUM n'était pas un parti anarchiste, mais d'inspiration trotskiste. Ses alliés anarchistes étaient la CNT (Confederación Nacional del Trabajo) et la plus intransigeante FAI (Federacion Anarquista Iberica).

Bien cordialement

Kevin 25/01/2017 20:53

De la même façon qu'en 1937, les communistes et les anarchistes (le Partido Obrero de Unificación Marxista, ou POUM - j'adore ce nom :) se foutaient sur la gueule alors qu'ils étaient dans le même camp, contre les fascistes de Franco, facilitant la victoire de ce dernier.
Ou de là même façon que catholiques et protestants ont la même religion et se sont entretués pendant des siècles. S'ils sont d'accord à 99%, ils vont s'entretuer sur le 1% restant. Ou alors c'est des luttes d'égo, chaque caïd veut devenir le grand chef suprême...

Yann 25/01/2017 17:53

Vous aviez déjà prévu cela dans les commentaires, tout de suite après la libération d'Alep, . Et nous y voilà. Respect.

Observatus geopoliticus 26/01/2017 16:46

Merci, cher Yann, mais il ne fallait pas être grand clerc pour le prévoir, c'était dans la logique des choses...

Yom 25/01/2017 17:12

Nous voici donc avec une guerre civile à l’intérieur d’une guerre civile.

J’aimerais bien voir notre belle presse devoir s’exprimer sur ce qui se passe maintenant de si merveilleux à Idlib, sans implication de l’armée « du régime », pour tous ceux qui y ont été évacués pour fuir l’enfer d’Alep (on est soulagé pour eux).

Il nous manque, dans notre démocratie, un mécanisme pour que le citoyen puisse apostropher la presse sur le suivi de ses prises de position. L’oubli et l’omission sont trop commodes.

Observatus geopoliticus 26/01/2017 16:50

Cher Yom,
c'est évidemment le principal problème de ce 4ème pouvoir sans contre-pouvoir. La solution est de faire comme les Romains qui votaient avec leurs pieds : ne plus y aller, tout simplement, ne plus rien lire, ne plus leur donner un centime.

Herminie 25/01/2017 16:56

Grâce soit rendue à ce blog qui me fait sentir plus intelligente après chaque lecture !

Observatus geopoliticus 26/01/2017 16:51

Merci, chère Herminie, c'est un plaisir. Mais si vous lisez ce blog, c'est que vous étiez déjà intelligente ^^

Caracole 25/01/2017 16:11

Je crois que je n'ai jamais cliqué sur une pub ailleurs que sur ce blog, car c'est aussi la premiere fois que je me sens "redevable" à un blog. Merci OG

Observatus geopoliticus 26/01/2017 16:55

Merci, cher/chère Caracole. Bon, pour ce que ça rapporte... Ca permet tout de même de couvrir les frais de l'abonnement Premium et de me payer une ou deux pintes par semaine (sauf que là où j'habite, il n'y en a pas).

Mythologie 25/01/2017 15:55

Vraiment bien vu. Comme quoi nos racines psycho-mythologiques sont bien nos racines psychiques. Merci