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Chroniques du Grand jeu

Matriochkas syriennes et Sun Tzu

18 Novembre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient

La semaine écoulée a vu en Syrie d'importantes évolutions, parfois assez étonnantes. Ces événements prennent place dans une subtile construction à plusieurs niveaux qui, telles les poupées russes, cachent l'échelon suivant. Reste à savoir qui sera le dindon de la farce et qui, à l'inverse, tirera les ficelles de tout ce bel édifice.

Premier niveau : carte blanche universelle

Un feu vert tacite et général semble avoir été donné à tout le monde, résultant en une triple offensive simultanée aux aspects parfois curieux.

  • Alep

Aucune surprise ici. Les Syro-russes ont ouvert les vannes pour reprendre la grande ville du nord et plus rien ne les arrêtera. Poutine avait peut-être fait preuve de retenue durant quelques semaines en attendant l'élection de Trump, comme nous l'envisagions :

Ajoutons pour finir que la modération de Poutine autour d'Alep ces derniers temps (deux semaines sans bombardements russes, y compris au plus fort de l'offensive barbue sur le secteur ouest de la ville) avait peut-être pour but de ne pas prêter le flanc à la propagande de la MSN jusqu'à l'élection présidentielle américaine, dans l'espoir que Trump soit élu et s'entendre ainsi avec lui. Désormais, l'offensive peut reprendre.

Elle a repris et en 3D. L'attaque djihadiste sur Alep-ouest s'est terminée en fiasco et les loyalistes contre-attaquent partout, avançant vers la dernière province encore tenue par les barbus modérément modérés. L'aviation russe est en mode Terminator et l'enfer se déverse du ciel, à Idlib, au sud-ouest d'Alep, au nord-ouest et sur les routes de ravitaillement. Les bombardiers stratégiques et les missiles Kalibr sont également de la partie. A noter que cela intervient après une conversation téléphonique Poutine-Trump au cours de laquelle le Donald n'aurait fait aucune objection à l'opération russe. Et si quelque Folamour du Pentagone aurait l'idée saugrenue de provoquer Moscou, les S-300 ont été redéployés autour d'Alep.

Ces bombardements préparent la grande offensive générale de l'armée syrienne et de ses alliés, sécurisant définitivement Alep et pénétrant le dernier grand fief insurgé :

Que de chemin parcouru depuis 2013...

Les djihadistes ont affecté beaucoup de moyens humains et matériels dans leur offensive de la dernière chance en octobre et leur moral est maintenant indéniablement miné. La débandade peut donc être relativement rapide même s'il convient, comme toujours, de rester prudent.

Quant à l'enclave rebelle d'Alep-est, son tour est venu et les opérations préliminaires ont même déjà commencé. L'on peut toutefois se demander si, tactiquement parlant, il ne serait pas préférable de laisser pourrir la situation jusqu'à ce que l'enclave tombe d'elle-même. Les civils commencent en effet à se révolter contre Al Nosra & Co, chose que vous ne lirez évidemment jamais dans la presstituée occidentale.

Les manifestations ont été durement réprimées (27 morts) tandis que les "modérés" chers à l'Occident saoudisé minent les couloirs d'évacuation humanitaires afin d'empêcher les civils de fuir. Une attaque loyaliste permettra peut-être de ressouder ce panier de crabe barbu et retarder l'inéluctable, mais le sort d'Alep semble de toute façon réglé.

  • Al Bab

C'est la surprise du chef. Nous avions montré l'importance primordiale de cette petite ville perdue au fin fond de nulle part, jamais aussi fameuse qu'à l'heure actuelle :

Tous les chemins mènent à Al Bab. C'est une véritable course poursuite entre les Kurdes d'Efrin et l'ASL sultanisée, qui suivent des routes parallèles et n'hésitent pas à se faire des crocs-en-jambe au passage. L'objectif stratégique kurde est de faire la jonction entre leur partie occidentale (Efrin) et leur partie orientale (région de Manbij, conquise de haute lutte contre Daech et dont ils ne sont finalement pas partis) pour établir leur rêvé Rojava. Le but des Turcs est de les en empêcher à tout prix. Le tout sur fond de reflux daéchique.

Stupeur il y a quelques jours : les Kurdes d'Efrin (ouest, en jaune) se sont inexplicablement arrêtés tandis que l'ASL parrainée par Ankara (en vert) arrivait à 2 km de la ville. Carte au 14 novembre :

Après une série d'attaques et de contre-attaques - au cours desquelles Daech a d'ailleurs, ô délicieuse ironie, détruit quelques tanks turcs à coups de missiles antichars fournis auparavant par... Ankara ! - l'ASL et leur protecteur ottoman sont en passe d'entreprendre le siège d'Al Bab, enfonçant un coin entre les deux enclaves kurdes (en jaune sur la carte), mettant ainsi à mal le rêve d'un Rojava autonome. Nouvelle ironie dans cette guerre qui n'en manque pas : c'est l'offensive des YPG (appelons-les Kurdes orientaux) sur Raqqa, la capitale de l'EI plus à l'est, qui a poussé les petits hommes en noir à dégarnir le front d'Al Bab, permettant l'avancée de l'ASL d'Erdogan.

  • Raqqa

Car cette offensive est bien étrange. Que diable viennent faire les Kurdes en plein sunnistan arabe, dans une région qui ne les concerne aucunement et qui, Daech ou pas, risque de très mal les recevoir ? Si l'EI exagère sans doute les pertes des YPG (198 tués selon eux), il est clair que la campagne est difficile et meurtrière. Et encore longue, puisque les combats ont pour l'instant lieu à une bonne cinquantaine de kilomètres de la capitale califale.

Il n'y a aucun intérêt stratégique pour les Kurdes à aller à Raqqa, sauf à rouler pour les Américains. Il est temps de déboîter notre deuxième matriochka...

Second niveau : les coulisses

C'est souvent là que tout se joue, peut-être encore plus au Moyen-Orient qu'ailleurs. Le formidable jeu de poker menteur syrien permet à peu près toutes les hypothèses : entente russo-turque sur le dos de Washington, américano-russe voire américano-russo-kurde sur le dos d'Erdogan, syro-turque sur le dos des Kurdes ou au contraire syro-kurde sur le dos du sultan. Tout est possible et l'élection du Donald vient encore compliquer la donne...

Quelques éléments tout de même pour y voir plus clair. Premier point : les grands perdants de la triple offensive sur Alep, Al Bab et Raqqa sont respectivement les djihadistes "modérés", les Kurdes d'Efrin et Daech. Par contrecoup, le grand vainqueur est l'axe Damas-Moscou qui voit deux de ses adversaires en mauvaise posture.

C'est d'ailleurs un point à ne pas négliger. Dans les complexes arabesques que nous voyons se dessiner, il y a sans doute un calcul tactique très terre-à-terre, à la Sun Tzu : faire faire le sale boulot par un tiers. En se sacrifiant pour affaiblir l'EI, l'ASL turquisée et les Kurdes orientaux travaillent en réalité pour les Syriens et les Russes. A condition qu'ils n'aillent pas trop loin dans leur offensive et n'atteignent pas le point d'irréversibilité. Compliqué...

L'empire pré-Donald envoyait comme à son habitude des signaux extrêmement contradictoires, par exemple sur le futur de Raqqa libérée (relevons dans ce qui suit l'arrogance au carré des Américains qui considèrent les Kurdes comme leurs créatures et préparent déjà l'après-Daech comme si la campagne allait être une promenade de santé). Le Département d'Etat affirmait que les forces militaires extérieures se retireraient et qu'il n'était pas question d'une zone semi-autonome (en clair, la région reviendrait sous l'égide de Damas). Au même moment, les faucons du Pentagone - notamment l'agité du bocal Joseph Dunford - déclaraient sans ambages :

La coalition et la Turquie travailleront ensemble sur un plan à long terme visant à prendre, tenir et gouverner Raqqa.

Dix jours plus tard (effet Trump ?), les Etats-Unis annoncent qu'ils retirent leur (relatif) soutien à l'ASL d'Erdogan en route vers Al Bab. C'était dans les tuyaux et nous avions été parmi les premiers à rapporter un incident révélateur il y a deux mois :

Dans l'extrême-nord syrien, des soldats US accompagnant l'armée turque se sont vu forcés de quitter un village après avoir été menacés par les rebelles modérément modérés de l'Armée Syrienne Libre. Parmi les joyeusetés entendues : "On va vous massacrer", "Vous êtes des porcs, des infidèles, des croisés". Bien entendu, ne vous attendez pas à en trouver un seul mot dans le marigot journalistique. Cet épisode est toutefois intéressant en ce qu'il pourrait acter le lâchage définitif de la rébellion par Washington.

Nous y voilà... Le mouvement ne pourra que s'accélérer une fois en place Trump et son futur conseiller à la sécurité nationale, le général Michael Flynn dont nous avons plusieurs fois parlé et dont les positions russophiles et djihadistophobes sont la hantise de l'establishment impérial (notez les articles très négatifs de la MSN à cette nomination). Assistera-t-on alors à une entente américano-russe sur le dos d'Erdogan, sommé de quitter la portion du nord syrien qu'il occupe après avoir fait le boulot pour Moscou et Damas ? Pas impossible.

A Riyad, on est déjà en mode panique devant la perspective d'un accord entre Washington et Moscou sur la Syrie et le fameux prince Turki, l'ancien mentor de Ben Laden et chef des services secrets saoudiens au moment du 11 septembre, parle de possible "désastre".

Restent les Kurdes : quelle est leur place dans ce tableau de poupées russes imbriquées ? Sentant la situation sans doute bien trop compliquée pour eux, ils viennent de surprendre tout le monde en marchant droit sur... l'ASL et Al Bab ! On parle ici des Kurdes orientaux, ceux sensés libérer Raqqa.

Quel nouveau retournement de situation ! Par rapport à la carte du 14 novembre (voir plus haut), on constate l'inexorable avancée des YPG (flèche jaune). Les deux mâchoires kurdes sont maintenant sur le point de se refermer sur les protégés du sultan qui pensaient prendre Al Bab sans coup férir. De violents combats ont déjà lieu autour de Qabasin (cercle rouge) devant le regard médusé des petits hommes en noir de l'EI, habitués à être le centre de toutes les attentions.

Comme si cela ne suffisait pas, des centaines de soldats de l'armée syrienne sont arrivés à l'aéroport de Kuwaires (carré rouge sur la carte), portant l'effectif total à 5 500 hommes. Trop loin à l'est d'Alep pour y combattre, c'est donc d'Al Bab qu'il s'agit... Trois scénarios sont possibles :

  1. Rester sur place et attendre de voir ce qui se passe, quitte à intervenir à la toute fin contre le dernier survivant (ASL, YPG ou Daech).
  2. Marcher sur Al Bab (flèche rouge en pointillés vers le nord), afin d'empêcher à la fois la jonction kurde et l'avance de l'ASL. Mais les forces semblent trop peu nombreuses pour cette tâche.
  3. Marcher plus à l'est, laissant les Kurdes stopper l'ASL du sultan et réaliser leur jonction.

Personnellement, je penche pour l'hypothèse 3, qui correspondrait parfaitement aux vues de Poutine : utiliser les Kurdes pour stopper les Turcs sans s'aliéner Ankara (Turk Stream + arrêt du soutien aux barbus d'Idlib) après que les uns et les autres aient fait le travail contre Daech. Matriochkas et Sun Tzu mêlés...

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EllemKah 21/11/2016 17:40

Après avoir découvert votre blog il y a un bon mois, je découvre maintenant les commentaires (les votre et ceux d'autres contributeurs). En recherche d'un VRAI site d'INFORMATIONS (géopolitiques), je n'ai qu'une chose à dire : merci ! :)

Sur ce, je vais rigoler un peu sur Le Monde en lisant les commentaires du dernier article sur la Syrie... (même si ce n'est pas vraiment drôle en fait... :/ )

Observatus geopoliticus 21/11/2016 22:15

Ah oui, cher ami, le Monde est à pleurer de rire (ou de honte). Je me demande toutefois si ce ne sont pas les journalistes eux-mêmes qui écrivent les commentaires, ceux-ci étant d'une bêtise abyssale.
Bien à vous

Oscar 21/11/2016 01:15

C'est si compliqué que j'aurais besoin d'un cachet d'aspirine. Merci en tout cas pour votre effort pédagogique. Et que puisse enfin se former le Rojava. Car ce qui est bon pour les Kurdes est forcément bon pour les Européens. Delenda Turco-Mongolo.

Observatus geopoliticus 25/11/2016 11:44

Merci, cher Oscar, et désolé, j'avais sauté votre message.

simplet 20/11/2016 17:54

Bientôt l'effondrement des p'tits hommes noirs (pas les Blacks, enfin pas encore ;-) et autres barbus modérés avec comme conclusion, tous les belligérants en face à face. Kurdes contre Kurdes contre Turcs en territoire étranger, Syriens contre Syriens chez eux, Hezbollah probable retour sauf si les chiites veulent garder une chapelle si on peut dire.

Que se passera-t-il, hormis les règlements de comptes intra-syriens..?

Retour au pays ?

Un partage du nord de la Syrie? Sans Sunnistan?

Une mêlée générale?
Comment Assad pourra faire respecter son territoire, même si appuyé par Vladimirovitch?

L'avenir des tuyaux de ce dernier?

Le souk, toujours.

Il semble aussi que la gueguerre turco-kurde se généralise. Les capitales européennes en font les frais.

Observatus geopoliticus 20/11/2016 20:09

Le calife devrait peut-être embaucher Hansen... ^^
L'après-Daech est effectivement tout ce qui compte et c'est ce que préparent les deux grands ainsi que les puissances régionales depuis des années.
NB : pas de tuyau russe en Syrie. Quant aux autres, il faudra des années avant que l'on puisse seulement y penser : c'est tout bénef pour Gazprom.

Jean 19/11/2016 23:54

"Les civils commencent en effet à se révolter contre Al Nosra & Co, chose que vous ne lirez évidemment jamais dans la presstituée occidentale."
Effectivement, elle nous parle de "l'ONU horrifiée par la violence inouïe par les bombardements sur Alep "

Hamilcar Barca 20/11/2016 21:34

@Kevin
"J'ai mal aux abdos à force de rigoler"

Effectivement, il s'avère que S. de Mistura est un marxiste tendance Groucho

Observatus geopoliticus 20/11/2016 20:03

Oui, j'ai lu ça aussi. Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît...

Kevin 20/11/2016 19:13

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/11/20/a-alep-une-course-contre-la-montre-de-la-communaute-internationale-contre-l-horreur_5034670_3218.html

les articles de l'immonde se suivent et se ressemblent et vont toujours plus loin dans l'absurde: "le régime syrien a rejeté sèchement l’idée de l’ONU d’installer une « administration autonome » des insurgés à l’Alep-Est qu’il devrait reconnaître de facto, en contrepartie du départ des djihadistes affiliés à Al-Qaida."

J'ai mal aux abdos à force de rigoler :-D

imagine 19/11/2016 17:40

La grande différence entre vous et le mainstream, c'est que non seulement on apprend des choses mais surtout on comprend des choses, vous n'êtes pas là pour nous faire croire sur parole. Merci.

Observatus geopoliticus 20/11/2016 20:13

Merci, cher lecteur, c'est un plaisir de pouvoir partager ces moments d'intelligence avec des gens éduqués et intéressés.

Yann 19/11/2016 15:08

Bonjour,
Il est passionnant ce petit bout de Syrie. Autour d'Al Bab, appuyée par Bza'a et Tadif (qu'on peut considérer comme autant de citadelles), qui contrôle un bel axe routier, se trouvent, dans un rayon de 15 kilomètres, au nord l'ASL/Turquie, à l'ouest les Kurdes, au sud l'armée régulière d'Assad, à l'est les Kurdes et au centre Daesh. Ça doit phosphorer dans les différents QG et chez les amateurs de war games.
Je suppose que quand Al Bab tombera l'armée d'Assad aura juste à récupérer Dayr Hafir (5km) pour obliger Daesh à refluer jusqu'à Maskanah et récupérer tout le territoire à l'ouest du lac Assad (Hypothèse 3 ?). A condition que le Kurde ou le Turc se contente d'Al Bab, ce qui semble puisque c'est leur petit conflit privé qui s'y déroule (et ça va pas y être Al Baba cool).
Merci pour ce lien (http://syria.liveuamap.com/), j'y vais régulièrement voir comment évolue la situation à Alep et maintenant Al Bab.

Yann 20/11/2016 20:45

Merci pour ces nouveaux liens. Pour l'autre vous nous aviez déjà prévenus qu'il fallait y aller avec des pincettes, et on fini d'ailleurs par s'en apercevoir en lisant leurs vignettes.
Et merci aussi pour ces cours de géopolitique.

Observatus geopoliticus 20/11/2016 20:31

Oulah, pas ce lien, c'est un site rebelle grossièrement propagandiste. Les syro-russes ne tuent que des civils, les offensives barbues réussissent avant même d'avoir lieu et les cartes montrent avec deux ou trois jours de retard les gains de ceux qu'ils n'aiment pas (loyalistes et Kurdes). On peut tout de même le consulter pour avoir une idée générale mais méfiance...
Un peu plus pertinents, mais quoique que mis à jour avec retard :
http://www.edmaps.com/html/al-bab_november_20_2016.html
http://syriancivilwarmap.com/
Le mieux restent les cartes de Southfront : https://southfront.org/
Bien à vous, cher Yann

Yann 19/11/2016 23:39

Je viens de vérifier la conjugaison du verbe "faillir", j'aurais dû écrire "...si l'ASL faut", mais c'est tellement bizarre que je préfère ma version.
Je demande aux responsables de l'Education Nationale de bien vouloir adopter la nouvelle conjugaison de ce verbe. Merci.

Yann 19/11/2016 23:24

Est-ce que stationner à l'aéroport de Kuwaires ne serait pas aussi pour signifier aux Kurdes (hypothèse 1) qu'ils ne pourront aller plus au sud pour faire leur jonction, histoire de les motiver ? Et si Erdogan veut réellement empêcher la jonction kurde, peut-il être tenté d'amener carrément son armée si l'ASL faillit (j'ai cru comprendre qu'il était pas gêné par grand chose) ?

simplet 19/11/2016 15:02

Demain TPP probablement abandonné ou sans les USA, dans la foulée remise en question du traité nord américain, en pleine construction d' Eurasia. Traité transatlantique touché coulé.
Quel chambardement économique en perspective...
A quelle triste fin nous amèneront fraü Milka et ses chambellans Juncker et l'autre polak...
Et on continue à dispenser nos leçons de bonne conduite à Vladimirovitch, notre seppuku de sanctions antirusses.
Quel cauchemard que cette Europe là.

Observatus geopoliticus 20/11/2016 20:20

Ah ça, je ne vous le fais pas dire... Pékin se lèche aussi les babines devant la perspective de l'abandon du TTP. Les compradores de l'empire sont en panique.

dupontg 19/11/2016 14:07

bonjour,
merci pour votre analyse qui est ,comme toujours,tres interessante.
Le fait de souligner des options US allant plutot vers l'apaisement face à la Russie et la Syrie ma parait cacher un nouvel objectif de discorde plus à l'est.
Le choix de Flynn à la defense et de Mike Pompeo à la tete de la CIA n'augure pas d'un climat reposant envers l'Iran..Trump lui meme ayant des propos assez virulent à son encontre.
J'ia l'impression que la future pomme de discorde risque de faire regretter le conflit en Syrie

Observatus geopoliticus 20/11/2016 20:24

Les signaux sont contradictoires envers l'Iran. Relevons aussi que la future administration qui se met doucement en place semble un souk des contraires. Je préfère rester prudent avant janvier quant aux nominations et aux positions réelles des uns et des autres.
Bien à vous

Hamilcar Barca 19/11/2016 11:11

@Observatus Geopoliticus

Bonjour OG, et merci pour cette analyse fouillée d'une situation militaire plus qu'emberlificotée.
Les données que vous rapportez incitent à la réflexion, et à la formulation d'hypothèses explicatives.

Tout d'abord, la réapparition sur le théâtre des opérations des bombardiers géants TU-95 modernisés, tout à fait comparables aux B-52 US, s'inscrit dans l"exhibition des muscles" des forces militaires russes ressuscitées, dont certains aspects ont surpris les Occidentaux:
- présentation des bombardiers lourds modernisés Tu-160 et moyens Tu-22M dans un double rôle de lanceurs de missiles de croisière et de bombardement de précision;
- tirs de missiles de croisière depuis la flotte de la Caspienne et surtout depuis un sous-marin en plongée au large des côtes syriennes
- déploiement des S-300 et surtout des S-400
- plus près du sol, emploi massif des hélicos de combat lourds Mi-28 et surtout Ka-52
- enfin, déploiement du dernier modèle de char lourd, le T-90.
Intrinsèquement lié à ce but de propagande était aussi un "banc d'essai" en situation réelle des matériels suscités, face à des armes US, british et françaises. Et voir un T-90 encaisser l'impact d'un missile US "Tow" sans être détruit ou des Ka-52 esquiver des tirs de "manpads" ne sont que deux exemples de la foutitude d'informations qu'ont du engranger les Russes.

Cher OG, vous soulevez la question d'Alep, et pourquoi l'armée syrienne plus les Russes s'acharnent sur ce bastion, dans une guerre urbaine dont tous ici connaissent la difficulté, au lieu de boucler la ville et de partir vers l'Est combattre ISIS en rase campagne.

AMHA, la première raison est que le "siège" d'Alep, en attendant que les islamistes se rendent, immobiliserait pour être efficace un gros contingent de troupes de valeur. Pas question de confier cela à des milices +/- fiables du point de vue militaire (voir plus loin) et de courir le risque de voir le péril re-surgir sur ses arrières. Par ailleurs, il est plus que probable que la doctrine militaire russe soit encore fortement imprégnée de concepts soviétiques: on avance façon rouleau compresseur, et on annihile les points de résistance au fur et à mesure. Rajoutez à cela qu'un siège "étanche" va rallumer le concert des pleureuses droitdelhommistes dans tous les MSM.
Deuxième raison: l'armée syrienne, qui a frôlé l'anéantissement avant que les Russes n'arrivent, est en pleine reconstruction et incapable pour le moment de lancer à l'Est une grande offensive façon Armée Rouge. Corsetées et entraînées par des instructeurs russes
http://www.voltairenet.org/article190703.html
l'armée syrienne se forme dans la bataille d'Alep - qui, comme vous l'avez plusieurs fois signalé, s'étend bien au delà de la ville proprement dite - à l'offensive finale.

Enfin, "last but not least", il semble que la valeur militaire de toutes ces factions, soutien du gouvernement (Hezbollah, milices palestiniennes, armée syrienne avant sa reprise en main) ou rebelles et ISIS, soit faible. Ce qui n'a rien à voir avec le courage indiduel de ces combattants, des deux côtés, mais à un manque de formation militaire "professionnelle" et à une culture "orientale" du combat.
Après avoir visionné des dizaines de reportages sur le Net, et surtout lu pas mal d'articles sous la plume de pros, je me risque à une synthèse:
- le combattant de base est courageux, voire fanatique, mais tire mal, et se laisse trop souvent aller, quelle que soit l'arme légère employée, à canarder à tout va sans trop savoir s'il y a une cible au bout. Pour vous faire une idée, comparez par exemple les videos de la bataille d'Alep et celles de la bataille de Huê (1968), lorsque US Army et US Marines se battaient à égalité contre l'Armée du Nord-Viêtnam et le Viêt-cong.
Ce manque de formation militaire passe encore en combat urbain, au prix d'une consommation élevée de munitions, mais ne vaut pas un clou en rase campagne
- lors de grandes offensives, ces milices savent mal - ou pas du tout - coordonner l'emploi de l'artillerie et des blindés avec l'infanterie. Par ailleurs, comme l'a souvent souligné OG, le fait d'annoncer à l'avance les offensives laisse perplexe.
- la seule troupe qui a un niveau de formation militaire élevé est l'YPG kurde. J'ajouterai que leur obédience marxiste en fait des combattants façon Gardes Rouges de 1920, soldats de Mao ou Viêt-cong, toutes formations ayant fait la preuve de leur valeur au combat. Malheureusement, les Kurdes sont probablement jusqu'ici les plus mal armés (déficit chronique en armes lourdes).

Bien cordialement

Hamilcar Barca 19/11/2016 12:31

@Observatus Geopiliticus
Merci OG pour votre réponse
Je me référais à une possible influence soviétique sur les opérations car le terrain à l'Est d'Alep me semble idéal pour une offensive de ce type, et je ne vois pas en conséquence pourquoi les Russes finasseraient. Maintenant, comme vous le soulignez, ils ne contrôlent pas tout et je n'avais pas pris en compte ce détail.
Concernant le Hezbollah, mon impression se basait sur qq videos affirmant avoir été tournées côté Hezbollah. Etaient-ce des "fakes"? Votre sentiment sur ce groupe para-militaire incite à penser que "oui".
Enfin, les Tigres sont certainement une formation d'élite de l'armée syrienne, entraînée et équipée par les Russes. Suffit de voir leurs tenues et leurs manoeuvres au feu. Mais combien sont-ils? Deux bataillons, une demi-brigade, plus? Pas assez nombreux pour lancer une offensive avant que le reste de l'armée syrienne se soit profondément amélioré, non?
Bien cordialement

Hamilcar Barca 19/11/2016 12:02

@Grognard

Bonjour Grognard
De toute évidence il y a une expérience qui colle avec le pseudo :-)
Merci d'avoir confirmé mes impressions Je rajouterai seulement à vos commentaires:
- après n videos où l'on voit des gusses tirailler comme des fous, quasiment jamais d'emploi de ces deux armes majeures d'infanterie que sont les grenades et les mortiers.
- je pense notamment à une video où des islamistes vont et viennent derrière un mur : on les voit par une porte sur laquelle tout le monde canarde. Même pas l'idée chez les anti-ISIS de mettre un mortier en batterie :-(

Cette absence de formation plus l'abondance des munitions arrivant de tous les horizons font que ce m...er risque de durer un bout.
A moins que l'armée syrienne re-formée n'enclenche enfin la marche avant.

Bien cordialement

Observatus geopoliticus 19/11/2016 11:58

Bonjour à vous deux, Hamilcar et Grognard !
Je me permettrais tout de même d'émettre quelques réserves...
- Je ne crois pas que la doctrine militaire russe soit aussi lourde que la soviétique (rouleau compresseur). On a vu dans le Donbass et en Géorgie (2008) légèreté, adaptabilité, vitesse, contournements. Par contre, on ne sait pas vraiment le poids des conseillers militaires russes en Syrie ni s'ils sont toujours écoutés. Par exemple, il semble que l'offensive de Taqbah se soit faite sans consulter les Russes (et sans leur soutien aérien !)
- Sur la qualité des combattants, pas trop d'accord non plus, du moins du côté gouvernemental. En fait, il y a un peu tout et son contraire... Si les milices chiites irakiennes, afghanes ou palestiniennes doivent se battre comme vous le décrivez, ce n'est pas certainement pas le cas du Hezbollah : on n'humilie pas Israël (2006) sans un certain professionnalisme... Mais le Hezb ne se filme jamais en train de combattre, vous l'avez sans doute remarqué. De même, certains bataillons d'élite (les Tigres par exemple) semblent évoluer avec une grande efficacité.
Bien à vous deux

Grognard 19/11/2016 11:40

@ Hamilcar Barca
Bonjour,

Effectivement sur le plan formation militaire c'est très léger.
Je me souviens d'une vidéo pas si vieille où l'on voit des "barbus" décrocher sous des tirs directs.
Cela laisse entendre qu'il n'y avait pas d'itinéraire de repli.
De plus ils n'avaient pas l'air de savoir qu'il ne faut jamais se déplacer parallèlement à une ligne de feu n'est pas arrivé à leurs oreilles.
Côté combat urbain ce n'est pas mieux:: tout le monde se déplace à la vas y comme je te pousse: pas d'appui, pas de couverture sans parler de ceux qui passent dans le secteur de tir de leur petit copain ce qui annihile la couverture.
Le must en vidéo c'était ce groupe qui montait "à l'assaut" d'un mouvement de terrain.
Si les 3 clampins qui tenaient la crête avaient balancés des grenades, c'était un groupe de combat au tapis.

Mais il ne faut pas décourager les bonnes volontés.

iznogoud 19/11/2016 07:26

Excelente analyse, merci !!!

Observatus geopoliticus 19/11/2016 12:02

Merci à vous, Iznogoud. Si vous voulez devenir calife à la place du calife, la place sera bientôt vacante ^^

Alaric 18/11/2016 23:40

C'est tout de même curieux cette soumissions kurde aux faucons américains . On aurait pu penser qu'après la trahison de Manbij ils seraient un peu plus méfiants ...

iznogoud 19/11/2016 15:42

Non merci je passe :)

Observatus geopoliticus 19/11/2016 12:00

Oui, pour leur armement et peut-être contre la promesse d'une future province autonome garantie par les Américains et les Russes.
Il convient aussi de savoir que la partie orientale du Kurdistan syrien est un véritable panier de crabes, avec des partis politiques qui se tirent tous dans les pattes et se trahissent.

Chris 19/11/2016 11:37

Ne dépendent-ils pas des Américains pour leur armement ?

Grognard 18/11/2016 22:52

Bonsoir

J'abonderai aussi sur votre troisième point.
En effet Sergueï Shoïgou et Valéri Guérassimov sont tous deux des natifs disons de l'orient russe.
On est donc en droit de penser qu'ils sont intellectuellement perméables aux stratagémes de ce vieux Sun.
De plus cela va dans le sens de l'économie des troupes qui est une nouvelle composante de la doctrine d'emploi des l'armée russe bien qu'en l'occurrence il ne s'agir pas de troupes russes au sol.

Alaric 18/11/2016 21:52

D'après la presse Michael Flynn était pour une intervention en Syrie en 2013 après l'attaque chimique putative donc méfiance ...

Sinon du côté Irakien, l'alliance irako-russe a pris l'eau non ? Ce sont des avions américains qui bombardent et font l'appui au sol, le pays pullule de forces spéciales occidentales et les américains vont même construire une base au sunnistan (!!!)

https://www.almasdarnews.com/article/us-military-establish-new-military-base-west-anbar-iraq/

Grognard 18/11/2016 23:16

Bonsoir Alaric,
En complément cet article de Jacques Sapir concernant Michael Flynn.
ici:
http://russeurope.hypotheses.org/5434
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Post it: Dans mon message de 22:52 il s'agit d'une réponse à OG.
J'ai posté un peu vite.

Observatus geopoliticus 18/11/2016 22:29

@ Alaric
Enfin, c'est surtout lui qui a levé le voile sur le flirt US-Daech : https://www.youtube.com/watch?v=y1oEoCRkLRI
Il n'y a jamais eu de très forte alliance irako-russe, même si Bagdad a rejoint le 4+1. Il était toujours entendu que les Russes n'interviendraient pas en Irak, domaine des Iraniens et des Américains.
Pour la base, elle sera sans doute temporaire, le temps d'expulser Daech. Je vois (très) mal le gouvernement et le parlement irakiens autoriser une présence définitive...

stanislas 18/11/2016 21:48

Excellente analyse mais , la question que je me pose : qu'en est-il du front Irakien ?
Aux dernières nouvelles , l'avancée de Irakiens , aidés en cela par la fanatique de Moktada Sadr , des chiites qui vouent une haine impensable envers les Sunnites, sont entrain de massacrer les populations locales sans que quiconque ne lève le petit doigt.
Les charniers disséminés partout où ils passent ont été signalés par les populations qui fuient aussi bien le Daech que les Iraniens.

Autre détail : Nous savons qu'Israel est réputée pour agir en douce puisqu'elle aide les Iraniens du point de vue armement-stratégie et , parallèlement se fait ami-ami avec les Saoudiens déjà submergés par les crimes aussi bien en Syrie qu'au Yémen .

Dernier point : je regrette toute cette perte d'énergie dans ces guerres fratricides . Du point de vue de ceux qui pensent intelligemment , le mieux aurait été de se concentrer sur l'ennemi commun qui colonise la Palestine , considérée comme la prunelle des yeux du monde libre.
Le monde change alors... réglons les problèmes qui nous tiennent à coeur

sans pareil et , seule l'Arabie signale ces abus.

Observatus geopoliticus 18/11/2016 22:25

@ Stanislas
C'était un communiqué de l'ambassade saoudienne à Paris...
Non mais franchement, mon petit Stanislas, êtes-vous tout à fait sérieux ? Vous renversez totalement la situation.
- ce sont les sunnites qui massacrent les chiites depuis 1500 ans, pas l'inverse.
- les charniers que l'on retrouve en Irak, dont les victimes sont souvent chiites, sont ceux laissés derrière lui par l'Etat Islamique.
- Moqtada Sadr est bien moins fanatique qu'on le croit et s'est fortement laïcisé ces dernières années (j'en ai parlé dans un billet).
- Israël aide l'Iran... C'est un poisson d'avril ?
- l'Arabie saoudite signale des abus ? Un énorme LOL : l'hôpital qui se fout de la charité. Ce pays est le problème central du Moyen-Orient et du monde depuis des décennies.
NB : je comprends le soutien aux Palestiniens mais ceci est un blog géopolitique où l'on essaie de ne pas discuter de ses préférences, surtout quand ce n'est pas le thème de l'article.

Loic 18/11/2016 21:41

Ah il suffisait de demander. C'est toujours un plaisir de vous lire sur les développements syriens comme d'habitude cher Observatus.

Moi aussi comme ça à vu de nez j'obterais pour l'hypothèse 3 un peu mixée à la 1. Ils vont attendre que l'ASL, les kurdes et Daesh se mettent bien sur la gueule à Al Bab puis une fois que Daesh sera bien affaibli dans le secteur, vont se faire le plaisir d'aller plus à l'est vers Raqqa et là où ils avaient subi une humiliante défaite, je me rapelle plus la ville Tabqa je crois, ce sera le bon moment pour la reprendre du coup.

L'offensive kurde sur Raqqa, je comprends pas non plus, peut-être une pression américaine mais c'est clairement pas leur intérêt , Al Bab aurait du être la priorité, leur offensive des derniers jours arrive bien tard même si rien n'est joué et la ville ne va pas être prise d'un coup de cuillière à pot.

Autre développement en Irak cette fois-ci, les milices chiites sont aux portes de Tal Afar, ils ont repris l'aéroport, donc la route vers la Syrie est quasiment coupée pour Daesh, bientôt plus de fuite possible pour eux et sachant qu'ils sont employés à Al Bab et Raqqa aussi, plus de renforts possibles donc ça commence à sentir doucement le début de la fin pour eux même s'ils tiendront certainement encore plusieurs mois en faisant de la guerrila urbaine. Leur compte sera réglé avant celui d'Al Nosra à mon avis.

Observatus geopoliticus 18/11/2016 22:16

Oui, c'était Taqbah, mon cher Loïc, mais c'est un chouilla plus au sud.
Pour prendre Al Bab, sans attaque kurde sur son flanc, l'ASL aurait sans doute mis des semaines. Si les YPG continuent d'avancer et broient l'ASL, Daech peut encore dormir tranquille quelques temps... On attend en tout cas impatiemment l'avance de l'autre mâchoire, celle d'Efrin. Le sultan doit faire une attaque d'apoplexie...

Mondran 18/11/2016 21:05

Bravo pour cette mise en perspective et toutes ces informations que vous nous donnez gracieusement !
Le plus ironique c'est que dans cet entrelacs de haines recuites et d'intérêts contradictoires, les hommes du régime syrien fortement encadrés par les russes puissent apparaître, une fois les petits hommes en noirs défaits, comme le moindre mal pour tous.
Cela serait là, encore une fois, la démonstration magistrale de l'agilité manœuvrière de Poutine. Ce n'est pas nécessairement un génie de la prévision stratégique, mais un tenant de l'Antifragilité, telle que définie par Nicholas Taleb (un libanais !) : faire en sorte de n'être jamais totalement perdant dans tous les scénarios possibles. Je crois beaucoup à cette notion que j'ai décrite sur mon blog, car elle est très adaptée au situation chaotique.
Votre blog est toujours aussi passionnant. Certains autres "spécialistes" souvent moins pertinents que vous d'ailleurs, proposent des abonnements payants pour des informations moins riches et moins mises en perspectives ...

Mondran 18/11/2016 22:24

Le voici

http://philippeleroymondr.wixsite.com/letempsdelanalyse

Observatus geopoliticus 18/11/2016 22:11

En voilà une bonne idée, mon cher Mondran, je vais prendre ma retraite et vivre du blog. Non, je plaisante...
Pouvez-vous donner le lien vers votre site ?

Charles Michael 18/11/2016 20:58

Hypothèse 3 définitivement,
en vous lisant cette idée s'imposait à moi, O Guide Suprème.

le team Bacher-Putin a une priorité constante: flingguer les immodérés, tous et Daesch, chouchoux de nos Indécrotables (je pense que chouchou prend un X au pluriel).
Sur Erdogan et Kurdos, ça pourra se négocier.

Je ne vois ni le un ni le autre s'installer à Rakka, et encore moins une fois Alep libérée.

Observatus geopoliticus 18/11/2016 22:09

Voilà estampillé ayatollah Khamenei maintenant... ^^
Oui, se débarrasser d'abord des barbus, et si possible par un tiers : voilà ce qui semble être le plan simple mais excellent de l'axe Moscou-Damas.