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Chroniques du Grand jeu

Bases et arobases

19 Octobre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient, #Russie, #Etats-Unis, #Europe, #Extrême-Orient, #Amérique latine, #Histoire

La Guerre froide 2.0 bat son plein. L'empire recule, s'accroche, glisse encore, s'hystérise, perd des pions, tente de les rattraper. L'ours le regarde, goguenard et gourmand, avançant ses pièces sous forme de bases, d'alliances, de manœuvres militaires, de retournements diplomatiques.

En Syrie, la semaine écoulée a vu deux décisions importantes : les bases aérienne de Hmeimim et navale de Tartous deviennent permanentes, à durée quasi perpétuelle. Les décrets ont été signés et ratifiés il y a quelques jours. Et comme les Russes ne font jamais les choses à moitié, ces installations seront étendues et largement améliorées - trois rangées de défense anti-aérienne à Hmeimim, systèmes anti-aérien et anti-sous-marins à Tartous - les rendant pratiquement inexpugnables. Pour Moscou, c'est une avancée décisive dans cette nouvelle région stratégique qu'est la Méditerranée orientale.

Comme si ça ne suffisait pas, des photos satellite montrent qu'une nouvelle base aérienne (sans doute temporaire) est en train d'être aménagée dans le centre du pays, spécifiquement destinée à bombarder l'EI. Car la bataille de Mossoul actuellement en cours - et où il se passe d'ailleurs des choses amusantes, nous y reviendrons dans un prochain billet - repoussera les petits hommes en noir vers la Syrie, au grand dam de Damas. Cela a déjà commencé si l'on en juge par les intenses bombardements syro-russes sur l'est du pays la nuit dernière.

Toujours au Moyen-Orient, nous avions évoqué l'utilisation de la base iranienne d'Hamadan par les bombardiers mastodontes TU-22m3 et le fait que Téhéran ne s'opposait pas à l'emploi d'autres pistes d'envol. Depuis, quelques bisbilles sont apparues, non pas sur le fond mais sur la forme ; des députés iraniens ont blâmé le ministère russe de la Défense pour avoir divulgué l'information, véritable coup de tonnerre puisque aucun pays ne s'était jamais vu accorder ce privilège depuis la Révolution khomeïniste de 1979. Le Perse est fier et, officiellement, l'ours n'utilise plus cette base. Derrière ce sauvetage de face, difficile d'imaginer toutefois que l'activité n'a pas repris depuis, mais ça, on ne le saura pas...

Partir d'Iran permet de réduire la distance donc le temps de vol, non seulement pour des raisons d'économie et d'efficacité militaire (moins de fuel donc plus de bombes embarquées) mais aussi et peut-être surtout afin d'échapper à l'espionnage satellite. Chose intéressante, un journal russe accusait alors un "pays tiers" disposant de satellites (vous devinez qui) de fournir des informations en temps réel aux djihadistes sur les vols des bombardiers stratégiques décollant du territoire russe à destination de la Syrie, donnant aux barbus le temps de se déplacer ou de se cacher.

Incidemment, puisqu'on parle de Téhéran, relevons l'étonnante coopération navale italo-iranienne. Un accord a été signé le 29 septembre entre les amiraux des deux pays et des manœuvres conjointes ont été menées près du détroit d'Ormuz, l'un des endroits les plus stratégiques du monde, au sortir du Golfe persique. L'accord stipule en outre que des navires iraniens pourront faire relâche dans des port italiens ! Si l'on nous avait dit ça il y a ne serait-ce que cinq ans... La toujours excellente Caroline Galactéros nous en donne l'une des raisons :

Les Italiens sont favorables à ce que la marine iranienne utilise leurs bases méditerranéennes. Cette décision a pu être motivée par la réduction du nombre de navires de guerre américains amarrés dans les ports italiens. Cela fait presque un an qu’aucun navire américain n’a jeté l’ancre dans un port italien. Rome craint sans doute que Washington ne poursuive sa politique de retrait des forces américaines au Moyen-Orient et par conséquence en Méditerranée, ce qui engendrerait une sous-utilisation des bases navales italiennes.

Ici comme ailleurs, retraite de l'empire qui n'a plus tout à fait les moyens d'entretenir son réseau mondial de bases. La nature ayant horreur du vide, la place est reprise par l'ennemi d'hier et presque encore d'aujourd'hui...

L'on a vu qu'Erdogan, dans une pique toute sultanesque en direction de Washington, avait proposé et reproposé à Poutine d'utiliser la base de l'OTAN d'Incirlik, ce qui n'aurait d'ailleurs pas manqué de sel. Déjà que les F16 turcs en décollent pour bombarder les Kurdes syriens tandis que les avions US partent du même endroit pour les protéger ; si en plus les Sukhois décollent de Turquie pour matraquer l'ASL soutenue par Ankara, imaginez le maelstrom... Pas fou, le Kremlin a décliné.

Il est par contre tout sourire devant les exercices militaires conjoints russo-égyptiens, là encore une première du genre. Sans remonter à Nasser, Le Caire et Moscou sont en harmonie depuis plusieurs années (on se rappelle la visite pharaonesque de Poutine début 2015) et partagent la même position sur le dossier syrien. Le net rafraîchissement des relations entre l'Egypte et les Etats-Unis après 2013 a, loi des vases communicants oblige, pleinement profité à Moscou et l'on parle même maintenant d'une possible base russe en Egypte (Sisi a démenti mais...)

Le Yémen s'y met lui. L'ancien président Saleh, désormais allié aux Houthis chiites pro-iraniens, a proposé en août à la Russie d'utiliser ses ports et aéroports ! Dire qu'il n'y a pas si longtemps, ce même personnage était l'allié de Washington dans la "guerre contre le terrorisme"... L'empire voit un à un ses dominos tomber, que l'ours ramasse avec gourmandise... ou pas en l'occurrence. Chaque chose en son temps semble penser Moscou : d'abord la Syrie, ensuite on verra. Voir un affrontement saoudo-russe dans le ciel yéménite vaudrait pourtant son pesant de loukoums.

En parlant de domino, les Philippines semblent atteindre un point de non-retour. Depuis notre dernier billet, la situation s'est encore envenimée : Duterte a défié la CIA de l'assassiner et s'est félicité que "la Chine et la Russie contrôlent l'arrogance américaine". De violentes manifestations anti-américaines ont eu lieu aujourd'hui à Manille devant l'ambassade US, qui apporteront de l'eau au moulin de l'exalté président philippin :

Celui-ci n'était pas présent : il est en visite officielle en Chine (sa première en dehors de l'ASEAN depuis qu'il a pris ses fonctions en juin), trop occupé à se rapprocher de son nouvel ami Xi, ce dont Pékin se félicite. Il n'est d'ailleurs pas seul puisque pas moins de 250 hommes d'affaires/entreprises l'accompagnent. Changement tectonique de la géopolitique mondiale, la "nation indispensable" cédant inexorablement son emprise face au duopole russo-chinois.

Revenons aux Russes justement. Syrie, Egypte, Iran, Yémen, Turquie... ça ne leur suffit apparemment pas : Moscou est en train d'étudier sérieusement la possibilité de rétablir ses bases de l'ère soviétique à Cuba et au Vietnam, avec évidemment l'accord des pays intéressés.

Hasta la putinación siempre ! semblent penser les Castro, apparemment peu émus par le rétablissement des relations américano-cubaines. La réouverture du centre d'espionnage électronique de Lourdes était dans les tuyaux depuis quelques temps. S'il n'est pas question de présence militaire, sa capacité d'écoute serait une grosse épine dans le pied impérial. Rappelons que grâce à ce centre, l'URSS, alors dans ses ultimes soubresauts, avait tout de même intercepté et connu à l'avance les plans US pour la première guerre du Golfe.

Quant à la base navale de Cam Ranh, il n'est pas impossible que ce soit une demande des Vietnamiens eux-mêmes, inquiets de la flambée de tension en mer de Chine méridionale et comptant sur l'ami russe pour calmer les ardeurs de son allié le dragon.

Le Grand jeu se déroule sous nos yeux, sur le grand échiquier géographique du globe où l'empire recule toujours un peu plus. Il a également lieu sur les ondes, câbles électriques et autres réseaux informatiques de la guerre de l'information.

Le vice Biden, Joe l'Indien pour les intimes, a déclaré la cyber-guerre à la Russie, rien que ça. Venant d'un pays de plus en plus virtuel, il est somme toute assez pratique de ne pas se mouiller sur le terrain réel, mais il n'en reste pas moins que ces menaces sont sans précédent. Le prétexte est toujours le même, éculé jusqu'à la corde : l'agression russe. Tremblez jeunes gens, l'ours aiguise ses canines électroniques, pirate le vénérable et pacifique Parti démocrate, encourage Assange à dévoiler toujours plus le caniveau sur lequel est assise l'hilarante, menace la sécurité de l'élection américaine etc. D'ici à ce que Poutine soit responsable de la disparition des dinosaures... Moscou a en tout cas répondu assez vivement, ridiculisant les accusations états-uniennes.

Et puisqu'on parle d'Assange et de ses révélations, le site Wikileaks a été bloqué afin de sauver le soldat Clinton. Et là, chers amis, ça posera un petit problème métaphysique à certains... L'on apprend en effet que c'est l'ambassade d'Equateur à Londres, dans laquelle est réfugié le Suédois depuis des années, qui lui a coupé l'accès internet. Comment ?!? Correa, l'anti-impérialiste qui ne mâche pas ses mots contre les menées de Washington et les dénonce souvent avec courage... Que vient-il faire dans cette galère ?

Là, je voudrais tout de suite préciser une chose à l'intention du lecteur. Votre serviteur n'a strictement aucune idéologie ni affiliation politique et, de surcroît, ne vote jamais, ce qui lui permet de poser un œil totalement libre sur le monde. Si ce qui suivra embarrassera peut-être certains, ce n'est en aucun cas un appel politique, mais un simple regard, lucide, sur notre époque.

J'ai plusieurs fois abordé dans les commentaires la véritable division de la politique française et, partant, européenne, depuis un demi-siècle et qui transcende la fausse opposition droite-gauche : BO-BO vs LI-LI. D'un côté, la droite bonapartiste et la gauche "bolchévik", qui prend sa naissance dans l'alliance de facto entre De Gaulle et le PCF et court jusqu'à l'actuel duo Le Pen-Mélenchon. Ce courant indéniablement patriote a depuis plus de cinquante ans une certaine idée de l'indépendance nationale et de l'équilibre international, étant très critique vis-à-vis du système impérial américain et de ses alliances pétromonarchiques, préconisant un rapprochement avec la Russie, plus récemment avec l'Iran, Assad etc. Dans les années 60, le grand Charles et les communistes ont fait partir l'OTAN ; en 1991, Georges Marchais et Le Pen père s'opposaient à la guerre du Golfe, rebelote en 1999 et la guerre du Kossovo, jusqu'au copié-collé actuel des positions du FN et du FG sur toutes les questions internationales. Ce qui est vrai en France l'est également en Europe : sur la Syrie, l'Ukraine, la Russie ou le Moyen-Orient, UKIP, Podemos, Syriza, La Ligue du nord, Wildeers disent exactement la même chose. Jamais à court de mépris, la mafia médiatique parle d'alliance, populiste forcément, "rouge-brune".

Car les médias appartiennent tous à l'autre bord, le système LI-LI (droite libérale et gauche libertaire) qui a pris le pouvoir au tournant des années 70 (Giscard + soixante-huitards) et ne l'a plus lâché depuis (UMPS). Ce courant est marqué par un tropisme pro-américain évident - est-ce un hasard si les maoïstes de Mai 68, peut-être d'ailleurs l'une des premières révolution de couleur de l'histoire de la CIA, sont aujourd'hui les plus fervents supporters des guerres néo-conservatrices (BHL, Cohn-Bendit, Glucksman, Barroso) ? Les LI-LI vouent une admiration béate pour l'UE, l'OTAN et la pax americana, une haine féroce envers Poutine et le monde multipolaire etc. Au fil des décennies, ce système est devenu un tout à peu près cohérent, unifié. Union européenne = médias = OTAN = UMPS = alliance saoudienne = TAFTA = soutien au Maidan ou aux djihadistes syriens...

Jusqu'ici, c'est assez simple et linéaire. Mais les choses se compliquent très vite car l'anti-système a un petit problème : il boite. Si les "bonapartistes" sont prêts à tendre la main aux "bolchéviks" pour faire tomber le système (soutien à Syriza lors de la crise grecque par exemple), la réciproque ne se vérifie jamais. Prisonnière de certaines contradictions idéologiques inhérentes et intensément travaillée par le politiquement correct créé par le système, la gauche de l'anti-système est incapable de faire un pas vers sa droite. C'est assurément ce qui explique la réaction de Correa aux pressions obamesques et la déconnexion de Wikileaks qui a suivi. Vous comprenez, Tump... racisme... xénophobie... les z'heures les plus sombres... Et hop, le tour est joué ! Voilà comment on retourne un pourfendeur pourtant sincère du système impérial US et qu'on l'amène à indirectement supporter l'hilarante candidate néo-conservatrice de ce même système.

Il s'est peu ou prou passé la même chose avec Bernie Sanders qui a finalement appelé sans rire à voter pour Clinton. Avec Syriza, qui ne voulait pas sortir de l'euro ni de l'UE ("un beau symbole de la fraternité des peuples" lol) et est vite revenu dans le rang. Avec Podemos, Mélenchon ou le travailliste anglais Corbyn, tous très critiques vis-à-vis de l'OTAN et de la politique américaine mais ne voulant pas non plus sortir de l'UE (qui est pourtant un projet américain) ou partageant avec Soros la même position sur les immigrants, servant ainsi les banksters sur un plateau d'argent... Bref, une partie de l'anti-système qui ne l'est pas vraiment au final, susceptible de s'aligner sagement sur le système quand on lui agite certains chiffons rouges.

Ainsi va le courant BO-BO, en pleine bourre actuellement et qui rêve de reprendre le pouvoir perdu à la fin des années 60, mais dont la marche en avant est pour le moins claudicante sur son pied droit et son pied bot. Fin de la digression qui n'appellera, j'espère, aucun commentaire politicien.

Aux toutes dernières nouvelles, et malgré la collaboration schizophrène de Correa, Washington n'a pas réussi à bloquer Wikileaks qui vient de sortir un douzième jet des e-mails piratés de l'inénarrable hilarante.

Enfin, comment ne pas mentionner le nouveau coup bas de Londres dans la guerre de l'information. Avant-hier, les comptes bancaires de RT au Royaume-Uni ont été fermés sans plus d'information. Ceux-là mêmes qui déblatèrent à longueur de journée sur la sacro-sainte liberté de la presse sont en réalité les premiers à la ligoter. Fais ce que je dis, ne fais pas ce que je fais, c'est vieux comme le monde... Par contre, en Argentine, où la licence de diffusion de RT avait été révoquée peu après l'élection du petit soldat Macri, il semble que l'on soit revenus à de meilleurs sentiments. Symbole que les révolutions colorées et autres coups d'Etat constitutionnels ne tiennent pas la route devant l'inexorable force des réalités économiques et stratégiques ? Le futur nous le dira...

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Euclide 22/10/2016 09:47

Encore une erreur de ma part. Mea Culpa.
Je voulais dire à propos de la pensée de Claude Lévy Strauss que nous sommes trop nombreux sur terre et que " nous consommons mal". En clair, nous épuisons la planète avec notre modèle de consommation.

Euclide 22/10/2016 09:41

Je voulais dire dans ma 1ere phrase ( ci-dessous) qu'il n'y aura de sitot l'expression politique des intervenants sur la France et l'Europe. sur ce forum .
J'espère avoir été assez clair. Au passage, je suis surpris de la courtoisie des intervenants.
Encore merci pour cet espace d'expression.

Euclide 22/10/2016 09:33

Comme vous l'avez dit cher Observatus, il n'y aura pas de sitôt les projections d'idéologie en France et en Europe. Selon moi, vous ne comprenez pas que nous sommes dans un changement de civilisation comme l'Empire romain l'a vécu du IV au VII ème siècles. Les pb ( problèmes) sont multiples car il y :
Crise économique
Crise du politique en France et en Europe.
Crise de la famille avec la montée de l'hyper individualisme;
Crise de l'éducation
Crise des religions avec puisque c'est en partie l'objet de votre forum
Crise écologique et démographique puisque comme l'a dit Claude Lévy-Straus nous sommes trop nombreux sur terre et nous connaissons mal. D'où l'arrivée d' une 3 ème guerre mondiale.
etc.;
Pour terminer , je ne voudrais pas gâcher votre vouiquende meme si vous habitez à la terre Adélie.
Bien cordialement.

theuric 21/10/2016 15:13

Observatus Politicus,
A celui d'un recommencement historique de tendance éternelle, voire d'un bégaiement, j'y préfère l'expression de "modèle historique", ce qui a l'avantage de pouvoir être étudié.
En fait, en deux situations similaires éloignées dans le temps seraient observé ces similarités dans leur développement conjoint, ceci, bien sûr, en y faisant abstraction des anachronismes possibles.
De fait, je suis un penseur brut en ce sens où ma philosophie ne s'est bâtie au sein d'aucun sillage ni d'une école philosophique quelconque, ce qui me donne une force qu'une faiblesse de même ampleur tempère.
Cette force est celle d'une large plage de liberté d'invention que vient contrecarrer la faiblesse de ne pas avoir en main les outils nécessaires pour développer ces idées (ce que vous avez sûrement constaté sur mon blog).
Ceci pour en revenir à l'hypothèse des modèles historiques.
Si en effet nous comparons les deux empires séparé par 1 600 ans d'histoire, romain et étasunien, la multitudes de ressemblances ne peut qu'être frappante.
Habilité à absorber les meilleurs inventions étrangères, double guerre pour envahir la Grèce pour le premier, l'Europe pour le second (là aussi, il est possible d'y observer un modèle historique), confrontation en vainqueur avec une égale puissance, Carthage/Rome, U.S.A./U.R.S.S., même autophagie des oligarques sur leur peuple et leurs possessions dès le début de leur chute, ..., la liste y est longue.
Je pense que la notion de modèle historique peut permettre, dans certains cas, une relative prédictibilité, du-moins dans les grandes lignes, de certains peuples, pays, nations, empire (bien que les U.S.A., l'empire ultime, soient, à mon sens, le dernier terrestre, les suivants ne pouvant que se bâtir que lors d'une conquête spatiale qui a dores et déjà commencé).
Quand au parti de Madame Le Pen, et celui de Monsieur Mélenchon (bien que j'aie de l'estime pour cet homme), ma foi, leurs positions doctrinales telles que vous les décrivez sont l'un des nombreux signes de l'effondrement idéologique dont j'ai fait allusion dans mon texte précédent.
C'est l'ensemble des mouvements qui alimentèrent le XX° siècle qui tendent à se contracter: ses quatre systèmes de penser, libéral, social-démocrate, communiste et fascisant encore scindés, pour l'instant, en une dualité de moins en moins sensible, se réduira bientôt et ne formera plus qu'une même unité idéologique avant de disparaître.
Mon intuition me susurre qu'une fois que l'économie mondiale aura commencé de traverser sa cessation de paiement, les U.S.A. quitteront ce modèle historique romain ancien pour entrer dans une pleine nouveauté conjoncturelle, d'ailleurs nous pouvons déjà en saisir les frémissement.
Enfin, nous avons encore de quoi faire fonctionner nos petites cellules grises, non?

Observatus geopoliticus 21/10/2016 19:18

Si je comprends bien ce que vous dites, cher Theuric, il y a des modèles historiques "durs" qui sont répétés au niveau macro (empires, impérialismes etc.), mais aussi des recompositions nouvelles et inédites au niveau micro (scènes politiques nationales). Oui, je suis d'accord. Rien n'est tout à fait comme avant, mais rien n'est fondamentalement différent.
Bien à vous

Hamilcar Barca 21/10/2016 14:02

@Observatus Geopoliticus

Bonjour OG
Après lecture de votre long et passionnant article qui - entre autres - analyse en profondeur le regain de l'intérêt historique porté par la Russie (ceci incluant l'URSS) aux mers chaudes, je vous pose deux questions:

- quid de Berbera au Somaliland, ancienne grande base de l'URSS passée aux USA?
Les choses bougent-elles - ou pourraient-elles bouger? - dans le contexte que vous soulignez? "Ici comme ailleurs, retraite de l'empire qui n'a plus tout à fait les moyens d'entretenir son réseau mondial de bases. La nature ayant horreur du vide, la place est reprise par l'ennemi d'hier et presque encore d'aujourd'hui...".

- puisque "Le Yémen s'y met lui. L'ancien président Saleh, désormais allié aux Houthis chiites pro-iraniens, a proposé en août à la Russie d'utiliser ses ports et aéroports !", cela fait ressurgir la question de Socotra, la grande île qui commande géographiquement la bouche de la Mer Rouge
http://mapcarta.com/fr/Socotra
A l'époque de la guerre froide, il se disait que les Soviets y avaient installé une base très secrète appuyant celle de Berbera. Actuellement, tout ce que l'on trouve sur le Net clame que cette base n'a jamais existé.
Il y a une dizaine d'années, profitant de la présence d'amis à Djibouti, je voulais aller faire un tour sur cette île et ils avaient entrepris des démarches administratives qui ont tourné rapidement court: "Strictement impossible d'aller à Socotra; au Yemen, si vous voulez, mais Socotra, non".
Avez vous de plus amples informations? Les USA ont-ils mijoté qq chose dans cette île?

Bien cordialement

Observatus geopoliticus 21/10/2016 18:55

Bonjour cher Hamilcar,

moui, il est un peu difficile d'y voir clair. Il semble que les Américains ne soient plus à Berbera. Apparemment, tout le personnel militaire US de la corne de l'Afrique a été relocalisé au Camp Lemmonier de Djibouti : http://www.africom.mil/about-the-command/our-team/combined-joint-task-force-horn-of-africa
Par contre, les Emirats sont très intéressés par l'endroit.
Port de commerce : http://www.forbesafrique.com/Avec-l-aide-de-Dubai-le-Somaliland-veut-faire-de-Berbera-un-port-strategique_a2819.html
Mais surtout, établissement d'une base : http://www.somalilandsun.com/news-feeds/regional/9606-somaliland-after-port-uae-wants-a-military-base-in-berbera

Quant à Socotra, je n'ai pas de nouvelle mais l'île est maintenant ouverte au tourisme. Je doute dans ces conditions qu'une base militaire s'y cache.

Bien à vous

simplet 21/10/2016 12:50

Est une vue de l'esprit ou une grosse bêtise de ma part que de dire la très grande proximité de la politique gaullienne avec le programme du FN actuel ? Serait-ce l'effet de la présence d'ex chevènementistes?

simplet 21/10/2016 20:35

@ Cher Valoir 3

Doit-on considérer le fait de vouloir sortir de l’euro comme incohérent, alors même que c’est l’avis de beaucoup d’économistes et que l’une des principes majeurs de De gaulle était l’indépendance monétaire ?
Doit-on considérer la remise en place des frontières économiques, c’est-à-dire un nationalisme industriel comme idée idiote. Là aussi De Gaulle défendait « son » industrie.
Quant aux relations internationales, il était non aligné.
Le FN se rapproche modérément me semble-t-il des russes par convergences de positions sur la politique internationale du moment. Ni plus, ni moins.
La méfiance à l’encontre des USA qui sont quand même en crise aiguë de paranoïa, me semble motivée justement par leur impérialisme, leur interventionnisme à tous crins.
Si un isolationniste comme Trump venait contre toute attente à être élu, le rapprochement ne serait-il pas possible ?
De même le FN n’a-t-il pas des relations aimables tant avec l’Iran qu’avec Israël ?
Quant à la construction européenne actuelle, je crois que le Général en serait sorti rapidement, après la réunification allemande et/ou l’entrée massive des paradis de l’Est à main d’œuvre maléable et bon marché.
Il était trop affuté intellectuellement pour ignorer ce que beaucoup ne veulent pas admettre : le pangermanisme défini en 1906 par Reimer et qui est obtenu en douceur actuellement, là où Hitler et Ludendorff ont échoué dans leur « Lebensraum »avec la guerre trentenaire. Hitler n’y ajoutant que la question racial, juifs et slaves, undermenschen de l’est
Il est encore un peu tôt pour confirmer, mais si la France persévère dans son écroulement national, ce ne sera que tout profit pour les prussiens et leur désir d’expansion vers l’orient avec la complicité de nos « zamis » anglo-saxons.
Seuls les russes à l’instar de Putine peuvent y mettre bon ordre. D’où FN, De Gaulle ouverts aux Russes, etc…
Ne serait-ce pas déjà initié avec le problème Ukrainien ? La mise en bouche serbe ?
Je laisse le clavier à O.G. pour abonder ou contredire cette réflexion.

Observatus geopoliticus 21/10/2016 16:05

Et pourquoi pas les chars de Poutine sur les Champs Elysées tant qu'on y est...
Valoir3, c'est votre premier commentaire ici et vous commencez bien mal :
1. vous manquez légèrement de respect à un lecteur historique du blog
2. vous ânonnez les poncifs éculés de la presstituée sans même y réfléchir
3. vous êtes à la limite du commentaire politicien qui, je le répète, n'est pas le bienvenu ici
A bon entendeur...

Valoir3 21/10/2016 15:34

Je pencherai plutôt pour la grosse bêtise (Ne le prenez pas mal ! ), De Gaulle avait un programme économique cohérent entre autre, sans démagogie. L'inverse du FN dont le programme économique est tout simplement la définition même de la démagogie : "On donne à tout le monde et, vu qu'on est les meilleurs, on va même rééquilibrer le budget !"

Mais peut être ne parliez vous pas du programme économique (une économie qui tient la
route est tout de même la base d'une grande puissance) mais plutôt des relations internationales ? Et bien c'est pareil. Bien que De Gaulle ait su maintenir suffisamment ces distances avec les USA pour que la France ne devienne pas un satellite des USA (retrait du commandement intégré de l'OTAN entre autre), il a aussi fait en sorte que la France reste une nation alliée et amie des USA, du fait de notre alliance historique et de la menace soviétique.
Que propose le FN lui ? De s'écarter totalement des USA et de s'allier avec la Russie. En somme de devenir un satellite de la Russie par anti-américanisme primaire. De Gaulle avait une position beaucoup plus responsable et intelligente.
Entre être un vassal des USA, ou être un vassal de la Russie, De Gaulle avait choisi ni l'un ni l'autre, il avait choisi pour la France la souveraineté et l'indépendance, sans jamais renier notre alliance avec les USA ou même la construction européenne.

Sans oublier que le FN est à l'origine est parti plutôt admirateur de Pétain que de De Gaulle

Madudu 21/10/2016 12:41

Argh, j'ai fait un gros pavé en réponse à un message qui a été supprimé. Du coup il semble que ce soit perdu...

Observatus, y a pas moyen de le ressusciter ?

Madudu 21/10/2016 16:37

Merci beaucoup !

J'espère qu'il n'est pas trop polémique néanmoins, car il l'est indéniablement ^^

Observatus geopoliticus 21/10/2016 16:17

Aïe, caramba. Ce lecteur étalait ses états-d'âme politiciens et était dans la posture de combat, répétant des poncifs éculés, à cent lieues de la pertinente réflexion des autres intervenants, notamment de vous. Aussi l'ai-je renvoyé dans les limbes de l'oubli. Par contre, j'ai pu récupéré votre réponse que voici :


C'est vrai qu'on ne sait pas exactement sur quoi déboucheraient les rapports de force à l'intérieur du FN si Marine devait prendre le pouvoir.
Par contre je suis sûr de ce qui va se passer si une tête UMPS succède à Hollande ... (sauf peut-être Fillon, mais bon je ne le vois pas casser des briques non plus).

Concernant l'islam vous vous trompez, je crois : il existe depuis longtemps, voir même depuis toujours, une composante maghrébine (et musulmane) dans les sympathisants FN.

Ce parti est loin de faire l'unanimité contre lui dans les classes moyennes issues des populations maghrébines, qui sont attachées à des valeurs traditionnelles qui tournent autour de l'ordre, de la morale et de l’ascension sociale.

Par ailleurs il faut bien identifier ce qui se passe aujourd'hui autour de l'islam. Je n'espère pas emporter le consensus sur ce point, qui forcément est source de polémique, mais bon...

Il y a une part d'instrumentalisation pure et simple, c'est très clair. Mais il existe derrière un vrai sujet : tant qu'économiquement ça se passait pas trop mal, les populations musulmanes "s'intégraient" sans trop de problèmes et à la 3e génération on obtenait un bon français qui fait vaguement le ramadan un an sur trois.

En fait ils faisaient comme les chrétiens, ils s'éloignaient de la religion parce que, comme ces derniers, ils n'en avaient juste plus rien à foutre.

Dans ces conditions la population française restait globalement homogène malgré l'immigration, et dans ces conditions il n'y a rien à dire, tout va bien.

Mais depuis un moment déjà il s'est trouvé qu'une importante population de jeunes issus du monde musulman (3e génération et plus) se retrouve dans les pires conditions du monde pour obtenir le minimum syndicale de la reconnaissance nationale.
C'est pas compliqué, ce sont ceux qui n'ont pas réussi à fuir à temps les "cités", ces trucs immondes plantés au milieu de no-man's land économiques en périphérie des grandes villes. Ce sont les premiers, chronologiquement, à être confronté au chômage structurel (structurel, je répète) sans que personne ne s'en soucie.

La situation est devenue la suivante : une population jeune sans avenir, qui s'organisent en communautés dont la principale ressource est le commerce illicite d'un certain nombre de choses parce que c'est le seul moyen dont elles disposent pour que le petit bourgeois de centre-ville veuille bien partager le gâteau, qui petit à petit construit une symbolique alternative parce que, de fait, elle est plus ou moins apatride.

Cette symbolique alternative prends les éléments classiques à sa portée : religion, race, position sociale, langue, chant, etc. D'où ces gars qui se disent musulman alors qu'ils boivent, fument et forniquent ! D'où le "racisme anti-blanc", d'où l'accent des "quartiers populaires" (qui dérive de l'accent maghrébin), d'où les accoutrements ridicules, etc.

Ces conditions étant réunis il n'était plus possible d'échapper mécaniquement à un truc inévitable : la population française s'hétérogénéise, ouvrant la voie à la constitution pour longtemps d'une "société multiculturelle", c'est-à-dire à la guerre civile plus ou moins permanente et plus ou moins larvée, pour les prochains siècles à venir.

Rien de moins malheureusement. Pour vous en convaincre regardez un peu l'histoire de ces merveilleuses "sociétés multiculturelles" :

-En Espagne, les musulmans se sont fait virer après 800 ans de "vie commune".
-Les balkans sont hyper facile à déstabiliser.
-Les minorités au moyen-orient vivent merveilleusement bien leur éradication progressive.
-Les juifs ne se font pas chasser/exterminer/déposséder tous les siècles ou deux, mais plutôt deux fois par siècle (d'ailleurs le prochain coup risque d'être un peu terrible pour eux).
-L'Inde n'a pas perdu un tiers de son territoire pour des histoires de religion, avec quelques millions de morts, déportés, et autres joyeusetés.
-La scission de l'église n'a pas provoqué des massacres à grande échelle en France.
-Etc !

Donc oui l'islam devient de fait un sujet, et le sujet n'est pas savoir si l'islam a raison, mais comment la faire disparaître de France, ou à peu près. Je vais pas vous faire un programme complet, mais étant un peu civilisé je pense que ça doit passer par autre chose que le traditionnel massacre à main nue. Et peut-être faudrait-il songer à virer les imams qui ne correspondent pas aux normes que l'on veut imposer dans notre pays (oui "norme", et oui "imposer", et oui "notre" pays, oui oui).

Grognard 21/10/2016 11:24

@ Francois
Bonjour,


"Je vous trouve cependant très dur avec les champignons"
Mea culpa.
Je devrais avoir honte en mémoire des poilées de ceps et de giroles dégustées avec mon grand-père.

Loic 21/10/2016 10:47

Fort intéressant ce parallèle fait avec la Rome antique en tous cas.

Sans rentrer dans des batailles politiciennes, je pense que la rhétorique anti-Islam du FN n'est utilisé qu'à des fins électoralistes comme d'ailleurs le font aussi actuellement les partis du système. C'est la période qui veut ça, les populistes s'appuient toujours sur les craintes des français et la principale crainte d'aujourd'hui concerne l'islamisme radical qui par extension gangrène les débats sur l'Islam. C'est toute la classe politique qui y participe.

Gageons que la pression redescendra lorsque les menaces retomberont un peu. Pour cela il faudrait déjà commencer par mener des politiques cohérentes dans le monde arabo-musulman et éviter de laisser les américains foutre la merde dans tous les pays où ils passent. Ainsi y'aura déjà moins de tension anti-occidentale dans ces pays et moins de vélléités djihadistes par la même bien que le djihadisme ne soit pas seulement lié à l'Occident.

Observatus geopoliticus 21/10/2016 18:20

Mon cher Loïc,
permettez-moi de vous taquiner un chouilla : vous parlez du "populisme" comme le faisait Cicéron qui, complètement déconnecté de la la réalité, refusait d'entendre la colère de la société et n'y voyait qu'une combine électoraliste. Mal lui en a pris d'ailleurs...
Bien à vous

jef 21/10/2016 01:30

Monsieur et cher Observatus, je vous lis depuis plusieurs mois avec grand plaisir, et, il me semble que vous êtes avec le Saker le plus mesuré des hommes sur des sujets qui enflamment des passions contraires. Quant à vos supposées positions politiques, rassurez-vous: je vous prends
plutôt pour un lecteur des Politiques d'Aristote que" pour un militant encarté au parti de Cécile du flot" . Bien vous, JFM.

Observatus geopoliticus 21/10/2016 16:20

Merci, cher lecteur. Le jour où je serai encarté, les néo-conservateurs cesseront de vouloir diviser l'Eurasie. Pas demain la veille...

Observatus geopoliticus 21/10/2016 01:09

Chers amis,

je vous sais gré de tous ces commentaires fort intéressants et de haute volée (je pense par exemple à celui de Madudu ci-dessous mais aussi à bien d'autres). Sur un tel sujet, il était inévitable que chacun laisse plus ou moins transparaître ses préférences, mais la discussion est restée courtoise, très pertinente et presque "dépolitisée" en fait, plus dans le domaine de la réflexion politique profonde que dans la guéguerre politicienne que je craignais un peu. Soyez-en tous remerciés, sincèrement.

Puisqu'on ne reparlera sans doute pas de sitôt de politique sur ce blog, je me permets une rapide réflexion historique (tout en précisant encore une fois que je suis moi-même totalement dépolitisé et, de plus, "exilé" depuis fort longtemps, regardant la scène politique française de loin).

L'historien que je suis est frappé depuis un certain temps par le saisissant parallèle entre le FN nouvelle version et la proto-gauche athénienne et romaine de l'Antiquité. A deux millénaires de distance, je crois lire le même programme politique : protectionnisme vis-à-vis des biens et des personnes (l'un pouvant d'ailleurs difficilement aller sans l'autre), dénonciation furieuse de l'oligarchie qui profite de la libre-circulation et appauvrit les classes populaires et moyennes, discours anti-establishment...

Quand j'entends Marine Le Pen, je crois lire les Gracques ! Ces héros de la gauche moderne (un révolutionnaire de 1789, Babeuf, s'est même renommé Gracchus pour leur rendre hommage) sont le point de départ du courant populaire à Rome au IIème siècle av. JC. La République romaine, lancée dans la conquête de la Méditerranée, connaissait alors des bouleversements sans précédents : l'afflux de produits agricoles des territoires nouvellement conquis ainsi que l'afflux d'esclaves, achetés à vil prix par les classes aisées, ont littéralement ruiné le petit peuple romain et même les classes moyennes, jetés dans un chômage de masse assez effarant. Ces laissés-pour-compte constituèrent alors une sorte de lumpen prolétariat extrêmement revendicatif, à la base de ce qui allait devenir le courant des Populares et que, déjà, les élites qualifiaient de "populiste" (tiens, tiens...), notamment dans la propagande de Cicéron (l'imMonde de l'époque en quelque sorte). Les Gracques et autres tribuns de la plèbe populares n'avaient pas de mot assez durs envers les oligarques qui continuaient à faire venir cette main-d'oeuvre bon marché et ces denrées agricoles à bas coût, véritable concurrence déloyale avant l'heure. Cette lutte à mort entre Populares et Optimates, à la fois physique et verbale (guerre de l'information), déboucha bientôt sur les trois guerres civiles qui mirent fin à la République et prépara le chemin de l'Empire.

Eh bien, remplacez "produits agricoles" par "made in China, "esclaves" par "immigrés", "oligarques" par "grand patronat", "Optimates" par "establishment LI-LI" et "Populares" par "FN", et vous avez exactement la même situation deux millénaires plus tard ! C'est fascinant...

D'une certaine façon, le FN est en France le seul parti vraiment de gauche (au sens historique), tandis que les partis dits de gauche et même d'extrême-gauche font en réalité le jeu de l'immémoriale droite libérale, qu'on appelait oligarchie à Rome ou à Athènes.

Lorsque les médias actuels, même ceux de bonne foi, voient une contradiction dans le programme économique gauchisant du FN de MLP, ils se trompent ; la fille revient au contraire à une cohérence absolue, celle de la proto-gauche romaine et athénienne pour qui la frontière, le protectionnisme, filtrant à la fois les biens et les personnes, était la meilleure protection des pauvres. C'est le Pen père qui, lui, était incohérent, tout comme l'est de manière inversée Mélenchon : l'un voulait laisser passer les biens mais pas les personnes ; l'autre, les personnes mais pas les biens. Absurde dans les deux cas... Les LI-LI, qui veulent tout laisser passer, sont logiques avec eux-mêmes, comme l'étaient les oligarques antiques. MLP, qui ne veut rien laisser passer (ou en tout cas filtrer sévèrement), est logique avec elle-même, comme l'étaient les Populares. Par contre, Mélenchon ou Le Pen père, qui veulent avoir un pied dans chaque camp, sont d'une incohérence totale.

Voilà, c'était ma petite réflexion du jour. L'histoire est souvent (pas toujours) un éternel recommencement et je ne saurai que trop engager les lecteurs à se plonger dans les lectures antiques : tout y est déjà...

Bien à vous tous

Madudu 20/10/2016 19:00

J'ai toujours apprécié Mélenchon personnellement, étant de gauche, mais il faut lui reconnaître un handicape et un tort :

-Un handicape : il n'est pas en mesure de fournir un discours cohérent sur certains points de politique étrangère car son électorat ne le comprendrait pas. Il faut toujours se souvenir lorsqu'on pense à Mélenchon que sa base est l'une des plus réceptives à la propagande droit-de-l'hommiste. Et c'est exactement pour la même raison qu'il ne sera jamais suivis par son électorat s'il fait alliance, ou même seulement un rapprochement, avec l'autre bord du souverainisme.

-Un tort : son discours a beaucoup changé ces dernières années sur certains thèmes qui ne faisaient aucune recette auparavant. En gros tout ce qui touche à la position souverainiste, qui implique une critique de l'Union européenne, de l'Euro et de l'Otan (comme dirait l'autre). Je n'en connais pas exactement la raison, mais j'ai tendance à croire que c'est par pur et simple amateurisme : je crois qu'il a découvert le sujet progressivement, et qu'il est revenu progressivement sur un certain nombre des dogmes de gauche, auxquels il croyait de bonne foi.

C'est tout à son honneur, mais c'est pas très sérieux, et on peut douter de sa capacité à faire face à un poste et à un programme qui nécessitent de disposer d'un plan en béton armé, issu d'une réflexion à la fois longue et étendue à un grand nombre de thématiques.

L'autre possibilité ce serait que, parce que son électorat n'était pas très réceptif à ce genre de discours, il ait fait la transition avec pédagogie et en douceur. Mais je n'y crois pas, je crois plutôt qu'il s'est réveillé au sujet de l'Union Européenne lorsqu'il a assisté de près et en direct live à la décapitation économique et politique de la Grèce.

Sa position sur la Russie et Poutine n'est par exemple pas clair, alors que je suis sûr qu'à titre personnel il apprécie le travail de la Russie exactement de la même manière et pour les mêmes raisons que les souverainistes de droite.

Bref, les souverainistes de gauche sont un peu en carton, mais ils sont sincères. Ils n'auront jamais la présidence et ils n'aideront probablement pas les autres souverainistes à l'obtenir. Du coup, en quelques sortes, ils ne servent pas à grand chose ...

De l'autre coté de l'échiquier (ou juste à coté, ça dépend comment on classifie les choses) le FN est très clair à propos de la Russie. En fait c'est pas compliqué : "on fait tout pareil". Marine Le Pen a par exemple carrément déclaré (à RT) qu'elle reconnaîtrait la Crimée russe si elle était élue, cadeau, pour faire plaisir, sans contre-partie.

Par contre ce qui n'est pas clair c'est leur programme économique : une partie du FN est clairement esclavagiste (Marion, le grand père, et probablement leurs affiliés/soutiens respectifs, ...), alors que Marine vise clairement les ouvriers et les petits employés, qui ont fuit la gauche à cause de son manque de pragmatisme idéologique.

Mais LE truc super important à remarquer, et à ne jamais oublier : Marine peut être élue, pour de vrai, pendant 5 ans et tout, à la présidence ! Du coup si un deuxième tour Néocon-FN a lieu, bah je voterai FN ... si l'autre n'est pas clairement néocon (Fillon) je ne sais pas ce que je ferai, sauf si c'est Sarko.

Du coup il est difficile de faire son choix : l'un étant sincère mais un peu incompétent, et affublé d'un électorat néoconnifié qui s'ignore ; l'autre étant plus clair en politique extérieur, mais on ne sait pas à quelle sauce ils veulent nous manger en politique intérieure.

Sinon il y a Asselineau, qui ne sera évidemment pas élu en 2017, qui pourrait jouer un rôle important dans les 10 prochaines années s'il parvient à professionnaliser sa communication (il se plaint trop, et il ne joue pas suffisamment sur les ressorts affectifs de ses auditeurs), et s'il parvient à communiquer via les médias de masse.

Outre le fait qu'il est un parfait OVNI (gros désavantage, mais tout le monde n'est pas de la propulsion 'par le vide' Macron), il est cohérent, depuis longtemps. Il a l'air sincère également, et ça fait du bien de sortir de la folie ambiante, ce qui fait que je l'écoute attentivement et que j'ai confiance, globalement, dans sa compétence en tant qu'administrateur de l'état.

Sinon au Centre, petitement à droite et petitement à gauche, pour moi c'est tous les mêmes yankees.

Grognard 21/10/2016 11:53

Bonjour Madudu,

Vous écrivez:
"Sinon il y a Asselineau, qui ne sera évidemment pas élu en 2017, qui pourrait jouer un rôle important dans les 10 prochaines années s'il parvient à professionnaliser sa communication (il se plaint trop, et il ne joue pas suffisamment sur les ressorts affectifs de ses auditeurs), et s'il parvient à communiquer via les médias de masse."

Je suis d'assez prêt la campagne de son organisation.
En effet j'avais dessiné les axes tactiques d'une campagne pour une autre organisation.
Il se trouve que j'y trouve quelques éléments.

Sur un plan purement tactique il ne sait pas faire d'une faiblesse (non accès aux médias)
une force.
Dans sa situation il devrait penser les campagnes de son organisation comme la campagne d'un certain B...... en Italie à savoir du faible au fort.

Je vous rejoins aussi sur le point qu'il faut être pour quelque chose et ensuite et seulement ensuite on explique l'itinéraire que l'on souhaite emprunter.

Il n'est pas le seul à faire ce type d'erreur.
Autre exemple flagrant le NPA, A pour anti.
Quand on sait le nombre d'ex LCR qui bossent dans la pub, je me demande comment ils ont pu laisser passer cela.

Lorsque l'on a peu de moyens, on évite les tracts.
lorsqu'ils sont lus, seules les 15 premières lignes sont assimilés au niveau informationnel.
Un stand se monte avec 3 fois rien pour un impact bien supérieur.

C'est un reproche que l'on peut d'ailleurs faire aux partis dans leur ensemble.
La notion d'acte militant ne les a jamais effleuré.
Ce qui démontre la réelle attention qu'ils portent aux militants de base.
Militants qui eux seraient bien plus capables d'élaborer des compromis sans les états major.

Pour terminer avec F Asselineau.
Lorsqu'il évoque le sang impur de la Marseillaise et qu'il laisse entendre que c'est celui
des soldats de l'An II ; alors là j'enrage.
Il faut qu'il lise les adresses des soldats de l'Armée d'Italie au Directoire.

Yom 20/10/2016 16:10

A ceux que la question de la catégorisation des postures politiques intéresse ou amuse, je signale le site Political Compass.

Ce site utilise un système de classification dans lequel le traditionnel axe gauche / droite, interprété ici comme une orientation économique tendant d’un côté au collectivisme et de l’autre au libéralisme, est complété par un second axe autoritaire / libertaire (qui s’intéresse plus aux questions de mœurs).

Le site vous propose un questionnaire (anonyme et en anglais) à partir duquel il envisagera de vous positionner sur un graphique utilisant ces deux axes comme un repère cartésien en géométrie.

Ce graphique sera donc divisé en quatre cadrans :

- Autoritaire de gauche
- Autoritaire de droite
- Libertaire de gauche
- Libertaire de droite

Le site s’amuse également à classer quelques personnalités historique sur sa page « d’analyse ».

https://www.politicalcompass.org/analysis2

Une autre page du site montre le positionnement de différents gouvernements de l’union européenne (en 2012). On peut s’amuser de les voir tous figurer dans le même cadran (autoritaire de droite), à des degrés plus ou moins prononcés.

https://www.politicalcompass.org/euchart

bozi lamouche 20/10/2016 15:57

je crois qu'on est un peu tous d'accord en ce qui concerne les LILI... bref un ramassis de crapules hyper individualistes...la liste non exhaustive...

c'est au niveau des BOBO que ça pêche...une marine qui fait des courbettes au medef, élue par le times , mélanchon le planqué- ancien sénateur ...qui bouffe à tous les rateliers...entre une vendue ( voyez son entourage directe PAS DE LOIN DE 100% DE TRANSFUGES DE L'UMPS les anciens ayant été purgés et un qui promet que sa première visite de chef d'état se ferait en Algérie... tout ça me laisse perplexe..et comme beaucoup je pense que je m'abstiendrai en cas de fn-lili...
en accord avec ce qu'a écrit madudu, je suis au fait de ce que fait asselineau, mais ici on ne fait pas de prosélytisme ...

Renard 20/10/2016 15:24

Vous avez raison Observatus la gauche souverainiste est bien trop naïve ce qui freine l'émergence d'une opposition réelle à la politique atlantiste.

Toutefois il y a fort à dire sur la droite souverainiste qui me semble t-il est mouillé jusqu'à l'os dans les réseaux de la françafrique, fondés sur la perpétuation de la rapinerie colonialiste (ce qui est d'ailleurs une des grandes causes de l'immigration). Et il me semble qu'un président honnête devrait attaquer ce problème à bras le corps.

Il me semble de plus que la droite souverainiste ait une fâcheuse tendance à se soumettre à l'Argent, ce qui est tout de même inquiétant. S'ils arrivent au pouvoir, ils donneront très probablement des contre-parties aux puissants en échange d'une souveraineté nationale retrouvé (du genre je retrouve ma souveraineté monétaire mais en échange je casse le code du travail).

Tout ceci me fait penser qu'une alliance entre ces mouvements est difficilement faisable car ils sont séparés sur la question première : la question économique (doit-on tendre vers l'utopie socialiste ou l'utopie libérale ?). Toutefois Mélenchon aurait dû se rendre à l'invitation de Chevénement pour voir si un programme commun était tout de même concevable, il a fait preuve là d'un dogmatisme affligeant.

Pour finir, il me semble que le "bon camp" à soutenir serait plus la gauche bolchevik que la droite bonapartiste car la naïveté me semble plus simple à corriger que la corruption.

Francois 21/10/2016 10:00

@ renard : je pense que notre de politiciens sont loin d'être aussi naifs mais qu'ils savent bien qu'ils se feront trainer dans la boue s'ils parlent de certains sujets, qu'on les traitera de conspirationnistes et cie... la sortie de l'ue est par exemple une pente très glissante en france, même après le brexit

Francois 21/10/2016 09:58

@ grognard : superbe ;-) merci
Je vous trouve cependant très dur avec les champignons, ils n'ont rien fait et c'est un peu vache de les comparer à nos cloportes politiciens

Grognard 20/10/2016 20:00

Bonjour Renard
"la droite bonapartiste"
Là vous me piquez au vif.
Je vais faire court parce qu'il me semble que les différents posts dont celui ci dérivent un peu trop du sujet initial.
Bref!
droite bonapartiste ces termes sont antinomiques ou alors précisez qu'il s'agit de votre analyse.
Exemples:
Lannes est bonapartiste, Soult est un Jean-Foutre
Duroc est un bonapartiste, Berthier est un bouffe gamelles.
Savary est un bonapartiste Davout est un légitimiste.

Et la "droite bonapartiste" d'aujourd'hui?
Quant je pense à l'autre foutriquet qui laisse ses seconds couteaux le comparer à Bonaparte...
Même en faisant preuve de la plus grande mansuétude, cela mérite à tout le moins un coup de botte de par le cul.

Les temps ne sont plus à l'onanisme intellectuel.
Les futurs acteurs ne viendront pas du champ politique.
Son état de décomposition ne produit plus que des champignons.
Autrement dit des parasites.

Salut et fraternité.

Vasco 20/10/2016 18:30

@Renard Lisez Jean-Claude Michéa par exemple et vous verrez que tous dans la gauche souverainiste ne sont pas si naïf.

Loic 20/10/2016 13:01

Beaucoup de choses dans cet article mais je vais quand même réagir sur la parenthèse politicienne.

L'alliance BO-BO n'en est effectivement pas une, ils partagent certes une vision proche des affaires extérieures mais diffèrent trop idéologiquement et en politique intérieure pour mener une alliance. C'est pour cela qu'ils auront bien du mal à prendre le pouvoir au cours des prochaines années/décennies tout du moins en France. Ailleurs je ne suis pas assez pour me prononcer.

Il est juste dommage que trop peu de politiciens du groupe LI-LI aient une vision indépendante et alternative de la géopolitique que l'on nous sert quotidiennement dans nos médias. Nous ne sommes même pas fichu de recevoir Poutine pour l'inauguration d'un centre culturel orthodoxe russe. Alors que nous avons là une occasion unique de renouveler une amitié historique entre français et russes. Monsieur Flamby n'en fait qu'à sa tête et profère de ridicules réprobations à propos de la crise d'Alep. Au final nos dirigeants n'écoutant rien de la tradition française ne respectent plus rien. A côté de ça on déroulera toujours le tapis rouge à nos princes saouds et qataris soyons en sûr.

Observatus geopoliticus 21/10/2016 16:24

@ François.
Effectivement, cher ami, Goebells ou les agit-propistes du Komintern peuvent aller se coucher devant la performance magnifique du système actuel. Mais toute chose finit par mourir et le vent de fronde que l'on sent partout prouve que le bourrage de crâne est allé trop loin. De ce point de vue, je trouve même que certains plumitifs de la presstituée se tirent une balle dans le pied avec les énormités incroyables qu'ils débitent.
Bien à vous

Francois 21/10/2016 09:56

Je pense que vous vous trompez pour les lilis, ils peuvent être indépendants, mais le critère principal d'ascension politique est la soumission aux usa. Il faut faire carpette point barre. Hollande n'en fait pas du tout qu'à sa tête, il récite sa partition en bon toutou bien dressé. La classe politique européenne a été depuis 40 ans fagocité par les plus grands génies de la propagande qu'on est jamais vu, tout leur réussit : ils imposent leur culture mais arrivent à faire croire aux gens que c'est leurs choix, sont encore appelé démocratie, bénéficient d'un 2 poids 2 mesures systématiques concernant leurs atrocités. C'est gens sont des dieux dans leur domaine

theuric 20/10/2016 12:25

Bon ben, vu que j'ai un instant, je vais commencer à déployer mes idées.
La notion de gauche / droite est en relation au pouvoir du moment, tout le monde connait l'histoire, au tout début de la révolution française, lors des états généraux, le roi appela à sa droite ceux qui étaient avec lui,à sa gauche ceux qui étaient contre lui.
Donc, pour rendre compte de cette dualité il nous faut nous demander quel est le pouvoir du moment.
Je dirais qu'il est unique, double ou triple suivant comment on aborde la question.
Triple du fait de l'oligarchie financière nationale, internationale et de la toute puissance de l'empire (U.S. bien sûr).
Double parce que cette oligarchie nationale est la même que celle internationale avec toujours l'empire aux commandes.
Unique parce que, en fin de compte, c'est l'oligarchie financière U.S. qui fait la pluie et me beau temps au Royaume-Franc, comme la Germanie nomme la France, et dans toute ses possessions impériale.
Nous pouvons donc considérer de droite tous les partis politiques liés aux oligarques et à l'empire, dès lors à l'Union-Européenne, de centre ceux qui sont soit pour conserver l'U.E. en voulant la réformer ou tenant un discours ambigu.
De gauche les partis politiques clairement en faveur d'une nette séparation d'avec l'empire et de ses dépendances économiques et politiques.
Pour le premier cas, les partis officiels E.E.L.V./P.S./U.D.I./L.R. en sont naturellement les représentants, nous pouvons les considérer comme étant les partis d'une droite oligarchique non démocratique.
Pour le second cas, deux situations sont présentes, le Front-National, tendant à ne pas avoir une position cohérente, n'avons-nous pas vu Madame Le Pen invitée l'année dernière par les oligarques étasuniens et élue par les mêmes femme de l'année 2015 en Europe?
Ceci sans compter sur des discours de ses cadres et de sa cheftaine manquant singulièrement de cohérence doctrinale (tout le monde sachant ce que cela veut dire).
Quand au Parti-De-Gauche de Monsieur Mélenchon, sa tendance à vouloir à toute fin réformer un système politique triplement bloqué, institutionnellement, politiquement et idéologiquement, même si un lent revirement s'y fait sur ce sujet, me permets d'affirmer l'inanité, même relative, de ses positions et programmes.
Au troisième cas, soit les partis proposant une franche sortie de l'U.E. et de l'O.T.A.N., il y en a de trois sortes:
-anarchisant comme Monsieur Chouard, proposant le tirage au sort des députés;
-Communiste intellectuel ou socialiste humaniste de type Jaurès, de niveau groupusculaire de tendance républicaine-démocrate, à l'exemple du M.'P.E.P. ou du P.R.C.F.;
-Enfin, un parti du genre républicanisme dur, voire bonapartiste, en un unique représentant, de ce que j'en sais, l'U.P.R., tablant sur une sortie légaliste des U.E./O.T.A.N., à remarquer la cohérente structuration programmatique de ce parti.
Là encore existe une double fragilité au-dedans de ces trois mouvements, les deux premiers étant largement inconnus, le troisième tendant à considérer que le légalisme puisse avoir les faveurs d'une oligarchie au sentiment de toute puissance.
Personnellement je pense que nous sortirons des organisations impériales lorsque les U.S.A. auront disparu, ce qui ne saurait tarder.
Cela se fera dans l'affolement et la précipitation, contraint et forcé par un effondrement économique majeur d'échelle international rendant échanges monétaires et commerces internationaux inactifs.
Cet effondrement idéologique, tel que je l'ai rapidement décrit ici, réunit l'ensemble des partis anciens sous une même structure idéologique,à quelques détailles près ,de l'extrême gauche à l'extrême droite.
A remarquer que l'effondrement idéologique suit la même courbe que l'effondrement économique, sensible par la désindustrialisation généralisée et le ralentissement continu du commerce international, la globalisation étant l'effet ultime de l'ensemble des doctrines ayant charpenté tous ces partis depuis un siècle environ.
Mais de cela, de leur apparition à leur développement, c'est une autre histoire, que je vous conterais peut-être si vous êtes sage.

Fabien 20/10/2016 12:04

Dans le commentaire précédent, je voulais bien entendu dire que les projets lepénistes concernant le rétablissement de la peine de mort ou la restriction du droit à l'avortement ne sont tout de même PAS de petites affaires!

Fabien 20/10/2016 12:02

J'entends ce que vous dites concernant la division de l'électorat "anti-système", mais c'est presque insoluble. Même si je ne l'admettrai jamais publiquement de façon aussi claire, on peut penser que la fille Le Pen vaille mieux que les Hollande, Valls, Macron, Juppé et cie. concernant la politique extérieure, l'Europe, les traités de libre échange, voire même à la rigueur la politique économique. Mais pour un homme de gauche, ses projets de rétablissement de la peine de mort et de restriction du droit à l'avortement (tout de même de petites affaires), sans parler de ses idées sur la sécurité et l'immigration (pour le coup pas si éloignées de celles de certains LR!), et ses amis gudards ainsi que les identitaires pas très loin, c'est rédhibitoire. Voilà pourquoi en ce qui me concerne, je n'irais pas plus loin que le vote blanc en cas de duel LR-FN.

Yom 20/10/2016 14:10

Je sympathise avec vos thèses et je fais comme vous partie de ceux que l’on ne reprendra pas en 2017 aux mêmes erreurs qu’en 2001.

Ceci étant dit, j’enlève tout de suite cette casquette politique pour reprendre aussitôt la posture d’un observateur aussi neutre que me le permet mon intellect. Votre intervention me suggère une autre observation sur la partition BO-BO / LI-LI :

Alors que les électeurs LI-LI semblent avoir en politique autant de mémoire que des poissons rouges (et donc oublier toutes les affaires et autres casseroles que se traînent ceux que rien n’empêche jamais de continuer à oser se présenter au scrutin), les électeurs BO-BO semblent être de ceux qui n’oublient jamais rien ni ne pardonnent jamais rien.

Quelles que soient les opérations « plus blanc que blanc » (si j’ose dire) du FN, un mélenchoniste se souviendra toujours de la présence d’une vieille garde pétainiste / gudiste et aura toujours des soupçons sur le côté « on a changé » depuis l’entrée du parti dans ce que nous pourrions appeler « l’ère Philippot ».

Et en miroir, un lepeniste n’oubliera jamais les grandes tirades pro-immigration du Mélenchon de la campagne de 2012, bien qu’il ait pas mal révisé sa position depuis.

Je vous rejoins donc sur le côté « insoluble » … jusqu’au jour éventuel ou une menace extérieure fasse de la politique extérieure l’élément déterminant d’une campagne électorale, reléguant toutes les autres considérations à un rang secondaire.

Yom 20/10/2016 10:44

Observatus, vous écrivez dans votre billet :

« […] le site Wikileaks a été bloqué […] »

Ce n’est pas exact (du moins dans ce que cette formulation pourrait donner à penser). L’article que vous avez mis en lien ne parle d’ailleurs que des coupures de la connexion à Internet mis à disposition de Julien Assange dans l’ambassade d’Equateur à Londres.

A ma connaissance, cela n’a affecté que sa capacité à twitter au sujet de la publication des révélations « Podesta-leaks » (ce qui est déjà une gène certaine).

L’article mentionne d’ailleurs : « Clearly the lack of internet for Assange hasn't slowed the release of Hillary's emails as Part 9 of the Podesta emails were released yesterday and Part 10 was just released a few hours ago. »

Soit (pour les moins anglophones de vos lecteurs) : « Clairement, le défaut de connexion Internet pour Assange n’a pas ralenti la publication des courriers électroniques d’Hillary, alors que la neuvième partie de courriers électroniques Podesta a été publiée hier et la dixième partie à été publiée il y a seulement quelques heures. »

Le site WikiLeaks lui-même est bien toujours en ligne et, si Assange en demeure la figure de proue médiatique, il a avec lui toute une équipe de petites mains qui s’occupe de le faire tourner. Il ne suffira pas de faire sauter le maillon Assange pour que toute la chaîne soit rompue.

Pourkoapa 20/10/2016 10:39

Je crois que vous surinterpretez la decision du gouvernement Correa, qui me semble assez coherante avec la ligne passé.
Que ce soit le venezuela ou d'autres du coin, ce qu'ils veulent c'est que les USA cessent de s'ingerer dans les affaires internes des autres pays. Cette antagonisme, les virulentes critiques se font sur ce fondement et ne cherche en aucun cas a rentrer dans une confrontation, disons plus "classique", autrement dit "ennemi de l'imperialisme US, mais pas des US".
Ce que font les equatoriens ou ce qu'ils font semblant de montrer, c'est pour eviter qu'on leur reproche d'avoir un discours contradictoire du style "vous nous bassinez avec l'ingerence de l'imperialisme US, mais vous faites la meme chose".
De plus les equatoriens ne veulent ou du moins ne peuvent en aucun cas rentrer en confrontation direct avec les USA (le rapport de force est clairement pas en leur faveur.... on le sait tous), et donc cherchent a eviter de preter le flanc a des accusations d'ingerence qui pourraientt servir de pretexte a des mesures de retorsions des usa.
L'acte de soumission serait de retirer son "parapluie" a Assange, et une politique pouvant etre interpreter comme aggressive/defiant les usa aurait ete de balayer les critiques US qui de fait sans etre "vraie" sont plausibles

mondran 20/10/2016 08:58

Les interactions entre les puissances devenant nettement plus complexes (en particulier que durant la période d'avant la chute de l'URSS), il serait intéressant de les modéliser sous forme de jeux (en utilisant la théorie des jeux).
J'avais fait l'exercice avec l'affaire de la destruction du Sukoi 24 par les turcs.

"http://philippeleroymondr.wixsite.com/letempsdelanalyse/single-post/2015/12/07/Laffaire-du-Soukoï-24"

Cela permettrait peut-être de mieux y voir clair.
En tout cas merci pour vos analyses toujours très intéressantes

astrojournalblog 20/10/2016 07:33

BOBO et LILI, c'est bien vu, mais prête à confusion. En effet, dans le langage courant, les BOBO signifient les bourgeois-bohêmes. Or, ces bourgeois-bohêmes sont, précisément ceux que vous appelez LILI ou libéral-libertaires.
Plutôt que BOBO, peut-être que NABO conviendrait mieux (nationaux et bolchéviques).
Bon, c'est pour rire, car c'est un peu péjoratif.

Excellent papier par ailleurs.
Patrick(Louis Vincent

Francois 21/10/2016 09:47

@Yom : oui c'est l'éternel problème de la gauche (bobo) : toute main tendue vers la droite est vu comme un signe de trahison par la majorité des électeurs, il faut toujours en faire plus dans le gauchisme pour ne pas passer pour un jaune (le comble pour un rouge... ;-)
On l'a bien vu en 68 quand la cgt sur instruction du kremlin a ordonné d'arrêter la grève car les usa jettaient du napalm sur les braises de la révolte anti gauliste. Les cgtistes, déjà dans la main d'oncle sam n'ont rien compris et se sont sentis trahis, alors qu'ils s'étaient bien complaisamment laissé manipuler

Fabien 20/10/2016 12:12

NABO prêterait tout autant à confusion, cher monsieur, dans la mesure où le plus connu des nabots évoluant dans le monde politique n'est en rien " BOnapartiste", mais plutôt "LIbéral"! ;-)

Yom 20/10/2016 10:23

C’est vrai que le terme « BO-BO » tel qu’employé par notre hôte ne peut être utilisé dans une conversation sans être systématiquement accompagné de ses explications, ou la confusion que vous soulignez est effectivement totale. Mais pouvoir dire à un lepeniste ou à un mélenchoniste qu’il est « BO-BO » constitue une introduction de ces explications qui est sans doute un vrai plaisir de gourmet pour un esprit un temps soit peu facétieux. Notre hôte serait-il comme ça ? :)

Ceci dit, si je ne m’abuse, la première fois qu’il nous a exposé sur ce blog cette façon de partitionner l’échiquier des partis politiques, c’était en réponse à l’un de mes commentaires sur son billet du 8 juin 2016 intitulé « Cette délicieuse junte ukrainienne... »

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/06/cette-delicieuse-junte-ukrainienne.html#ob-comment-88282509

(J’ai cherché sans succès une apparition antérieure de ces termes par des incantations dans différents moteurs de recherche, sans toutefois éplucher à la main tous les billets publiés depuis les origines).

Je ne saurai jamais assez l’en remercier car depuis, je trouve cette classification beaucoup plus pertinente que la simple classification gauche / droite si commode sur les plateaux de télévision. Cette classification, utilisée en complément de la classification gauche / droite, s’avère un outil utile pour percer le sens de certaines postures politiques et peut permettre d’éviter certaines dissonances cognitives.

Bien sur, toute classification demeure imparfaite. J’aurais par exemple un peu de mal à ranger une personnalité comme Michel Onfray dans une telle classification. Mais les difficultés de classement sont globalement moins nombreuses qu’avec la partition gauche / droite.

Je plussoie également la remarque qui est faite concernant la difficulté de la partie gauche des BO-BO à accepter la main tendue par sa partie droite. Elle est ici employée pour apporter une explication à la réaction de Correa.

On en retrouve d’autres exemples sur notre échiquier national. Un BO-BO (toujours dans le sens utilisé par notre hôte) s’il en est de la scène politique française est certainement Jean-Pierre Chevènement. En 2015, il a tenté d’organiser un colloque réunissant les forces souverainistes allant « de Mélenchon à Dupont-Aignan » (en passant par Montebourg).

http://www.leparisien.fr/politique/chvenement-je-veux-un-dialogue-de-melenchon-a-dupont-aignan-15-06-2015-4863079.php
http://www.lepoint.fr/politique/chevenement-pour-un-dialogue-de-melenchon-a-dupont-aignan-15-06-2015-1936457_20.php
http://www.chevenement.fr/Je-veux-un-dialogue-de-Melenchon-a-Dupont-Aignan_a1724.html

Si le projet a finalement capoté, c’est bel et bien du fait du refus de la partie la plus à gauche des invités de se mélanger avec la partie la plus à droite.

http://www.lejdd.fr/Politique/Rassemblement-des-republicains-Melenchon-dit-non-a-Chevenement-pour-ne-pas-s-afficher-avec-Dupont-Aignan-749123
http://www.causeur.fr/melenchon-chevenement-dupont-aignan-tsipras-34395.html
http://www.chevenement.fr/AFP-Chevenement-sur-Melenchon-On-n-empeche-pas-de-se-noyer-un-homme-qui-veut-se-noyer_a1750.html

Autant de pointeurs qui vont dans le sens des observations de notre cher observateur.

Fifibrindacier 20/10/2016 06:47

C'est la 2e fois que vous censurez mon commentaire sur l' UPR.
Pour quelqu'un qui se dit apolitique, vous faites la même chose que le Gouvernement et les médias français. Pourtant Asselineau a été reçu par la 1ere Chaîne de télé russe récemment.
Vous êtes bien décevant.

Observatus geopoliticus 20/10/2016 14:51

@ Fifibrindacier : j'ai demandé à ce qu'il n'y ait pas de commentaires politiciens et vous venez faire ici ouvertement de la pub pour votre parti. Vous vous moquez du monde... Je ne suis pas le seul à le constater puisque même Madudu vous en fait la remarque.
Il faudrait dire à votre grand chef que l'activité insupportable sur les divers fora de ce qu'il faut bien appeler ses trolls ne lui donnent franchement pas une bonne image et ne transformera pas ce groupuscule, très respectable au demeurant, en véritable parti.

Madudu 20/10/2016 11:25

Je pense que tout le monde ici connaît l'UPR, il n'est pas nécessaire d'en faire promotion.

D'ailleurs je serais étonné que nous ne soyons pas un certain nombre ici à envisager de voter Asselineau, mais ce n'est tout simplement pas le lieu pour en parler.

Observatus à dit ; pas de politique politicienne :)

Euclide 20/10/2016 05:14

Clap ! clap ! clap! vous vous êtes surpassé cette nuit, cher Observatus.

Observatus geopoliticus 21/10/2016 01:20

Ha ha, ça plane pour moi.....
Merci, chers amis.

Robec 20/10/2016 08:05

Oui, OG plane, je ne sais pas ce qu'il prend mais c'est efficace.

theuric 20/10/2016 01:39

La politique fait parti de ces domaines si humain où le paradoxe frise la contradiction et réciproquement.
Ainsi, ne pas vouloir prendre parti est une manière comme une autre de prendre parti, ceci parce qu'il s'agit d'une prise de position purement politique, ce qui, en démocratie, est le droit légitime de celui posant ainsi cette position, bien que le désaccord en soit, lui aussi, le ferment.
Ceci dit, je ne peux pas argumenter pour l'instant pour montrer le biais démonstratif de notre hôte, ô combien compréhensibles, sur les tendances doctrinales de partis politiques officiels français, je le ferais donc plus tard, dans une semaine environ, peut-être en commentaire d'un autre de ses textes.
Je me base pour cela, en effet, sur quelques hypothèses personnelles ne pouvant devenir que théories si, avec le temps, elles montrent leurs caractères prédictifs.
Pour le reste, Cher Monsieur de l'Observatus Géopoliticus, c'est avec délectation que je m'enseigne et me renseigne en vous lisant.

Pendule de Newton 20/10/2016 00:58

Comme d'habitude un savoureux tour du monde des plaques tectoniques (chapeau l'artiste à pouvoir synthétisé tout ça).
Pour les élections U.S, Trump a déjà gagné quelque soit les résultats car définitivement dans le paysage il exprime se malaise( il peut même en faire son talk-show après). Et c'est beaucoup plus amusant de laisser Hillarante élue pour ensuite lui pourrir son mandat quitte à la transformer en Nixon ou la pousser à plus de bouffée de chaleur...
Sur Mossoul c'est juste le moment de joie pour les russes et les iraniens.
Le problème de l'empire surtout dans son repositionnement stratégique vers l'Asie c'est qu'il minimise la culture asiate (fierté-respect de soi-sens de l'honneur) qui n'est pas la même que les pachas du Golfe. Aux USA plein de courage dans cette région qu'il leur reviendra en boomerang.

Grognard 19/10/2016 23:07

@ OG
Bonsoir,
Sur ce point:
"Quant à la base navale de Cam Ranh, il n'est pas impossible que ce soit une demande des Vietnamiens eux-mêmes, inquiets de la flambée de tension en mer de Chine méridionale et comptant sur l'ami russe pour calmer les ardeurs de son allié le dragon."

Je pense que vous êtes dans le vrai.
Les Vietnamiens n'ont pas la mémoire courte, les effets retards de l'agent orange sont encore là pour qu'ils n'oublient pas de si tôt les bienfaits des USA.

Il pourrait y avoir une solution à l'asiatique.
Elle existe déjà entre le Vietnam et le Cambodge.
La frontière entre ces deux pays n'est toujours pas définie avec précision.
Mais, le pragmatisme est passé par là.
A savoir que lorsque l'un des ces deux pays via une bonne croissance économique attire ceux que nous nommerions les frontaliers ; la frontière se déplace de fait au profit du pays qui bénéficie de la croissance.
Je pense que Chinois et vietnamiens sont forts capables de trouver un accord de cette farine.
Reste à ne pas perdre la face.

Concernant les BO "bonapartistes" je ne sais pas ce qu'ils pensent.
Pour ceux qui n'ont pas de guillemets il y a un site France ...... du même nom pour les curieux.
Ce que je peux vous dire c'est qu'ils ne tombent pas en pâmoison devant le made in anglo-saxon.

Ady85 19/10/2016 22:03

Très franchement, je me demande pourquoi la majorité des gens ne s'intéressent pas plus que ça à la géopolitique, c'est tellement passionnant pourtant !

Pour la Russie, elle avance tout en restant, globalement, dans le SOFT POWER. Moscou pourrait se montrer bien plus "agressif" pour le coup ou faire bien plus en Syrie ou en Ukraine par exemple.

Il y a une chose aussi à rajoutée, les échecs de plus en plus fréquents des "révolutions de couleurs".

Echec en Arménie, en Macédoine, en Hongrie ou en Serbie.

Depuis le Maidan, les pays visés semblent avoir pris les mesures adéquates pour empêcher ça.

Et pour l'oligarchie US, ils commencent aussi à être destabilisé sur le plan intérieur.

41% des ricains pensent probable des fraudes contre Trump. Ce dernier semble se diriger vers la non-reconnaissance du résultat s'il perd, car il ne cesse de dire que c'est truqué.

Quel pourrait être la réaction de ces millions d'Américains qui haissent Clinton et qui seront persuadés que des fraudes de masse auront eu lieu ?

Yom 20/10/2016 17:15

@Ady95

> Très franchement, je me demande pourquoi la majorité des gens ne
> s'intéressent pas plus que ça à la géopolitique, c'est tellement
> passionnant pourtant !

C’est une remarque que j’ai entendu chez de nombreux passionnés, quel que soit l’objet de la passion.

Je l’ai notamment entendu chez des astronomes, tout spécialement au sujet de la cosmologie, avec des découvertes comme l’accélération de l’expansion de l’univers, la « matière sombre » ou encore « l’énergie noire » … comment peut ne pas s’y intéresser ?

A l’autre bout du spectre intellectuel, j’imagine que certains ne comprennent pas comment on peut se désintéresser des aventures des marseillais contre les ch’tis … (une « téléréalité » d’un niveau de stupidité abyssal, pour ceux auxquels l’allusion échapperait totalement, comme je les envie).


> Pour la Russie, elle avance tout en restant, globalement, dans le
> SOFT POWER.

Je suis globalement d’accord avec le reste de votre commentaire, mais il me semble qu’on a tout de même assez nettement dépassé le stade du « soft power », quand on parle d’interventions militaires (Syrie), de renforcement de présence armée (bases militaires mentionnées dans le billet) ou de manœuvres qui, mêmes si elles n’enfreignent pas le droit international ou peuvent être considérées comme des réponses légitimes à des provocations, n’en sont pas moins des démonstration de puissance (je parle là des manœuvres de l’aviation ou de la marine militaire près des espaces aériens ou maritimes des pays de l’OTAN).

Je dirais plutôt que ce n’est qu’assez récemment que la Russie c’est, enfin, mise au soft power ; avec ce que les média occidentaux appellent maintenant sa « guerre de l’information » (RT, Sputnik …).

Chris 19/10/2016 23:58

A propos de fraude électorale, un excellent article qui analyse les fraudes évidentes lors de l'élection d'Obama en 2012 :
http://www.businessbourse.com/2016/10/09/fraude-electorale-u-s-voila-comment-ils-sont-en-train-de-voler-les-elections-a-donald-trump/

Grognard 19/10/2016 23:19

Ady85 bonsoir,
La réponse est simple.
Pour celles et ceux de ma génération histoire géographie était une matière à option tout au moins pour le BEPC.
Je plafonnais à 19/20 en histoire n'ayant jamais compris que l'on pouvait toucher le tiercé dans l'ordre et dans le désordre et qu'il n'en était pas de même pour les dates.
Pour la géo qui ma passionnait moins j'affichais un maigre 17/20.
Si vous saviez à quel point je me faisais ch... pendant ces cours.
A part les 2 années où j'ai eu un très grand prof qui justement nous apprenait à avoir une vision globale ; le reste du temps c'était d'un creux mais d'un creux mon pauvre monsieur.
Alors imaginez un peu la réaction de celles et ceux qui n'ont aucune attirance particulière.

alaric 19/10/2016 22:14

Assez curieusement (car je pense que les etats unis sont moins corrompus que la france , notamment pour ce qui est du copinage politicien ou des patrons voyous ) , il semble que les élections présidentielles aux USA soient
1) faciles à truquer
2) fréquemment truquées
Deux exemples me viennent à l'esprit : l’élection de Rutherford Hayes en 1876 , et la première élection de Bush en 2000 , entachées de fraudes massives .
Les turpitudes actuelles rappellent un peu le scandale du watergate , mais à l'époque il était plus facile de contrôler l'opinion .