Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Chroniques du Grand jeu

Secousses sur le Potomac

18 Mars 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Etats-Unis, #Economie

La tête de l'empire a toujours du mal à se remettre de l'élection de novembre et se déchire au grand jour. Ce spectacle est bien parti pour durer quatre (ou huit) ans si le Donald n'est pas auparavant victime d'un putsch maquillé comme de bien entendu en "sauvetage de la liberté et de la démocratie". Comme disait Gabin dans l'inoubliable Président, lorsqu'un mauvais coup se mijote, il y a toujours une république à sauver. Les tenants du Deep State ne veulent, ne peuvent rendre les armes, il en va de la suprématie de la "nation indispensable" et de la survivance du système impérial en cette époque charnière.

Alors que la Maison Blanche souhaite désormais mettre la pédale douce à l'activité otanienne, McCainistan et sa clique poussent au contraire à son extension forcée. Une délicieuse passe d'armes a eu lieu au Sénat américain. Le sénateur Rand Paul s'est opposé à une proposition de loi en faveur de l'adhésion du petit Montenegro à l'OTAN, provoquant la fureur du Follamour de l'Arizona qui a un peu perdu les pédales pour l'occasion :

Puisqu'il refuse d'accueillir cette petite nation attaquée par les Russes [!?!], il faut en conclure que ce sénateur travaille maintenant pour Vladimir Poutine.

La crise de nerfs de John "quiconque n'est pas d'accord avec moi est un agent russe" McCain s'est attiré la réponse amusée dudit Rand Paul :

Je pense qu'il vient de prouver que la limitation des mandats est nécessaire. Il a peut-être dépassé la date limite, il devient un peu déséquilibré.

Ambiance, ambiance au Capitole...

La position de Paul n'est pas pour nous surprendre. Le sénateur Républicain du Kentucky a toujours fait partie de ces leaders responsables à Washington (si, si, il y en a), prenant par exemple ses distances avec l'hystérie russophobe ou s'alliant à Tulsi Gabbard pour faire passer le Stop Arming Terrorists Act que nous avons évoqué à plusieurs reprises.

Sans surprise, McCain ne trouve par contre rien à redire aux manigances de Soros dans la Macédoine voisine. Il est intéressant ici de relever qu'un grand média américain en évoque enfin la chose. Pire, plusieurs sénateurs du Parti Républicain - mais évidemment pas McCain qui commence à être sérieusement isolé dans son propre camp - ont écrit à Tillerson pour lancer une enquête sur le financement des activités de Soros à l'étranger ! Les Dieux sont tombés sur la tête...

Soyons honnêtes : il s'agit moins ici d'une bienveillante démarche visant à brider l'impérialisme US (la présence parmi les signataires de Ted Cruz est là pour le prouver) que de considérations somme toute assez politiciennes. Le spéculateur "philanthrope" est surtout accusé de favoritisme politique en finançant des mouvements gauchistes et/ou extrémistes.

Israël en sait quelque chose, où l'on n'a pas de mots assez durs pour Sorostapopoulos, vilipendé pour semer le chaos global et mener une guerre contre Tel Aviv. Nouvelle preuve que les observateurs qui voient invariablement la main d'Israël ou du lobby sioniste derrière la politique du système impérial sont à côté de la plaque. C'était en partie vrai à une époque, ça l'est beaucoup moins depuis un certain temps...

Mais revenons à Washington où la russophobie est en relative perte de vitesse. Nous en parlions la dernière fois :

Il semble d'ailleurs plus généralement que l'ambiance soit un peu moins à la russophobie primaire sur les bords du Potomac. Les révélations Wikileaks sur les false flags cybernétiques de la CIA y sont sans doute pour quelque chose. Ainsi The Hill, le journal du panier de crabes de Washington, a publié un étonnant article il y a quatre jours, intitulé Des diplomates mettent en garde contre l'hystérie anti-russe. Diantre, ce journal ayant lui-même plus souvent qu'à son tour succombé à cette paranoïa, faut-il y voir un début de retour à la raison ?

Surfant sur l'affaiblissement du système impérial, on appelle maintenant ouvertement à la réconciliation avec Poutine dans certains secteurs médiatiques et intellectuels proches de Trump. Buchanan bien sûr mais aussi Breitbart qui titre carrément : "Faisons de la Russie notre pays frère" (!) McCain et Brzezinski en ont avalé leur hamburger de travers... Là encore, les considérations idéologiques/politiques ne sont pas loin et certains arguments sont quelque peu simplistes, mais là n'est pas l'important (et ce n'est de toute façon pas la MSN qui pourra trouver à y redire). Une tendance se dessine, au Sénat comme dans la presse, chez les militaires comme dans le grand public.

Un qui semble planer est le Donald. Il s'amuse même. En recevant Merkel, et alors qu'on lui demandait des précisions sur l'espionnage par l'administration précédente dont il aurait été victime, il a fait cette sortie désormais inoubliable en désignant dame Angela : "Au moins avons-nous quelque chose en commun".

Rappelons qu'en bonne euronouille vassale, la masochiste teutonne était en pâmoison devant Obama, celui-là même qui avait placé son téléphone sur écoute !

Le sommet Trump-Merkel en soi fut... comment dire... Le refus de la poignée de main a fait le tour du monde, ce qui a fait dire à certains que la rencontre a été glaciale. C'est sans doute exagéré mais le Donald a attaqué bille en tête aujourd'hui :

"L'Allemagne doit d'énormes sommes d'argent à l'Otan et aux Etats-Unis qui lui fournissent une défense très puissante et très coûteuse".

Pan, une pierre de plus dans le jardin de l'organisation atlantique, le Kremlin doit être aux anges. Quant au commerce - on se rappelle la tirade hallucinée de frau Milka sur le libéralisme - le Donald a mis les choses au point lors du sommet "G20 finances" à Baden Baden :

« Nous résisterons à toutes les formes de protectionnisme ». Depuis 2005, cet engagement en faveur du libre-échange figure, quasiment au mot près, dans le communiqué final des ministres des Finances du G20. Alors que ceux-ci se réunissent jusqu'à samedi à Baden-Baden, en Allemagne, il pourrait disparaître pour la première fois des engagements formels des vingt pays membres [du fait de l'opposition des Etats-Unis].

Voilà qui est fait, le Donald a gagné : le mantra obsessionnel ne figurera pas dans le communiqué final.

 

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

jef 24/03/2017 00:55

@ Euclide.
"L'historien Dominique Venner (...) [s]'est suicidé à Notre Dame de Paris pour protester contre le mariage unisexe (...).

Un geste que je désapprouve en conscience ( ce qui est affaire de chacun) mais qui doit être remis en perspective. Il ne se réduit nullement à une protestation contre le "mariage pour tous".

Euclide 21/03/2017 08:41

Bonjour à tous,
Beaucoup de production de billets de notre hôte en ce moment.

Pour vous Grognard le 20/03/2017 à 21 H
" l'histoire nous montre que bien souvent un fait qui serait qualifié d'insignifiant ......la logique aurait réussi " . En géopolitique cela s'appelle " l'effet ailes de papillon" ou une relation de petite cause à grand effet.
Ex : un battement d'ailes de papillon en Amazonie peut créer une tempête en Floride. Bien sûr , c'est une image. L'historien Dominique Venner ( celui qui c'est suicidé à Notre Dame de Paris pour protester contre le mariage unisexe ) avait coutume de dire que l'histoire est du domaine de l'inattendu.

May 20/03/2017 16:47

Bonjour,
David Rockefeller est décédé à l'âge de 101 ans. L'incarnation du mondialisme est mort ; est-ce un signe?

jef 21/03/2017 00:31

Un état proche de la décomposition en ce qui le concerne....

Respublica 20/03/2017 12:39

Je profite de cet article pour commenter pour la première fois et remercier l'auteur pour son formidable travail. J'ai découvert ce blog il y a 4 mois et depuis je ne manque aucun article tant la qualité est remarquable, y comprit dans les commentaires.
J'aurais également une première réflexion, nous avons tous hâte de voir cette UERSS démolie et ces articles sont là pour démontrer qu'elle y va tout droit (même si je n'y croirais que lorsque ce sera effectif). Se pose directement la question de l'après et là je pense qu'au delà de l'Eurasie ou du rapprochement avec les US, la Russie a une énorme carte à jouer pour enfin créer la grande Europe chrétienne, ce qui prendrait de cours le reste du monde.
Il me semble que les opinions publiques européennes sont de plus en plus (majoritairement?) favorables à cela et je doute que cela ait échappé à M. Poutine.

fb67 21/03/2017 22:35

Désolé, je me suis laissé emporté, mais çà fait quelques années que je suis les recherches climatiques et je suis de moins en moins convaincu par tout le battage autour de ces questions.
Et comme pour beaucoup de sujets (si on est lecteur de ce blog, on ne peut dire le contraire...) il vaut mieux se renseigner ailleurs que dans la MSN.
Un site excellent (mais hélas plus mis à jour):
http://www.pensee-unique.fr/

Mais on est nettement hors-sujet là!

Pour revenir à la russophobie en France, je ne suis pas aussi pessimiste que vous, plutôt d'accord avec Respublica

Madudu 21/03/2017 22:03

Observatus a raison, il est assez vexant de se voir reprocher un tel forfait. Car non, cette opinion ne m'a pas été suggérée par un article du Monde ou de Libération.

On parle de changement plutôt que de réchauffement parce que le réchauffement est un changement mais que tous les changements ne sont pas des réchauffements :p

Pour ce qui occupe les hommes et qui touche au climat (l'agriculture notamment) l'évolution de la température n'est pas le seul paramètre essentiel à surveiller. C'est pour cette raison qu'on parle de changement, parce qu'il s'agit d'une évolution globale des températures, mais aussi de la répartition des pluies, de la fréquence des événements violents, de la variabilité d'une année sur l'autre de ces choses, etc.

Outre le fait que le changement -notamment celui de la température- se mesure et s'observe, la prospective au niveau mondiale (moins aux niveaux régionaux) se réalise vraiment sous nos yeux.

Alors évidemment je ne suis pas garant des mesures qui sont faites mais pour ceux qui observent chaque année les plantes, qui parlent avec les vieux, qui lisent les vieux agronomes, le réchauffement est quelque chose de sensible.

Sans avoir fouillé de très près le sujet pour autant, la source qui m'a le plus marqué à ce sujet est Jean-Marc Jancovici. Il a fait un cours filmé qui dure environ 16 heures (seize, oui), que vous pouvez consulter sur son site (ça ne concerne pas que le climat).

Observatus geopoliticus 21/03/2017 19:37

@ fb
Restons courtois, que diable... Par les temps qui courent, traiter quelqu'un de lecteur du Monde ou de Libération devient une insulte ^^

@ Madudu
Vous avez parfaitement résumé les avantages de la Russie. Insistons, point central de notre thématique, sur le Heartland, le pivot du monde. Si intégration ou alliance de l'Eurasie il y a, elle ne se fera qu'autour de la Russie. Ce qui donne des sueurs froides aux stratèges de Washington...

fb67 21/03/2017 19:10

Bon je vous laisse à vos certitudes, sans doute puisées auprès de sources sûres ( le monde, libé...)

Au sujet des modèles, qui sont seuls à montrer un réchauffement(pourquoi changement? pudeur de gazelle?) catastrophique, je vous suggère la lecture de ce papier de Judith Curry, qui sait de quoi elle parle:
http://www.skyfall.fr/2017/03/20/modeles-climatiques-pour-le-profane/

Madudu 21/03/2017 11:16

Le changement accéléré du climat est un fait avéré et bien documenté maintenant, il n'y a pas lieu d'en douter.

On peut douter de la fiabilité des modèles qui servent à faire de la prévision au niveau régionale, mais globalement nous savons vers quoi nous allons.

Et non, la plupart de nos concitoyens n'ont aucune idée des cartes que la Russie a à jouer, parce qu'il n'en est jamais question ni à la radio ni à la télé. Parlez-en autour de vous, vous pourrez constater qu'un fond russophobe a fini par s'installer.

fb67 20/03/2017 23:23

@Madudu

Excepté pour le changement climatique anthropique ( une belle narrative ou une escroquerie sans nom suivant qu'on est gentil ou méchant) je suis tout à fait d'accord avec votre analyse, qui est à mon avis partagée par beaucoup de nos concitoyens.

Reste à convaincre nos dirigeants ... ou à les virer!

Madudu 20/03/2017 21:38

La Russie a une énorme carte à jouer pour plusieurs raisons, mais pas pour des raisons religieuses. Il n'y a toujours pas de retour à la foi chrétienne en Occident, même en Russie il s'agit plutôt d'une posture culturelle que religieuse.

Sans compter qu'entre protestants, qui sont à eux seuls très divers, et les autres il y a un gouffre immense qui les rend tout-à-fait inconciliables.

Pour ne pas trop m'étendre, voilà la liste des raisons pour lesquelles, selon moi, la Russie a un grand rôle à jouer en ce début de XXIe siècle :

-C'est le plus grand pays du monde, et le seul -avec le Canada- susceptible de connaître une extension significative de ses surfaces cultivables du fait du changement climatique. En plus, contrairement à l'Europe de l'Ouest, les divers modèles climatiques anticipent plutôt une augmentation des précipitations qu'une diminution.

-Elle est au carrefour de trois grands ensembles culturels et géographiques plutôt isolés les uns des autres : de la Chine via la Sibérie orientale et l'extrême Orient, de l'Asie centrale et de l'Asie mineure par la Caspienne, la Mer Noire et la Sibérie occidentale, de l'Europe par la grande plaine Est-européenne et la Mer Baltique.

-Elle est culturellement beaucoup plus proche de l'Occident que tous les autres acteurs de l'ancien monde, à l'exception peut-être des anciennes colonies vis-à-vis de leurs anciens colons (Inde-UK, Afrique de l'Ouest-France, Maghreb-France, ...). Ce qui est un point essentiel en terme de diplomatie.

-Elle est, avec la Chine, une des superpuissances à avoir renoncé à l'impérialisme. Ce qui est également essentiel en terme de diplomatie, mais aussi de politique intérieure (protectionnisme économique, autonomie culturelle, doctrine militaire défensive moins coûteuse que si elle était offensive, etc).

-Elle est l'un des principaux producteur d'hydrocarbure, et l'un des principaux détenteurs de stocks d'hydrocarbures du monde. Il faut se souvenir que l'Europe n'a guère que la Mer du Nord, qui a déjà dépassé son pic de production (pour mémoire au début des années 2000).

-Elle bénéficie d'un chef d'état compétent depuis quelques temps déjà (avantage très significatif sur nous autres d'Occident ...).

-Elle est très peu endettée (15% du PIB pour mémoire). Il faut dire qu'avec un taux directeur autour de 10% il vaut mieux éviter ^^ Donc lorsque la crise de la dette va détruire (le mot convient je crois) l'économie occidentale, l'économie russe devrait tenir bon.

Eric83 20/03/2017 20:24

Les eurocartes avec leur chef de file Juncker ne vont pas lâcher le morceau facilement.
A noter qu'il faut aller sur un site Allemand ou...un site US pour trouver cet article sur l'UE.

http://www.breitbart.com/london/2017/03/19/eu-president-wants-brexit-to-be-example-of-why-state-should-not-leave-bloc/

Observatus geopoliticus 20/03/2017 13:51

@ Respublica
Merci, cher lecteur. La qualité du blog n'a d'égale que celle de ses lecteurs...
Quant à l'après-UE, je préfère ne pas m'engager dans ce genre de projection aléatoire. Il ne faut pas vendre la peau de l'euroland avant de l'avoir tué. Le système impérial fait pour l'instant le dos rond, en espérant que la parenthèse Trump soit la plus rapide possible et que l'eurocratie ne se démantèle pas trop vite.
Plusieurs X à l'équation :
- Trump est-il une parenthèse (de 4 ou 8 ans) ou a-t-il engagé son pays sur une voie crypto-isolationniste durable qui sera reprise par ses successeurs ?
- les ""populismes"" triompheront-ils en Europe et assistera-t-on à un Franxit, Italxit etc. ?
Une chose est sûre : le système impérial est en crise. Si celle-ci est durable, c'est le passage à un nouveau paradigme des relations internationales. Si elle est passagère, plus rien ne sera de toute façon comme avant, l'empire ayant perdu le "momentum" ainsi que de précieuses années face à l'émergence de l'Eurasie.

Euclide 19/03/2017 20:04

@ grognard
Lu quelque part ( peut etre La tribune , il y a une semaine ) que certains banques françaises dont BNP Paribas, Crédit Agricole et peut etre la Générale possédait une dette de 50 Milliards en Italie pour pouvoir fusionner avec des banques italiennes .
Quand on pense que les banques sont dirigés par l'Inspection des finances. C'est à dire la fine fleur de l'élite économique française, je suis pantois.
Au passage, certaines experts et déjà posté par moi estiment que la zone Euro ( Euroland ) est décédé le 13 Juillet 2015 avec le refus de sauver la Grèce.

Grognard 20/03/2017 21:00

Bonsoir Observatus geopoliticus,

Je suis bien d'accord avec vous.

Ajoutons à cela entre autre:
- Le fait que les euronouilles comme vous dites n'ont (selon moi) pas de solution de repli.
Pour le moment j'ai l'impression que le corpus de lois et règlements qu'il éditent est une sorte de carcan qui continue à se resserrer.
Bien malin serait celui qui aujourd'hui pourrait identifier le point de rupture et de résistance des populations.
Lorsque ce point sera atteint quel sera le rapport des forces au sein de l'UE et quels seront les modes de confrontations des antagonismes en présence?
J'ai tendance à penser que plus l'élastique sera tendu et plus l'oligarchie de l'UE parviendra à gagner du temps et plus il y a de chances que les urnes ne soient plus le moyen qui servira à faire place nette.

L'histoire nous montre également que bien souvent un fait qui dans l'instant serait qualifie d'insignifiant voir anecdotique peut en fait être l'élément déclencheur d'un processus que la logique aurait récusé.

Je ne sais pas si la Russie a ou se sent la vocation à être un acteur européen comme cité dans le commentaire de Respublica.
J'ai noté avec attention le fait que le gvt russe a offert un hectare de terre à ceux qui acceptaient de s'établir en Sibérie. Je crois qu'il s'agit là d'un fait majeur qui a un triple but:
- Rééquilibrer la pyramide démographique au profit de la Russie orientale.
- Ce qui a terme générera de plus grandes possibilités d'exploitation des richesses
- Poser un début de réponse à la sinisation de la dite Sibérie.
Nous savons quel est le poids du facteur démographique en géopolitique.

Ne négligeons pas non plus le facteur internet:
- Vitesse de propagation des nouvelles.
- Taux d'utilisation croissant par le biais du renouvellement des populations.
- Interpénétration des valeurs et des systèmes de croyances - à prendre ici dans un sens non religieux -.
N'oublions pas non plus le vecteur de la langue formidable outil de propagation.

Grognard 19/03/2017 16:29

@ Eric83
Bonjour,
"L'Italie a une dette Target 2 plus proche des 500 milliards - dont la plus grosse partie due à la Bundesbank allemande - que des 100 milliards. Cette dette n'est pas comptabilisée dans la dette publique, comme pour chacun des pays de la zone euro.
Le plus grand danger d'implosion de l'euro vient donc de l'Italie et ce n'est pas un hasard si la semaine dernière la Bundesbank a augmenté ses provisions pour créances douteuses !"

Nous sommes bien d'accord.
Ce que je voulais dire c'est que si l'Italie tire sa révérence avant nous, sur les 500 milliards, on va nous en refiler 100 d'office.
Là ce n'est plus possible de parler d'épée de Damoclés.
Il faut trouver un autre qualificatif.

Hamilcar Barca 19/03/2017 13:29

@Observatus Geopoliticus

Cher OG,
Je me suis régalé, comme d'hab'.
Et pour accompagner l'image de votre post, puisque nous sommes dans les réfs historiques:

"Et là-bas, sous le pont, adossé contre une arche,
Donald Trump écoutait, pensif et triomphant,
Le piétinement sourd des légions en marche".

C'est ce qui arrivera si le Deep State tente un coup d'Etat!

Bien à vous

Observatus geopoliticus 20/03/2017 13:53

@ Hamilcar
Hé hé, cher suffète, avouez que la période actuelle a de quoi régaler les amoureux de l'Antiquité que nous sommes...

wawa 19/03/2017 11:41

Sorostratopoulos lui va un peu mieux. C'est un tenant du globalisme stratosphérique, stratosphère peuplée par les " hypernomade" cher a Attali, tels les demi dieux de l'Olympe

Eric83 19/03/2017 11:16

Merci OG pour cet article et cette petite vidéo qui restera comme un camouflet "historique" de Trump à Merkel.
Pour ceux qui se posaient des questions sur la sincérité des déclarations de politique, notamment économique, de Trump durant sa campagne puis depuis son élection, la semaine qui vient de s'écouler apporte quelques notables confirmations.

Par ricochet, Trump vient de jeter un gros pavé dans la mare de la campagne de Macron, qui revenait tout guilleret de son voyage en Allemagne où il était allé faire campagne et surtout faire allégeance à Merkel et à sa politique euro-ordo-libérale. J'invite chacun à lire l'article - traduit en partie - du Spiegel pour se rendre compte de la vassalité de Macron.
https://brunobertez.com/2017/03/17/interview-macron-au-spiegel-ce-que-joffre-cest-le-renouveau-aux-francais-rien-de-moins-lisez-absolument-je-vous-offre-la-traduction-2/

@ Grognard
L'Italie a une dette Target 2 plus proche des 500 milliards - dont la plus grosse partie due à la Bundesbank allemande - que des 100 milliards. Cette dette n'est pas comptabilisée dans la dette publique, comme pour chacun des pays de la zone euro.
Le plus grand danger d'implosion de l'euro vient donc de l'Italie et ce n'est pas un hasard si la semaine dernière la Bundesbank a augmenté ses provisions pour créances douteuses !

En France, un seul candidat à la présidentielle dit la vérité à ce sujet et il dit aussi fort justement que ceux qui sortiront avant l'implosion de l'euro s'en sortiront le mieux. Au vu de la situation, il y a urgence.

Observatus geopoliticus 20/03/2017 13:57

@ Eric
Trump tient effectivement ses promesses de campagne, en tout cas une grosse partie, ce qui laisse totalement pantois le système. Si on lit entre les lignes, on a presque l'impression que la clique, habituée qu'elle est à vendre du vent et promettre le contraire de ce qu'elle fera, le considère comme un tricheur. C'est pas du jeu, Donald, tu fais ce que tu dis...

michel 18/03/2017 22:48

Bonsoir,
J'espère que l'illustration en début d'article, cher Observatus, ne représente pas le sénateur Varus à l'orée du funeste bois qui vit le massacre de ses légions en Germanie..
Si, épée de Damoclès, il y a au-dessus de la tête de D. Trump, l'Europe n'est pas à meilleure enseigne.
Le cheval de Troie qu'est sans doute l'Allemagne de la chancelière Merkel (Grèce, Migrants, DBank,..) risque fort bien de nous mener au naufrage

Observatus geopoliticus 20/03/2017 14:00

@ Michel
Ha ha, Dieu nous en garde ! Le Donald serait plutôt un mélange étonnant et détonnant de Caton et de Clodius...
Marigot delenda est

theuric 18/03/2017 21:35

Eh ben, à voir ce qu'il se passe chez Tonton Sam, la stratégie de Trump semble se mettre en place.
Je pensais que l'Allemagne subirait les foudres de la déstabilisation, la reddition de Frau Merkel en rase campagne, préférant se soumettre que de démettre son pays, montre que la destruction de l'Union-Européenne ne passera pas par la Germanie, ni même par la Deutsche Bank.
Dès lors, soit ce sera la France qui fera son France- quitte, soit l'U.E. sera détruite de l'intérieur.
Le plus rapide passera par la France.
Pour cela, me semble-t-il, il faudrait réduire les prétentions de notre oligarchie nationale pour que les médiats laissent passer quelques informations pertinentes, au sujet des scandales qui surgissent déjà comme par hasard ici et là, par exemple.
Je sens que le C.A.C.40 va avoir quelques sueurs froides.
M.S.N. voulant dire médiats officiels et majoritaires.
Nous verrons alors qui sera choisi, parmi les prétendants aux élections présidentielles, pour être le mieux à même d'accomplir cette tâche de salubrité publique (et non pas public, la France ce n'est pas l'énième état des U.S.A.!).

theuric 19/03/2017 13:23

Grognard,

Je vous rends votre salut et vous souhaite également un bon Dimanche.

L'oligarchie française est bornée, c'est là un point historique récurant en notre beau pays.
Ainsi faut-il qu'une catastrophe en vienne à la réduire, guerre, révolution, épidémie, faillite généralisée..., pour que, une fois renouvelée, la France retrouve sa dynamique naturelle.
Nous vivons actuellement une nouvelle de ces phases redondantes.
Trump ne peut pas se permettre de voir l'inéluctable ruine universelle se produire même dans six mois, il lui faut, si il veut mener à bien sa politique isolationniste sans que cela n'occasionne trop de débordements populaires, que celle-ci advienne rapidement.
Il deviendra ainsi celui qui sut remonter le pays et non pas celui qui a ruiné sa population en pouvant rejeter les fautes sur ses prédécesseurs (avec raison d'ailleurs).
Deux choix s'offrent à lui: couler Wall Street ou désintégrer l'Union-Européenne, pour cette dernière en raison des liens trop étroits entre ces deux unions.
Certes, la F.E.D. a remonté ses taux, ce qui veut dire que les crédits sont plus chers, et vu que les intérêts aux U.S.A. sont variables et que les particuliers sont endettés jusqu'au cou, cela ne pourra que mener à un nouveau subprime.
Mais ça c'est trop visible, sauf si la F.E.D. en prend l'entière responsabilité, ce qui n'est pas sûr.
La deuxième solution consisterait à faire exploser la Deutsche Bank, au vu de son état, ce ne devrait pas être trop compliqué, la faillite de l'énorme banque allemande faisant voler en éclat la B.C.E., puis l'euro, l'U.E. n'y survivant pas.
Mais la Russie, devenu le principal allié des U.S.A. (pas encore officiel mais c'est logique), a absolument besoin que la Germanie conserve sa puissance pour régenter l'est-européen, et puis ses effets seraient trop long.
Comme je l'ai dit, Trump et son équipe n'ont pas de temps à perdre.
Le système politique italien rend sa politique aléatoire et il fallut un coup de force de l'U.E. pour mettre un homme à eux en tant que Président du conseil, déjà difficile à contenir, quand à ses banques, elles peuvent être renflouées par un solide Q.E..
Donc, à mon sens, ne reste plus que la France.
Ses banques, nombreuses elles aussi, certaines pachydermiques, pourraient certes être ruinées, mais cela impactera, comme pour la D.B., automatiquement Wall Street et le dollar, chose que Monsieur Trump veut à tout prix éviter, il ne faut pas que cela soit trop visible, dans un premier temps du-moins, que cela provienne directement des U.S.A..
Le mieux, donc, serait de faire monter l'affolement au sein des officine de l'Union-européenne, or la politique est un bon outil pour cela.
La fifille de son ogre de père fut, un moment, choisie pour cela, mais elle et son parti sont imprévisibles à tous niveaux et pourraient très bien déstabiliser le pays de telle façon que cela pourrait fort bien s'étendre au reste de l'Europe, ce que ni la Russie, ni le Royaume-Uni ne souhaitent pour des raisons différentes, mais tous deux à de désagréables souvenir datant de 75 ans seulement.
Le dernier candidat pour ce coup de pied dans la fourmilière ne parait pas manœuvrable par des puissances étrangères, mais il n'y a que lui qui pourrait générer cet affolement au sein de l'eurolâtrie européiste, c'est pourquoi il sera aidé, même si lui-même n'a rien demandé.
Mais pour cela il faut impérativement que l'oligarchie française détenant tous les médiats rentre dans les rangs, dès lors, le C.A.C.40, domicilié à la City de Londres, ne peut qu'en devenir le levier incontournable.
D'autant plus qu'à ce moment là, une ou deux faillite de banques françaises pourraient accélérer ce rapide dénouement faillitaire tant recherché.
Un dernier acteur est aussi à prendre en compte, Monsieur Hollande, intelligente personnalité, complexe et discrète, dans ce travail de sape il serait bien possible qu'il soit le pire, mais de cela, personne n'en percevra l'once d'un signe.
Il a tout fait, pense-t-il, pour sauver l'U.E. et l'euro et tout le monde lui a craché dessus, alors il se venge.
Du-moins est-ce comme cela que je perçois les choses, je peux faire erreur, c'est évident.
Je ne me base pas sur des événements et des éléments factuels mais de ce que mon intuition me dit de la dynamique en cours en relation avec les équilibres géostratégiques, géopolitiques et politiques de notre époque tels que Monsieur Observatus Géopoliticus, ainsi que quelques autres, peuvent nous les fournir.

Ah, j'oubliais, conservez surtout vos relevés de comptes, dès qu'elle sera enclenchée, cette faillite universelle pourrait se développer à une vitesse telle que ses effets pourrait se sentir au bout de quelques heures seulement.
Songez simplement au phénomène de surfusion, intuitivement, là encore, je dirais que notre situation économique actuelle y ressemblerait fort.
L'instabilité étant si importante que le retour à la stabilité de l'économie mondialisée, soit cette faillite universelle, pourrait se produire à une vitesse folle.

Grognard 19/03/2017 07:25

@ theuric

Bonjour et bon dimanche,

Je vous trouve un tantinet trop optimiste au sujet de la sortie de l'UE concernant la France.
Si le teuton est borné, l'oligarque français ne vaut guère mieux.
Nous savons via Mario Draghi que si un pays de l'UE sort et qu'il ne peut acquitter sa dette ce sont les pays restants qui se partageront la dite dette.
Si l'Italie sort avant nous notre dette va augmenter d'un seul coup de 100 milliards d'€.
Pour tout vous dire, je crains que du côté de Bercy le slogan qui prévaut c'est même pas peur.
Par contre attention à nos comptes en banque.

Ady85 18/03/2017 21:00

Après un 1er meeting en Floride y a 1 mois, Trump à récidivé dans la semaine avec un grand meeting dans le Tennessee.

C'est ce que je pense depuis pas mal de temps, il va jouer la carte du peuple avec 1 grand meeting par mois à mon avis.

Peut-être fait-il chantage à l'état profond, en disant "si vous tenter de me renverser, je fait péter la situation dans la rue". Qu'en pensez-vous Observatus ?

Par ailleurs , et désolé du HS, mais pensez-vous que la Turquie puisse aller loin contre les pays de l'UE ? Et si oui jusque ou ?

Merci ;)

Observatus geopoliticus 20/03/2017 14:03

@ Ady
C'est tout à fait possible, cher Ady. Il est en tout cas clair que, si la MSN n'en parle jamais, le peuple pro-Trump est chauffé à blanc et pourrait bien se révolter très sérieusement si le Donald est renversé.
Je parle de la Turquie dans le prochain billet.

Perdu 18/03/2017 19:36

Heu....c'est quoi déjà la MSN?

fb67 18/03/2017 22:35

main stream network, enfin les médias dominants

Chris 18/03/2017 18:34

"L'Allemagne doit d'énormes sommes d'argent à l'Otan et aux Etats-Unis qui lui fournissent une défense très puissante et très coûteuse".
Message reçu 5/5.
La réponse de Berlin n'a pas tardé : http://www.romandie.com/news/LAllemagne-va-commander-six-C130-a-Lockheed-pour-900-millions-deuros/781276.rom L'aéronautique européenne appréciera...

Les Ouest-Européens, idiots utiles des USA... Non seulement ils paient cash l'intégration des ex-satellites soviétiques dans l'OTAN (589 milliards 2007-2015 selon KPMG), déglinguent à dizaines de milliards leurs échanges économiques avec la Russie avec les sanctions, mais en plus “récompensent” leur servilité en accueillant à bras ouverts l’immigration issue des guerres néo-coloniales menées par l’Empire au Moyen-Orient et en Afrique.
Quant au communiqué final : lutte contre les blanchiment d'argent, financement du terrorisme et optimisation fiscale”.
Cyniques ou inconscients ?
Ces mêmes gens ont promu ces 3 plaies en instaurant la libre-circulation des capitaux dans le cadre de l’idéologie hypercapitaliste néolibérale mondiale. Quant au terrorisme, on sait qu’il est pure fabrication d’états.

Hamilcar Barca 18/03/2017 20:54

@Chris

Cher Chris,
Les Allemands sont en +/- grande partie responsables des déboires de l'A400M. En bref, Bruxelles et Berlin ont voulu qu'un gros porteur militaire soit absolument compliant avec ce que l'on demande à un avion civil, une véritable idée de rond-de-cuir eurocrate. Les Allemands ont également demandé des capacités de vol soutenu à très basse altitude, ce qui n'est toujours pas résolu.
Leurs demandes ont alourdi le cahier des charges ... et l'avion, rendu cauchemardesque la tâche des motoristes, etc.
Ils peuvent s'en mordre les doigts et, comme pour toutes les armées européennes ils ont un crucial PB de transport, l'heure est venue de faire plaisir à DT et Lockheed réunis.
Bien cordialement