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Chroniques du Grand jeu

L'empire tangue

24 Juin 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Europe, #Etats-Unis, #Russie

L'empire tangue

Chose promise, chose due, même si les sondages des derniers jours laissaient planer le doute suite à la récupération sordide du meurtre de Jo Cox. Les menaces toutes plus sombres les unes que les autres de la part du système - la palme revient à l'inenarrable Donald Tusk qui évoquait sans rire "la fin de la civilisation occidentale" - n'y auront pas suffi. See EU later...

Les oligarques non élus de Bruxelles sont en émoi, la mafia médiatique est assommée, les banksters paniquent et les marchés dévissent. Rien que pour ce spectacle, un grand merci aux Britanniques s'impose. En passant, l'on est quand même rêveur devant le mouvement de panique mondiale causée par ce simple vote sur un sujet qui ne devrait surprendre personne. Que les bourses s'effondrent, que les monnaies s'écroulent montre à quel degré d'avancement et de déconnexion de la réalité est arrivé le monde parallèle de la finance, gigantesque bulle virtuelle. Nigel Farage, l'un des tenants du Brexit, l'a assez bien résumé dans son discours : "C'est la victoire des petites gens, des gens honnêtes, de la réalité face aux multinationales et au système établi".

Cette journée historique aura d'importantes répercussions géopolitiques, même si celles-ci se feront plutôt sentir à long terme. Tout ne changera pas du jour au lendemain, bien que certains éléments puissent survenir plus vite que prévu.

Pour le Royaume-Uni même, la reprise en main de son destin (qu'il n'avait jamais vraiment abandonné aux mains des europloucs) pourrait s'accompagner, ô ironie, de certaines difficultés. L'Ecosse et l'Irlande du nord, qui ont voté en faveur du maintien, seront tentées de prendre leur distance de l'Angleterre et du Pays de Galles. Déjà, les leaders indépendantistes écossais réclament un nouveau référendum de même que le Sinn Fein pour la verte Erin. L'Espagne s'y met aussi, qui demande le retour de Gibraltar après 300 de présence britannique sur l'îlot.

A l'échelle continentale, les eurocrates sont paniqués devant le possible effet domino. Car tout l'anti-système s'y met : Wildeers réclame un référendum aux Pays-Bas, Le Pen et Mélenchon en France, le Mouvement 5 étoiles en Italie ; l'Autriche, la Hongrie, la République tchèque font également la queue. Nexit, Frexit, Itaxit, Auxit, Tchèxit, Honxit etc. - les eurolâtres sont affolés et feront tout pour bloquer les revendications des peuples. Si l'UE était démocratique, ça se saurait n'est-ce pas...

Mais derrière, c'est évidemment l'affrontement entre les deux grands qui se profile. L'ombre du méchant ogre russe, accusé de toutes les turpitudes, plane sur le Brexit. La corporation médiatique nous avait déjà prévenus avec des trémolos dans la voix. A peine vaincu, Cameron n'a pu s'empêcher un commentaire désabusé - "Poutine doit être content" - s'attirant une réponse ironique du maître du Kremlin. L'ancien ambassadeur US à Moscou, Michael Mc Faul, va plus loin : "C'est une gigantesque victoire pour Poutine. Je le félicite pour sa victoire ce soir." (!)

Qu'il mette dans le camp des perdants du Brexit les Etats-Unis est une forme d'aveu. Le lecteur de ce blog ne sera pas surpris, qui sait que la construction européenne fut dès le départ un projet américain visant à mettre la main sur le Vieux continent. Les avertissements d'Obama à son vassal n'avaient guère étonné, même s'il avaient finalement eu l'effet inverse de celui escompté.

L'empire tangue

Le maître de l'empire se voit aujourd'hui obligé de déclarer qu'il "respecte le vote britannique" (manquerait plus que ça !) mais les stratèges US l'ont mauvaise. "Le Royaume-Uni et l'Union européenne resteront des partenaires indispensables" a-t-il ajouté. Mais voilà le problème : deux au lieu d'un, et peut-être bientôt trois, quatre, cinq, qui commenceront à partir dans tous les sens, n'écouteront plus que d'une oreille les recommandations de tonton Sam, au lieu d'une structure européenne centralisée noyautée par les Américains. Voilà le souci européen de Washington...

Soyons honnête, la Russie bénéficie évidemment du Brexit. Le bras européen de l'empire se fissure, l'intense lobbying anti-russe de la Grande-Bretagne au sein des instances eurocratiques ne sera bientôt plus qu'un souvenir, le vent de révolte gagne le Vieux continent tout entier où les partis eurosceptiques sont en même temps russophiles.

A Moscou, on préfère la jouer modeste, Medvedev versant même une larme de crocodile sur les possibles conséquences économiques négatives du Brexit. Mais dans les couloirs du Kremlin, on doit jubiler. Le système impérial US en Europe se lézarde au moment même où la construction eurasienne ne cesse d'avancer.

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en passant 27/06/2016 11:20

Définition de l'Angleterre :
Angle-terre: Bout de terre dans un angle de l'Europe qui a toujours voulu en être le centre sans en faire partie.

fatie18 26/06/2016 14:19

Bonjour Observatus

C'est juste un gros mensonge fait par un personnage qui n'était pas très connu avant cette phrase malencontreuse.
Je ne suis nullement gênée mais il n'empêche qu'il est plus facile de taper sur l'UE, que de la défendre, alors qu'elle a réalisé de grandes choses. C'est un peu comme la majorité et l'opposition, au niveau national. Il est toujours plus facile de critiquer quand on est dans l'opposition. alors il faut remettre parfois les pendules à l'heure.
Et en admettant que vous ayez raison, que je sois gênée et que je regarde ailleurs, que DT ait effectivement menacé les anglais et alors ? Cela ne fait finalement qu'une menace réelle sur 5. Cela voudrait dire que les 4 autres points ne sont pas des menaces
Quant au prochain numéro, je ne sais même pas si je vais l'écrire. Je viens de compter il y a 10 paragraphes en tout. J'ai dit ça comme ça, comme j'aurais pu dire hasta la vista.
Je vous quitte car je dois préparer un gâteau.

Observatus geopoliticus 26/06/2016 15:56

Bah, c'est juste le président du Conseil européen qu'on voit tous les jours à la une des journaux, mais à part ça...
Menacer de lâcher les migrants en masse vers l'Angleterre n'est pas non plus une menace, c'est seulement un enfantillage d'enfants se précipitant vers le train magique de Disneyland, une paille quoi...

Avant et après le Brexit, l'on a assisté à un déluge de désinformation, de mensonges grossiers, de pression médiatique ou institutionnelle... Même les autruches avec la tête bien enfoncée dans le sable sont au courant.

fatie18 26/06/2016 12:45

Bonjour
J’aimerais faire un petit commentaire de texte de l’article d’Observatus, qui va, me semble-t-il dans le sens de l’opinion de la majorité des commentateurs.
Paragraphe 1
« …la récupération sordide du meurtre de Joe COX… » : c’est de bonne guerre, s’il s’était agi d’un député du camp adverse, celui-ci n’aurait pas raté l’occasion d’en faire autant.
Puis il y a un renvoi vers un article de RT qui recense les différentes menaces proférées par les différentes personnalités, adversaires du Brexit.
1.1 J.C.JUNKER
« Dehors c’est dehors » ou encore « Nous n’avons pas de plan B, nous avons un plan A. La Grande-Bretagne restera dans l’UE et sera un membre constructif de l’Union »
Il n’y a rien de menaçant dans tout ça. La 1ère déclaration n’est qu’une mise au point qui signifie que dehors cela ne veut pas dire, un pied dedans, un pied dehors. Quant à la 2ème, je la trouve plutôt gentille et un tantinet mensongère si ce n'est lèche-bottes, car le RU n’a jamais été un membre constructif.
1.2 Donald TUSK
Sa déclaration est tellement too much, qu’elle en devient ridicule et insignifiante. Si l’on devait faire un micro-trottoir, personne ne saurait qui est ce Monsieur ni ce qu'il fait exactement. Alors passons.
1.3 François HOLLANDE
Idem que pour JCJ, c’est une explication de texte. Dehors c’est dehors.
1.4 Uncle Sam
Là aussi rien de plus logique. Cela rapporte plus à l’Amérique d’imposer ses règles commerciales à 27 pays qu’à un seul pays, qui en dernier ressort sera bien obligé de suivre les autres, s’il veut commercer avec elle.
Mais OBAMA ne s’est pas déplacé himself pour si peu. C’est plutôt parce qu’il savait qu’il fallait empêcher à tout prix un Brexit pour sauver le soldat TAFTA/TTIP. Une sortie du plus fidèle de leurs alliés, seul capable, avec les pays de l’Est de faire pencher la balance en leur faveur, constitue un danger pour l’avenir des négociations commerciales Et là il n’avait pas tort du tout, car mon petit doigt me dit que la suite de ces négociations risque d’être très Rock’n’Roll, et ce n’est pas les snipers qui manquent.
1.5 E.MACRON
Il a tout à fait raison. Il faut savoir qu’en matière de migrations, la frontière du RU n’est pas à Douvres ou à n’importe quel autre endroit de la côte, mais bel et bien à Calais, comme le stipule un accord entre le RU et la France, en vertu duquel cette dernière ferait office de garde frontière pour toute migration illégale vers le RU, contre espèces sonnantes et trébuchantes.
La France est bien sûr tout à fait dans son droit de résilier cet accord, ce qui provoquerait un afflux massif de migrants vers le RU et dérangerait donc les partisans du Brexit, dont l’un des griefs concerne tout particulièrement les migrations illégales
Mais autant EM a raison pour ce 1er point, autant il fait fausse route dans le 2nd point, qui est pourtant son domaine de prédilection.
S’il y a un afflux de migrants au RU, ce seront précisément les populations qui ont voté pour le Brexit, entre autres, contre les migrations illégales qui seront dérangées, et non pas les élites qui ne s’en préoccupent guère. On peut donc douter de l’afflux massif des banquiers de la City vers Paris.
Les menaces recensées par RT sont des pétards mouillés
Je m’arrête là. Suite au prochain numéro.

Observatus geopoliticus 26/06/2016 13:00

Votre prochain numéro a intérêt à être un peu plus relevé car si c'est pour écrire des inepties comme celle-ci :

"1.2 Donald TUSK
Sa déclaration est tellement too much, qu’elle en devient ridicule et insignifiante. Si l’on devait faire un micro-trottoir, personne ne saurait qui est ce Monsieur ni ce qu'il fait exactement. Alors passons."

Bien sûr, passons sur ce qui gêne et regardons ailleurs...

theuric 25/06/2016 12:42

Les vieilles habitudes ayant la vie dure, l'ancienne volonté britannique de ne pas laisser émerger de puissance hégémonique en Europe ne peut pas ne pas y persister.
Là, d'une certaine façon, elle est tricéphale, étasunienne, unioniène (j'aime les néologismes) et germanique.
Connaissant cette perfide Albion comme tout bon français, l'histoire nous ayant laissé de longues traces, ses capacités aux coups tordus et aux subtiles ruses, je ne serais pas surpris si, de temps à autres, nous apprenions la monté de désaccords au sein de ce triumvirat européiste.
D'ailleurs, il est étonnant de constater qu un triumvirat pouvait se mettre en place lorsqu'un certain type de système politique devenait défaillant, la fin de la 1ère république, la fin de la république romaine, voire la fin de l'U.M.P. (toute dimension mise à part) juste avant qu'un coup d'état ou un effondrement politique ne se produise.
Cet impérium tricéphale ne peut qu'être instable par nature et dès lors fragile, d'autant plus qu'aucun des trois ne voudra laisser les deux autres décider en leur lieu et place, les U.S.A. parce que considérant l'U.E. comme son bien propre, l'administration européenne parce qu'elle a été conçu pour, le pense-t-elle, diriger l'Union-Européenne et l'Allemagne parce qu'elle se considère toujours, plus ou moins, comme l'héritière de l'empire romain, comme étant encore le Saint-Empire-Romain-Germanique sans en avoir véritablement conscience.
Toute la pression anglaise va s'exercer sur la France, ceci en raison de sa pathétique faiblesse politique, de manière directe et indirecte.
Le gouvernement français, aidé en cela par les U.S.A. (ses officines plus ou moins secrètes et ce drôle d'américain à Paris tout feu, tout flamme) et l'U.E. (les syndicats au travers de la Confédération Européenne des Syndicats, adieu C.G.T. et C.F.D.T. vous fîtes votre temps) a pu étouffer le feu populaire de ce printemps, mais cela a laissé de solides braises rougeoyantes n'attendant qu'un petit peu de vent pour se renflammer.
Et puis, toujours au quatre coins de l'hexagone, il y a cet ultime tentative du triumvirat pour stabiliser le pays en nous mettant entre les pattes une confrontation F.N./P.G., croire Monsieur Mélenchon comme un Stipras m'amuse beaucoup, cet homme a de moins en moins a perdre et bientôt plus rien du tout.
Les Russes, de tout ça, doivent bicher comme des fous mais moins ils en font, mieux ils se portent, il n'est pas fou le nounours et il a déjà tant de chats à fouetter.
Et puis, les sujets de sa très gracieuse majesté s'occupe si bien des affaires européennes comme ils ont su le faire depuis si longtemps, même si leurs petites ruses se sont, en ces longues décennies, un petit peu rouillées.
Dorénavant la France est tiraillée de toute part, par les grands-bretons, les européistes, les étasuniens, les allemands, les qataris, les séoudiens, les banquiers, voire bientôt les russes, et vous allez voir que cette joyeuse bande sera bientôt rattrapée par d'autre joueurs mettant encore un peu plus le bazar au quatre coins de l'hexagone.

garogori 25/06/2016 10:05

Lunion européenne n'a plus qu'une chose à faire,enlever son masque et nous montrer qu'lle n'est pas une vrai democracie,le droit des peuples à disposer d'eux même ?du passé,la nouvelle union soviétique chancelle et c'est tant mieux,les eurocrates ont voulu rebatir à l'image du parlement européen une nouvelle tour de babel ,comm un défit lancé à dieu,voici qu'une fois encore ellle ne montera pas jusqu'au ciel

Observatus geopoliticus 25/06/2016 10:12

Eh oui, votre image n'est pas fausse, cher ami. Si la vraie tour de Babel n'a jamais existé, on tente de nous bâtir la tour de Bruxelles. Illusoire.

Pat 25/06/2016 08:25

Effectivement. Toutes les manipulations/intimidations (bidouillages, effets d'annonce, menaces à peine voilées) n'ont pas suffi à ébranler le "leave" (ex : la hausse boursière ainsi qu'une bonne tenue de la livre sterling au vu des sondages positifs pour le "remain" etc. ...). La médiocratie politique vient de perdre du terrain.
Mettre à la rue tous ces inutiles du parlement européen serait jouissif.
Pour rire ou pleurer :
- http://www.lesechos.fr/31/10/2013/lesechos.fr/0203101049693_-euroflush----quand-la-commission-europeenne-s-interesse-a-vos-wc.htm

Observatus geopoliticus 25/06/2016 09:57

Enorme ! Merci pour cette tranche de rire. Ils sont vraiment tombés sur la tête...

Jean 25/06/2016 00:13

"le vent de révolte gagne le Vieux continent tout entier où les partis europhobes sont en même temps russophiles."
"Europhobes", je dirais plutôt eurosceptiques

Observatus geopoliticus 25/06/2016 00:36

Vous avez raison, c'est corrigé. Merci

Lithan 24/06/2016 19:56

Comme beaucoup, j'espérais ce résultat sans y croire vraiment. Je pensais que le statut-quo l'emporterait selon le bon vieil adage "Mieux vaut quelque chose qui ne marche pas mais que l'on connaît plutôt qu'une autre qui pourrait marcher mais que l'on ne connait pas". Cependant, je ne crierai vraiment 'Victoire' que lorsque le Royaume-Uni aura définitivement quitté l'U.E., ce qui pourrait prendre 2 ans. Et Dieu seul sait ce qui pourrait se passer entre-temps. Je ne pense pas que l'élite libérale-libertaire mondialisé encaisse le Brexit si facilement. Je pense que l'on va nous préparer quelque chose de bien costaud pour calmer toutes les velléités de divorce avec l'Union Européenne. Une pétition circule déjà pour refaire un nouveau référendum. Dès qu'elle aura atteint les 100 000 signatures, la proposition pourra être examinée par les parlementaires. Qui nous dit que l'on va pas faire au Britanniques le même coup qu'aux Irlandais il y'à 2 ou 3 ans, c'est-à-dire les faire voter jusqu'à ce que leur réponse 'soit la bonne' ? De même, je pressent des tentatives de déstabilisations massive du pays jusqu'à ce que toute la population craque : guerre civile opposant Pays-de-Galle/Angleterre d'un côté contre l'Irlande du Nord et l'Ecosse de l'autre, plongeon de la monnaie jusqu'aux abysses afin de ruiner le pays et les épargnants, dégringolade des bourses jusqu'à assécher tout le système économique Britannique qui repose plus sur la finance que dans n'importe quel autre pays... Et face à ses scénarios que j'estime possible (à tord ?), je pense qu'au final, peu de gens accepteront de se serrer la ceinture autant pour conserver leur dignité et leur souveraineté. J'espère avoir tord encore une fois, mais connaissant le cynisme de nos élites, je pense qu'il n'est pas impossible que l'on nous fasse subir des coups tordus pareil...

Observatus geopoliticus 25/06/2016 00:45

Evidemment, les manigances des prochaines semaines/mois seront à surveiller de près. La pétition a déjà dépassé la barre des 100 000 et sera donc débattue au Parlement. Mais je vois mal le gouvernement revenir sur le vote. Ce qui est possible avec la petite Irlande me semble difficilement réalisable avec un pays aussi considérable que l'est la perfide Albion. Cameron a reconnu sa défaite et démissionne, le Brexit a été commenté et analysé sous toutes les coutures sur toute la planète. Revenir sur ce vote détruirait totalement et définitivement la crédibilité de l'UE, non seulement en Europe mais dans le monde entier. A suivre, en tout cas...
Bien à vous

MBM 24/06/2016 19:39

A mon humble avis tout dépendra de la réaction du Pakistan et de l'Inde suite au mémorandum signé, aujourd'hui par les cinq membres de l'OCS au sujet de leur adhésion : https://fr.sputniknews.com/international/201606241026136457-ocs-inde-pakistan/
Car plus important que le Brexit, ce vendredi est une date mémorable, par-dessus toutes, pour la consolidation et le renforcement de l'OCS qui représente d'ores et déjà 45% de la population mondiale. Ce qui signifie quasiment la moitié du monde (eurasiatique) opposée à l'autre pit bull occidental emmené par l'Empire. Oui, le risque existe dès cet instant jusqu'à la signature de ces deux puissances nucléaires. Après... les jeux seront faits et la stabilité planétaire initiera une nouvelle ère multipolaire. Mais quand un molosse a la rage, il est nécessaire de le faire piquer pour ne pas risquer de morsure.

Observatus geopoliticus 25/06/2016 00:41

J'avais prévu d'en parler demain, cher MBM, ne cassez pas le suspense ^^
Ceci dit, l'interrogation de Patrick Louis est justifiée. Une guerre ouverte, non, mais une pression accrue, mêlant harcèlement, déclarations incendiaires et augmentation des effectifs aux frontières de la Russie, certainement. Cela a même commencé.

Patrick-Louis 24/06/2016 18:58

Oui, mais cela peut aussi nous rapprocher d'une guerre Otan contre Russie. L'Empire a besoin de faire diversion. Quand la bête est blessée, elle mord.

Chris 24/06/2016 18:30

Une journée (et nuit à guetter les résultats !) mémorable, au même titre mais pour des raison différentes que la chute du mur de Berlin, l'assassinat de Kennedy, la crise du Canal de Suez et la raclée vietnamienne US. Je m'en vais fêter ça ce soir par un petit resto (indien) en compagnie de mon compagnon britannique, éberlué mais heureux du résultat : pari gagné.
Le monde bouge à une vitesse phénoménale : il était temps, mais en même temps très dangereux, vu la force de récupération des pouvoirs systèmes.

Observatus geopoliticus 24/06/2016 18:40

Les prochaines semaines seront effectivement extrêmement intéressantes à suivre, notamment quant à la réaction du système.
Bon appétit !