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Chroniques du Grand jeu

Suicide en direct

28 Juin 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Europe, #Moyen-Orient, #Russie

Suicide en direct

L'info a été soigneusement cachée par les médias grand public, et pour cause : il est difficile de dire s'il faut en rire ou en pleurer...

A peine les Britanniques font-ils leurs valises que les lumineux eurocrates reprennent les négociations sur l'adhésion... de la Turquie ! Sont-ils donc complètement bourrés, masochistes ? Ne comprennent-ils vraiment rien à rien ? Rarement dans l'histoire et dans le monde aura-t-on vu des dirigeants aussi - désolé, il n'y a pas d'autre mot - nullissimes.

Il est vrai que l'Union Ectoplasmique se retrouve prisonnière du piège dans lequel elle s'est elle-même enfermée :

  • que Bruxelles continue de préparer l'adhésion de la Turquie et c'est la révolte généralisée contre l'UE. La cote de popularité de la Turquie dans la population européenne est encore plus basse que celle de Hollande en France, c'est dire. Si Bruxelles passe outre, il n'est pas difficile de prévoir des mouvements de masse, peut-être violents, tandis que le soutien à l'UE s'effondrera.
  • que Bruxelles renonce et Erdogan aura la possibilité de lâcher des centaines de milliers de réfugiés sur le Vieux continent, dont les terroristes daéchiques qu'il contrôle et avec lesquels il fait chanter les europloucs. Et le sultan ne s'en privera sans doute pas, qui a un mépris incommensurable pour l'Europe - voir la une du journal pro-gouvernemental Akit au lendemain du Brexit : "L'union des croisés s'écroule". Là aussi, c'est à terme la disparition de l'UE.

Le choix pour les dirigeants européens se résume à : comment voulez-vous mourir ?

Mais tiendront-ils jusque là ? Selon un sondage continental, huit pays veulent maintenant leur propre référendum (ce qui ne veut toutefois pas forcément dire que les huit souhaitent en sortir) :

Suicide en direct

Même Soros, sans doute dépité d'avoir perdu des milliards, s'y met et prédit la mort dans l'âme la fin de l'Union Européenne. Ses paroles valent de l'or : "Le scénario catastrophe [Brexit, ndlr] s'est matérialisé, rendant la désintégration de l'EU pratiquement irréversible. Elle se dirige vers une désintégration désordonnée qui laissera l'Europe dans un état pire que si l'UE n'avait jamais existé".

Pour la seule fois de ma vie, je suis d'accord avec Soros (ça se fête !) : le réel rattrape cette construction artificielle et passéiste. Le compte à rebours est commencé. Il peut durer longtemps encore, le système peut s'arc-bouter, mais la fin semble inéluctable, Turquie ou pas.

En parlant du sultan, il n'aura échappé à personne qu'il a enfin ravalé sa fierté et présenté, la queue entre les jambes, ses excuses à la Russie pour l'incident du 24 novembre. On pressentait déjà un petit quelque chose hier lorsqu'on a appris que la justice turque rouvrait le dossier d'inculpation d'Alpharslan Celik, accusé d'avoir tué le pilote russe.

Il est vrai que l'aventurisme d'Erdogan a placé son pays dans une situation assez lamentable : isolé d'à peu près tout le monde, en quasi guerre civile, économiquement en chute libre. Désespéré, le sultan veut maintenant réparer les pots cassés, même si c'est sans espoir de retour à la case départ : ce qui est perdu est perdu et Moscou ne renoncera pas à soutenir les Kurdes syriens ni à ses S400 en Syrie.

Les médias russes ont beau jeu de moquer la reddition en rase campagne d'un Erdogan soudain mielleux à souhait après des mois de coups de menton. Ce qui nous intéresse ici, c'est évidemment la réaction du Kremlin. Poutine et son entourage doivent en ce moment peser le pour et le contre.

On se rappelle que les Russes avaient exigé des excuses publiques ET des compensations. Les Turcs ont-ils accédé à certaines demandes secrètes, comme par exemple l'arrêt partiel du soutien aux djihadistes d'Alep ? Rien n'est sûr dans ce théâtre d'ombres, mais cela pourrait peut-être expliquer pourquoi l'actuelle offensive syro-russe sur Alep se fait curieusement dans le silence généralisé alors que la précédente opération soulevait l'indignation des médias officiels turcs (et occidentaux).

Erdogan n'est plus vraiment en état d'exiger quoi que ce soit. Il tombe de Charybde en Scylla depuis quatre ans et tente de se raccrocher à n'importe quelle branche. Son seul atout reste son levier de pression sur l'UE. Ce que nous annoncions il y a six mois se vérifie pleinement. Le sultan est le dindon de la farce syrienne ; les Européens sont les dindons du dindon.

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UltimaRR 29/06/2016 17:39

Bonjour,

Je suis votre blog depuis novembre dernier et je tenais avant toute chose à vous remercier pour la qualité du travail d'information et de ré-information, dont les constats et prédictions se vérifient très souvent avec justesse, ce qui a fini par me pousser à intervenir ici pour la première fois.

Depuis ce référendum on lit un peu tout et son contraire quant à ses causes et à ses conséquences, et j'ai du mal à cerner, sans doute ne suis-je pas le seul, le fond du problème.

Tantôt les Britanniques sont présentés comme le cheval de Troie et le fer de lance états-unien en Europe - même si depuis quelques années on peut constater que nos zélites françaises leur ont presque ravi ce rôle, montrant plus de zèle, se voulant plus royaliste que la Reine, si je puis dire.. : la sortie remarquée de J. Kerry en 2013 sur la France comme "our oldest allies" après le refus par le Parlement britannique d'engager une action militaire en Syrie ; "politique" française sur les dossiers lybien, syrien, ukrainien ; rapprochement avec l'Arabie Saoudite et le Qatar ; crise migratoire ; sanctions économiques contre la Russie avec rupture de contrats, etc. (je vous prie de m'excuser pour l'énumération, mais la liste est longue).

Tantôt les Britanniques apparaissent anticiper, - dans un grand élan de lucidité qui fait défaut au continent, - le déclin inéluctable des E.-U. et de l'U.E. dont les politiques bicéphales sont les symptômes. Non seulement ils recouvrent l'indépendance qu'ils n'avaient jamais vraiment abdiquée vis-à-vis de Bruxelles, mais ils s'émancipent surtout du giron américain, et c'est peut-être cela le fait majeur de ce Brexit.

A vrai dire, ce qui me trouble le plus dans cette affaire, ce sont les problématiques liées au débat publique sur le référendum, et donc, en toute logique, les raisons de la sortie du Royaume-Uni de l'U.E. qui semblent à des années-lumières des enjeux stratégiques et géopolitiques que cela soulève.

Prenons le cas des sanctions "anti-russes" par exemple. Dans un de vos derniers articles vous qualifiez le Royaume-Uni comme l'un des plus ardents défenseurs d'une politique hostile à l'encontre de la Russie. Cependant ce Brexit n'offre-t-il pas par là même l'occasion privilégiée de renouer des relations économiques saines avec le Kremlin, au nez et à la barbe, et non sans ironie, de l'Union qui s'entête à agir contre l'intérêt des nations qui la composent ?

Avez-vous d'ailleurs quelques éléments concernant la future et potentielle politique de Londres à l'égard de Moscou ?

Si une telle hypothèse venait à se réaliser, ce Brexit pourrait bien entériner la rupture du couple américano-britannique qui commençait à avoir du plomb dans l'aile, ce qui sonnerait (peut-être) la fin de la domination unipolaire du modèle anglo-saxon à l'oeuvre depuis les années 80, cette "seule politique possible" en U.E. Le Brexit serait alors la première fissure visible du bloc impérial.

Enfin, cela fait déjà beaucoup de conditionnel. Il est difficile d'y voir clair, et les coups en apparence contradictoires (ou non) sont légion dans ce Jeu.

Je miserai malgré tout une petite pièce sur le pragmatisme britannique et leur sens de l’anticipation, conscient ou non, qui les a si souvent caractérisé par le passé dans leur relation avec les nations du continent.

Disons qu'ils ont peut-être plus souverainement conscience de leurs intérêts, ces Britanniques.


Au plaisir de vous lire.

Observatus geopoliticus 30/06/2016 00:15

Merci, cher ami. Comme je le répète souvent, ce blog est le reflet de la qualité de ses lecteurs.

Vous soulevez de très intéressantes interrogations. Je pense qu'il convient de faire une grande distinction au sein même du camp du "leave". Auparavant, un petit rappel historique ne serait pas superflu.

Les Etats-Unis sont assurés, presque congénitalement, de l'alliance/soumission britannique et n'ont jamais été inquiets du cavalier seul de Londres au sein de l'UE qu'ils voyaient avec une certaine bienveillance. Et vu le noyautage des institutions eurocratiques par la perfide Albion depuis 1973, avec la servile complicité germano-française, il y avait encore moins de souci à se faire.

Par contre, le Brexit est une vraie épine dans le pied de Washington. Non pas que les Américains craignent que Londres leur échappe - quoique, avec Farage, ce ne serait pas impossible -, mais parce que le Brexit met à mal l'union même, donc la mainmise US sur le reste de l'Europe. D'où le voyage d'Obama, les avertissements... Avec la montée de l'UKIP, comme tous les autres partis populistes ou dits populistes en Europe, les Américains se rendent compte qu'ils ne contrôlent pas tout sur le Vieux continent, seulement les partis "du système" qu'on appelle partis de gouvernement. Si Boris Johnson (torie) ne doit pas beaucoup inquiéter Washington quant à sa politique étrangère, Farage (qui veut un rapprochement avec la Russie) est lui un vrai casse-tête. Et surtout, l'effet domino qui se profile partout en Europe doit faire perler quelques gouttes de sueur sur le front de tonton Sam.

Bien à vous.

MBM 29/06/2016 11:06

Mon intervention ne porte pas sur le sujet du jour sur lequel je me serai déjà que trop étendu.
Nonobstant que vous soyez parfaitement documenté sur l'histoire et l'actualité du pays, cela apporte un baume à l'âme de voir cet intérêt chez d'autres nations. Cette âme était celle partagée par tous les Européens de l'époque et les événements d'aujourd'hui la ressuscite au même rythme. "Il est moins une". On attend plus que l'avènement de personnalités hors catégories - incarnations modernes - telles que l'ancêtre de l'adorable actrice américaine Jean Sobiesky III et Eugène de Savoie pour réaffirmer l'héritage chrétien de l'Europe à la face des Qoréchites et calvinistes (je considère ces derniers plus noachistes que chrétiens, donc en symbiose avec le judaïsme et islam).
http://visegradpost.com/fr/2016/06/25/jmj-bataille-de-vienne-reconstituee-au-programme/

Observatus geopoliticus 01/07/2016 17:08

Le Très Chrétien contre le trait chrétien en quelque sorte...

MBM 01/07/2016 11:15

Correction "... est un très" doit être compris comme un "trait", j'aurais pu dire aussi "zeste". Vilaine coquille!

MBM 01/07/2016 09:05

@ Observatus geopoliticus
M'attribuer de l'angélisme est un très d'humour appréciable, pour moi qui ai connu toutes les guerres. Enfin rehumanisé! La nuance se trouvait dans les "Européens" et non l'"Europe" incluant les Etats et leurs dirigeants à l'image de ce qui se passe de nos jours : les populations suivent votre type de blog pour ce motif parce qu'en décalage avec le discours officiel, ce qui est moins sûr pour les autorités :-). Nonobstant les fondamentaux philosophiques, la raison reste subjective; à chacun la sienne et tant mieux au nom de la saine diversité. Je respecte toutes opinions encore plus celles qui sont contradictoires, c'est vivifiant et apporte de l'eau au moulin. Cordialement.

Observatus geopoliticus 30/06/2016 22:15

Eh non, il n'y avait aucun malentendu. Vous affirmiez que toute l'Europe s'était portée comme un seul homme et dans une espèce de grand élan bisounours au secours de Vienne ; je vous précisais que le plus grand roi d'Europe de l'époque ne l'avait pas fait.
Après, l'on pense ce qu'on veut du solaire : vous du mal, moi du bien. Chacun a ses raisons que la raison ne comprend pas toujours hé hé...
Bien à vous

MBM 30/06/2016 18:13

@ Observatus geopoliticus
Je constate votre méprise :-). J'en suis tombé le séant à terre à lire votre référence à l'UBU astral. Je n'ai jamais évoqué ce parangon de la monarchie absolue que je renie sur toutes les facettes de ce personnage psychopathe et héritier géopolitique de François 1er comme méprisable traître à l'Europe mais à contrario son adversaire le plus impitoyable qu'est Eugenio von Savoie alias Eugène de Savoie qui jouit de mon bienveillant et admiratif respect. Je me demande ce qui a bien pu vous induire en erreur dans ma première intervention. Sachez que je réside en Belgique et outre l'histoire française je connais aussi l'histoire des peuples belges dont les fameux (haut de 2 mètres) 200 wallons de la vallée mosane de Huy ont participé à l'expédition guerrière parmi les troupes de Sobieski en les intégrant de Hongrie; la Hongrie en a gardé une telle sympathie que la toponymie de Budapest en est influencé sans oublier leur fameux vin blancTokaji qu'ils doivent à leurs créateurs wallons. Croyez-moi, aucun Belge ne peut éprouver de la sympathie pour ce roitelet mégalo qui aura, par dépit de n'avoir pu faire entrer ses troupes dans Charleroi sous la conduite de François de Neuville, duc de Villeroi, maréchal de France, a ordonné à cet homme méprisable l'ignominieux bombardement de Bruxelles le 13 août 1695 en mettant à feu la Grand-Place et la splendide tour de l'église St. Nicolas adjacente. Toute la place fut détruite et la fameuse tour ne fut jamais reconstruite. Pour moi, cet acte barbare et impie exige des excuses françaises. La place fut reconstruite dans toute la laideur que les touristes du monde visitent se pâmant devant elle comme devant un joyau. Comme la beauté et la distinction n'appartiendront jamais au commun des mortels, c'est un lieu commun de dire que cette dernière catégorie court incessamment après elles pour les détruire, mais l'imaginer d'un monarque peut être considéré comme une offense donc une reconnaissance officielle faite au joyau que cette place était avant bombardement. Jean III Sobieski et Eugenio von Savoie avec leurs aînés Charles Quint et Godefroid de Bouillon sont les icones dont ma vie n'aura de cesse de vanter les mérites comme protecteurs des nations européennes. J'espère le malentendu dissipé.

Observatus geopoliticus 30/06/2016 12:55

Le solaire de Versailles, mon cher... Il ne participait pas à cette coalition et penchait au contraire plutôt du côté des Ottomans selon le bon vieux principe "l'ennemi de mon ennemi est mon ami".

MBM 30/06/2016 08:49

@ Observatus geopoliticus
Tout comme je ne retiens que peu à la fois, je n'oublie également que peu à la fois. Que désirez-vous dire au juste? Que Sobieski III n'aurait pas brisé le siège ottoman de Vienne à Kahlenberg? Pourriez-vous expliciter votre pensée? N'aura-t-il donc pas rejoint la Ligue chrétienne des Habsbourg à cette fin?

Observatus geopoliticus 30/06/2016 00:07

Ta ta ta, vous oubliez que le plus grand roi européen de l'époque ne faisait point partie de cette coalition. Avec raison, opine-je.

Daniel 29/06/2016 06:18

A propos de votre commentaire
“Rarement dans l'histoire et dans le monde aura-t-on vu des dirigeants aussi - désolé, il n'y a pas d'autre mot - nullissimes.”
Nullissimes.
N’est-ce pas pourquoi le symbole du drapeau de l’Union européenne (UE) est un gros “zéro”?

Observatus geopoliticus 30/06/2016 00:03

Un gros zéro qui perd des étoiles... D'où cette question lancinante : que se passera-t-il avec les quatre derniers pays restants ? Les eurocrates auront-ils une tête au carré ?

Anym 29/06/2016 00:39

Désolé de me montrer quelque peu rabat-joie, mais si les 8 pays qui selon vous, souhaiterez un référendum sur la question européenne sont ceux qui sont représentés sur le graphique, seuls 2 d'entre eux (la France et l'Italie) souhaite réellement un référendum (j'entends par là que plus de 50% des sondés souhaitent un référendum)... On passe de 8 à 2...
Enfin, il n'y a pas que 8 pays dans l'UE et parmi les 27 restants, il doit effectivement y en avoir plus de 2 ou de 8 qui souhaitent leur référendum, ce qui ne signifie pas pour autant que les peuples de ces pays souhaitent quitter l'Europe comme vous l'avez dit...
Mais de toute façon, poser la question à un citoyen s'il souhaite qu'il y ait un référendum, autrement dit : "souhaitez-vous exprimer votre avis", revient à demander à un renard s'il souhaite qu'on lui donne la clé du poulailler...
Je ne pense pas que l'UE est en train de mourir, contrairement à ce qui a été (trop ?) souvent dit. Ce n'est pas parce qu'un de ses membres, qui se trouvait être un des plus puissants mais aussi un des plus (si ce n'est le plus) eurosceptiques, a décidé de partir que l'UE va forcément se désintégrer... Cela remet tout simplement le caractère "irréversible" de l'UE en cause mais cela n'implique pas sa mort (prochaine ou non). Ne nous lançons pas dans des prophéties trop rapides...

Observatus geopoliticus 30/06/2016 00:01

Mais vous rappelez-vous de ce qui se disait ne serait-ce que l'année dernière ? "La sortie de l'UE est impossible", "Tout le monde veut y rester", "L'UE va s'agrandir"...
Pour la première fois depuis 60 ans, un pays est en voie de quitter la CEE/UE. Huit autres (ne vous en déplaise ; c'est la majorité qui importe, pas le fait de dépasser les 50%) réclament un référendum, l'euroscepticisme inonde le Vieux continent, les dirigeants sont paniqués et ne savent quoi faire, ayant en plus l'épée de Damoclès turque au-dessus de l'occiput... Je n'ai jamais prétendu que l'UE disparaîtra ces toutes prochaines années, mais nous vivons un temps de bouleversements considérables.

Jean 28/06/2016 23:11

Selon le Figaro "deux kamikazes se seraient fait exploser à l'aéroport Atatürk d'Istanbul provoquant la mort d'au moins dix personnes. Une quarantaine de blessés seraient également répertoriés dans un premier bilan."

S'agit-il des Kurdes ou des djihadistes ?

Observatus geopoliticus 30/06/2016 00:09

Ils mettent parfois du temps, la revendication n'est pas toujours immédiate. Autre possibilité, cher Jean : un groupe dissident de l'EI pourrait avoir perpétré ces attaques, sans avoir obéi à un ordre califal.

Jean 29/06/2016 14:05

D'après tous les observateurs l'EI revendique toujours ses attentats, là, ce n'est pas le cas

Observatus geopoliticus 29/06/2016 00:10

Le mode opératoire et l'objectif semblent indiquer l'EI. Les Kurdes s'attaquent aux militaires/policiers, pas aux civils.
Selon un dernier bilan, 28 morts.

maya 28/06/2016 15:59

Bonjour,
Qui croire?
désintégration de l'EU ou super Etat européen ?
https://francais.rt.com/international/22790-france-allemagne-auraient-prepare-projet-super-%D1%83tat-europeen

Observatus geopoliticus 29/06/2016 00:11

Je partage votre doute.

Ady85 28/06/2016 23:09

En ce qui me concerne, je ne crois pas à ce qui circule en ce moment avec cette histoire comme quoi le BREXIT était prévu...il suffit de voir leurs réactions de panique qui sont évidentes...par contre ils vont très probablement déclencher une vraie fuite en avant.

maya 28/06/2016 17:34

Le brexit a été préparé depuis longtemps:
http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/02/24/les-bourses-de-londres-et-de-francfort-preparent-leur-fusion_4870752_3234.html

La City prend acte de la fin de la domination de Washington sur le reste du monde...

Observatus geopoliticus 28/06/2016 17:01

Il faut se méfier de tout. Beaucoup de faux circulent en ce moment, beaucoup d'intox... Les eurolâtres rêvent sûrement d'un tel super-Etat mais ils viennent de prendre une sacrée douche froide.

NB : j'ai supprimé votre autre commentaire car le lien (très discutable soit dit en passant) avait déjà été donné par un lecteur.

Bien à vous

Francois 28/06/2016 11:35

L'UE prend l'eau de toutes parts, vivement son démembrement. Si même leurs papas us n'y croient plus c'est qu'on a vraiment une chance qu'elle se crash. Après, la sortie et le retour a des états autonomes risque d'être dure, mais cela pourrait de toutes manières difficilement être pire. En tous cas Poutine et les russes doivent se frotter les mains

nico 28/06/2016 10:47

cette "volte face" turque n'est elle pas en lien (la conséquence logique) d'un certain rapprochement entre la Russie et Israël d'un coté et Israël et la Turquie de l'autre, dans le cadre de l''exploitation des ressource énergétique d’Israël en méditerranée ? la boucle serait bouclé, non?

Observatus geopoliticus 28/06/2016 16:56

Moui et non. Si Moscou pardonne à Ankara, Moscou ne fera de toute façon plus confiance à Ankara. Je pense qu'une exploitation russo-turque des ressources énergétiques ne se fera pas avant longtemps (si elle se fait un jour !)

Chris 28/06/2016 12:58

Il m'est venue la même idée. Ainsi le Turkish Stream renaîtrait des cendres du SU-24, mais cette fois avec accès du Léviathan à l'Europe... un projet qui mettra tout le monde d'accord.