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Chroniques du Grand jeu

Ca gaze pour Moscou

5 Avril 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Gaz, #Russie, #Europe

Moins médiatique que la guerre syrienne ou l'Ukraine, le Grand jeu énergétique voit pourtant une suite inexorable de victoires du tsar du gaz et de reculs du système impérial, incapable d'empêcher la jonction chaque fois plus forte du Heartland et du Rimland.

Au premier trimestre 2017, Gazprom a encore augmenté ses exportations d'or bleu vers l'Europe avec 51 Mds de m3, en hausse de 15%. A ce rythme, ce sont 200 Mds de m3 qui passeront sur le Vieux continent cette année, contre 180 Mds en 2015 et 160 Mds en 2014, année du début de la guerre fraîche sur fond de crise ukrainienne. Malgré les éructations et autres coups de menton occidentaux, le principe de réalité s'est imposé. Aucune surprise, nous l'expliquions déjà il y a deux ans :

L’intérêt stratégique des Américains est d’isoler l’Europe de la Russie afin de maintenir une Eurasie divisée. C’est un grand classique des relations internationales : la puissance maritime cherche à empêcher l’intégration du continent de peur d’être marginalisée. Dans le cas présent, ça se double d’une volonté américaine de contrôler les routes d’approvisionnement énergétique de leurs rivaux ou alliés afin de garder une certaine capacité de nuisance dans un contexte de déclin relatif. Un libre flux énergétique entre la Russie et l’Europe serait donc doublement dramatique pour Washington.

(...)

Les dirigeants européens se tirent une balle dans le pied. De manière amusante, Gazprom ironise maintenant sur la nécessité de lire 50 nuances de Grey avant d’engager des discussions avec les Européens ! Derrière l’humour de la déclaration, une vraie question se pose : jusqu’où ira le masochisme européen ? Le gaz russe est le moins cher, le plus proche et le plus abondant. Il faut vraiment avoir l’esprit retors (ou plus sûrement être totalement soumis à la pression venue d'outre-Atlantique) pour ne pas en profiter…

Promues par Washington, les autres sources possibles sont toutes plus chères et difficiles à mettre en œuvre, voire irréalistes. Il faut bien avoir à l’esprit que, contrairement au pétrole qui est assez disséminé sur la planète, le gaz est dominé par quatre pays, le carré d’as de l’or bleu : Russie, Iran, Qatar et Turkménistan. A eux quatre, ils représentent environ 2/3 des réserves mondiales. Si l’Europe veut un approvisionnement régulier et important, c’est sur l’un de ces quatre pays qu’il faut miser. Or il suffit de regarder une carte et de connaître le b-a-ba de l’industrie gazière (GNL 30% plus cher que le gaz naturel passant par un pipeline) pour comprendre que trois de ces quatre solutions sont irréalistes.

(...)

Quant aux autres sources présentées ici et là par une presse qui n’a même pas les connaissances basiques de la chose, elles sont soit grotesques soit à très court terme. L’Azerbaïdjan n’a quasiment pas de gaz ; le développement de nouveaux gisements mettra un peu de gaz sur le marché mais guère plus de 10 Mds de m3 annuels (à comparer aux 63 Mds de m3 du South Stream ou du nouveau Turk Stream). Le schiste américain est un fantasme : il coûte doublement plus cher (coût d’extraction et coût de transport en GNL), la production dépasse à peine la consommation locale et la technique de fracking provoque des tremblements de terre, ce qui met sérieusement en doute la pérennité du schiste. Quant aux autres sources, elles sont viables à court terme, guère plus : un peu de gaz norvégien par-ci, un peu d’algérien par là, mais les réserves de ces pays sont loin d’être conséquentes et s’épuisent.

En un mot comme en cent, il n’y a pas d’alternatives au gaz russe. Comme le dit un analyste, Russian gas is here to stay. Not because the EU’s Energy Union is still far from the solidarity it seeks, but because the alternatives don’t make sense (et encore, l'article implique que le gaz turkmène pourrait être transporté à travers la Caspienne, ce qui ne sera de toute façon jamais le cas comme on l’a vu).

Reste à savoir si les dirigeants européens vont enfin cesser de s’auto-mutiler et échapper à l’emprise de la formidable capacité de nuisance américaine. Washington avait déjà réussi à tenir la jambe européenne pendant des années avec l’illusoire projet Nabucco, désormais ravalé au rang des farces et attrapes.

Les vassaux européens semblent avoir compris. Ils apaisent le système impérial avec de belles et creuses déclarations mais, dans les faits, se rapprochent inexorablement du gaz russe. Celui-ci représente désormais 1/3 de la consommation européenne totale et cette part ne fera qu'augmenter à l'avenir.

L'eldorado gazier actuel s'appelle Yamal, en Sibérie arctique :

Total par exemple y mène un projet GNL pharaonique et financé par les banques russes et chinoises pour cause de sanctions occidentales - titre de l'épisode : Les euronouilles ou comment se tirer une balle dans le pied. Le tour de table est intéressant : outre la major française, on retrouve Novatek (second producteur russe derrière Gazprom), le géant chinois CNPC et le Silk Road Fund (Fonds de la Route de la Soie).

On le voit, le plan est bien ficelé et englobera l'Eurasie grâce au transport par méthaniers brise-glace, dont le premier (intelligemment appelé par les Russes Christophe de Margerie en hommage au PDG de Total tué en 2014) vient d'être livré.

Tout cela fait dire à Vladimirovitch que la Russie deviendra bientôt le premier producteur mondial de gaz naturel liquéfié. Mais le GNL ne constitue qu'une partie du trésor d'or bleu du Yamal : plus de 26 000 Mds de m3 de réserves de gaz et une production qui pourra atteindre 360 Mds de m3. Brzezinski en a des sueurs dans le dos... Car c'est un tsunami gazier russe qui se dirige vers l'Europe. Début janvier, nous devisions sur la chose :

Le quidam n'aura sans doute jamais entendu parler de Bovanenkovo, Ukhta ou Torzhok. Et pourtant, derrière ces noms poétiques se cachent les points de départ, intermédiaire et d'arrivée du réseau de tubes visant à faire transiter vers l'ouest les immenses richesses gazières de la péninsule du Yamal située à l'extrême-nord de la Russie :

Le doublement du réseau est en bonne voie (le tronçon Bovanenkovo-Ukhta est presque terminé), permettant le doublement du Nord Stream.

Nord Stream II justement. Comme prévu, il s'approche à grand pas. N'ayant plus la pression d'un système impérial uni derrière elle, la Commission européenne commence à retrouver ses sens et a réfuté tous les arguments juridiques s'opposant au doublement du gazoduc. Au grand dam des habituels excités baltiques et polonais, mais aussi des pays plus proches de Moscou comme la Slovaquie qui vont perdre beaucoup en droits de passage. Merci le Maidan...

Et puisqu'on en parle, la junte ukrainienne n'a rien trouvé de mieux à faire que de poursuivre en justice la Commission européenne à propos de l'autorisation donnée à Gazprom d'utiliser à plein l'OPAL. Les vassaux orphelins de l'empire se mangent entre eux pour le plus grand amusement du Kremlin.

Les digues énergétiques déjà passablement ébréchées entre l'Europe et la Russie sont en train de rompre, un foisonnement d'investissements gaziers et pétroliers est prévu d'ici 2025 (113 milliards de $ sur 29 projets), la réconciliation pétrolière avec la Biélorussie est dans les tuyaux après les bisbilles dont nous avions parlé... Bref, ça gaze pour Moscou.

Et ce n'est pas une "trouvaille" de dernière minute qui empêchera le tsar des hydrocarbures de dormir. Une délégation européenne a en effet rendu une petite visite à Israël pour discuter la construction d'un éventuel pipeline Israël-Chypre-Grèce susceptible de fournir du gaz à partir de Léviathan. Celui-ci aussi, nous en avions parlé :

En 2010 a été découvert Léviathan, un gros gisement offshore au large des côtes israéliennes, mais que le Liban et Chypre disputent aussi à l'Etat hébreu. Même si une compagnie, Delek Energy, associée à une société texane, la mal nommée Noble Energy, ont commencé à prospecter, le développement du champ gazier est peu ou prou bloqué. La faute à d'énormes investissements difficiles dans un contexte de baisse des cours, aussi et surtout à une bataille politico-judiciaire intra-israélienne. En 2012, le géant Gazprom avait déjà proposé d'entrer dans le tour de table mais ses avances avaient été, à l'époque, rejetées sous pression américaine. Ce n'est peut-être plus le cas désormais...

Beaucoup de choses ont en effet changé depuis :

  • la relation américano-israélienne est à son plus bas historique (accord sur le nucléaire iranien, soutien de Washington aux Frères musulmans égyptiens et même putsch néo-nazi du Maïdan très mal vu à Tel Aviv)

  • l'inexorable montée en puissance russe au Moyen-Orient via l'intervention en Syrie et ses conséquences (alliance de facto avec le Hezbollah, rupture avec la Turquie)

Tout à leur Grand jeu, les stratèges US voient avec inquiétude les Russes s'implanter dans cette zone incontournable qu'est en train de devenir la Méditerranée orientale. Bases syriennes, accord naval avec Chypre, et maintenant Gazprom... c'est plus que Washington ne pourrait en supporter ! Les Américains font tout pour qu'Israël rompt toute discussion avec le géant russe et vende son gaz à la Turquie, elle-même très dépendante du gaz russe. Joe Biden, qui apparaît toujours là où les intérêts CIA/néo-cons sont en jeu, a effectué une visite en Israël début mars pour rabibocher Tel Aviv et Ankara (et tenter de marginaliser Moscou). Apparemment, sans résultat...

Depuis la visite de Joe l'Indien, la haute-cour israélienne a rendu son jugement, bloquant le développement de Léviathan, mais ceci n'est peut-être que la partie émergée de l'iceberg. L'establishment militaire israélien préfère maintenir une coopération militaire avec Moscou et ne pas déplaire à Poutine que de rétablir les liens avec le sultan fou. Surtout que l'intervention syrienne a placé dans les mains de Vladimirovitch des atouts supplémentaires, notamment grâce au Hezbollah.

Fin février, nous écrivions :

On en était là quand l'intervention russe a sérieusement rebattu les cartes, Tel Aviv et Beyrouth-Sud se mettant sur leur 31 pour courtiser Poutine.

L'alliance entre Moscou et le Hezbollah est logique, presque naturelle. Mêmes alliés (Assad, Téhéran), même farouche opposition à l'islamisme sunnite. La tolérance absolue du Hezbollah envers les chrétiens d'Orient (voir ces étonnantes photos des combattants chiites au garde-à-vous devant Jésus dans des villages chrétiens syriens libérés) joue également en sa faveur, la Russie se considérant comme la protectrice du christianisme moyen-oriental. Alarmé, Netanyahou s'est alors précipité à Moscou faire des ronds de jambe à Poutine. On avait connu Bibi la Terreur moins placide...

Ce voyage n'a pas empêché le Hezbollah de mettre la main sur des armements russes. Qu'ils aient été livrés par les Syriens qui les avaient eux-mêmes reçus (plus probable) ou livrés directement par Moscou selon les dires de hauts responsables du mouvement chiite, cela importe somme tout assez peu.

L'état-major de Tsahal est plus que remué, notamment par le fait que le mouvement libanais est vraisemblablement en possession de missiles de croisière supersoniques Yakhont. Les récentes déclarations de Nasrallah - "les stock de gaz ammoniac d'Haïfa sont notre bombe nucléaire" - ont également provoqué la panique en Israël où l'on considère sérieusement transférer les usines chimiques dans le sud du pays, à un coût exorbitant.

Depuis, plusieurs rebondissements ont eu lieu. La querelle politico-judiciaire a pris fin, la situation a été débloquée et les premiers investissements ont eu lieu. Sauf que les réserves ont été revues à la baisse (500 Mds de m3 au lieu de 620 Mds), ce qui explique peut-être le soudain désintérêt de Gazprom, et que ces quantités sont de toute façon bien faibles pour alimenter aussi bien la consommation domestique israélienne et l'exportation vers l'Europe. Pour donner un ordre de grandeur, les réserves totales de Léviathan sont cinquante-deux fois moins importantes que celles de Yamal et équivalent à ce que transporte le Nord Stream pendant dix petites années.

Dans ces conditions, construire un gazoduc sous-marin long de 1 300 km passant au-dessus d'une faille géologique pour transporter une douzaine de malheureux Mds de m3 paraît pour le moins alambiqué. Un nouveau pipedream ?

 

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Caracole 05/04/2017 22:45

Bonsoir OG.
Je serai curieux de ce que tu pourrais répondre au commentaire sur l'article d'oilprice.com que tu as mis dans ce texte, à savoir:

This is delusional.

"First, the Germans, the largest and most important European country, are marching ahead toward energy independence. It's program of renewables is expensive, yet enjoys widespread popular support, even among German business who sometimes have to move companies out of Germany. Germans lead the world in per-capita solar power generation (NOT the sunny US). They are reconfiguring their grid (at a cost of billions) to accept North Sea generated wind power. The list of major investments by the Germans goes on and on and on.

It is not a secret that the German goal, of eliminating 30% oil usage before 2020, is exactly the percentage supplied by Russia. The longer term goal is complete energy independence.

In the Baltic states, one of these tiny countries has just completed (Jan 2015) a remarkably large LNG port/depot. Why so huge ? Because that one single port can supply ALL THREE Baltic countries with 100% of their gas needs, eliminating the Russian choke hold on these countries.

Why, you might ask, did the barely floating Russia navy suddenly decide to hold expensive maneuvers (which Russia cannot afford) in the Baltic ? So that they could interfere with the huge electric power cable being laid in the Baltic sea between Sweden and Poland.

Likewise, the Norwegians have already said it is no problem to supply Europe with enough gas to replace Russian gas. The question is not even of price, but rather long-term commitment to justify the construction of the necessary pipelines from Norway to Europe under the Baltic. This pipeline would be shorter and less expensive that the Russian Turkmen pipeline through Turkey.

In the background, the small American company called Tesla will be making electric cars, at a profit, and so are all the other wanna-be car manufacturers. It is an irrefutable physical fact that not only are electric cars cheaper to manufacturer than internal combustion engines (less than 50% moving parts), they are also easier and cheaper to maintain, and they are cheaper to operate as well. With current projected volumes, electric cars are slated to be cheaper to buy, at retail, without subsidies, in the 2017 time frame. Even the slightest pressure on gas prices (even $60 oil) and sales of those cars will go through the roof.

In the US, the oil reserves are setting records in billions of barrels of unneeded oil stored, while fracking companies go out of business. The moment oil prices raise even the slightest amount, all those fracking wells have been drilled and the land paid for. Many of the early fracking wells can make money at $40/barrel, so the first sign of uptick in the price and 100,000 unemployed oil drillers will be pressuring the oil companies to re-start those wells.

Finally, it is an explicit stated goal of the German energy policy to lead the world in solar technology and then make profits from exporting this technology. While this article points out the lack of political unity in the EC, the reality is that politics is not the only force working on the situation. If the Germans can make solar power a reality in Germany, what makes this author believe that somehow Spain, Italy and the other sunnier countries cannot use this technology ?

The Russians have used the oil club to bully Europe for the last time."

Madudu 06/04/2017 19:33

Sinon, on peut aussi ne pas s'acharner contre les évidences et renoncer aux intermittentes ^^

La principale "solution" qui s'offre à nous c'est de nous adapter à un approvisionnement décroissant en énergie, c'est-à-dire consommer moins de choses. On a vraiment beaucoup de marge de progrès sur ce point, à tel point qu'on pourrait même augmenter la qualité de vie tout tout en consommant moins.

Seulement il faut se donner des priorités, on ne pourra pas tout avoir en même temps.

Par exemple on peut renoncer aux vacances en dehors de chez soi (ou chez la famille, chez des amis, ...), sauf pour les mômes qui vont en colonie de vacance quelque part dans le pays (et puis un peu "à la dure", c'est plus sobre et ça fait des enfants débrouillards et vigoureux ^^).

J'ai dans l'idée que si on doit se coltiner un environnement sans pouvoir y échapper ne serait-ce que quelques semaines par an, on se débrouillera pour mieux l’accommoder à nos goûts et pour mieux se connaître entre locaux. Alors qu'aujourd'hui, franchement, la France est un bien triste pays.

On peut aussi renoncer aux transports motorisés individuels au quotidien (la voiture surtout) et se contenter de transports en communs en milieu urbain, de vélo/marche (aller, pourquoi une mobylette par famille, 50cm³ ^^) en milieu rural.

Le défi du transport de personnes c'est pas le transport en fait, c'est l'aménagement du territoire. Dans une vie sobre si le travail, les commerces de détail, la mairie et l'école se trouvent à moins de 10km de chez soi on peut tout faire en vélo sans aucun problème.

Le transport de marchandises (les choses vraiment pondéreuses) eux doivent être pensés soigneusement et doivent s'adapter au contraintes topographiques.

Le moins énergivore par unité de poids transporté sur de longues distances c'est la voie d'eau (rivière, canal, mer) car les frottements et la vitesse sont faibles. En France on a pas grand chose de ce point de vue, notamment le réseau n'est pas connecté (ou mal) à l'intérieur du pays et à l'étranger. Vauban avait fait relier tous les bassins entre eux, on peut aller de l'Atlantique à la Méditerranée, de la Méditerranée à l'Allemagne, de l'Allemagne à l'atlantique, etc. Mais les dimensions sont trop faibles pour les gros transporteurs contemporains. Voilà un gros chantier qui devrait faire figure d'objectif stratégique national (et les vrais écolos ne devraient pas s'y opposer au prétexte de protection des milieux humides, c'est stupide).

En plus dans le Sud de la France ce serait l'occasion d'augmenter les périmètres irrigués. Et au niveau européen ça pourrait faire un projet fédérateur, car on pourrait relier la France à la Russie par voie d'eau sans passer par la mer (une voie d'eau continentale donc, sans chargement/déchargement pour transborder d'une péniche à un navire de mer).

La voie terrestre la moins énergivore par unité de masse transportée c'est le train, car les rails opposent des frottements très limités, les courbes et les pentes sont douces, les variations de vitesse aussi, les arrêts sont peu fréquents, etc. Le train peut tourner à l'électricité en plus, contrairement aux navires qui doivent tourner avec un carburant liquide (gazoil, huile végétale). Là on est mieux doté, mais il faudrait étendre et ramifier le réseau pour desservir plus finement le territoire.

La voie de terre type route c'est ce qu'il y a de pire, et ça demande beaucoup d'entretien en plus. Pour un maximum de sobriété il faut viser un minimum de voies terrestres hors-rail, toutes en super état par contre. En gros ça doit prendre le relais des voies navigables et du rail pour opérer les derniers Km, les camions qui font des centaines de bornes d'un point A à un point B ça doit tout simplement disparaître.

Le reste des voies terrestres qu'on ne peut pas aménager et entretenir au top vont se dégrader rapidement, devenir impraticables en dehors de véhicules adaptés (coûteux, qui consomment, qui s'entretiennent chèrement). Il faut donc en avoir le moins besoin possible, en restreindre l'usage à la marche, au vélo (motos interdites en dehors des flics/pompiers/armée car autrement les chemins deviennent absolument impraticables) et ... à la traction animale (chevaux, boeufs, ânes).

La traction animale est très efficace pour déplacer des charges modérés sur de courtes distances, et ne nécessitent pas d'aménagements lourds en dehors des voies très fréquentées (qui doivent faire partie du réseau entretenu accessible aux camions). Par contre c'est complètement inefficient (en énergie ingérée par l'animal/énergie restituée sous forme de traction), une vrai catastrophe. Donc ça doit rester limité aux petits usages quotidiens, ne pas dépendre de cultures dédiées, charronneries et selleries doivent être bien conçus (un boulot intéressant pour nos ingénieurs).

Je m'arrête là, mais il y aurait tellement plus à en dire ^^

Kevin 06/04/2017 16:07

J'avais lu que les sites potentiels pour la construction de barrages étaient tous déjà utilisés, et que les barrages n'étaient pas super "écolo" non plus, du fait qu'ils retiennent les sédiments et empêchent la faune locale de circuler librement (même si des systèmes ont été mis en place pour permettre aux saumons de franchir les barrages). Idem pour les sites marémoteurs: tous saturés en France métropolitaine. Mais si on veut faire du "tout renouvellable", rien n'empêche d'imaginer une majorité de production éléctrique par éolienne + solaire et des centrales thermiques au biogaz d'appoint. Il me semble que le Danemark s'en approche... Concernant la suproduction temporaire, il est aussi possible de "verouiller" les éoliennes pour les empêcher de tourner. C'est ce que qu'il se fait déjà en cas de vents forts, pour des raisons de sécurité.

Madudu 06/04/2017 15:12

Les sous-produits de la méthanisation peuvent servir d'engrais car ils sont très riches en éléments minéraux (N, P, K, ...), mais pas comme amendement car ils sont très pauvres en carbone (il se retrouve dans le méthane, CH4).

Le problème de la méthanisation c'est qu'elle amène à appauvrir les sols en carbone (en "humus", pour faire simple), mais pas en éléments nutritifs par contre.

L'un des problèmes qui se posent en agriculture conventionnelle moderne c'est que les sols s'appauvrissent en carbone, ce qui modifie certaines de leurs propriétés et notamment leur capacité à ne pas s'éroder (mais pas que, c'est une affaire assez compliquée en fait).

Hamilcar Barca 06/04/2017 15:10

Bonjour à tous

Le stockage de l'énergie sous forme hydraulique ne date pas d'hier. Si je ne me trompe pas, EDF s'y est employée dès que le programme électronucléaire a eu démarré.
Pour de multiples raisons, il est préférable qu'un réacteur nucléaire travaille à un niveau constant de fissions, et donc de production de chaleur. Des trois moyens classiques de production d'électricité (hydraulique, nucléaire et thermique), il est probablement le moins modulable. La palme dans ce domaine revient aux turbines à gaz (on démarre ou on arrête) ou à l'hydraulique (on ouvre ou ferme les vannes).
EDF a donc eu très tôt l'idée de construire des retenues dites de "pompage-turbinage":
- la nuit, quand la consommation chute, l'électricité des centrales nucléaires fait tourner des pompes qui remplissent une retenue;
- le jour, les pompes sont arrêtées et la retenue se vide dans les turbines d'une centrale hydraulique.
J'avoue ne pas connaître le rendement d'un tel système, mais il ne doit pas être très élevé vu le nombre de points de pertes énergétiques qu'il comporte. Mais il permet d'employer de l'électricité "nocturne" difficilement utilisable autrement.

La grande limitation de ce principe est le nombre très restreint de sites disponibles pour créer une retenue: trouver une vallée "noyable" (ce qui, à l'heure actuelle, est mission quasi-impossible) et qui de surcroît doit se situer à côté d'une réserve abondante d'eau. Voir par exemple la retenue de Montézic dans l'Aveyron, proche du grand barrage de Sarrans.
Ce système peut donc difficilement - voire pas du tout - "étaler" les pics et les trous de production de l'éolien. A moins que d'arrêter progressivement un certain nombre de centrales nucléaires ...
Le stockage de l'électricité éolienne est donc un problème dont la résolution est loin d'être évidente. Je ne connais pas les solutions envisageables ou en cours de réalisation mais, une chose est sûre, il ne faut pas compter sur un stockage généralisé en batteries.
Du fait de la demande qui explose pour les portables en tout genre incluant outils, etc et pour l'industrie automobile, la tension croît sur les cours du lithium, majorée par le fait que les principaux gisements latino-américains sont, à part les Chiliens, situés dans des zones difficiles d'accès (je connais bien ce secteur de la planète).
http://large.stanford.edu/courses/2010/ph240/eason2/
Donc, du lithium pour les batteries, il y en aura, mais à quel prix? Ce qui risque de compliquer sérieusement la gestion de la production éolienne d'électricité.

Bien cordialement

Kevin 06/04/2017 14:29

Tiens, je n'avais jamais pensé à cette problématique d'appauvrissement des sols: les déchets utilisés pour produire du biogaz ne peuvent du coup pas être utilisés comme engrais. J'avais aussi oublié de mentionner l'incinération de déchets (recyclables ou non!) comme source d'éléctricité non négligeable. J'avais aussi lu avec beaucoup d'interêt la production de biocarburant par des microalgues, mais là aussi, même si les rendements s'avèrent intéressants, la production industrielle prendra des années (des decennies?). Toutes ces technologies pourraient modifier sensiblement les rapports de force géopolitiques. De toute facon, les ressources naturelles étant finies, il faudra tôt ou tard raisonner en mode cyclique et non en mode linéaire.

Madudu 06/04/2017 13:38

Pour remonter de l'eau il faut des installations, et il faut les dimensionner en fonction des pics de production des sources intermittentes.

Ça représente des sur-coûts considérables et ça ne peut se faire en hiver que dans la mesure où les barrages peuvent contenir plus d'eau qu'ils n'en contiennent déjà, sans compter que le rendement de la conversion en énergie potentielle n'est pas de 100% (je ne sais pas combien on y perd).

J'ajoute qu'il faut déplacer l'électricité des zones de production intermittentes (à basse altitude pour le solaire comme pour l'éolien) vers des zones d'altitudes, qui sont rarement à coté les unes des autres, et répartir à nouveau cette électricité depuis les zones d'altitudes peu peuplées vers les zones de basse altitudes plus peuplées. Le rendement énergétique et financier de l'opération risque d'être vraiment désastreux ^^

Donc non ce n'est pas facile, ni évident, de compenser l'intermittence des énergie dites renouvelables. Au contraire, c'est un problème difficilement surmontable lorsqu'on dépasse 10-15% du mix énergétique en intermittentes (en dessous on peut combler une partie de l'intermittence avec les autres sources).

Je pense que votre lecture de la problématique est biaisé, parce le chauffage n'est pas le principal enjeu de notre système électrique. Le principal enjeu c'est de garantir à l'industrie des volumes constants ou en tout cas prévisibles, à des coûts raisonnables, d'électricité par le réseau.

L'Allemagne s'est engagée dans un gouffre financier dont elle n'est pas prêt de voir la fin, à mon avis. Sa seule voie de sortie est de s'équiper massivement en production électrique de pointe (très modulable à des échelles de temps très petites) à partir du gaz pour compenser l'intermittence de ses "renouvelables" hors de prix.

Non seulement c'est pas très écolo, mais ça va l'obliger vis-à-vis de son fournisseur le plus important et le plus fiable à moyen-long terme, car pour rappel une installation électrique ça se raisonne sur au moins 30 ans.

L'indépendance de l'Allemagne vis-à-vis de la Russie pas les "renouvelables" c'est du pipeau complet. S'ils avaient choisi l'indépendance énergétique ils auraient développé le nucléaire plutôt que de l'abandonner.

Quand à la géothermie, la biométhanisation, etc, ce sont des cosmétiques qui resteront toujours marginaux. Surtout que la biométhanisation est complètement anti-écolo, puisque ça conduit à ne presque rien retourner au sol. Si elle devait se développer significativement elle aggraverait très sévèrement les problèmes qui se posent déjà pour les sols agricoles.

Kevin 06/04/2017 11:02

Voilà, ce long commentaire pour dire: l'indépendance énergetique n'est pas pour tout de suite, on va devoir être gentils avec nos amis russes encore quelques années^^
PS: Je recommande encore une fois la série d'articles passionnants sur le blog de Berruyer sur la pollution atmosphérique. C'est très très bien vulgarisé..

Kevin 06/04/2017 10:57

@Madudu: Concernant la production intermittente d'éléctricité: l'éléctricité se stocke de facon indirecte très facilement sous forme d'energie potentielle, dans les barrages par exemple. On a besoin d'éléctricité? On ouvre grand les vannes. On veut au contraire la stocker? On ferme les vannes et laisse le niveau d'eau monter. bien sur, pour les batteries de voitures éléctrique, c'est plus compliqué. Sinon, dans le fond, je suis assez d'accord avec votre source sur le fait que le "tout solaire" n'a aucun sens. Mais solaire+éolien+géothermique+biogaz+marémotrice pourrait couvrir la grand majorité de nos besoins en éléctricité.

A noter aussi que si l'electricité se conserve difficilement, elle se transporte difficilement aussi, et les lignes hautes tensions sur de longues distances sont un gaspillage inoui d'electricité (perte d'energie sous forme de chaleur due à la resistance des cables). Je suis donc assez optimiste sur la capacité des allemands à se passer à la fois du nucléaire et du charbon pour leur production éléctrique sur le moyen terme, bien qu'ils soient allés un peu vite en besogne...

Quiconque a déjà eu chez lui un chauffage éléctrique a réalisé à quel point ce système n'a aucun sens (cher et inefficace), donc meme en étant 100% autonome en electricité, on aura besoin de gaz pour se chauffer (beaucoup moins polluant que le fioul, qui doit de toute facon lui aussi etre importé). La seule alternative possible au gaz russe est le biogaz, et je doute qu'il soit possible d'en produire à très grande échelle (à part en le produisant aux dépens des cultures vivrières, donc en provoquant un désastre écologique comme au Brésil)...

Madudu 06/04/2017 00:43

Je ne suis pas Observatus, mais quelques observations quand même :

-Les productions d'électricité intermittentes et variables d'un mois sur l'autre, d'une année sur l'autre (vent, soleil ...) ne sont pas comparables avec des productions que l'on peut ajuster aux besoins. C'est un peu comme comparer des carottes et du blé, les deux se mangent mais c'est bien le seul truc qu'ils ont en commun ^^

-Une production d'énergie se mesure (W) mais l'usage est pour une bonne part déterminée par la forme du produit ("essence" non= "diesel" non= "charbon" non= "gaz" non= "électricité"). Le diesel est irremplaçable dans les transports via moteur à explosion, par exemple.

-Le coût des moteurs électriques mobiles (voiture) est lié pour beaucoup aux batteries. Stocker de l'énergie c'est extraordinairement coûteux, et je ne crois pas qu'on ait découvert un moyen miraculeux d'y échapper.

-Le pic de production du gaz en UE+Norvège est passé depuis le début des années 2000. La production russe représente actuellement plus de deux fois celle de l'UE+Norvège, et n'est pas en déclin.

https://jancovici.com/transition-energetique/gaz/le-pic-de-production-il-y-en-aussi-eu-pour-le-gaz/

-La situation est comparable en ce qui concerne le pétrole.

https://jancovici.com/transition-energetique/petrole/le-pic-de-production-une-realite-deja-courante/

-Une petite synthèse sur le "solaire" : https://jancovici.com/transition-energetique/renouvelables/pourrait-on-alimenter-la-france-en-electricite-uniquement-avec-du-solaire-ou-de-la-biomasse/

Bref, ce commentaire c'est, pour moi, du grand n'importe quoi.

Caracole 05/04/2017 22:46

Bon la mise en forme a completement sautée, donc pour ceux intéressé de lire ce commentaire qui ne semble pas inintéressant, c'est ici: http://oilprice.com/Energy/Natural-Gas/Russian-Gas-There-Is-No-Alternative-For-Europe.html

UnLorrain 05/04/2017 22:38

Ca devrait intéressé toutes et tous,si OG le permet je donne ce lien ( une première pour moi de copié/collé sur mon smartphone ) ce blog traite de géopolitique depuis des lustres,je ne le visitait plus depuis que je suis limité en connection..plus de filaire,le wifi rend grand service ceci dit !http://zebrastationpolaire.over-blog.com/
Yeah ça a l'air de..ben coller.

Ady85 05/04/2017 20:08

Ca chauffe a nouveau la Syrie.....quid de la situation ?

fb67 05/04/2017 22:28

Lu dans un commentaire à propos de Genève5:

Syrie : les massacres d’Idlib (le 4 avril) sont l’occasion d’une nouvelle opération de diabolisation du régime avant une réunion importante. Il aurait utilisé des armes chimiques, zigouillé des civils, même visé un hôpital, pour un gain négligeable sur le plan militaire. Il aurait été assez con, encore une fois, ce Bachar, pour s’attirer les foudres de la communauté internationale au moment où les russo-syriens gagnent sur le terrain ?
Pendant que le Yémen est bombardé, affamé, renvoyé à l’âge de pierre par les saoudo-occidentaux en toute impunité médiatique !

Çà résume bien ce que je pense, j'en conclu que nos dirigeants sont soit des idiots(douteux), soit des ordures.

URL de l'article:
https://www.legrandsoir.info/syrie-de-geneve-4-a-geneve-5-patience-et-longueur-de-temps.html#forum134315

theuric 05/04/2017 14:28

En politique, il n'est que de sagesse que de rester prudent.
Ainsi, que les pays européens, voire, que l'Union-européenne, se voient débarrassés d'un maître impérial, ici les États-Unis-d'Amérique, en raison de sa ruine progressive, pour le remplacer par un autre, quel qu'il soit, ne peut qu'être préjudiciable aux peuples.
D'autant plus que la-dite union continue, vaille que vaille, le programme que son ancien mentor lui avait confié, soit le démantèlement des pays qui la compose.
Or, si guerre il y eut entre les diverses puissances ouest eurasiatiques, ce fut, entre-autre, pour des raisons de stabilité frontalière, en cela les deux guerres mondiales le montrent et le démontrent.
Laisser se disloquer, même partiellement, les frontières des nations européennes, après qu'elles aient été stabilisées dans les dernières décennies, fait courir le grave risque de faire réémerger la violence guerrière dans cette région, ce que, je le comprends, personne ne veut.
Même l'empire a tout fait pour enserrer ce vieux réflexe dans les griffes de notre européenne union, c'est pourquoi elle a voulu démembrer les pays, décision qui est la plus grande sottise qu'elle n'ait jamais prise, la pire qu'il soit.
Ainsi est-il des calculs de court terme néfastes qui se trament en ce moment et moi je n'aime pas ça.
Je ne suis ni homme de guerre, ni homme de paix, mais sais qu'au fond de chaque européen se tapit un monstre qu'il serait bien ne pas réveiller, celui que les impériaux n'eurent de cesse de secouer, de malmener, de raviver, de ranimer, d’exciter, écoutez comment la Marseillaise fait vibrer les murs aujourd'hui et demain ce sera le bruit des pas des rangs de troufions défilant tête haute.
J'avais, il y a près de dix ans, malheureusement pas grand chose n'en fut conservé, mis en garde dans mes textes de l'éveille de ce monstre, entre-autre chez Madame Polony, mais je sais qu'un "petit" comme moi ne sera jamais écouté.
Je sais, j'avais senti que depuis près de cinq ans, voire avant, il s'était ébroué, et j'avais aussi écrit que toute les bêtises seront faites, mais je ne pensais pas, à l'époque, qu'elles le seraient de ce point là.
Que voulez-vous?
Bientôt, d'autres sottises seront faites qui revivifieront encore plus cet allant monstrueux des européens pour l'expression guerrière, par ignorance et orgueil, par plan de courte vue, par vain aveuglement.
Tous, d'Asie, d'Amérique, d'Arabie seront responsables, c'est ça qui me met en colère!
Demain, l'économie-monde ne sera plus, la France-Angleterre se fera, qu'on le veuille ou non, et s'étendra, tout d'abord en Afrique, puis en Amérique-du-Nord, pendant que l'Inde et la Chine commenceront leurs chicaneries territoriales pouvant tourner à la confrontation généralisée.
Dès aujourd'hui, le catholicisme reprend vie en France, déjà le dernier défilé du 14 Juillet firent couler maintes larmes.
Alors, dites-le: "cessez d'exciter les passions françaises et européennes, cessez d'exposer le laquais en tant que personne probe, cessez de vouloir nous murer dans la virtualité d'une digue fragile que la simple réalité rompt, parce que plus robuste sera cette digue, plus violentes seront les passions."
Espiègle Cassandre, j'en ai rencontré une il y a peu, comme un singe en hiver... .

Euclide 05/04/2017 12:44

Cher OG, j'espère lire un de vos billet sur ce qui se passe en Syrie meme si je suis un fan de la l'histoire de la Méditérranée.
En ce qui concerne la mort de Christophe de Margerie, elle est comparable à celle de Coluche. A mon avis, il n'y a pas eu de complot mais c'est la victoire du mal, appeler cela comme vous le voulez : Satan ou le Diable..Ce sont des mauvais concours de circonstances. .C'est tout.

Eric83 05/04/2017 10:04

Merci OG, encore un article remarquable d'Informations. Comment les euronouilles, eurolâtres voire russophobes peuvent-ils continuer à dénigrer et à défier Poutine quand l'UE - habitants et entreprises - est dépendante, à hauteur du tiers de sa consommation, du gaz Russe ?

D'autre part, je note que vous avez écrivez "... PDG de Total tué en 2014". Tué et non pas mort ? Il ne fait donc aucun doute, pour vous, que l'ex PDG de Total ait été assassiné.

Enfin, je terminerai ce commentaire sur une petite digression car il me semble que le fait mérite d'être relevé. Hier, en plein débat entre les 11 candidats à la présidentielle, JLM a lancé une "bombe" politique - sans que cela n'émeuve ni les autres participants, ni les deux journalistes - devant des millions de téléspectateurs : les guerres au proche-orient ont pour cause le pétrole, le gaz et leur contrôle.
Une clarification bienvenue.

Observatus geopoliticus 05/04/2017 11:41

@ Eric
Justement, "tué" me semble neutre. Ce terme peut aussi bien désigner une mort accidentelle ("il s'est tué dans un accident d'avion") qu'un assassinat. Je préfère ne pas privilégier l'une ou l'autre piste en l'état actuel des choses car beaucoup d'ombre subsiste...

Madudu 05/04/2017 11:38

Il a même prononcé le mot magique "pipeline", mais c'est Asselineau qui a dit pourquoi on y participe : parce que l'OTAN est une institution sous contrôle états-uniens, et qu'on en fait partie.

Macron s'est encore une fois illustré mal à propos, mais cette fois-ci il a fait profile bas dans l'espoir qu'on ne le remarque pas trop ^^

Il est complètement mort depuis le débat précédent, c'est fort probablement Fillon qui va accompagner Le Pen au second tour.