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Chroniques du Grand jeu

Donald sort l'artillerie lourde

21 Janvier 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Etats-Unis, #Russie, #Chine, #Europe, #Moyen-Orient, #Histoire

Ca n'a pas traîné et le système impérial en a pris pour son grade... Rarement un discours d'investiture aura été aussi déterminé, robuste, offensif. Certes, des paroles aux actes, il y a un pas que s'efforceront de rendre glissant le Deep State et toutes les officines qui vivent par et pour la Guerre froide 2.0, mais ne boudons pas notre plaisir. Extraits :

La cérémonie d'aujourd'hui a une signification particulière. Nous ne faisons pas que transférer le pouvoir, nous transférons le pouvoir de Washington et nous vous le rendons. Pendant trop longtemps, une petite minorité a pu profiter du gouvernement pendant que le peuple en a payé les frais. Le peuple n'a pas pu tirer parti de cette richesse. Les emplois ont quitté notre pays, les citoyens de notre pays n'ont pas pu en bénéficier et les victoires de certains n'ont pas été vos triomphes.

Nous avons subventionné des pays, nos forces militaires ont été épuisées. Nous avons défendu les frontières d'autres pays sans défendre les nôtres. Nous avons dépensé des milliers de milliards à l'étranger alors que nos infrastructures tombent en ruine. Nos usines ont progressivement quitté notre territoire. On n'a même pas pensé aux travailleurs américains laissés sur le carreau. Mais ça, c'est le passé.

Chaque décision sur le commerce, les impôts, l'immigration ou les affaires étrangères sera prise pour le bénéfice des travailleurs et des familles américaines. Nous devons protéger nos frontières des ravages perpétrés par les pays qui fabriquent nos produits, volent nos compagnies et détruisent nos emplois.

Nous rechercherons l'amitié des autres nations. Et nous le ferons en comprenant que chaque nation a le droit de défendre d'abord leurs propres intérêts. Nous ne devons pas tenter pas d'imposer notre notre de vie et nos conceptions mais plutôt les laisser briller comme un exemple.

Nous renforcerons les vieilles alliances et en formerons de nouvelles. Et nous unirons le monde civilisé contre le terrorisme islamique radical que nous éradiquerons de la surface de la terre.

(...) Nous n'accepterons plus les politiciens qui passent leur temps en promesses et n'agissent pas, se plaignant sans cesse mais ne faisant rien pour y remédier. Le temps des paroles creuses est terminé, voilà venu le temps de l'action.

Protectionnisme économique, nette remise en cause de l'impérialisme US et charge contre l'establishment. Les oreilles ont dû siffler de Langley à Riyad en passant par Bruxelles, Idlib, Pékin ou Washington même.

Aucune surprise finalement, tout ceci est dans la continuité de la campagne du Donald. Mais qu'il l'affirme aussi fortement, dans les circonstances les plus officielles qui soient, en dit long sur sa volonté. Et en invectivant les politiciens qui parlent pour ne rien dire, il s'oblige publiquement à tenir ses engagements (assurance contre les menées de l'Etat profond ?). Comme Cortés, il brûle ses vaisseaux et marque d'un sceau indélébile son programme : ce sera ça ou le déluge, y compris contre lui-même.

Voyons maintenant les choses un peu plus en détail et leurs implications internationales :

  • Russie

Aucune repentance sur le vrai-faux piratage mais, au contraire, une ouverture indirecte ("nouvelles alliances contre l'islamisme radical", en Syrak évidemment). Les néo-cons en ont avalé leur stylo... Le parti de la guerre aurait tellement voulu faire croire ceci :

ou ceci :

ou encore cela (les lecteurs me pardonneront - je me fais plaisir et en profite pour publier ces amusantes caricatures désormais caduques) :

L'opération a échoué. Pour ajouter du sel sur la blessure, Obama a fait deux bourdes coup sur coup, heureusement tues fort à propos par la presstituée institutionnelle.

La remise de peine de Manning a d'une certaine façon prouvé en creux l'intox qui a entouré le supposé piratage russe. Voici un soldat qui a plaidé coupable d'avoir transmis à Wikileaks 750 000 (!) documents classifiés concernant la sécurité nationale des Etats-Unis et qui voit, dans un grand accès de clémence, sa peine ramenée de 35 à 7 ans de prison. Dans le même temps, nous sommes sensés croire que la publication des mails de Podesta par ce même Wikileaks met en danger l'existence de l'Amérique et mérite de faire sombrer le monde dans un climat digne de la crise des missiles cubaine. La dichotomie est trop massive pour que l'on prenne l'agression russe tout à fait au sérieux.

Pire ! Obama a fait une deuxième gaffe lors de sa dernière conférence de presse en tant que président. En voulant justifier la remise de peine de Manning, il a laissé échapper :

So, with respect to WikiLeaks, I don’t see a contradiction. First of all, I haven’t commented on WikiLeaks generally. The conclusions of the intelligence community with respect to the Russian hacking were not conclusive as to whether WikiLeaks was witting or not in being the conduit through which we heard about the DNC e-mails that were leaked.

Oups, Barack... Derrière la formulation ambiguë, l'on comprend que les autorités américaines ne savent en réalité pas comment Wikileaks a mis la main sur les mails du Parti démocrate ni même si ceux-ci ont été hackés ou s'ils ont simplement fuité (en interne, donc).

Quant au dernier épisode intitulé Donald chez les péripatéticiennes moscovites, l'on n'en entend soudain plus parler, comme toutes les accusations du système impérial relayées avec frénésie par la mafia médiatique et qui disparaissent aussi vite qu'elles apparaissent.

  • Chine

La position américaine face au duo sino-russe est au coeur du Grand jeu depuis un demi-siècle :

Les années 50 ont représenté une décennie noire pour les stratèges américains. Après la prise du pouvoir par Mao en 1949, le cauchemar de MacKinder et Spykman se réalisait : un bloc (communiste) eurasiatique uni, comprenant URSS et Chine et allant de la Baltique au Pacifique.

Washington mit en place un réseau d’alliances militaires le long du Rimland - OTAN (Europe et Turquie), Pacte de Bagdad ou CENTO (Moyen-Orient et Pakistan), OTASE (Asie du Sud-est) – pour enserrer et contenir le Heartland en crue. L’on imagine avec quel soulagement les Etats-Unis accueillirent la rupture sino-soviétique de 1960. La mort de Staline et la déstalinisation, bref l’adoucissement de l’URSS, avaient rendu les Chinois furieux. Après quelques années d’hésitations, et suivant leur habitude de la politique du pire, les Etats-Unis choisirent… la Chine maoïste !

Visite de Nixon à Pékin en 1972, dégel des relations dans les années suivantes, soutien aux alliés de la Chine dont - ô tâche indélébile sur la diplomatie US - les Khmers rouges de Pol Pot au Cambodge. Laissons la parole à Kissinger : « Dites bien aux Khmers rouges que nous serons amis avec eux. Ce sont d’horribles meurtriers mais ça ne sera pas un obstacle entre nous. Dites-leur que nous sommes prêts à améliorer nos relations avec eux » (archives des minutes des conversations entre Kissinger et son homologue thaïlandais le 26 novembre 1975). Dans la foulée de la rupture sino-soviétique, les communistes du Sud-est asiatique s’étaient en effet eux aussi divisés. Les communistes vietnamiens, vainqueurs des Américains, étaient favorables à l’URSS, les Khmers rouges à la Chine. Ces derniers ont, de 1975 à 1978, exterminé le tiers de la population cambodgienne et perpétré de nombreuses attaques en territoire vietnamien, sous le regard bienveillant des Etats-Unis qui tentaient ainsi de contenir et de harceler leurs vainqueurs par le biais de Pol Pot.

Le 1er janvier 1979, Washington reconnaît le gouvernement de Pékin comme le seul gouvernement légal de la Chine. Pendant ce temps, excédés par les attaques, les Vietnamiens finissent par envahir le Cambodge et mettent la pâtée aux Khmers rouges. Ce qui entraîne la réaction de Pékin qui entre en guerre contre le Vietnam : 200 000 soldats chinois traversent la frontière, avec l’assentiment des Etats-Unis.

Si les Américains ont soutenu la pire branche du communisme d’alors, la Chine maoïste et ses alliés, ce n’est certes pas par amour idéologique mais pour mieux diviser l’Eurasie et isoler le fameux "pivot du monde", l’URSS à l’époque.

Cette politique a peu ou prou continué jusqu'à nos jours avec toutefois deux anicroches. Une première au tournant du millénaire (fin Clinton-début Bush) : malicieuse récupération par les conseillers militaires chinois des débris du F117 furtif abattu en Serbie (avril 1999), bombardement de l'ambassade chinoise de Belgrade par l'OTAN quelques semaines plus tard (relation de cause à effet ?) et incident de l'île d'Haïnan (avril 2001). La seconde, plus sérieuse, monte en puissance depuis la fin des années 2000 et le rapprochement sino-russe ; elle est partie pour durer.

C'est là que l'arrivée du Donald complique la donne comme nous le disions au lendemain de son élection :

Le monde ne deviendra pas tout rose du jour au lendemain. D'abord parce que Trump tient des positions plus dures vis-à-vis de certains alliés de la Russie : Chine (mais uniquement sur le plan économique) et Iran (mais avec des déclarations contradictoires). Il sera intéressant de voir comment tout cela se combinera avec le prévisible rapprochement américano-russe. A l'instar de ce qu'il a fait sur la scène américaine où il a transcendé les habituels clivages politiques, le Donald risque de faire la même chose sur le plan international. Ses prises de position n'entrent en effet dans aucun schéma actuel.

Oui à Assad mais non à l'Iran ; oui à Moscou mais non à Pékin ; non à l'Iran mais non également aux pétromonarchies sunnites... Bien sûr, ce ne sont que des esquisses et beaucoup d'eau peut couler sous les ponts, mais la chose est intéressante car l'on pourrait assister à une nouvelle donne internationale assez complexe.

Depuis, il a passé le fameux coup de fil à la présidente taïwanaise, diversement apprécié par le système impérial et sa presse - "erreur" pour le New York Times, "coup de génie" pour le Washington Post. Cette décision montre en tout cas que pour Trump, la cible chinoise n'est peut-être pas seulement économique.

Les observateurs avisés de la chose internationale sont dans l'expectative. The National Interest évoque un possible "Nixon à l'envers" : jouer cette fois la Russie contre la Chine. Fait qui ne manque pas de sel, ce retournement est soutenu par le vénérable Kissinger, l'officieux conseiller de Trump et l'éminence grise de Nixon qui avait conseillé le pivot vers Pékin. De quoi faire baver de rage le docteur Zbig, toujours pas guéri de sa russophobie maladive et qui préférerait jouer la carte chinoise contre Moscou...

Les prochains mois nous en diront plus sur ce passionnant et fondamental théâtre d'ombres. Une chose est sûre : tous les regards seront tournés vers Poutine qui occupe de fait la place centrale, celle de faiseur de rois (et de paix !) entre ses deux alliés. Lâchera-t-il Pékin pour Trump ? Chat échaudé craint l'eau froide... Le Donald n'est pas éternel et le système impérial US reprendra un jour ou l'autre la main. Sacrifier la durable alliance chinoise pour un éphémère rapprochement avec Washington serait un calcul risqué.

Répondra-t-il aux avances de Trump par une fin de non-recevoir ? Il serait idiot de faire une croix sur une entente à propos du Syrak, de l'Ukraine ou de l'OTAN. De plus, ça donnerait des munitions au parti de la guerre à Washington pour convaincre son monde que tout rapprochement avec Moscou est décidément impossible (si même Trump n'y est pas arrivé...)

Plus sûrement, Vladimirovitch tentera d'accommoder l'aigle et le dragon tout en poursuivant l'intégration eurasiatique. Il pourrait bien devenir l'intermédiaire obligé par qui passeront les doléances chinoises ou américaines, l'arbitre du monde, plaçant la Russie au centre de l'échiquier. Que de chemin parcouru depuis l'ère Eltsine...

Contre vents et marées, face au harcèlement incessant de l'empire, il aura résisté et atteint le but de sa politique étrangère. Il aura survécu à tout et tous : Bush, Obama, Blair, Cameron, Sarkozy, Hollande...

  • Europe

Le tendre dédain du Donald pour Bruxelles n'est plus à démontrer et les assistants du nouveau président ont même récemment, et un peu naïvement, demandé à des représentants de l’UE quels seraient les prochains pays à quitter le bloc !

Privés de suzerain, les euronouilles semblent perdus. Témoin, cette larmoyante sortie du Ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble à Davos, où le 1% est en famille : "Si on veut rendre les Etats-Unis plus forts comme le souhaite le président Trump, on ne peut pas vouloir réduire leur capacité à diriger le monde". Vassal et fier de l'être...

Que ces paroles soient prononcées par un Allemand n'est peut-être pas anodin. Moscou est la troisième Rome, Berlin va-t-elle devenir la deuxième Washington dans un remake de L'empire hors les murs ? C'est le rôle que semble vouloir assumer Merkel qui a tombé le masque et s'est lâchée avec lyrisme :

"Nous ne pouvons laisser personne nous diviser. Nous devons mener cette bataille [pour le libre-échange], ne serait-ce que par principe. Nous devons défendre la démocratie libérale et le commerce. Chaque génération lutte pour ses idéaux et je suis prête pour ce combat".

Au nom du Père, du Fils et du Libre-échange, amen... La guerre générationnelle de mémère pour cette religion néo-impériale est évidemment soutenue par le vice sortant qui accuse Trump et Poutine de vouloir "faire s'effondrer l'ordre libéral international". D'ici à ce que le protectionnisme devienne un crime contre l'humanité... La tirade de Joe l'Indien est d'ailleurs à conserver précieusement dans les annales du rire :

"Le but de Poutine est de revenir à un monde où le fort impose ses vues au faible par l'intimidation militaire, la corruption et la criminalité."

Ce n'est évidemment pas l'Amérique qui aurait fait ça avec l'Irak, la Libye, la Syrie ou l'Ukraine, ça non alors...

A vrai dire, tourneboulés, les crabes du panier s'y perdent un peu. Aux critiques de Trump sur la gestion des réfugiés par Merkel, un autre ministre allemand, Sigmar Gabriel, a répondu du tac au tac, sans se rendre compte qu'il mouillait ainsi ses chers amis :

Il y a un lien entre l'interventionnisme raté des Etats-Unis, particulièrement la guerre en Irak, et la crise des réfugiés. Aussi, il vaut mieux que chacun se garde de critiquer l'autre.

Traduction : ce sont les guerres de Bush, Rumsfeld, Obama, Hillary et Biden qui ont créé ce chaos. Ouf, heureusement que la presse a fait son travail et ne s'est pas étendue sur la petite chamaillerie au sein du camp du Bien...

Pour finir avec Davos, notons que Xi Jinping a lui aussi, mais pour d'autres raisons, plaidé en faveur du libre-échange, l'un des soubassements de la croissance économique chinoise. Nous touchons là du doigt la profonde contradiction entre les intérêts économiques et stratégiques de la Chine. Economiquement, Pékin partage certaines valeurs du système impérial : libre-échange, soutien à l'Union européenne et à l'euro (plus facile de vendre à un bloc unifié avec une monnaie commune) etc. Géostratégiquement, c'est plutôt l'inverse.

  • Moyen-Orient

Le message de Trump ne sera pas passé inaperçu parmi les barbus modérément modérés et leurs soutiens européens et pétromonarchiques. Rappelons la phrase qui tue : "Nous unirons le monde civilisé contre le terrorisme islamique radical que nous éradiquerons de la surface de la terre".

C'est la première fois que le mot "islamique" est prononcé dans un discours d'investiture. Fin du flirt multi-décennal entre Washington et le fondamentalisme sunnite ? Certes, il convient de rester prudent, mais le Donald n'a jamais fait mystère de ses idées vis-à-vis de l'islam radical et de la situation en Syrak.

Grise mine à Doha et à Riyad, où certains signes avant-coureurs annonçaient peut-être la couleur :

Terminons sur une petite nouvelle passée inaperçue et qui ne mérite peut-être pas d'être relevée, mais nous préférons donner au lecteur toute information susceptible d'expliquer les événements futurs. Dans le cadre de la prise de distance du Donald avec ses activités entrepreneuriales, le futur président américain a fermé quatre sociétés liées à l'Arabie saoudite. Ce n'est peut-être rien... comme ça peut être un signe annonciateur d'un prochain changement de direction de la politique étrangère des Etats-Unis.

A l'inverse, Damas, Bagdad, Le Caire et même Téhéran peuvent se féliciter de la tournure des événements. Quant au rusé sultan, il a senti le vent tourner depuis un certain temps déjà, se ralliant à la position irano-russe. C'était dans les tuyaux, c'est désormais officiel : Ankara ne demande plus sur le départ d'Assad.

Sur le terrain, les Turcs n'y arrivent décidément pas à Al Bab et ils viennent encore de se prendre une gifle des mains de leurs anciens protégés daéchiques. Toi aussi mon fils... Nous avions parlé il y a dix jours de l'énième tentative turque de prendre Qabasin. Elle avait échoué comme une autre hier où un certain nombre de soldats ont péri. On avait connu les Ottomans plus efficaces... Il se murmure d'ailleurs que le sultan pourrait jeter l'éponge et laisser l'armée syrienne, qui commence à avancer doucettement vers Al Bab, libérer la ville.

Dans le paradis djihadiste d'Idlib, les loups se mangent entre eux, comme nous l'avions prévu. Le saucissonnage de la rébellion par les Russes - inclure X pour exclure Y des pourparlers - semble fonctionner à merveille. Il n'y a plus qu'à attendre le pourrissement du fruit.

A Deir ez Zoor, surfant toujours sur le coup de Trafalgar des Américains, l'EI lance une nouvelle et puissante attaque, ce qui oblige l'aviation russe et syrienne à survoler continuellement la zone. Ne cherchez pas l'info dans nos chers médias, les 100 000 civils pro-Assad de Deir ez Zoor n'y méritent aucune mention... Plus au sud-ouest, l'armée syrienne avance de nouveau vers Palmyre.

Enfin, nos prédictions concernant la libération de Mossoul-est étaient un peu trop pessimistes :

Les forces irakiennes avancent dans la partie orientale de la ville, certes la plus "facile" à prendre car de peuplement mixte (Kurdes, chiites, Assyriens) peu lié au sunnisme arabe de l'Etat Islamique. Dans certains secteurs, le Tigre est enfin en vue. Si les combats seront encore rudes et meurtriers, Mossoul-est devrait être libérée d'ici le mois de mars. Ce sera une autre paire de manches pour la partie occidentale de la métropole, plus acquise à Daech. Les petits hommes en noir commencent d'ailleurs à faire sauter les ponts enjambant le Tigre.

Plus besoin d'attendre mars, c'est fait. Reste le gros du travail maintenant...

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Madeleine 26/01/2017 10:52

Que pensez vous de la future ambassade en Palestine occupée et les. Colonies payées par son gendre de Trump ?

jef 28/01/2017 21:04

Quel plaisir de lire ce propos! Conflit surmédiatisé...et sur-instrumentalisé! Leurre du double État, leurre de la SEULE démocratie proche-orientale, Leurre de la TROISIÈME Jérusalem, leurre de la seule armée MORALE (dixit BHL). Leurre des pauvres palestiniens seulement VICTIMES du fanatisme d'en face...etc
Que de fantasmes et de délires! Ceux qui désirent sincèrement à TOUTES les populations du PO ont pour première tâche de ramener ce conflit à ses vraies dimensions POLITIQUES: celles d'un ÉTAT (problématique). Et ce caractère problématique quoique divers de L’État concerne tout le PO et l' A d N.

Observatus geopoliticus 26/01/2017 16:12

@ Madeleine
Comme je le dis souvent, quoi que l'on pense du conflit surmédiatisé entre la Palestine et Israël, ses incidences géopolitiques sont mineures...

simplet 25/01/2017 11:55

Vu le climat agressif développé par les """""démocrates""""" anti Trump, la question de plus en plus présente en Californie de faire sécession ( qui ne tiendra pas dix jours, les prétentieux), je me demande si la stratégie du système néo-cons ne serait pas de pourrir la situation jusqu'à développer une guerre civile? Façon de dstituer Donaldo?

C'est par encore gagné pour les démos, mais cela sera une marée d’emmerdes pour Trump.

Bref, la conquête de Washington DC, n'est pas terminée.

Pendule de Newton 25/01/2017 00:44

Trump a compris bien avant tous, qu'il faut donner un os à ronger aux msn pour en douce faire passer sa doctrine sans bruit. C'est la même attitude pour Duterte, ils font les fanfarons pour s'adapter aux médias trop aveuglés par le politiquement correct et les histoires de chat ( c'est mignon) au lieu de faire du journalisme axé sur les nouvelles réalités géopolitiques.
Quand leur public s'en rendra compte la table d'échec aura été déjà rabattu à leur détriment (toujours hébété et hagard face à tout ce qui arrive: brexit, trump, Duterte, Chine, votes en Europe, Asie....)
Cela risque d'être la nouvelle norme de la politique et des médias.

Pendule de Newton 25/01/2017 00:48

Les USA partagent déjà les positions de frappes avec les russes (dans l'anonymat général, trop occuper à détester et marcher contre l'investiture de Trump).Il nie s'associer aux russes mais pas d'avoir communiquer les cibles de frappes aux russes (ahahah la subtilité militaire et géopolitique)
https://sputniknews.com/middleeast/201701231049927674-russia-us-daesh-coordinates/

http://www.washingtontimes.com/news/2017/jan/23/pentagon-denies-cooperation-russia-syrian-airstrik/

Arqoj 24/01/2017 21:54

Bonjour,
Les rats quittent le navire: c'est à mon avis ce qui se passe. Cela vaut ce que cela vaut, mais une certaine expérience du déverminage de situations opérationnelles, politiques, commerciales juridiques et diplomatiques, en regardant lorsque j'étais jeune, puis plus tard, que j'ai eu à pratiquer.
Les Anglais veulent un Brexit qui bascule en Hard Brexit ce jour, et les US qui veulent se séparer du merdier actuel et s'en couper.
Ce sont les instigateurs du monde actuel, qui depuis un an, et de plus en plus brutalement et vivement veulent s'en séparer. Permettez cela me laisse perplexe.
AI vu des situations pourries se mettre en place, et cela y ressemble -
C'est du derrick qui va sauter parceque le pétrole remonte à toute allure.
Ce n'est plus controlé.
Une chose m'interpelle: les anglais peuvent séparer leur monnaie (de toutes les façons le pb est là), mais les US, comment peuvent ils couper leurs sous de l'extérieur - si avec un décret peut être.
A surveiller: les suisses et leur monnaie (échanges avec le reste).
Autre signe: et cela s'accélère, par tout les moyens - les tweets en sont un -.
Cdt.

Eric83 25/01/2017 11:05

@Madudu
Les tweets de Trump sont une "arme" redoutable et redoutée par le Système, et ce à mon avis au moins pour deux raisons.
Avec ses tweets, Trump donne des informations directement à des millions d'américains, sans passer par le prisme déformateur des médias MSM.
Une fois les tweets envoyés sur le réseau, ils sont relayés par tous les médias, y compris MSM, et la visibilité de l'information essentielle devient alors quasi totale.
On comprend donc l'immense panique des médias MSM qui perdent leur pouvoir de marionnettistes de l'opinion du peuple.

Madudu 25/01/2017 00:02

Je ne réagis qu'à la mention des tweets :

Si Trump y a autant recours, je crois que c'est parce que de toute façon ce que les MSM citent de ce qu'il dit dépasse rarement 140 caractères et que c'est toujours sorti de son contexte pour lui faire dire n'importe quoi.

Alors autant ne donner que des morceaux de 140 caractères sans contexte, ça laisse moins de latitude pour lui faire dire ce qu'il ne dit pas.

En plus de la sorte il oblige à aborder les thèmes qu'il veut voir abordés, plutôt que ce ne soit au choix de l'adversaire.

C'est pas terrible-terrible, mais dans vu la situation dans laquelle il se trouve c'est mieux que rien.

Chris 24/01/2017 19:08

Syrie :

https://fr.sputniknews.com/international/201701241029759456-syrie-forces-democratiques-base-militaire-americaine/
"Les Etats-Unis créent une base militaire dans le nord-est de la Syrie, un millier de soldats y étant déjà déployés"
Je me demande quel en sera l'impact.

Bastien29 24/01/2017 03:43

Excellent article. Je découvre ce site à l'occasion d'une itinérance sur un autre site web également excellent (https://www.gatestoneinstitute.org/). Vraiment une bonne journée!
Le discours d'investiture du Donald, court et percutant, a été évidemment vilipendé par la presse système qui voit se confirmer avec désarroi que le rôle de "bad guy" du Donald n'était pas que réservé à son personnage de candidat.

Observatus geopoliticus 25/01/2017 16:00

Bienvenue, Bastien. Oui, un candidat qui tient ses promesses anti-systémiques, quelle sainte horreur pour les gardiens du Temple...

jef 23/01/2017 23:33

Cette phase intérimaire est passionnante. L'administration Trump n'est pas encore en place de par la procédure parlementaire américaine. Trump ne peut que décréter. Et il ne s'en prive pas. Or tous ses décrets sont en pleine conformité avec ses annonces électorales. Étonnant, non? aurait dit le regretté Desproges!

Pendule de Newton 23/01/2017 19:37

Le Trump a déjà dégainé, ce lundi, et commence vite et fort. A ce train là, il met en branle les grands axes de sa campagne. Ce président tout le monde spécule, le temps des analyses est arrivé. Les premiers décrets sont déjà riche d'enseignement; ça sera du tic o tac entre lui et le dark state.

E. 23/01/2017 12:01

Un article sur zerohedge mentionnait le gros pb auquel Trump va devoir faire face: les néocons ont le contrôle total du congrès, de la cour suprême et des médias...excusez du peu. L'auteur rappelait que Poutine s'est trouvé à peu près dans la même situation quand il est arrivé au pouvoir. Et qu'il a réussi à faire un gros bout de ménage (même si ce n'est pas terminé) avec les méthodes que l'on sait. La question: c'était faisable par Poutine en Russie. Pas sûr que ça passe aux USA.

Observatus geopoliticus 25/01/2017 16:05

Moui mais le Congrès est tout de même traversé de courants contraires, cf. Tulsi, cf. le vote unanime permettant de poursuivre les Saoudiens...

simplet 23/01/2017 11:10

Challenges:
Le tout premier train de marchandises à relier la Chine et la Grande-Bretagne est entré en gare de Londres ce mercredi au terme d'un voyage de plus de 12.000 kilomètres, marquant une étape supplémentaire dans les efforts de Pékin pour accroître ses relations commerciales entre l'Asie et l'Europe. Le convoi est arrivé sur un quai de la gare de Barking, dans l'est de Londres, après 18 jours de trajet en provenance de Yiwu, ville commerçante de la province du Zhejiang, dans l'est de la Chine. Pour cela, il a traversé le Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie, la Pologne, l'Allemagne, la Belgique et la France avant d'atteindre le Royaume-Uni par le tunnel sous la Manche, avec à son bord un chargement d'appareils ménagers, de vêtements, de tissu, de sacs ou de valises. Par la mer, le même chargement aurait mis pratiquement deux fois plus de temps.


Pour info : Anvers Shanghai 62 jours, plus les délais d'approche portuaires.
Tarif: +/- 1.200 uds frais d'approche et chargement compris ( FIFO: free in free out)

Toujours Challenges:

Après une croissance de 6,7% sur chacun des trois premiers trimestres de 2016, la Chine a enregistré une légère accélération sur les trois derniers mois de l'année, avec une progression de 6,8% du PIB.

Mais les piliers de l'économie chinoise restent fragiles: une embardée du crédit alimentée par des taux accommodants, des dépenses publiques fortement accrues dans les infrastructures, et surtout un boom du marché immobilier à l'unisson d'une envolée des prix dans les grandes villes.

"Dans l'ensemble, l'économie continue d'évoluer dans une fourchette appropriée, elle gagne en qualité et en efficacité", s'est cependant réjoui le BNS dans un communiqué.

De fait, Pékin vante volontiers ses efforts de rééquilibrage: il entend doper la consommation intérieure, les nouvelles technologies et les services, et restructurer les sociétés d'Etat, au détriment des industries traditionnelles.

La production industrielle a ainsi continué de ralentir en décembre, avec une progression de 6% sur un an, contre 6,2% en novembre. C'est en deçà des 6,1% attendus par les analystes interrogés par Bloomberg.

A l'inverse, les ventes de détail, baromètre de la consommation des ménages, ont gonflé le mois dernier de 10,9% sur un an, davantage que les 10,8% de novembre et que l'anticipation du marché (10,7%).

"Néanmoins, nous devons être conscients que la situation intérieure et extérieure reste compliquée et qu'il reste encore à consolider les fondements de notre économie", a prévenu le BNS.
Chute des exportations

Les exportations chinoises --moteur crucial de la croissance-- se grippent: elles ont plongé de 7,7% en 2016.

Et la transition économique s'avère douloureuse: l'industrie chinoise est plombée par des surcapacités et hantée par des sociétés étatiques "zombies" surendettées, tandis que les fuites de capitaux s'intensifient.

Soucieuses d'éviter un atterrissage brutal et de stimuler l'activité, les autorités ont nettement gonflé leurs dépenses dans les infrastructures: les investissements en capital fixe ont progressé de 8,1% en 2016, renforcés par les efforts de relance budgétaire du gouvernement.

(avec AFP)

Fred 23/01/2017 20:49

Challenge est trop souvent approximatif dans ces infos. Cette ligne de ferroviaire qui relie la Chine a l'Europe existe depuis 2015. Mais la capacité d'un train est faible par rapport au bateau.
De plus, un bateau relie Shanghai a l'Europe du nord en semaines. le cout est beaucoup moins de 1000 Usd pour un 20 pieds...

jef 23/01/2017 01:43

Concernant la possible politique de Trump, je mets en contraste les interrogations nées au fur et à mesure des nominations/propositions à tel ou tel poste (les uns clamant: il s'équipe d'une équipe de durs à cuire...et les autres: il s’apprête à trahir ses électeurs...) et la radicalité de son discours d'investiture. OG a raison: il vient de brûler ses vaisseaux De toute évidence, ceux qui,dans son équipe, avaient leurs petits calculs en seront pour leurs frais. Les tièdes auront le sort des traîtres Peut-être que cela sonnera aux oreilles de certains comme bêtement mélodramatique, mais je crois sincèrement que Trump sait sa vie mise en jeu.!.

Eric83 22/01/2017 20:16

Au vu des déclarations de Trump jusqu'ici, les nations qu'il déclare ennemies des US sont la Chine et l'Iran alors qu'il annonce souhaiter un "rapprochement" avec la Russie.
Dans ce qui semble être un nouvel épisode de la série "Diviser pour mieux régner", la perception de F. William Engdahl est-elle juste ou erronée au sujet de la présence - voire plutôt de la tutelle - de Kissinger auprès de Trump ?
http://lesakerfrancophone.fr/trump-est-il-lhomme-de-sous-main-d-henry-a-kissinger-cie

jef 23/01/2017 01:59

La mise en cohérence de son équipe comme de sa politique ne va pas manquer de sel. Tout le monde le sait. Mais, à à tort, on pense y voir une absence d'idées, de culture et de niveau. Comme si tout était dit Je crois plutôt que Trump a un projet clair et de solides principes...et qu'il accueille volontiers les idées d'autrui pour l'éclairer sur les moyens à retenir. Il est idéaliste et pragmatique.

Grognard 22/01/2017 13:49

Bonjour OG,
Eh bien vous commencez sur les chapeaux de roues.
Ah le jus d'orange!
Je subodore que vous êtes un adepte de la formule: "On commence le match à fond quand on est vidé, on accélére"
lol.

Nous sommes globalement d'accord pour reconnaître que Trump a une marge de manoeuvre très étroite.
Elle ne ressemble pas à un highway . Ce serait plus un chemin vicinal. Dans ces conditions son intérêt est de jouer avec les blancs et de garder l'initiative en politique intérieure s'entend.

Quant à "mémère" je crains qu'elle nous tourne encore quelques confitures à sa façon.
Que voulez-vous lorsque l'on fait allégeance à l'indispensable exceptionnelle le Got mit uns se rapproche de l'estrade.

Toutes ces féodalités recuites n'entendent-elles pas du fond de nos terroirs monter ce chant:
Le châtiment pour vous s'apprête
Car le peuple reprend ses droits.
Vous vous êtes bien payé nos têtes,
C'en est fini, messieurs les rois!
Il faut plus compter sur les nôtres:
On va s'offrir maintenant les vôtres,
Car c'est nous qui faisons la loi!...

Observatus geopoliticus 25/01/2017 16:06

Du jus d'orange assaisonné à l'or bleu et à la sauce piquante eurasienne...

hopfrog 22/01/2017 13:25

Merci pour ce superbe tour d'horizon, fort complet et comme d'habitude fort agréablement écrit. Concernant les pétromonarchies du Golfe, je lirais avec grand intérêt un billet faisant le point sur leurs adversaires et leurs soutiens et aussi, naturellement, sur les motivations respectives des uns et des autres...
À propos d'autre chose, je ne sais si je suis le seul à regretter l'ancienne présentation du blog ?

Observatus geopoliticus 25/01/2017 15:58

Ha ha, oui vous avez retrouvé vos montagnes.
Pour la version, chers Fb et Hopfrog, il n'est pas impossible que j'en revienne au mode classique au final. Bon, on reste un peu comme ça et on verra...

fb67 23/01/2017 18:41

Je regrette un peu la sobriété de la précédente version, mais bon on a retrouvé les fonctionnalités, et j'ai retrouvé mes montagnes...
Et, plus important, notre maitre d’œuvre est toujours artiste hors-catégorie, et il a le chic pour trouver les images qui vont bien.

Georges Clounaud 22/01/2017 12:49

Plus ça va moins je crois en la possibilité pour Trump d'atteindre ses objectifs et d'effectuer ce jeu de renversement d'alliances. Les néo-cons ont œuvré pendant des décennies pour construire leur funeste projet. Peuvent-ils raisonnablement laisser le Donald réduire tous ces efforts à néant ? La révolution colorée (celle des bonnets roses ?) qu'ils sont en train d'organiser nous donne une bonne indication. la réponse est : non. Soit trump se couche soit on le couchera...
Par ailleurs j'invite tous les lecteurs de ce blog à ne pas louper une magnifique œuvre de propagande néo-con totalement grotanesque qui sera diffusée ce lundi sur france 3 à 22h30 : "Bachar - moi ou le chaos" d'Antoine Vitkine. Il y a du lourd et Laurent irresponsable et coupable Fabius y fait des interventions somptueuses. A voir au second degré comme on regarde un ignoble nanard au cinoche pour se gausser entre amis de la nullité de l'"œuvre" cinématographique. Attention, si vous regardez cette leçon de désinformation au premier degré vous risquez de porter atteinte à l'intégrité physique de votre poste de télévision...

sapeur 23/01/2017 12:42

Je crains que DT finisse effectivement sur la liste des présidents américains qui n'ont pas pu finir leur mandat...pour raisons de santé! De plus le vice président semble être une pur néo-con, donc une alternative idéale pour les Mac-Cain et autres va-t-en guerre....A moins que Donald qui est tout sauf naif n'ait quelque dossier sur lui!

Hamilcar Barca 22/01/2017 13:44

@Georges Clounaud
Cher Georges
Vous avez écrit: "Les néo-cons ont œuvré pendant des décennies pour construire leur funeste projet. Peuvent-ils raisonnablement laisser le Donald réduire tous ces efforts à néant ? La révolution colorée (celle des bonnets roses ?) qu'ils sont en train d'organiser".
Je ne crois pas être le seul avec vous à être convaincu que DT va devoir progresser sur un terrain fortement miné. Mais l'option "révolution colorée", si elle était prise par les neo-cons aux manettes avec les libtars sur le pavé, serait une erreur stratégique.
Il ne vous a pas échappé que DT s'est mis l'armée - pas les huiles du Pentagone, mais les hommes de terrain de l'active - dans la poche. La réserve également, et ce n'est pas rien quand on sait que la force aérienne domestique, aux USA, repose massivement sur la Garde Nationale. Enfin la Navy, comme toutes ses consoeurs du monde entier, est profondément légaliste.
Si les neo-cons et la CIA, se croyant chez les Latiños, voulaient tenter un "golpe" via la rue, DT aurait beau jeu de proclamer la République en danger et de faire établir la loi martiale.
Cela étant, je peux me tromper.
Bien cordialement

Wilmotte Karim 22/01/2017 12:31

"nette remise en cause de l'impérialisme US et charge contre l'establishment"

Remise en cause ou restitution à ses capacités réelles?
Rome a abandonné la Dacie. Pas ses prétentions impériales.

Eric83 22/01/2017 12:08

Merci OG pour la nouvelle donne géopolitique que pourrait engendrer la Présidence Trump.
il me semble que vous ne mentionnez pas Israël, qui au vu de la résolution de l'ONU de décembre et des déclarations de Trump avant son investiture devrait se retrouver encore plus au centre du jeu régional, voire international.

Concernant la Présidence Trump, elle s'annonce en rupture avec le Système et donc suscite de nombreux espoirs à cet égard. Nous devrions être fixés dans les 100 prochains jours, voire très tôt, si cette rupture était un fort mais simple argument électoral ou une véritable politique appliquée de façon très concrète.
Cette année 2017 s'annonce quoiqu'il en soit une année de bouleversements pour le monde entier...et donc de nombreux billets à savourer.

Observatus geopoliticus 25/01/2017 15:57

@ Eric
J'ai du mal à mentionner Israël car ce pays et plus généralement le conflit israélo-palestinien, quoi que l'on en pense, n'ont vraiment pas beaucoup d'incidences géopolitiques.

Eric83 22/01/2017 14:07

http://www.romandie.com/news/Israel-feu-vert-a-la-construction-de-566-logements-a-JerusalemEst-officiel/769510.rom

Netanyahu n'aura pas attendu longtemps pour solliciter la "bienveillance" de l'administration Trump. Cela va avoir le mérite de clarifier, très rapidement la position de Trump au sujet des constructions illégales et plus globalement son positionnement dans le conflit Israëlo-Palestien".
Trump est d'emblée mis au pied d'un sacré mur !

simplet 22/01/2017 11:06

Excellent rappel et analyse.
Je m'incline avec sincérité.
Mais nous n'avons pas fini avec le système. Ils doivent plancher sur la manière d’éliminer Donaldo, en faisant en sorte que les responsables soient à l'est.

Charles Michael 22/01/2017 10:43

Amigos Deplorablos,

Une nouvelle donne géopolitique est en train d'émerger, En gardant soigneusement dans un coin de mon cerveau orbito-frontal ses éléments planétaires et historiques, je vais cependant me concentrer sur le chapitre Europe et en toute mégalomanie mais aussi lucidité ce que je pense devrait être la nouvelle carte de cette région, Pour le plus grand bien de l'hexagone,

Il s'agit donc d'affirmations prospectivistes dont j'assume les risques ; le biais utopiste, et la partialité, Ces prévisions reposent sur le maintient au pouvoir de 3 dirigeants de 3 pays la premièreaffirmation est qu'ils resteront au pouvoir,

Trois grands signaux comme coups d'envoi du Nouvel Ordre me semblent les plus significatifs :
l'évolution de la Turquie vers l'Asie renforcée par les pleins pouvoirs votés hier à Erdogan
le partage des ressources pétrolières et gazeuses entre USA et Russie, parfaitement explicite par la nomination de Tillerson (T Rex) c'est à dire l'ancien PDG de Exxon (ex Esso comme (S-tandart O-il),
la déclaration de guerre de Trump à Merkel

Voici donc comment et pourquoi la zone Europe doit évoluer :
Il est assez banal de redire que l'UE est profondément divisée en sous groupes et que seule la domination Allemande et l'euro disciplinaire la maintiennent,
Le cas le plus intéressant se sont les nouveaux arrivés de l'ex-Europe de l'Est ; ce groupe hétéroclite qui constitua le glacis soviétique de la Mer Baltique à la Mer Noire, celui principalement constitués des alliés de l'agression nazie, celui aussi des encore postulants à l'UE,
L'épicentre de la faiblesse de cet axe est principalement constitué par la Hongrie et l'Autriche, avec la Moldavie (et Slovénie sans doute et pas loin la Serbie), Entre route des réfugiés et route des oléo-gazo-ducs leurs intérêts vitaux les sépareront de l'Allemagne et leur feront choisir la Nouvelle Alliance sous patronnage Russie-USA,

Cette Nouvelle Alliance comprendra vite la Grèce et l'Italie, Malte et Chypre et bien sur se débarrassera de l'euro, A noter que la disparition de l'euro est déjà en soi une mesure protectionniste,
Cette nouvelle alliance reconstituera les frontières nationale, sera libre-échangiste à l'intérieure, protectioniste modérée à l'extérieur au choix de chaque pays souverain, Le modèle Organisation de Collaboration de Shangaï sera largement adopté,


En même temps cette Nouvelle Alliance comprendra aussi la façade atlantique Nord maritime Britannique, Danoise, Flamande (Hollande et Flamands Belges),

Pour poursuivre plus au Sud et englober l'Espagne et le Portugal la position que prendra la France est déterminante,

L'ex glacis Comecon inversé protégeant et profitant en fai à la seule Allemagne sera donc fragmenté entre sa partie Nord Est états Baltes, Pologne, Rép, Tchèque, Slovaquie (?)
La partie Méditerranéenne Croatie + Albanie et Mer Noire Bulgarie et Roumanie auront à choisir,

En conclusion :
Evidement la route est pavée d’embûches, notament le rôle négatif de l'Otan , A ce sujet une réelle détente entre les deux super-puissances nucléaires ne peut passer que par l'abandon US de ses déploiements en Pologne et en Roumanie, d'une neutralisation de l'Ukraine kiéviste, probablement de la reconnaissance de l'état-de-fait (vieux principe ignoré),

La France (seule) puissance maritime de la Mer du Nord , Atlantique et Méditerranée devra choisir entre la poursuite d'une politique collabo ou le retour en position de force de ses vielles relations de cousinage avec l'Albion brexiteuse,

Parce que le grand défi de demain face au pacte Americano-Russe en train de former un duopole pétrolier est bien d'en recevoir une part dans des conditions honorables et financièrement soutenables, Une précaution que Merkel a sut déjà prendre en doublant le North Stream et encourageant en plus l'abandon du nucléaire tout en continuant à bruler son charbon,
Et le rôle de la France sans frontières avec la Russie ne pourra être qu'au MENA (Middle East & North Africa),

Il est temps d'aller baiser les pieds de Bachar Al Assad et de s'excuser Messieurs Sakozy-Juppé, Hollande-Fabius,

Observatus geopoliticus 25/01/2017 15:54

Charles, vous vous mettez à faire du Theuric maintenant ? ^^

la grive 22/01/2017 10:26

Je crains que la désillusion ne soit brutale. Peut-on espérer voir la machine de guerre tourner au ralenti sous une administration Trump ?Je ne suis pas convaincu. Un potus est un potus et les américains n'ont jamais dévié d'un degré leur politique. En tout cas, la nouvelle administration sera celle du démantèlement, de la dérégulation à outrance et du racisme décompléxé.
Mais deux choses sont encourageantes :
- L'image de Donald Trump est toujours aussi exécrable dans le monde politique et médiatique européen. Les médias font des heures sup sur le sujet et les hommes politiques, profitant de l'aubaine, cultivent un air de mépris et durcissent le ton face au président élu pour paraître un peu plus grands. Tant mieux. Pourvu que ça dure et que ça mette un frein à la dérive atlantiste que nous vivons actuellement.
- Le parti républicain est au pouvoir. Ca va donc réveiller les foules qui sont restées assises tandis qu'Obama menait une politique qui reprenait, puis dépassait, celle de Bush sur tous les sujets qui les avaient mobilisé dans le passé (interventionnisme, torture, surveillance...)

Madudu 22/01/2017 15:28

Vous n'avez pas parlé de protectionnisme, mais vous avez parlé "du démantèlement, de la dérégulation à outrance".

Or, pour comprendre à la fois le projet de Trump en matière d'économie et le pourquoi d'un tel acharnement contre lui des grands médias possédés par le grand capital, il faut savoir ce qu'est le protectionnisme.

Parce que ce n'est pas du tout de "la dérégulation à outrance" comme on l'a connu jusqu'à maintenant sous forme de "libre"-échange.

Quand au racisme, vous feriez bien de vous y intéressé quand même. L'islam n'est pas une race, et les arguments qui peuvent nourrir la stigmatisation d'une religion ou d'une coutume ne sont pas du tout les même que ceux qui ont nourri les théories racistes.

De la même manière que les arguments en faveur d'un contrôle de l'immigration dans le monde contemporain n'ont absolument rien à voir avec les théories racistes, quoi qu'en disent les censeurs qui voudraient par là nous dissuader de chercher à comprendre.

la grive 22/01/2017 13:19

Madudu, je n'ai pas parlé de protectionnisme. Je pensais plus au harcelement des musulmans dans les aréoports et partout dans le pays. Il est déjà bien réel aujourd'hui et je crains qu'il n'empire sous Trump.
On verra bien.

Madudu 22/01/2017 11:08

"En tout cas, la nouvelle administration sera celle du démantèlement, de la dérégulation à outrance et du racisme décompléxé."

Il semble clair que vous avez ingéré trop de fausses nouvelles ces derniers temps, une semaine ou deux de diète vous ferait le plus grand bien.

Sinon, quelques recherches à propos de ce à quoi correspondent "racisme" et "protectionnisme" vous aideraient aussi, indéniablement, à vous détoxifier pleinement pendant votre cure.

L'ours des P.o. 22/01/2017 02:19

Toujours un plaisir de lire ici, et particulièrement cette fois-ci.
Me demande si l'on ne passe pas du jeu d'échec à l'abalone...
2017 sera mouvementé.

Observatus geopoliticus 25/01/2017 15:53

Merci, cher ours, de me faire découvrir ce jeu que je ne connaissais pas.

Pendule de Newton 22/01/2017 02:06

Ce n'est pas dans mes habitudes de le faire, mais je vous serai gré de me faire cette petite entorse (si O.G. me le permet). Je vous conseil à tous qui vous délectez des billets de notre cher Observatus et qui avez un peu de temps à la lecture de vous passionnez pour les écrits de Chomsky (pour mieux comprendre ce qui se joue dans nos démocraties)

-Avant Goût https://www.monde-diplomatique.fr/2001/04/BRICMONT/1829

Merci et Désolé pour ce petit impair

Observatus geopoliticus 25/01/2017 15:52

Bonjour à tous !
Oui, le Diplo est l'un des derniers canards encore potables en France. Parfois un peu trop idéologique, mais assurément bien plus honnête que l'imMonde ou les autres représentants de la clique.

Alaric 23/01/2017 14:39

oups ! mon second lien était : http://fr.euronews.com/2015/04/17/noam-chomsky-l-interview-qui-denonce-l-occident

Alaric 23/01/2017 14:33

(j'espère qu'OG ne va pas me taper sur les doigts )

Chomsky est toujours intéressant mais j'apprécie moins ses sorties sur "l'europe raciste " ou "l'UE comme avancée majeure " lors de la crise des migrants pourtant voulue par l'empire :

http://lesakerfrancophone.fr/interview-de-noam-chomsky-leurope-est-elle-en-train-de-se-desintegrer

http://lesakerfrancophone.fr/interview-de-noam-chomsky-leurope-est-elle-en-train-de-se-desintegrer

Euclide 22/01/2017 12:23

Mon cher Pendule de Newton, je ne sais quel age vous avez ma

Madudu 22/01/2017 11:01

J'ai feuilleté il n'y a pas longtemps un exemplaire du diplo. J'ai été étonné par les nuances qui étaient faites lorsqu'il s'agissait de faire état de la situation au moyen-orient (relativement au traitement par les MSM), et asymétriquement par les conclusions qui allaient à rebours ("Assad doit quand même partir", "les russes sont des barbares à la guerre", et autres clichés).

Mi-figue, mi-raisin.

Hamilcar Barca 22/01/2017 10:39

@fb67
Bonjour fb et merci de ces précisions
Décidément, ce blog et ses contributeurs sont une mine d'information :-)
Bien cordialement

fb67 22/01/2017 09:54

@ Hamilcar Barca
Bonjour,
Le Monde Diplomatique (le diplo) n'a plus rien à voir avec l'Immonde: mensuel, gauchiste, tiers-mondiste, très éloigné des MSM, financé par ses lecteurs, pas de pub...
Bref, même si je ne suis pas toujours d'accord avec ses analyses, c'est le dernier papier que j'achète encore (avec le Canard )
Quant à Chomsky, il a été récemment interdit de séjour dans notre Assemblée Nationale où il devait faire une conférence, la honte absolue! bon il n"était pas maire d'Alep lui!

Hamilcar Barca 22/01/2017 08:42

@Pendule
Cher Newton
Merci de ce lien. Je ne m'attendais pas à trouver une telle analyse dans les pages de l'Immonde.
Vraiment très intéressant.
Et merci à OG pour cet "état des lieux" à Washington :-)
Bien cordialement

theuric 22/01/2017 01:22

J'aime, j'adore, votre texte, cher Observatus Politicus, qui est fait de ces pleins et déliés qui marque la cohérence et la logique géostratégique du sceau de la raison.
Au diable les petits désaccords que je pus avoir avec vous, il ne sont que billevesées au regard de la réalité des faits que vous exposez.
Dorénavant et sauf si il se retrouve kennedysé, Monsieur Trump a la capacité, quoi qu'il se passe, de refonder son pays et, surtout de se débarrasser de l'Union-Européenne qui, sans empire pour la mener, ne peut que décliner rapidement pour disparaître sous peu.
La Russie n'en voudra pas, son pacte de Varsovie l'a écœuré pour longtemps de tendance impériale.
Pour la Chine, vous nous l'avez rapidement montré, elle se retrouvera confronté entre ses intérêts économiques et géostratégiques contradictoires, ce qui donnera du j'y va-t-y, j-y va-t-y pas ne pouvant que mener soit à une paralysie, soit à des actions désordonnées.
Personne d'autre ne pouvant reprendre le beau flambeau impérial.
Merci encore pour votre travail et bien à vous.

Observatus geopoliticus 25/01/2017 15:49

Merci, cher Theuric.
A noter que les Chinois s'y croient un peu : https://actualidad.rt.com/actualidad/229325-china-asumir-liderazgo-mundo

Madudu 22/01/2017 00:07

C'est dépaysant ce début de cohérence qui semble s'annoncer dans le jeu diplomatique mondial, et ça fait du bien !

Rien n'est gagné mais l'horizon révèle chaque jour des jours à venir plus clairs et ça va de plus en plus vite.

Heureusement que la cause des nations et des peuples connaît quelques défenseurs et quelques échos, comme ici, dans l'océan de silence de la journaloperie quotidienne !

J'ai hâte de voir la diplomatie états-unienne à l'oeuvre dans les prochains mois, ce qui doit être la première fois pour moi ^^

Jean 21/01/2017 23:28

Votre résumé de la situation est impressionnante ! Mille merci

Jean 21/01/2017 23:30

"Impressionnant"

Charles Michael 21/01/2017 22:55

Quel boulot !!!

L'est pas feignant le Gigantibus Observatus et en plus l'a de la mémoire; s'il est moitié aussi rancunier que moi le rhiniceros à longue vue, va faire saigner la pleutritude.
l'est tard par chez moi...
Je reviendrai demain pour parler de l'eurolope et des présages ad hoc.

A+

Ady85 21/01/2017 20:45

Merci pour cette longue mise au point :)

La très grosse manif anti-Trump du jour à Washington : baroud d'honneur des mouvements à Soros ou bien préparation d'un Maidan en plein coeur des US ?

J'opte tout de même pour la 1ère option

Chris 21/01/2017 23:17

"même si Sorostapopoulos a eu des mots particulièrement virulents à Davos"
J'ai pris son intervention comme un prix de consolation pour rassurer la voletaille euronouille qui se complait dans la sidération.
Il n'empêche qu'un Orban annonce dès à présent la couleur : Soros et ses ONGs, va de retro satanas !
Je sens qu'on va bien s'amuser en 2017...

Observatus geopoliticus 21/01/2017 22:35

J'opte de même, cher Ady, même si Sorostapopoulos a eu des mots particulièrement virulents à Davos.

Pendule de Newton 21/01/2017 19:53

Un chef d'oeuvre, quelle billet!!! Ça c'est une entrée en matière.... Nous avons la chance d'assister à un tournant et une nouvelle disposition des pièces sur l'échiquier. Comment on remet certaines pièces dans le rang, on annule d'autres et on refaçonne certaines...
Vive le Grand Jeu

Observatus geopoliticus 21/01/2017 22:40

Un plaisir de vous lire, cher Pendule. Oui, l'échiquier a la bougeotte, les pièces s'échappent de certains doigts et deviennent autonomes, le rythme s'accélère... Du grand spectacle.