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Chroniques du Grand jeu

False flag au carré ?

7 Avril 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient, #Russie, #Etats-Unis

Cette nuit, donc, l'occupant de la Maison Blanche a ordonné le tir de 59 missiles sur la base aérienne de Chayrate en Syrie, l'une des principales du pays. Première info, d'après les Russes, seuls 23 des 59 Tomahawks ont touché au but, ce qui donne un ratio peu glorieux. Plus intéressante est la suite :

Le bombardement a néanmoins détruit un dépôt de matériel, une structure d'entraînement, un réfectoire, six avions MIG-23 en cours de maintenance dans des hangars et une station radar. Le bilan des tués est de 10 soldats ainsi que neuf civils dont des enfants a fait savoir la Syrie. La piste d'atterrissage et les avions stationnés sur les parkings n'ont pas été endommagés, a indiqué le ministère.

Cela semble confirmé par des images de drone :

Mais le clou du spectacle est que le Pentagone a prévenu à l'avance, non seulement les Russes évidemment, mais aussi l'armée syrienne, ce qui a permis à cette dernière d'évacuer d'importants équipements militaires. Selon le porte-parole du Pentagone :

Les forces russes ont été prévenues à l'avance de la frappe. Les planificateurs militaires ont pris la précaution de minimiser les pertes du personnel russe et syrien présent sur la base.

Destruction de vieux avions en réparation dans des hangars tandis que ceux utilisés dans le conflit et la piste d'atterrissage sont restés intacts, armée syrienne avertie pour qu'elle ait le temps de déménager ses équipements... A-t-on donc assisté à une mascarade, une sorte de false flag bis pour répondre au false flag chimique ? Ces éléments donnent à le penser.

Pour le Donald cette frappe a été une soupape permettant de relâcher la pression du Deep State. Sa cote de popularité chez les Démocrates est remontée d'un coup, la MSN qui l'avait si souvent insulté est à ses pieds, les néo-cons ne trouvent plus rien à redire. Nous nous demandions hier : " joue-t-il un périlleux coup de poker pour se distinguer publiquement des Russes au moment où il marque des points contre la clique néo-con autour d'Obama ?" Peut-être bien. Sauf que...

D'autres signaux préoccupants contredisent cette hypothèse d'une entente russo-américaine sur le dos du War Party US. La rhétorique néo-con(ne) de l'entourage du Donald est de plus en plus affirmée y compris, fait assez surprenant, chez le réputé russophile Tillerson qui semble ne plus pouvoir se passer de son fix quotidien Assad doit partir, alors qu'il disait le contraire la semaine dernière.

Enième retournement de veste de cette administration qui devient, il faut le dire, de plus en plus clownesque, erdoganienne en quelque sorte, ou changement de fond ? En faveur de la seconde hypothèse, la réorganisation de la direction états-unienne : après Bannon, c'est maintenant Priebus qui est sur la sellette, au profit de l'improbable clique d'Ivanka. Les commentaires de certains des premiers soutiens de Trump (ici ou sur Breitbart ou Zero Hedge sont très intéressants : pour eux, c'est fini, le Donald s'est hillarisé, il a été drainé par le marais.

Cretinho a-t-il remplacé Donaldinho ? L'ambiance est généralement au pessimisme mais, pour notre part, nous préférons encore rester prudent...

Qu'en est-il des réactions internationales ? Tous les yeux sont évidemment tournés vers Moscou et la réaction russe est difficilement déchiffrable : elle peut aller tant dans le sens d'une entente préalable américano-russe que d'une réelle rupture.

Le Kremlin, Lavrov et la Douma ont fermement condamné "l'agression américaine", la comparant à l'invasion de l'Irak en 2003. La belle Maria va même jusqu'à dire que ces frappes étaient planifiées bien avant le false flag chimique.

Des premières mesures concrètes ont déjà été décidées : suspension de l'accord américano-russe sur la prévention des incidents dans le ciel syrien (ce qui semble troubler le Pentagone qui souhaiterait continuer le dialogue), envoi d'un navire Kalibré supplémentaire, mise en mode combat de tous les S400 (ce qui indique que tous ne l'étaient pas) et convocation d'une réunion extraordinaire du Conseil de Sécurité de l'ONU, au cours de laquelle le représentant bolivien s'est d'ailleurs lâché en imprécations contre Washington.

Simples gesticulations pour donner le change dans le cadre d'une entente secrète entre le Kremlin et la Maison Blanche ? Ce n'est pas l'impression qu'on en retire, mais bien malin qui pourrait dire ce qui se trame vraiment dans ce théâtre d'ombres...

Sans surprise, pétromonarchies et Turquie ont sauté de joie, Erdogan demandant d'ailleurs plus, beaucoup plus. Les masques tombent enfin : selon toute logique, la rupture avec Moscou ne devrait pas tarder. Les euronouilles ont l'air soulagés mais, curieusement, font montre d'une prudence inhabituelle. Al Qaida, Daech et autres barbus sont ravis de l'intervention américaine ; calculée ou pas, la réaction de Cretinho au false flag chimique est la porte ouverte à d'autres événements de ce genre.

De l'autre côté, outre la Russie et Damas, l'Iran a bien sûr fermement condamné. Ainsi que la Chine en des termes diplomatiques et, fait curieux, l'Indonésie. Bagdad et Le Caire sont restés muets, ce qui, au vu de leur dépendance actuelle vis-à-vis des Etats-Unis, semble une désapprobation tacite.

                                                                              ***

Merci à tous pour les commentaires extrêmement pertinents que vous avez laissés dans le précédent billet.

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Ibis 10/04/2017 07:55

Je pense que Donald a eu tord de faire cela. Par contre il faut l'avouer , ce fut un coup de maitre. Il a dit gare a toi Poutine. Ca s'est passé exactement comme je lavais prevu et te voila prevenue. Cest le premier but compter depuis le debut de cette guerre de notre part. Ca redonne du moral a ceux qui avaient cesser de croire en nous.
Ca a fait realiser a la russie au moin qui sont ses partenaire et qui sont contre lui.
A suivre....

Observatus geopoliticus 10/04/2017 19:58

@ Ibis
Coup de maître... ou de centimètre. La MSN néo-impériale commence à critiquer Trump pour la vraie-fausse frappe qui n'a rien détruit tandis que Moscou semble (si tant est que tout cela n'est pas une mascarade) réellement méfiant de ses intentions. Si le Donald a voulu plaire à tout le monde, il semble maintenant qu'il se soit mis tout le monde à dos...

dupontg 10/04/2017 00:07

carte indispensable a trump...
Le juge fédéral du Colorado Neil Gorsuch a été confirmé, vendredi 7 avril, au neuvième siège de la Cour suprême des Etats-Unis. Le Sénat a voté en séance plénière pour adouber ce magistrat de 49 ans, conservateur, choisi par le président Donald Trump.

jef 09/04/2017 23:06

De quoi sommes-nous certains?

1) Qu'aucune politique US (digne de ce nom) en PO n'est encore arrêtée. Les déclarations comme les décisions prises vont encore et toujours de pair avec l'éviction ou la montée en puissance de telle ou telle personnalité engagée dans l'aventure Trump. Nous nous approchons de la fin des cent premiers jours de la présidence Trump et celui-ci n' a toujours pas d'administration opérationnelle. Je doute qu'elle ne se fixe avant trois mois encore. Si elle se fixe.
2) Le calme et la pondération de la FDR ne tromperont que ceux pour qui diplomatie est synonyme de sparadrap: l'art de soigner ses blessures. Encore une fois, ils seront les premiers surpris lorsqu'ils découvriront que les Russes suivront leur plan annoncé: renforcement de la défense anti-balistique syrienne, par exemple.
3) Profonde division du camp occidental et otanesque. Berlin, Londres ou Paris n'ont pas changé d'avis sur Tump. Au contraire, dirais-je. Au-delà du soutien contraint, que de critiques implicites et même explicites!
4) Erdoganesque sortie d'Erdogan sur un ton de maitre d'école: "peut mieux faire"! Alignement à ce point manifeste avec Riyad et Tel-Aviv qu' il semble avoir retourné toutes ses cartes sur une seule levée.
5) Humiliation de la Chine, son président étant informé entre poire et fromage de la frappe américaine.
De plus avertis, pourront relever bien d'autres points!

Bien entendu, nous ne voyons ceci que de la salle de spectacle. Mais tous les points indiqués pèseront.

GEBE 09/04/2017 21:13

@ Rouget

En ne respectant pas les lois internationales, Trump aura une épée de damoclès au dessus de sa tête pour la durée de son mandat qui s'appelle : " Impeachment ".
http://www.salon.com/2017/04/07/robert-reich-there-are-at-least-four-grounds-to-impeach-trump_partner/

Alaric 10/04/2017 00:21

Depuis quand l'empire se soucie t il des lois internationales ? ...

Rouget 09/04/2017 20:31

Quelle confusion !

Il semble, je dis bien il semble, car qui peut-être sûr de quoi que ce soit ?, que ce soit une attaque russe contre un dépôt d'Al-Qaeda qui ait inintentionnellement déclenchée la dispersion du gaz sarin causant véritablement les morts civils photographiés (une précision importante quant on sait certaines manipulations à ce sujet, sérieusement documentées).

À partir de là, la presse majoritairement anti-Assad par morale (ce méchant dictateur contre ces pauvres rebelles démocrates) et les faucons par souhait de déstabilisation de tout ce qui peut être plus ou moins solide et non-sectaire dans le Moyen-Orient embraient sur la grande indignation et pointent immédiatement la responsabilité d'Assad, sachant plus ou moins ce qui s'est véritablement passé.

Je pense que ceci est peut-être le plus proche de la vérité (mais à confirmer évidemment). Ensuite la réaction de Trump peut se résumer à deux hypothèses :
- Soit il n'est laissé convaincre et il est sincère, en renversant la table, se mettant à dos ses partisans (motivés mais peu nombreux en proportion de la population américaine car le pays est profondément divisé et Trump, comme Clinton pendant l'élection, sont peu populaires) et se rapprochant de l'autre bord politique afin, éventuellement, de faire une synthèse pour gouverner le pays et apaiser les tensions internes. Un mélange de calcul politique et d'intention sincère, et trompée.
- Soit c'est un pur coup politique, pour calmer les investigations sur son compte (et faire taire les rumeurs de rapprochement avec la Russie, quoi qu'il se passe en réalité dans la diplomatie de ses deux pays) et renflouer sa stature présidentielle, dans l'hypothèse "Wag The Dog" déjà présentée dans les commentaires, au risque de perdre momentanément ses fidèles supporteurs si l'action en Syrie ne se poursuit pas mais du coup de perdre rapidement ce bonus dans l'opinion parmi ses ardents adversaires.

Dur de savoir. On verra laquelle de deux hypothèses va se être confirmée dans la semaine qui arrive...

Eszwal 09/04/2017 19:14

Trump étudie la possiblité d'élargir les sanctions à l'égard de l'Iran et de la Russie. Je ne sais pas pourquoi mais je sens monter en moi l'irrésistible envie d'éclater de rire. Car mieux vaut en rire non ?

Hamilcar Barca 09/04/2017 22:23

@Furax
Bonsoir Fujrax
Le principal reproche que l'on peut faire à votre synthèse est qu'elle pourrait bien être exacte. Malheureusement.
Bien cordialement

Furax 09/04/2017 20:24

Fort bien vu.

Pour discerner laquelle des hypothèses d'OG a le plus de chances d'être fondée, il faut lever le nez du guidon de l'événement pour regarder la perspective se dessinant depuis 2 mois et demi de présidence Trump.

Hormis la reprise de quelques déclarations de Trump sur le fait qu'il fallait être fou pour vouloir une guerre contre la Russie, on a eu depuis 2 mois et demi :
- le renvoi de Flynn suite à l'accusation ridicule qu'il pouvait être une taupe de Moscou,
- le renvoi de Bannon du NSC, Bannon étant l'autre incarnation de l'aile nationaliste favorable à une entente avec la Russie,
- le retour de la harpie avec Niki Haley succédant à Stefanie Power dans le rôle titre en tant qu'ambassadrice US à l'ONU, qui a de manière répétée dénoncé la prétendue agression russe en Crimée,
- Mattis le dingue au Pentagone qui bat froid la Russie,
- Tillerson qui retourne sa veste.
- et enfin, Trump qui en 2 mois et demi a trouvé le moyen de rencontrer May, Trudeau, Abe, Merkel, Ben Salman, Al Sissi impérator, Xi, sans toujours avoir fixé une date pour rencontrer Poutine.

Bref, je n'en jette plus. La coupe déborde.

Trump a utilisé les mots qu'il fallait pour paraître comme un candidat antisystème et anti-empire. Ce n'étaient que des mots.

Il n'a pas attendu 3 mois pour rechausser les bottes des Bush et des Clinton. Il défend les intérêts de l'empire et rien qu'eux, l'ayant même ouvertement reconnu quand il a qualifié l'attaque de la base aérienne syrienne d'opération menée dans l'intérêt national des USA.

Trump a fait sien l'objectif de mettre en place en Syrie un Etat fantoche dans la main des sunnites extrémistes pour y faire passer le gaz qatari. C'est cela qu'il appelle l'intérêt national des USA.

Il est dans une trajectoire de confrontation globale contre la Russie dont les avancées depuis 2015 au Moyen-Orient sont insupportables pour l'empire anglo-saxon.

Grognard 09/04/2017 17:35

Citation:
" Cela ne colle pas avec les possibilités qu'ils avaient de développer suffisamment la coopération avec syriens et russes comme ils l'ont fait dernièrement et pouvoir mieux agir en sous main via les différents opposants locaux pour diviser la Syrie. Bref ils se compliquent plus la tâche qu'autre chose."
- Yvan -
Ce paragraphe touche un point important.
Suffit-il de changer de POTUS pour remplacer imposer par coopérer?

OG
Vous avez grandement raison de préparer un "papier" sur la dédolarisation.
C'est une jauge assez pertinente.

Hannibal GENSERIC 09/04/2017 16:14

Poutine à ses soldats : abattez tout "objet volant non autorisé" dans le ciel syrien


Le président Poutine vient d'ordonner de couper immédiatement, en Syrie, tout contact officiel de la Russie avec les États-Unis. Le Major General Igor Konashenkov vient de publier: «Il y a environ une heure, l'attaché militaire des États-Unis à Moscou a été convoqué au ministère de la Défense pour obtenir une note officielle, qui a déclaré que la partie russe suspendait, à partir de 00h00, le 8 avril, le respect des obligations qui lui incombent en vertu du protocole d'accord sur la prévention des incidents et la garantie de sécurité aérienne en cours d'opération en République arabe syrienne ".

http://numidia-liberum.blogspot.com/2017/04/poutine-ses-soldats-abattez-tout-objet.html

Maya 09/04/2017 15:32

L'entrée dans la Première Guerre mondiale des États-Unis se produisit le 6 avril 1917. bizarre ?

Eric83 09/04/2017 14:33

Des voix de l'IS s'élèvent pour dénoncer le false flag et une opération "Wag the dog".
http://www.zerohedge.com/news/2017-04-08/former-cia-officer-intelligence-confirms-russian-account-syria

Observatus geopoliticus 09/04/2017 15:06

@ Eric
Patience, j'en parle dans le prochain billet...

Jean Pierre 09/04/2017 10:09

Selon RT les yankees ont envoyé un nouveau porte avion et sa flotte vers le Pacifique, pour faire pression sur la Corée du Nord. Et si cette frappe en Syrie n'était que dans ce but : faire pression sur la Chine et la Corée du Nord ? Jeu très dangereux quand même non ?

Eric83 09/04/2017 09:34

La Ministre allemande de la Défense précise la mission de l'Allemagne dans la coalition : combattre l'EI et cette mission n'est pas de bombarder les forces militaires syriennes.

https://fr.sputniknews.com/international/201704081030810426-allemagne-usa-frappes/
http://www.faz.net/aktuell/politik/trumps-praesidentschaft/von-der-leyen-zu-syrien-deutschland-beteiligt-sich-nicht-an-angriffen-gegen-assad-14962868.html

Cela relève simplement du bon sens mais ce bon sens masquerait-il d'autre motifs ?
- des infos du renseignement allemand sur un false flag ?
- un message à Trump qui a clairement ciblé l'Allemagne sur différents sujets : économiques, monétaires, sa participation financière à l'Otan...?
- la crainte de nouveaux attentats si l'Allemagne ciblait l'Etat Syrien au travers de ses forces militaires ?

Grognard 09/04/2017 04:29

Certains messages disent que les USA ont démontré qu'ils pouvaient frapper où et quand ils veulent.
Je n'en suis pas si sur.

Je trouve bizarre qu'une partie des S400 était désactivé.
Quel est le délai d'activation de ce système d'arme?
Combien de temps s'est-il écoulé entre les lancements des"tom" et l'impact.
Ce qui est certain c'est que les russes ont détectés les tirs.
Donc je me demande si le choix n'a pas été fait de laisser passer quelques missiles pour que Trump ne perde pas totalement la face mais comprenne bien le message.
Si les conditions d'engagement n'ont pas changées ; il me semble que les opérationnels russe en Syrie disposent de l'autorisation d'ouverture du feu.
Est-ce que cela englobe une frappe US?
Je n'en sais rien.
Ce serait surprenant que ce cas de figure n'ai pas été prévu.

Stef 09/04/2017 12:03

Bonjour à tous,
Je trouve pour ma part que Poutine sort ou peut sortir gagnant de cet événement: d'abord il y a la perte d'une bonne partie des missiles américains. Ils ne se sont quand même pas perdus tout seuls. Certains pourraient en déduire que Poutine en a fait abattre une bonne partie pour minimiser les conséquences, tout en en laissant quelques uns passer pour, comme à son habitude, laisser une porte de sortie honorable à Trump. Ensuite, le point clé est que Poutine a désormais une porte grande ouverte pour interdire tout avion non autorisé sur la Syrie voire pour mettre en demeure les troupes étrangères non autorisées par le gouvernement syrien de quitter le sol syrien. Il a décidément tous les atouts en mains. Tout le monde attend sa réaction, non sans anxiété en Europe (il n'y a qu'à voir la prudence des dirigeants européens suite à cette affaire). Décidément encore, cette intervention américaine était un très mauvais calcul, d'ailleurs même les néocons commencent semble-t-il à se poser des questions, sans parler évidemment des vrais démocrates (je ne parle pas du parti démocrate qui n'a de démocrate que le nom comme le parti socialiste français n'a de socialiste que le nom). Cela montre en plus que c'est un Etat voyou, qui ne respecte rien, réagit sans preuve et de façon disproportionnée (comte tenu des incertitudes).

Alaric 09/04/2017 05:21

Tout ça me fait penser à l'incident du 3 septembre 2013 quand la Russie a annoncé avoir détecté un lancement de missiles de croisière en méditerranée, tout près de la Syrie .

Il s'agissait apparemment d'un test conjoint US-Israel , mais cette affaire n'a jamais été tirée au clair me semble t il . On était en pleine période de tension à l'époque à la suite du false flag chimique de la ghouta qui avait eu lieu le 21 août .

https://www.rt.com/news/ballistic-launch-eastern-mediterranean-343/

Yannshik 08/04/2017 22:55

Ce n'est probablement pas le but premier mais ça a quand même l'avantage, annexe donc, de montrer qu'il ne doit rien du tout à Poutine, relativement aux rumeurs entourant son élection.
(Je vois qu'un autre Yann intervient. Bienvenu ! Je suis l'autre, je change mon pseudo.)

Observatus geopoliticus 08/04/2017 23:57

@ Yannshik
C'est l'une des deux hypothèses du billet. Mais est-ce la bonne ? C'est justement là-dessus que tout le monde s'interroge et s'écharpe...

Christian 74 08/04/2017 22:51

@Observatus Geopoliticus

Les gaz chimiques se dissipent très vite a l'air libre qui fait que les secours ont pu intervenir sans équipements de protections. Mais pour qu'il y ai eu autant de victimes il a fallu une action de dispersion soit le chauffage et la vaporisation.
Le bombardement d'un entrepôt de gaz toxiques pourrait créer les conditions d'une dispersion mais de façon imparfaite qui fait que seul les gens se trouvant aux alentours immédiats de l’entrepôt seraient touches.
De plus il y a peu de probabilité qu'un entrepôt de gaz toxiques soit situe dans une zone urbaine.
Enfin comment les rebelles pourraient disposer de gaz toxiques, tel le sarin, jamais le régime n'a du permettre que ce genre de matériels tombe entre leurs mains et il ne peuvent pas le fabriquer.

Observatus geopoliticus 08/04/2017 23:48

@ Christian74
- Le sarin ne se disperse pas comme ça. Essayez de toucher du sarin, même à l'air libre, et vous verrez... On prend les paris ?
- Oui, seuls les gens se trouvant à proximité ont été touchés. Khan Cheikhoun est une petite ville. 86 morts, ça fait dix maisons ou cinq maisons et des passants.
- Je vous cite : " De plus il y a peu de probabilité qu'un entrepôt de gaz toxiques soit situe dans une zone urbaine."
Vous voulez rire ? Depuis des années, les djihadistes cachent justement leurs dépôts d'armes et leur QG dans des zones urbaines.
- Je vous cite : "Enfin comment les rebelles pourraient disposer de gaz toxiques, tel le sarin ?"
Vous plaisantez j'espère. Dès 2013, l'ONU avait montré noir sur blanc que les rebelles disposaient de gaz toxiques y compris de sarin. Papa Erdogan avait envoyé de jolis cadeaux de Noël et le sarin utilisé à la Ghouta en 2013 par Al Nosra était turc : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2015/10/le-sultan-du-sarin-la-turquie-derriere-l-attaque-chimique-de-la-ghouta.html

Bon écoutez, vous êtes peut-être nouveau ici mais renseignez-vous un peu, parce que vos deux dernières affirmations sont à pouffer de rire et montrent que vous ne connaissez vraiment pas grand chose au conflit syrien. Lisez, regardez dans les archives de ce site ou d'autres et ne sortez pas de telles énormités.
Bien à vous

Hamilcar Barca 08/04/2017 23:37

@Christian74

Bonsoir Christian
1 - Le nombre de victimes est très faible comparé à celui qu'aurait produit un "canister" contenant des gaz de combat largué en zone urbaine
2 - L'explosion d'une ou plusieurs bombes conventionnelles produit assez de chaleur pour vaporiser le liquide que vous voulez
3 - Les djihâdistes ont amplement démontré que la sécurité des populations civiles était le cadet de leurs soucis. Au contraire: cacher des armes chimiques au milieu en zone urbaine permet de profiter à plein de l'effet "bouclier humain".
4 - Si vous lancez une recherche Google avec les mots "sarin Syria Turkey islamists" vous verrez au milieu d'un fatras de nouvelles invérifiables que des islamistes se sont faits dans le passé intercepter avec du sarin.
Je donne dans un message précédent de ce fil un lien pointant vers des pays européens détenant encore ce gaz, ainsi que les ingrédients pour le fabriquer. Et où la corruption est un problème d'Etat.
5 - Par ailleurs, les djihâdistes ont certainement des techniciens assez doués pour se lancer dans la synthèse de ce gaz de combat, qui ne relève pas d'une très haute technologie
Bien cordialement

GEBE 08/04/2017 22:05

L'énigme des 36 missiles égarés de Trump par Bassam Tahham.

https://www.youtube.com/watch?v=Y7O1dZKbLKo&feature=youtu.be

Observatus geopoliticus 10/04/2017 19:53

@ Scytales
Les systèmes anti-aériens russes sont tellement peu importants qu'ils ont tenu à baie les aviations turque et israélienne pendant un an et demi. Une broutille, quoi...
Quant aux moyens aériens, je n'ai jamais dit qu'ils étaient massifs. Mais si vous lisez ce que vous voulez voir, il sera difficile de discuter...

Scytales 10/04/2017 01:17

OG,

Je lis avec intérêt vos analyses géopolitiques, mais je ne comprends pas ce qui m'apparaît comme un fâcheux aveuglement sur les capacités que vous prêtez à des dispositifs techniques tels que les systèmes sol-air russes. Ce ne sont que des dispositifs techniques qui, malgré toutes leurs qualités, ne sont pas infaillibles, qui ont leurs limitations et, surtout, qui sont en nombre très très faible en Syrie, essentiellement pour protéger les installations utilisées par l'armée russe.

Vous accordez beaucoup trop d'importance à ces dispositifs et vous surestimez les capacités militaires russes déployées dans la région. Dès le début de l'intervention, les moyens aériens déployée sont modestes (l'équivalent d'un régiment). Les Russes sont manifestement là en soutien de l'armée syrienne, pas pour combattre les autres pays de la région et les Etats-Unis, qui disposent de force considérablement supérieures, et, surtout, d'une liberté d'action stratégique presque totale, ce qui n'est pas le cas des Russes : que l'Irak, sur son initiative ou contraint pas les Américains, ferme son espace aérien et les Russe ne peuvent plus rentrer chez eux...

Par ailleurs, quelle est la crédibilité que l'on peut accorder à cette histoire de 36 missiles égarés ?

Hamilcar Barca 09/04/2017 11:25

@Observatus Geopoliticus
Bonjour OG,
Cette histoire des S400 et des missiles de croisière m'a turlupiné. Initialement, le S400 Triunf incorporait des radars basse fréquence, ce qui rendait le système efficace contre les avions furtifs mais pas contre les objectifs comme les missiles de croisière.
Il semble - car dans ce domaine les infos filtrent au compte-goutte et sont invérifiables - que les Russes aient ajouté des radars très haute fréquence, ce qui corrigerait le problème des missiles de croisière.
Bien cordialement

Observatus geopoliticus 09/04/2017 00:58

@ Hamilcar
Le Pantsir bien sûr, mais le S400 intercepte également des missiles de croisière comme le Tomahawk. Pour le S300, je n'en suis pas tout à fait sûr et m'en remets à vos lumières.
L'ordre de Poutine de mettre en état de combat tous les S400 indique qu'une partie était désactivée. Si les Russes ont bien abattu les 36 missiles, peut-être l'ont-ils fait avec le Pantsir seulement...

Hamilcar Barca 08/04/2017 23:15

@GEBE & OG

Le système de défense russe rapprochée contre les missiles de croisière - entre autres - est le Pantsyr (orthographié Pantsir en anglais, si vous lancez une recherche Google). Combinant radar à antenne active (AESA), missiles surface-air à courte / moyenne portée et canons à tir rapide. Parfaitement capable de descendre de vieux Tomahawks subsoniques.

La Russie les a déployés autour de ses bases syriennes et a livré un nombre inconnu de la dernière version à la Syrie.

L'ordre de faire passer les batteries de S400 - défense lointaine - en mode "combat" procède d'une autre volonté. AMHA, c'est un signal fort envoyé aux USA, certes, mais surtout à Israël que les incursions pour aller cogner sur le Hezbollah ne seront plus tolérées

Bien cordialement

Observatus geopoliticus 08/04/2017 22:34

@ GEBE
Intéressant. Il dit en substance que la Russie ou même l'Iran auraient pu tester leurs systèmes anti-missile (pas forcément des S300/400) sur les Tomahawks en guise d'apéritif. Tomahawks dont l'armée US veut d'ailleurs se débarrasser plutôt que de les démanteler, d'où peut-être cette frappe mascarade.
Il évoque également l'intéressant retrait de Hollande entre le matin ("bravo Trump, magnifique") et le soir, après la réunion d'un conseil de sécurité à l'Elysée ("Heu... en fait, il faut passer par l'ONU... enquête sur les responsabilités... solution politique...")

michel 08/04/2017 21:10

Bonsoir,
Fâcheux, l'imbroglio devient généralisé, s'il ne l'était pas assez.. Les américains du sud, Brésil, Vénézuela, Argentine, Paraguay, Guyane, et j'en passe, sombrent. Les pays du nord, Suède en tête, tremblent. Afrique déchirée par les luttes de pouvoirs.
Il nous reste l'Europe. Je me demande ce qu'en dirait m Douguine

Observatus geopoliticus 08/04/2017 22:21

@ Michel
La Suède n'est donc pas en Europe ? ^^

iznogud 08/04/2017 19:44

Trump sait bien qu'il ne modifie pas le rapport de forces avec cette frappe. Ce qu'il veut, c'est humilier Damas et Moscou Il veut montrer qu'il peut atteindre le sol syrien, quand il veut et où il veut ....

Observatus geopoliticus 08/04/2017 22:19

@ Iznogud
Pourquoi, vous êtes dans sa tête ?
Niveau humiliation, si les 36 missiles se sont vraiment égarés dans la nature, c'est une gifle reçue au moment où la Russie montre la fiabilité et la redoutable efficacité de ses Kalibr depuis deux ans...

LaurentK 08/04/2017 18:41

Bonjour OG,

Merci pour votre blog qui m'aide beaucoup à comprendre mieux ce qui se passe dans notre monde de fous. J'ai juste une question concernant le nombre de missiles qui ont fait mouche:

Ce sont les Russes qui affirment que "seuls 23 des 59 Tomahawks ont touché au but" (https://www.rt.com/news/383858-syria-us-strike-inefficient). Les Américains, eux, affirment qu'un seul missile a manqué sa cible (http://abcnews.go.com/US/us-tomahawk-missiles-target-syrian-base/story?id=46648720).

Qui croire dans cette partie de poker/menteur ? S'il y a réellement eu un taux de perte de 60%, on peut se poser la question de savoir si les Russes n'ont pas donné un ch'ti coup de main à la défense anti-aérienne. Pas tout à fait la même interprétation que s'ils ont laissé passer les missiles sans réagir....

Si par contre ce sont le Américains qui disent vrai (ça peut encore arriver !), quel intérêt pour la partie russe d'affirmer que seuls 23 missiles ont atteint leurs objectifs ?

Observatus geopoliticus 08/04/2017 19:11

@ LaurentK
Bonsoir, cher lecteur.
Disons que les Russes ont présenté des cartes d'impacts et des images de drones qui montrent effectivement qu'une vingtaine de missiles ont touché la base, certainement pas 59. Les Américains se sont contentés de paroles. Entre les deux, mon coeur ne balance pas...
Où sont donc passés les autres missiles ? Trois hypothèses :
1- ils ont été abattus par les S300/400 qui, rappelons-le, n'étaient pas tous en mode combat (d'où l'ordre du Kremlin qu'ils deviennent tous opérationnels désormais).
2- ils se sont perdus dans la nature. Apparemment, un morceau de Tomahawk a été retrouvé dans un jardin de... Tartous : http://russia-insider.com/en/overpriced-us-missile-lands-syrian-guys-garden/ri19484 (pas impossible non plus qu'il ait été détruit en vol par les Russes et que ce morceau soit tombé)
3- petite idée qui me trotte dans la tête mais qui ne repose sur rien de concret, je le précise : les missiles manquants ont en fait frappé des cibles djihadistes. Une sorte de false flag dans le false flag : faire semblant de taper Assad pour en réalité frapper les barbus.
Tout est possible en ces temps incertains...

tibidi 08/04/2017 17:49

Bonjour OG, voilà un extrait d'un commentaire du général Delawarde trouvé sur RI le 8/4


"On voit donc que l’existence de DAESH et d’un islamisme « terroriste » à ses frontières sert les intérêts d’Israël tout en dégradant l’image de l’Islam, donc tout en desservant l’Islam. On comprend mieux alors le peu d’empressement de «la coalition occidentale» à combattre DAESH de manière vraiment efficace depuis 2013 ……et le silence d’Israël qui sous-traite le sale boulot (renverser Bachar) à ses alliés les plus fidèles du moment (USA et France) avant d’entrer, le cas échéant, dans la danse pour réaliser ses annexions…..

Je rappelle aux non initiés que la «coalition occidentale» a été capable d’effectuer une moyenne de 800 sorties aériennes/jour pendant 4 mois lors de sa croisade irakienne en 2003; qu’elle avait réalisé une moyenne de 500 sorties/jour pendant 78 jours sur la Serbie en 1999, mais qu’elle n’effectuait que moins de 10 sorties / jours (peu efficaces au demeurant) pour aider les Kurdes à Kobane, sur un ennemi pourtant concentré et parfaitement localisé, sans véritable risque de dommages collatéraux sur les civils kurdes qui avaient évidemment quitté les zones occupées par DAESH…. Cherchez l’erreur….

En un an de campagne aérienne en Syrie, cette même coalition a obtenu des résultats infiniment moindres que les Russes en un premier mois de frappe. Cherchez encore l’erreur….

Avant les événements du 13 Novembre 2015, la France avait frappé DAESH en Syrie 3 fois en 3 mois (1 fois par mois). Les Russes avec 1600 sorties en un premier mois d’intervention ont fait immédiatement reculer DAESH…."

Lecteur fidèle 10/04/2017 21:53

@ Observatus geopoliticus, cher patron des lieux

Bonjour,

"C'est bien du RI, ça... C'est un grand complot pour salir l'islam... Ah ok"

Que RI soit sujet à débat, d'accord avec vous!
Mais l'intérêt ici était : "un commentaire du général Delawarde"
Je suis allé voir, commentaire intéressant, plutôt proche de certaines de vos analyses.

"mon parcours dans l’appareil de renseignement français m’a amené à travailler plusieurs années au cœur des principales régions concernées (...) mon affectation à un poste élevé dans la hiérarchie du renseignement national m’a permis de réaliser l’ampleur des mensonges d’état..."
Vrai général ou pas?
Un général de ce nom existe bien : " Le général (2S) Dominique Delawarde ancien commandant de bataillon à Sarajevo " http://www.gmhm.terre.defense.gouv.fr/spip.php?article142
" le général Dominique Delawarde, ancien chef du bureau « situation - renseignement - guerre » à l’état-major interarmées de planification opérationnelle " http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/chateaubriant-44110/chateaubriant-une-conference-sur-le-droit-international-humanitaire-4280409

Je pense que ce (ex) général s'exprime là où on veut bien lui laisser une tribune, difficile d'imaginer "Le Monde" lui ouvrir ses colonnes.
Que ce soit RI qui lui donne cette opportunité n'enlève rien à l'intérêt de son propos...
Je ne connaissais pas cet homme, vous devriez jeter un coup d'oeil, il pourrait vous plaire!
"A ceux qui voudraient comprendre le pourquoi du comment de cette attitude des Occidentaux en Syrie, je suggère la lecture attentive de l’excellent article (c’est moi qui l’ai écrit ! Humour !)": de la part d'un général :)
https://www.polemia.com/frappes-us-sur-la-syrie-du-7-avril-2017-nouvelle-agression-us-dun-etat-souverain/
Pour ma part je remercie"tibidi", l'avis du général m'a intéressé.

Un grand merci pour votre blog toujours passionnant.
Bien cordialement.

Observatus geopoliticus 08/04/2017 18:44

@ Tibidi
C'est bien du RI, ça... C'est un grand complot pour salir l'islam... Ah ok.

Philippe 08/04/2017 17:47

Ne vous laissez pas illusionner par les jeux diplomatiques et le suivisme des grands médias. Ce qui s’est passé ce matin en Syrie n’a aucun rapport ni avec la présentation qui vous en est faite, ni avec les conclusions qui en sont tirées.
http://www.voltairenet.org/article195897.html

Observatus geopoliticus 08/04/2017 18:43

@ Philippe
Avec autant de certitudes, on se demande bien à quoi peut servir la réflexion...

maya 08/04/2017 15:48

Bonjour OG,

Voilà un autre avis qui va dans votre sens :
http://conscientia.fr/2017/04/07/frappe-us-en-syrie-la-nuit-des-dupes-masquait-un-joli-de-coup-de-billard/#more-838

Observatus geopoliticus 08/04/2017 15:55

@ Maya
C'est un avis qui va dans l'un de mes sens, cher/chère Maya. Comme je l'ai humblement avoué, je ne sais pas trop sur quel pied danser sur ce coup-là...
Des éléments chaque fois plus nombreux plaident pour les deux thèses : mascarade ou changement profond.
Bien à vous

Zevengeur 08/04/2017 14:48

Bonjour OG,

Première remarque :
je propose que dès que l'aviation US tuera des civils par intoxication chimique lors d'un bombardement à Mossoul l'EI possède là bas selon Sputnik), François Hollande lance quelques missiles de croisière sur la base d'Edwards en Californie !

Deuxième remarque :
réflexion faite, votre hypothèse d'un double false flag (le premier est évident) certes séduisante est relativement complexe. Si l'on s'en tient au plus simple, j'aurais tendance à privilégier une décision à l'emporte pièce de Trump révélant donc sa vraie nature de "lourdeau redneck" qui a voulu montrer ses muscles.
Quand au mystère des 36 missiles "disparus", l'attitude goguenarde des Russes tendrait à démontrer qu'ils les ont interceptés ! (Mais les américains ne peuvent pas l'admettre pour des raisons évidentes)

Zevengeur 09/04/2017 21:36

Le fait que Trump aie prévenu militairement (et pas politiquement) les Russes avant sa frappe est donc confirmé.
Cela pourrait prouver que ce bombardement avait pour but de calmer les ardeurs du deep state tout en ménageant les Russes, à moins tout simplement que Trump s'avère au final un type versatile.
Ceci étant les Russes ont dénoncé l'accord sur la prévention des incidents, ce qui montre que Poutine n'a pas apprécié du tout la frappe même si elle lui fut signalée un peu avant.

La question est bien de comprendre pourquoi un tel virage à 180° du Donald peu de temps après qu'il eut envoyé Tulsi Gabbard en mission auprès de Bachar.

Il manque décidément des données pour y voir clair.

Le deep state aurait il fini par réussir à mettre Trump au pas ?
(Qu'en pensez vous cher Observatus Sagacitus ?)

Observatus geopoliticus 08/04/2017 15:01

@ Zevengeur
Je conviens, cher vengeur, que le double false flag n'est qu'une hypothèse. Quand je suis dans l'expectative sur un événement ponctuel, comme c'est le cas actuellement, je préfère présenter tous les éléments à notre disposition et laisser le lecteur faire son choix.
Notez toutefois qu'après un jour de "paix", la MSN commence à reprendre cette thèse : elle accuse à nouveau le Donald de collusion avec Poutine, affirmant que ce bombardement n'était qu'une manipulation au terme d'une entente secrète avec Moscou.
Bien à vous

Bruno 08/04/2017 14:29

Bonjour cher O.G.
Lecteur fidèle de vos chroniques et commentaires du Grand Jeu, je souhaite par ces quelques mots vous remerciez pour vos analyses pertinentes. Je n'ai pas l'habilité et l'intelligence des intervenants réguliers, je me hasarde à une réflexion et à une question(plutôt générale) sur la géopolitique.
Que pensez-vous de cette géopolitique influencée par l'immédiateté de l'information et à la réactivité expresse des "chancelleries" ? Si gouverner c'est prévoir, comment peut-on envisager une cohérence dans une politique extérieure avec des chiens fous comme Erdogan? Existe-t'il des études sur ce sujet d'une actualité si accélérée? Ce monde me semble bien inquiétant...

Eric83 08/04/2017 17:45

Vous avez amplement raison sur le cas Erdogan. Ce qui me paraît encore plus inquiétant, ici en France, c'est que des Macron et Hamon ( Hollande aussi, mais il n'aura plus les manettes dans un mois ) adoubent Trump, l'intervention militaire en Syrie et en redemande !
Les citoyens français feraient bien de réfléchir à deux fois avant de donner leur voie à ces va-t-en guerre atlantistes - mais qui s'affichent sans complexes """démocrates-progressistes""" - qui prônent tous les deux le départ d'Assad - Chef d'Etat d'un pays souverain - et qui veulent continuer dans le rapport de force avec la Russie.

Observatus geopoliticus 08/04/2017 15:14

@ Bruno
Bonjour, cher ami. Vous abordez effectivement un point très intéressant.
Notre d'abord que cette soif d'immédiateté, conséquence presque inévitable de la société de communication actuelle, touche surtout l'Occident. En Russie, en Chine, on se plaît à "penser long" et sur le fond, et à s'y tenir :
http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2015/11/moscou-ou-la-technique-du-rhinoceros.html
Bien à vous

Eric83 08/04/2017 12:45

Si l'on en croit l'article ci-dessous, la thèse du bombardement par l'Etat Syrien avec des armes chimiques est une fable et a été un prétexte pour l'intervention militaire US, illégale et inconstitutionnelle comme l'a indiqué le sénateur Rand Paul.
Rappelons-nous qu'à chaque fois que des civils sont morts en Syrie sous des bombardements de la coalition US, un démenti a été formulé systématiquement.
Cependant, au final, sous les preuves incontestables, les US ont été contraints de reconnaître très souvent la responsabilité de la coalition mais parfois avec des semaines, voire des mois de "retard" ...une fois que tous les occidentaux - pas les civils bombardés - avaient oublié.
Souhaitons que l'enquête ou les enquêtes déterminent au plus vite qui est responsable de quoi et comment concernant les la mort de dizaines de civils sous l'effet de gaz toxiques.
Si il est avéré que l'Etat Syrien n'a pas utilisé de gaz toxique, alors Trump aura perdu sur tous les tableaux et notamment la confiance des citoyens qui l'avaient élu pour mener une autre politique étrangère.

http://turcopolier.typepad.com/sic_semper_tyrannis/2017/04/donald-trump-is-an-international-law-breaker.html

la grive 08/04/2017 19:49

Je trouve l'auteur assez optimiste dans son préambule. Même si la communauté internationale s'accordait pour réclamer ce jour même une enquête complète et impartiale, il serait bien difficile de la mener en plein territoire rebelle. L'obstruction viendrait de tous les côtés.

Non, je pense que l'enchaînement de la sentence et de la peine a déjà entériné le verdict. A défaut d'une révélation stupéfiante ou d'une fuite majeure, l'attaque de Khan Shaykhun restera une affaire non élucidée mais largement perçue comme l'oeuvre d'Assad. Et de la même manière que l'attaque de Ghouta de 2013 est aujourd'hui citée comme preuve qu'Assad est capable de tout sauf de raisonnement logique, à la prochaine attaque, ce sera Khan Shaykhun qu'on citera, ancrant de la sorte cette réalité dans les esprits.

Elle est peut-être là la démonstration de force. Mis à part le côté impressionnant des moyens utilisés, les américains rappellent qu'ils ont la maîtrise de l'espace médiatique et diplomatique. Ils frappent quand ils veulent où ils veulent et à part quelques voix insolentes, on applaudit ou on se tait dans les capitales du monde.

simplet 08/04/2017 12:44

Comme le dit le taulier, le Mundial hold'em sera une partie rude et "the river" est difficile à apprécier.
Bien malin est celui qui voit dans le jeu de son, ses adversaires.
Et puis, sommes nous informés de tout? Que se passe-t-il dans les coulisses, dans les réseaux, les clubs divers et variés dont les avis sont prépondérants?
Les pronostiques sont en l'état de l'ordre de la voyance, pas moins.

Jehan 08/04/2017 11:12

Malgré les excellentes sources d'informations dont nous disposons grâce à l'auteur de ce blogue, force est de reconnaître que l'observateur du jeu semble réduit à des conjectures, parfois assez alambiquées, pour expliquer ce qui se passe sur l'échiquier géopolitique en ce moment...
Je propose à mon tour une autre hypothèse, qui rejoint finalement certains commentaires : Au moment de l'élection de Trump, de nombreuses émissions retraçant son parcours dans les affaires ont été en toute hâte diffusées (pour tenter de rattraper l’effarant silence des médias qui avait précédé ?), et je me rappelle d’un commentaire qui disait à peu près ceci : Trump n’est pas un joueur de poker, c’est un négociateur impitoyable, qui lorsqu’il n’est pas en position de force n’a pas son pareil pour donner l’impression du contraire, en tapant un grand coup là où il n’est pas attendu. Cette stratégie du fou désarçonne un moment l’adversaire, par crainte d’un coup qu’il n’aurait pas vu ou par crainte des dégâts dont se donne l’air d’être capable Trump, et peut ainsi être amené à faire des concessions. Bien entendu cette stratégie a ses limites, mais il est possible que l’envoi des missiles sur la base syrienne était pour Trump une façon de rationnelle de reprendre la main dans plusieurs épreuves en cours (Neo-cons/Deep state, Corée du Nord, Iran) justement en donnant l’impression d’agir de façon irrationnelle.

Observatus geopoliticus 08/04/2017 15:29

Je place ici la réponse de Grognard (qui s'est une nouvelle fois trompé de case à cliquer, hum hum...) :

Bonjour Jehan,

En me basant sur mon expérience je pense que jouer ce petit jeu avec Lavrov c'est un peu court.Je n'ai aucune idée de la façon dont réagira l'Iran.
La Chine, elle, si elle reste fidèle à ses principes, démontrera très poliment à son interlocuteur que ses prétentions sont irrecevables et attendra patiemment que celui s'épuise avant de proposer les siennes.

Autre aspect: les réactions de ses électeurs dont certains semblent avoir manifesté.
Dans sa situation est -ce bien finaud de se couper de sa base?

Euclide 08/04/2017 09:32

Comme le fait comprendre certains commentateurs de ce blog, le grand gagnant de cette escalade au Proche Orient risque d'etre la Chine.
Le déficit des States vis à vis de la Chine est de 1 milliard par jour . De meme la Chine possède beaucoup de US bond . C'est un beau moyen de pression .
Le premier " round" de la chute de l'empire est la dédollarisation;
Le deuxième sera la chute de la cavalerie US.
Et le 3ème sera celui du soft power d'Hollywood.
Pour etre franc, je ne dirait plus que " l'on vit une époque formidable" car l'onde de choc du de cette désagrégation risque d'etre mortel pour beaucoup de nations;
Bon vouiquend à tous.

Observatus geopoliticus 08/04/2017 15:39

@ Euclide
Je parle de la dédollarisation bientôt car il s'est passé des choses fort intéressantes ces derniers temps...

BenK 08/04/2017 09:16

Bonjour,

Première fois que j'interviens sur ce blog que je suis avec attention. Excellente qualité et j'en remercie son auteur.

Nous vivons une époque folle et donc hautement intéressante. L'analyse que je fais des derniers retournements se résume en une hypothèse : et si Trump raisonnait a l'échelle mondiale et que le coup de force sur la Syrie n'était qu'un avertissement aux chinois sur la Corée du Nord.

Je crois en effet que la Russie n'est pas le principal adversaire des US mais la Chine. En bombardant la Syrie, les chinois comprennent que Trump pourrait ne pas faire de bluff sur la Corée du Nord.

A vous lire

Observatus geopoliticus 08/04/2017 15:37

Bonjour BenK et bienvenue.
Je plussoie Alaric : un règlement de la crise coréenne, y compris par la guerre, serait le meilleur service à rendre à la Chine (et à la Russie) car cela ôterait un point de fixation et un prétexte qui permet aux Etats-Unis d'y placer ses bases pour contenir l'Eurasie : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/02/a-l-autre-bout-de-l-echiquier-la-coree.html
Ceci dit, Trump et son entourage ont-ils le Grand jeu chevillé au corps et réellement l'intention de contenir l'Eurasie, ça c'est une autre question...
Bien à vous

Alaric 08/04/2017 10:44

Sauf que l'attaque US est tout sauf intimidante : des ennemis prévenus à l'avance une base à peine endommagée, une faible fraction des missiles qui atteignent leur cible , moins d'une dizaine de tués ...

NB : les états unis n'ont rien à craindre de la corée du nord. Ce pays leur sert surtout à justifier , de part son attitude tonitruante, la forte présence militaire US dans la région.

sapeur 08/04/2017 08:41

J'ai lu avec intérêt le message d'Yvan.

Effectivement avec cette action les USA font un nième changement de politique et d'alliance dans la région, ils remettent (je pense) la Turquie en jeux et donc Al-Quaida et autres "modérés", quid alors de l'aide des USA aux Kurdes?

Et pour les troupes péciales US qui travaillent au Kurdistan? Maintenant que le survol de la Syrie sera plus dangereux pour les américains, comment vont-ils se débrouiller? Passer par la Turquie pour aider les Kurdes....Ce serait comique!

Observatus geopoliticus 08/04/2017 15:56

@ Sapeur
"Passer par la Turquie pour aider les Kurdes....Ce serait comique!"
Mais ils le font déjà et depuis un certain temps à partir d'Incirlik ! Cette base voit des avions turcs décoller pour bombarder les Kurdes et des avions US décoller pour parachuter de l'équipement à ces mêmes Kurdes. Les absurdités de l'empire...

Yvan 08/04/2017 04:52

Bonjour,
Je ne comprends pas non plus la pertinence d'un "coup de com".
Si c'est le cas, celui-ci posera plus de problèmes aux américains à court terme que d'avantages immédiats en com internationale.
Les russes en clairement annoncé que cela ne se reproduira pas en se retirant de l'accord de préventions des risques/accidents en Syrie. Cela veut tout dire, tant pour les adversaires que pour ses alliés qui doivent être rassurés sur la continuité de leur politique locale.
Les américains risquent donc d'avoir beaucoup moins de marges de manoeuvres contre l'EI tant au nord avec les SDF qu'au sud après Mossoul; la Syrie et la Russie seront sans doute peu enclines à fermer les yeux sur leurs incursions sur le territoire syrien par la suite...
Cela ne colle pas avec les possibilités qu'ils avaient de développer suffisamment la coopération avec syriens et russes comme ils l'ont fait dernièrement et pouvoir mieux agir en sous main via les différents opposants locaux pour diviser la Syrie. Bref ils se compliquent plus la tâche qu'autre chose.
A moins du coup, qu'ils aient estimé qu'il y avait un caractère d'urgence suffisamment important pour changer la politique de marionnettes qu'ils ont mené jusque là et de passer à l'action directe.
Auquel cas, ce n'est pas de la com, c'est une première action qui va être suivie sous peu de l'effet souhaité.
Reste à savoir quel impact ils souhaitaient déclencher et chez qui.

Deux suppositions me viennent pour l'instant:

économique: taper dans la fourmilière et instaurer un état de conflit déclaré avant que la bombe dollar n'explose;

géopolitique: de nombreux membres de l'Otan commence à ouvertement remettre en cause son utilité et sa russophobie, ainsi que plusieurs élections qui approchent en Europe et risquent de voir certains pays être plus ouverts à la politique et aux échanges économiques avec la Russie.
Economiquement, cela pourrait être très délicat à gérer pour eux.
Géopolitiquement, si plusieurs pays européens ne suivaient plus leur ligne politique ni leur communication, voire se désolidarisaient des interventions en Syrie, cela porterait un frein certain à leurs prétentions locales (besoins en appui, en support logistique, com, etc).
Si cela arrive, cela sera le début d'un échec et mat pour la politique US menée depuis des années.

Dans les deux cas, un "bon" remake de la guerre d'Irak pourrait, j'en ai peur, bien les séduire malgré les risques pour accélérer les choses et poser un nouveau contexte géopolitique.

Ceci n'est bien sûr que le fruit de mon humble réflexion néophyte et j'espère bien me tromper.

Yvan 09/04/2017 05:19

Cher OG,

En effet, bien des inconnues laissent perplexes dans cette action.
J'ai longuement hésité à répondre tant ce qui me vient à l'esprit est tiré par les cheveux et digne des sites complotistes de bas étages mais de nos jours, et comme vous le dites, toutes les pistes de réflexion sont bonnes à prendre...
Trump vient de créer les conditions d'un false flag... au cube.
Etre prêt à perdre sa base électorale par une action purement symbolique n'est pas anodin. Il sacrifie une pièce comme aux échecs.
Donc on peut en penser que c'est qu'il a beaucoup à y gagner ou qu'il évite de perdre plus que ce qui risque de se passer sans cela.

L'attaque de la base a permit de déclencher un état d'alerte des S-300/400 déployés et surtout la levée par la Russie de l'accord sur la sécurité aérienne.
Si un avion civil venait à être descendu maintenant, cela mettrait les russes dans une situation médiatique très délicate. Mais on a vu en Ukraine que l'occident ne s'embête pas beaucoup avec les enquêtes pour trouver un coupable autre que celui désigné d'office.

- Les américains font une frappe "modérée" de semonce
- Les alliés OTAN ont changé leur discours en une journée seulement, passant du mode va t'en guerre au "il faut une politique mesurée et diplomatique au conflit",

Le camp des gentils devient très modéré et celui des méchants très méchant. (Ca plait toujours une sauce simple dans les médias...).
Les questions seraient alors: Pourquoi un tel revirement dans sa politique annoncée et pourquoi considérer que sa base électorale est sacrifiable (c'est en ce sens que je soumettais une piste aussi économique suffisamment grave et rapide pour que l'opinion américaine sur le sujet de la frappe devienne négligeable).
Je n'ai bien évidemment pas le niveau d'expertise de notre hôte ni des intervenants réguliers ici. Je garde donc mon hypothèse comme une simple piste de réflexion mais reste en effet qu'on ne sacrifie pas une pièce importante sans obligation majeure en stratégie.

Bien à vous et merci encore pour vos lumières.

Observatus geopoliticus 08/04/2017 15:49

@ Yvan
En ces temps incertains, toute réflexion est bonne à prendre, cher Yvan...
Quelques points cependant parmi d'autres.
- on en revient toujours au même : pourquoi bombarder trois canettes et deux baraques et pas la base elle-même ? Quelques heures après la frappe, des avions syriens en ont décollé à nouveau ! Cette frappe n'avait rien d'une déclaration de guerre...
- pourquoi les pays européens ont-ils pris cette frappe avec une prudence inhabituelle, eux qui sont toujours partants pour taper sur Assad ?
- pourquoi Trump prend-il le risque que perdre sa base ? Les premiers soutiens de Trump se sont immédiatement désolidarisés, aux Etats-Unis comme en Europe (Farage).
Et il y a bien d'autres interrogations. Bref, beaucoup de x dans l'équation...
Bien à vous

Grognard 08/04/2017 03:39

Je ne crois pas que cette affaire soit un coup de com.
On ne joue pas avec des allumettes les vêtements imbibés d'essence.
Il sera intéressant de savoir s'il y a des réactions du côté du pentagone.
Rouler des mécaniques pour avoir les "jouets" derniers cri est une chose ; vérifiez sur le terrain s'ils sont aussi chouette que sur la notice en est une autre.
Avant de frapper un adversaire il faut connaître son point faible.
Quel est celui qui pourrait le plus faire "couiner" les USA?
Je pense également que cette fois la patience russe a atteint ses limites.

Grognard 08/04/2017 09:55

@ Alaric
Bonjour,
Je ne pensais pas spécialement aux tomahawk mais à la tendance générale du pentagone pour avoir les trucs de plus en plus sophistiqués.

Alaric 08/04/2017 04:33

Si vous parlez des tomahawk, ils ne sont pas vraiment dernier cri (1983 )et ont déjà beaucoup servi

Pendule de Newton 08/04/2017 03:18

Quelle époque!!!
Gardons nous de spéculer, comme ses hystériques du MSN, qui s'en faux mourrait dans leur jouissance (l'essentiel pour eux est sauf, ils étaient en manque de leur maitre, le Trump a frappé certes des billes mais a fait ce qu'ils rêvent depuis des lustres).

Il faut récolter les infos, se garder de chercher le loup dans cette époque de pure fumée et attendre pour mieux s'en faire une idée.

Il n'est pas fou, connait les lignes rouges de l'ours (coup de fil) et utilise ses cartes.

Géopolitiquement c'est un signe de grandes faiblesses pour les occidentaux, trop obnubilés pour le voir. Les chinois et les russes viennent de voir la limite de l'empire. S'ils s'y prennent sérieusement ils ont les cartes pour les pousser à faire les faux pas.

Malgré les roulements de tambour, ils ne peuvent plus supporter de vrais guerres face à une puissance égale.

Oubliez vos certitudes, c'est un jeu de poker de rue et moultes surprises sont à venir. Trop de joueurs vicieux ou contestés en interne se vendent à l'extérieur pour respirer.

Le nouveau monde sera fait de responsable poker bad boy. Responsable qui adore l'atmosphère de tensions inutiles et vaines.

Petite info de passage, selon le bienaimé Tillerson les USA se réservent le droit d'agir unilatéralement sur le dossier Nord Coréen (quand le marketing fait pousser des ailes illusoires). L' Asie n'est pas le golfe, ils en auront pour leur espoir.La Corée du nord n'est pas une vierge prête à l'abattoir (même si Trump le sait très bien)

Bien à vous O.G et merci pour vos échanges.

Observatus geopoliticus 08/04/2017 16:00

@ Newton
Quelle époque épique, cher Pendule.
Je trouve votre message clair-obscur parfois brumeux, sans doute pour ajouter au mystère qui nous entoure... ^^
Bien à vous

Bidi 08/04/2017 01:36

Poutine, Trump, Assad sont de mèche! Tout ça c'est du théâtre pour fourvoyer l'Empire et permettre à Trump et à Poutine de départager qui est qui! Assad et Poutine ont laissé l'attaque s'opérer en faisant mine de s'offusquer! Faut pas se fier aux apparences! C'est une mise en scène! Si les missiles ont atteint leurs objectifs c'est que la Russie et la Syrie ont désactivé leurs systèmes de défense! Il y a une intention cachée derrière tout ce cirque! Nous le découvrirons sans doute très bientôt!

Observatus geopoliticus 08/04/2017 02:50

Si seulement l'analyse géopolitique était aussi simplissime...

theuric 08/04/2017 00:51

Je m'amuse de voir combien Israël est le responsable de tous les mots, je ne dis pas que son gouvernement soit composé de saints, très loin s'en faut, et l'ignominie de son action envers les palestiniens affaiblit jour après jour sa position.
Palestiniens qui, rappelons le, sont les véritables descendants des juifs d'antan, ceux resté en Judée (juif, Judée) après la destruction du temple de Salomon, ce qui pose d'infinies questions d'ordre socio-psychanalitique et historique, lisez Shlomo Sand, sur ce sujet, celui qui em...bête les anti-juifs et les sionistes (au moins ils se mettent d'accord la-dessus, c'est un petit début).
Mais quoi qu'il en soit, ce pays n'a pas les capacités économiques et militaires pour réellement entrer dans cette danse proche-orientale, son armée est une armée de défense, d'ailleurs lorsqu'elle a tenté d'aller au-delà, il lui en a fortement coûté, voyez ce qu'il s'était passé au Liban.
D'où les quelques bombardements qui ne montrait juste que leurs craintes logique (cela ne voulant pas dire que je suis d'accord là-dessus mais que j'en comprends la cohérence).
Ils savent que ce pays se trouve sur l'une des voies hautement stratégiques de cette région, historiquement tout le monde y est passé, si je puis dire, c'est pourquoi Israël se devrait impérativement rapidement régler son conflit avec les palestiniens.
Quand à cette histoire de gaz, franchement ça pue le barbouze, juste avant une table ronde tout à l'avantage de Monsieur Assad, du gaz que des experts internationaux avaient démantelé, quand à la rapidité de réaction, excusez du peu, mais moi ça me fait penser à la valse à mille temps.
Non, tout cela n'est pas clair et, vraiment, il se passe trop de choses ici et là, attentat en Russie, bourses européennes qui baissent, gaz en Syrie, ensuite, à qui sera-ce le tour?
Moi, ça me fait penser à de la prestidigitation où le tout s'agit de montrer la main droite pendant que la main gauche agit.
Juste faire monter la pression sur des points détournés du but poursuivit.
Bref, si il y a bien détournement d'attention, alors un ou plusieurs événements devraient suivre avant que la raison concrète de cette série de manœuvre se comprenne lorsque le but à atteindre deviendra visible, le tout s'agissant de comprendre quelle était la cible originelle.
N'oubliez pas, et je le crus moi aussi, Monsieur Trump n'est pas un isolationniste mais un réformateur de l'empire et suivant que sa stratégie s'appuie sur l'un ou l'autre de ces deux desseins, son action sera diamétralement opposé.

simplet 10/04/2017 01:32

Extrême droite belge
Peut-être Gladio ou pas mal de belges étaient impliqués?
Ou une rumeur aussi sur la suppression de la gendarmerie. Celle-ci serait devenu un danger et aurait préparé un coup d'Etat, car noyauté par un etat-major droitier. Les fautes commises lors de l'affaire Dutroux sont officiellement parmi les raisons de sa suppression (hum!). Le pouvoir policier actuel laissé aux seuls bourgmestres donc morcelé. Seule une partie est laissée au pouvoir fédéral pour la police dite d'intervention: grèves, évènements politiques sérieux, etc.
Un constat: la gendarmerie était une arme d'élite de valeur et reconnue comme telle, sa remplaçante, la police donc, est tout sauf de grande valeur. Les derniers actes de terrorisme le prouvent. En Belgique on a le culte de la médiocrité.

Observatus geopoliticus 10/04/2017 00:54

@ A moi-même
J'enlève temporairement Kushner de la liste au vu de son comportement extrêmement honnête dans la crise qui nous occupe.

Observatus geopoliticus 08/04/2017 16:55

@ Theuric
Ne le prenez pas mal, cher ami, mais j'ai quelque difficulté à vous comprendre... Je vous trouve parfois contradictoire et j'ai l'impression que vous avez tendance à transformer vos sentiments personnels en faits selon la bonne vieille méthode Coué. Bon, allons-y, pour le simple plaisir d'échanger :

- "qui tient Israël, tient tout le sud du Proche-Orient, voire même l'Afrique."
>>> Vous disiez à peu près le contraire dans votre message précédent, qu'Israël n'avait pas grande importance... En quoi Israël a-t-il un emplacement géostratégique de première importance, plus que le Liban ou Chypre par exemple ?

- " Comme en Europe la Belgique, c'est pourquoi ce dernier pays fut le théâtre, par le passé, de tentatives de déstabilisations, par des groupuscules d'extrême droite, entre-autre, d'où aussi le choix de Bruxelles comme capitale politique de l'Union-européenne."
>>> ?? L'extrême-droite, les z'heures les plus sombres, l'emplacement stratégique de Bruxelles... De quoi parlez-vous ?

- "En politique et géopolitique, ainsi qu'en géostratégie, la religion est un outil et non pas, du-moins très rarement, la raison de l'action, d'ailleurs dès que la religion fut la base d'une décision politique, cela fut contreproductif, voyez les guerres de religion européennes."
>>> Tautologie amusante. Puisque la religion à la base de la décision politique est contre-productive, la religion ne doit pas être à la base de la décision politique donc la religion n'est pas à la base de la décision politique...
Vous prenez, hélas, vos désirs pour des réalités.
Ne vous en déplaise, la religion est parfois à la base de la décision politique, passée ou présente. Croyez-vous par exemple que si les différentes administrations US n'avaient compté aucun juif mais des musulmans, le sort des Palestiniens eût été le même ? Il faudrait être sacrément naïf pour le penser. Eh oui, c'est comme ça, c'est la réalité de la vie et de l'histoire, mon pauvre Theuric, le communautarisme existe aussi en politique, y compris au niveau le plus élevé... Tout spécialement aux Etats-Unis, pays de lobbies par excellence. Il faut être très fort pour y échapper, par exemple Kissinger qui, sans être évidemment contre Israël, résistait aux pressions de Golda Meir en 1973. Wolfowitz, Perle, Cohen & Co n'ont pas eu de ces scrupules. Et aujourd'hui, Kushner reprend le flambeau dans l'administration Trump.

- "Mais je ne pense pas que ça aurait été bien loin si le nouvel Israël s'était installé ailleurs (je me demande bien où, vous connaissez la logique du choix)."
>>> Evidemment que ça aurait été aussi loin. L'attachement viscéral de n'importe quel juif à Israël n'a rien à voir avec son emplacement géographique. C'est d'ailleurs pour cela qu'à une époque, j'avais lancé l'idée de la création d'un deuxième Etat juif, n'importe où dans le monde : une sorte de soupape afin que ceux des juifs qui occupent les sphères du pouvoir aux Etats-Unis lâchent un peu de mou sur le conflit israélo-palestinien.

- " Mais au-delà de ce simple fait factuel, je trouve dangereux ce jeu croisé qui a lieu en ce moment entre ces français juifs de confession, voire athées, qui jouent la victimisation et de ces français qui, en réponse, se la jouent anti-juif de grand-papa."
>>> Moui, c'est ce qu'on appelle le communautarisme et qui entraîne inévitablement une réaction. Quand vous voyez que le conflit israélo-palestinien s'est installé en France entre juifs et musulmans, vous vous dites que quelque chose ne tourne décidément plus du tout rond... Par peur de la méchante-et-vilaine-pas-belle assimilation, la gôche globaliste a pendant des années nourri inconsciemment ce conflit potentiel en exacerbant la différence et l'origine, au lieu de dire à tous ces gens : "Vous êtes Français, point-barre". Le résultat ne s'est pas fait attendre...

Amitiés tout court, qu'elles soient républicaines, monarchiques ou impériales ^^

theuric 08/04/2017 12:25

@Observatus Politicus,
Israël est plus que nécessaire pour l'oligarchie étasunienne, qui tient Israël, tient tout le sud du Proche-Orient, voire même l'Afrique.
Ce pays est l'un des verrous géostratégiques important qu'il faut conserver pour tout empire de la région méditerranéenne.
Comme en Europe la Belgique, c'est pourquoi ce dernier pays fut le théâtre, par le passé, de tentatives de déstabilisations, par des groupuscules d'extrême droite, entre-autre, d'où aussi le choix de Bruxelles comme capitale politique de l'Union-européenne.
En politique et géopolitique, ainsi qu'en géostratégie, la religion est un outil et non pas, du-moins très rarement, la raison de l'action, d'ailleurs dès que la religion fut la base d'une décision politique, cela fut contreproductif, voyez les guerres de religion européennes.
Il y a, certes, les fondamentalistes chrétiens étasuniens virevoltant dans les hautes sphères U.S. qui, si j'ai bien compris, ont un intérêt religieux partagé avec les fondamentalistes juifs.
Mais je ne pense pas que ça aurait été bien loin si le nouvel Israël s'était installé ailleurs (je me demande bien où, vous connaissez la logique du choix).
Tout comme nous pouvons facilement percevoir combien cet empire étasunien en perdition est mauvais pour le peuple U.S., de la même manière l'extrémisme israélien au gouvernement est préjudiciable pour la population, et il en est de même pour nous, Français, et nous pouvons voir comment l'oligarchie américaine, israélienne, française, européenne fait pour nous corrompre l'esprit en nous faisant croire que ce qui nous est présenté comme étant populaire et serait le mieux pour nous, nous est en réalité préjudiciable et destructeur.
De fait et pour l'instant, les véritables ennemis de toutes les population sont les impériaux oligarques et leurs factotums de toutes les nationalités, toutes, sans une exception.
Pour en revenir à Israël, c'est bien parce que ce pays a une position géostratégique de première importance que son gouvernement peut se permettre de déborder ses capacités naturelles.
Mais au-delà de ce simple fait factuel, je trouve dangereux ce jeu croisé qui a lieu en ce moment entre ces français juifs de confession, voire athées, qui jouent la victimisation et de ces français qui, en réponse, se la jouent anti-juif de grand-papa.
Ce délire, logique suivant ma théorie de la rétrogression historique, est dangereux à plus d'un titre, chacun cherchant à justifier leur propre engagement suivant les événements.
C'est ainsi que je les renvoie tous dos-à-dos, ce qui peut se lire, entre les lignes, il est vrai, dans mon commentaire précédent.
Il s'agit d'un problème psychanalytique d'identité collectif d'une violence incroyable, tant pour les européens, donc des français, mais de manière moindre de ce qu'il peut en être des juifs de bien des horizons.
Comme pour toute question psychanalytique grave, individuel comme collectif, c'est à la personne et/ou au groupe de faire le travail d'analyse par lui-même et non pas l'observateur qui, lui, doit se placer en tant que témoin, ce que, vous l'aurez compris, je suis.

Pour le reste, j'ai un ami qui, quoi que je dise, ne cesse d'affirmer le contraire, même si je répète ce qu'il avait dit auparavant, par réflexe, dans ma famille, mes frères font de même, et même des inconnus avec qui je discute peuvent avoir la même tendance.
C'est pourquoi je n'use que de mon pseudonyme, mais même là cette tendance s'exprime.
Je ne pense pas que je pourrais m'en débarrasser, même si je comprends d'où cela provient.
A contrario, seuls les jeunes, parfois les femmes peuvent m'entendre.
J'ai choisi la solitude, merci internet, entre-autre en raison de cela, ce processus s'appelant le syndrome de Cassandre, étant entendu qu'un syndrome de cette sorte reste tel tant que le sujet n'en a pas compris les mécanismes, ensuite il devient un effet, ce qui est différent.
Cela étant lié à ce que je nomme la "composition de sens" dont vous trouverez la définition sur mon blog dont voici l'adresse ( http://nouvelhumanisme.hautetfort.com/ ), ne suffit plus, ensuite, que de taper l'expression dans le moteur de recherche interne.
Bien à vous, cher hôte, et, merci de nous proposer ce lieu où nous pouvons tout autant nous instruire, discuter ainsi que, parfois, faire dispute.
C'est cela qui nous permet de développer notre liberté de penser grâce à cette liberté de parole que vous nous offrez, seule liberté démocratique qui vaille.
Mes amitiés républicaines.

Observatus geopoliticus 08/04/2017 03:17

@ Theuric
Vous oubliez un peu vite qu'Israël a noyauté des pans entiers de la direction américaine comme les Américains ont noyauté des pans de la direction européenne...
Encore hier, l'interview d'un sénateur :
- pourquoi la Syrie est-elle importante pour l'intérêt national américain ?
- pour empêcher l'Iran de mettre le pied en Syrie et protéger Israël.
Pardon, j'ai mal entendu... Protéger Israël serait l'intérêt national américain ? Je ne crois pas que la majorité des dirigeants US pense ainsi mais une partie non négligeable.

Ce que je vais dire va peut-être heurter votre idéologie mais c'est le risque avec une minorité "bi-nationale" ou "nationale/religieuse" dont l'allégeance ou la fidélité seront toujours douteuses. Erdogan noyaute et instrumentalise les minorités turques en Europe, les pétromonarchies noyautent et instrumentalisent une partie des musulmans d'Europe, Israël noyaute le pouvoir US grâce aux juifs américains des hautes sphères... C'est logique, presque naturel et c'est tout sauf nouveau : les Anglais faisaient déjà de même à la fin du XIXème siècle avec les Uitlanders en Afrique du Sud.

theuric 08/04/2017 00:54

Heu, Israël serait responsable de tous les maux, quand aux mots, ce serait l’hébreu, ce qui est autre chose.
Une langue sémitique, comme l'Arabe, amusant, non?

daniel 08/04/2017 00:17

Encore merci pour cet éclairage.
Un peu daté - 5 April 2017, ça va si vite- et reste à savoir si c’est vrai.
(Komnews roule à fond pour les Kurdes d’Irak KRG Barzani et n’hésite pas à enfoncer le Rojava avec des articles limite désinformation.)
https://komnews.com/us-restores-support-islamist-rebels-moves-unify-groups-idlib/
« A Free Syrian Army commander told to Al Jazeera that the US has restored the funding and logistical support it froze in February for rebel factions in northern Syria.
A new military operation room, supported by the US, Turkey, Western European and Gulf states, is reportedly under discussion and efforts to unify groups in the Idlib area aim at consolidating military control over Idlib, western Aleppo and parts of Latakia. … »

La suite de l’article suggère qu’une nouvelle mouture de DAESH pourrait être financé à cette occasion. Notons aussi le révélateur : « tout le monde sait que les armes finissent dans les mains de DAESH »

Observatus geopoliticus 08/04/2017 02:51

@ Daniel
Oui, j'en ai parlé dans le précédent article.

Bertrand 07/04/2017 23:42

interprétation qui alimente l'hypothèse B des événements d'hier soir: un jeu de faux semblants.

Bernard guetta va être décu, lui qui appelait ce matin à 8h17, au cours de ses 2 minutes de la Haine quotidiennes, à plus de frappes, plus de sanctions, et donc carrément à des bottes occidentales en Syrie.

sauf qu'elles y sont déjà: Contras 2.0!

http://conscientia.fr/2017/04/07/frappe-us-en-syrie-la-nuit-des-dupes-masquait-un-joli-de-coup-de-billard/#more-838

RRJL 07/04/2017 23:35

On rembobine le film. Quel était les choix de Trump :

- Soit crier au complot dans un vent médiatique contraire,

- Soit admettre une culpabilité de l'armée Syrienne et agir à la Trump.

L'alternative, c'est de faire de l'Obama, accuser la Syrie mais ne rien faire.

D'abord choqué, déçu, je me marre en écoutant les Trumpo/Syro/Poutinophobes réagir à cette attaque, finalement, faut-il reconnaître que Trump a plus de cœur qu'Obama :-)

Observatus geopoliticus 08/04/2017 16:03

@ RRJL
N'empêche qu'il perd des pans entiers chez ses soutiens :
http://www.independent.co.uk/news/world/americas/donald-trump-airstrikes-syria-assad-infowars-train-fans-polls-numbers-falling-a7671601.html
Un rapprochement ponctuel (et sans doute sans lendemain) avec le Deep State lui fait perdre ce qui faisait sa force.

RRJL 08/04/2017 14:00

"il sait que la plupart de ses partisans"

La plupart de ses partisans sont aussi complotiste donc capable de comprendre une certaine complexité.

Plus je m'informe sur ce bombardement, plus j'y vois une manœuvre d’enfumage des médias qui veulent nous forcer à réfléchir simplement, toute complexité étant qualifiée de cerveau malade.

Dans ce cas la vision simpliste sera : Trump défend les petits enfants gazés alors qu'Obama a laissé faire.

Je vois mal France Inter nous expliquer que ce bombardement est bidon et que les soldats syriens mort l'ont été sur un autre champ d'opération ... ce serait une théorie du complot !

Alaric 08/04/2017 00:13

Tout ce que je dis , c'est que Trump aurait eu le soutien total de ses partisans si il avait dénoncé le false flag

RRJL 07/04/2017 23:59

Alaric, je me raccroche aux branches et il y a du vrai dans ce que j'écris mais il faudrait que je sois le dernier des naïfs pour faire confiance à Trump.

On sera fixé dans 5 ans.

Alaric 07/04/2017 23:49

Trump a toujours eu droit à un vent médiatiques contraire et il sait que la plupart de ses partisans ne croient pas les médias ...

GEBE 07/04/2017 23:29

http://blog.dilbert.com/post/159300836386/the-syrian-air-base-attack

Hamilcar Barca 07/04/2017 23:03

Bonjour à tous,

La lecture des deux rapports successifs par OG sur la situation en Syrie met en lumière, quand on prend le temps de "laisser reposer la pâte" un niveau d'incohérence rarement observé au cours d'une crise. Et Dieu sait que les 70 dernières années n'en ont pas été avares.

De tout ce magma émergent deux points absolument invraisemblables:
- a-t-on jamais vu l'équipe dirigeante d'une grande puissance opérer en une semaine un changement de cap de 180° de sa doctrine affichée?
- a-t-on jamais vu une grande puissance, et a fortiori l'Empire, prévenir à l'avance et son ennemi, et l'allié d'icelui, de l'endroit, du jour et de l'heure où la grêle va tomber?

Comme aurait dit le grand San Antonio: "Allez raconter ça à un cheval de bois, il vous flanquera une ruade".

Première hypothèse: le Donald est le gus faible du bulbe, va-de-la-g... et inconséquent tel qu'il nous l'a été décrit durant la campagne. Qui de surcroît n'arrive plus à contenir une offensive généralisée du Deep State. Et qui se débat comme un frelon dans un bocal, faisant tout et le contraire de tout.
Possible. Si c'est le cas, c'est terrifiant.

Deuxième hypothèse, PAS EXCLUSIVE de la première. Qui, dans la région, pense que sa survie est en jeu? Qui a une trouille intense de voir à ses frontières perdurer une Syrie dirigée par Assad? De voir un Iran rentrer dans le jeu international comme grande puissance régionale? De voir le Hezbollah s'affirmer comme une force militaire aguerrie et bien équipée? Qui a intérêt à déstabiliser un homme et une équipe qui ont pris des positions plus que dangereuses à leurs yeux?

Et surtout, qui peut le faire?

La Turquie et son Sultan? Ils risquent de laisser des plumes si Assad perdure, mais ne jouent pas leur existence. Les pétro-monarchies? Là ça devient plus plausible, mais à part ouvrir les robinets financiers pour soutenir les djihâdistes, qu'ont-elles démontré jusqu'ici?

Mais qui a les moyens et le savoir-faire reconnu dans les opérations "noires", les relais d'opinion au niveau mondial, et un pouvoir de pression incalculable et reconnu sur le monde politique US?

Israël et son Mossad.

Si on accepte l'idée que les Syriens sont allés bombarder un dépôt de munitions sans savoir qu'ils contenait des gaz de combat (et sur la foi de quels renseignements?), on ne peut pas sauter à pied-joints par dessus cette hypothèse.

Bien cordialement

Observatus geopoliticus 08/04/2017 16:05

@ Hamilcar
Merci, cher suffète, pour cette analyse magistrale. C'est curieux parce que c'est un truc qui me trotte en tête depuis quelques temps.
Revenons au début du conflit : les vautours prêts à dépecer la Syrie s'appellent pétromonarchies, Israël et Turquie, avec tonton Sam qui surveille les opérations.
Puis, à partir de 2013, friture entre Barack et Bibi : les USA roulent maintenant pour les fondamentalistes pétromonarchiques. Certes, ils ont le même but qu'Israël mais Tel Aviv se met en retrait du fait de sa relation rafraîchie avec Washington.
Election de Trump avec son gendre sioniste (qui occupe maintenant une position centrale à la Maison Banche). Cette fois, ce sont les pétromonarchiques qui se mettent en retrait pendant qu'Israël revient sur le devant de la scène.
Dans les deux cas, le but et les moyens sont les mêmes, c'est simplement l'un des acteurs qui change.
A voir si ça se confirme...

sapeur 07/04/2017 22:00

Et si les USA recommencent cette nuit ou demain? Les Russes pourront-ils rester sans rien dire? Le but des USA n'est il pas de faire monter très vite la pression jusqu'à atteindre un point de non-retour avant que la vérité n'éclate sur cette "attaque chimique"?

Je me pose aussi la question sur ce que va faire la Chine. L'attaque alors que le président chinois était chez Trump me semble un véritable affront, et les chinois n'aiment pas perdre la face...

Observatus geopoliticus 08/04/2017 03:03

@ Sapeur
Apparemment non, les Russes ne laisseront pas passer une deuxième fois.

Dubitatif 07/04/2017 21:18

2 profils instigateurs initiateurs exécutants de ce crime ignoble

La Turquie
Israel

Tout porte à croire que ce crime a été planifié avec la complicité des USA. pour preuve l'attitude américaine des semaines précédentes. Le va et vient des déclarations officielle sans queue ni tête jusqu'a ce qu'ils perpétuent ce crime

Observatus geopoliticus 08/04/2017 18:50

@ Hamilcar
D'accord, cher suffète, je comprends mieux.
C'est effectivement une hypothèse tentante et qui pourrait expliquer le coup de sang de Poutine envers Netanyahou (si tant est que, dans cette hypothèse, ce soit le Mossad qui ait donné le renseignement).
NB : quand je parle de "false flag", je ne parle effectivement pas de manipulation intégrale de la part des djihadistes ; j'ai en tête un bombardement de l'aviation syrienne sur un dépôt, récupéré et transformé en bombardement chimique par les gentils "modérés".

Hamilcar Barca 08/04/2017 18:13

@Observatus Geopoliticus

Mon cher OG
Je me suis mal exprimé et vous ai induit en erreur.

Résumons.
Je ne crois pas une seconde que les Syriens aient lancé une attaque chimique:
- vu le grand principe: "A qui le crime profite-t-il?"
- vu le faible nombre de personnes atteintes et l'absence évidente de précautions prises par les sauveteurs, indices incriminant une charge minime.
Alors?
Je pense que l'Armée Syrienne et son commandement ont été victimes non pas d'un "false flag" (ce sont bien eux qui ont bombardé) mais d'une opération de désinformation.

"On" (la CIA, le Mossad, qui d'autre?) leur a fait croire que cet entrepôt avait un gros intérêt militaire. "On" savait qu'en fait cet entrepôt contenant des gaz de combat, probablement sous forme binaire. Soit parce que "on" était bien renseigné sur les capacités techniques (indéniables) des djihâdistes, soit parce que "on" leur avait fourni ces gaz, par des voies plus ou moins détournées en provenance de pays détenant des stocks ... et notoirement pas très regardants.
https://tinyurl.com/n79kffm

Après, les Syriens tombent dans le piège et bombardent l'entrepôt, mais heureusement seule une petite partie du stock ou des précurseurs réagit (voir mon post précédent).

Je suis bien d'accord que tout cela n'est que du "tableau noir", mais vu le potage dans lequel on baigne ... :-)

Bien cordialement

Observatus geopoliticus 08/04/2017 15:23

@ Hamilcar
Merci, cher suffète.
Nonobstant l'invraisemblance que Damas ait perpétré cette attaque pour toutes les raisons évoquées par ailleurs, continuons la discussion pour le simple plaisir de la curiosité technique. Si je comprends bien, cela impliquerait que :
- l'armée syrienne ait la capacité technique de le faire (est-ce facile à mettre en oeuvre ? Vu l'état de leur aviation...)
- elle sache exactement ce que le dépôt contenait

Hamilcar Barca 08/04/2017 15:13

@Observatus Geopoliticus
"Or on n'a jamais vu de bombe mélanger différents gaz"

Bonjour OG
Si; On appelle cela des charges chimiques binaires. Explication: les gaz de combat neuro-incapacitants sont difficiles à stocker et à manipuler. Pas besoin de vous expliquer pourquoi.
On (qui?) a eu l'idée il y a pas mal de temps de charger les projectiles avec deux précurseurs du gaz, mais eux même inoffensifs. A l'impact ou par télécommande, etc, les containers se rompent, les précurseurs se mélangent, réagissent et le Sarin, Tabun, etc est libéré.
https://tinyurl.com/lm94r8k
C'est peut-être ce qui s'est passé dans cette histoire. Les djihâdistes ne sont pas incompétents et ont très bien pu stocker leurs précurseurs dans deux endroits bien séparés de l'entrepôt.
Une bombe a pu faire que deux faibles quantités de précurseurs se sont mélangées, d'où une "bouffée" de gaz qui s'est vite dissipée.

Bien cordialement

Observatus geopoliticus 08/04/2017 04:31

@ Christian74
Merci de ne pas raconter n'importe quoi. D'abord, on ne sait pas si c'est du sarin : "les sauveteurs" sans gants qui manipulent les victimes seraient immédiatement morts. Ensuite, le sarin n'a absolument pas besoin d'être vaporisé (cf. métro de Tokyo en 1995 où les terroristes ont simplement percé avec leur parapluie des sacs contenant des poches de liquide, laissant s'évaporer le gaz). Alors une bonne explosion, imaginez...
La thèse russe est d'autant moins fantaisiste qu'elle est aujourd'hui à peu près totalement confirmée. MSF a en effet affirmé que les victimes avaient été exposées à différents agents chimiques. Or on n'a jamais vu de bombe mélanger différents gaz. C'est donc bien selon toute vraisemblance un dépôt d'armes rebelle contenant différents agents qui a été bombardé.

Alaric 08/04/2017 00:02

@ Christian Ou sinon il n'y a jamais eu de sarin , mais un autre toxique . Regardez les fameux casques blancs manipuler les corps des victimes en tong avec un simple masque hygiénique , si c'était du sarin ils mourraient dans la minute en faisant ça .

"Passer à la vitesse supérieure " en attaquant des civils dans une ville éloignée de la ligne de front ? Les armes chimiques ne sont pas plus efficaces que les bombes thermobariques par exemple, qui sont elles autorisées

Les pertes des loyalistes sont grandes mais moins que les années précédentes et Assad, qui tient depuis 6 ans et a l'appui de l'aviation russe, est sur une dynamique militaire favorable .

Quant au lâchage d'Assad en échange d'une reconnaissance de la Crimée/fin des sanctions , LOL

Christian 74 07/04/2017 23:53

Peu probable selon les experts, le sarin pour être efficace doit être vaporise ce qui suppose la maîtrise d'une technologie militaire d'un bon niveau, le bombardement d'un dépôt de gaz ne va que l’enflammer ou le disperser sur un périmètre restreint, l'explication russe est fantaisiste.
C'est sans doutes Bachar mais pourquoi?

Première hypothèse il a pris le changement officiel de position US a son égard comme un blanc seing et a voulu passer a une vitesse supérieure afin d’écourter un conflit qui met a mal ses réserves en combattants (les pertes pro-régime sont énormes d’après les rapports du terrain).
Seconde hypothèse il a fait ça pour gêner les russes.Il sait qu'il n'est qu'un atout dans leur manche qu'ils lâcheront un jour contre l'acceptation de la Crimée russe, la levée des sanctions ou un accord de paix profitable en Syrie, qui supposera forcement le découpage du pays en zones d'influences et sa traduction devant un tribunal de guerre.

Enfin les russes l'ont peut être pousse a la faute, finalement le revirement américain de la semaine dernière lui ôtait sa valeur stratégique, ils préfèrent entraîner les américains dans un bourbier au Moyen Orient pour lequel ils auront la clef de sortie plutôt que les voir s’intéresser de nouveau a la Crimée et l'Ukraine.

Observatus geopoliticus 07/04/2017 21:33

@ Dubitatif
Le false flag n'avait besoin de personne pour être perpétré. De toute façon, il s'agit vraisemblablement du bombardement d'un dépôt qui contenait des armes chimiques (version russe plausible). Les barbus en ont profité pour faire leur cinéma en criant au bombardement chimique.

Theoltd 07/04/2017 21:13

Pour ma part, je penche plutot a une opération du type "il faut sauver le soldat Daesh" qui se reproduira chaque fois que les troupes gouvernementales reprendront du terrain aux terroristes.
Les missiles américains viendront sans aucun doute de nouveau en renfort, en détruisant peu a peu l'infrastructure militaire du pays. Que fera la Russie, que peut elle réellement faire? C'est a mon avis cela tout l'enjeu. Pas grand chose a mon avis.

Observatus geopoliticus 07/04/2017 21:30

@ Theoldt
Daech, non. Al Qaeda ou Ahrar al-Cham, oui si Cretinho reprend la politique obamesque.

Dubitatif 07/04/2017 21:12

Rien de nouveau dans l'empire

Israel a stoppé l'avancée syrienne vers Raqqa et Deir Azor via l'agression a Palmyre
les Usa viennent de ficeler la Russie à coup de tomahawk
ça c'est la réalité.

La Russie et la Syrie se doive de réagir de manière forte et non à coup de jérémiades qui ne font qu'acter leur impuissance avant qu' Israel et la turquie puissent se donner à cœur joie dans le jeu de massacre à venir. Ou sinon la Syrie sera démantelée sans coup férir.

Il n'y a pas de rebondissement dans cette péripétie juste la continuation du plan de démembrement de la Syrie en cours.

Trump est américain et comme tout opportuniste pragmatique américain agit dans l'intérêt d'Isarel et basta. Rien de nouveau dans l'empire

Observatus geopoliticus 08/04/2017 16:20

@ Dubitatif
Si vous êtes aussi têtu et déconnecté, la discussion ne va pas aller bien loin...

- Je vous répète que l'armée syrienne n'a pas stoppé à Palmyre. Regardez les cartes du conflit : le front de Palmyre est celui qui a le plus évolué (dans le bon sens) depuis quelques semaines. Cette frappe israélienne n'a donc strictement rien changé.
- Il n'y a rien à voir entre Palmyre et Raqqa si ce n'est que la poussée kurdo-US au nord oblige Daech à dégarnir ses autres fronts, ouvrant un boulevard à l'armée syrienne au sud (Palmyre justement).
- Vous dites "La Russie n'a pas levé le petit doigt pour empêcher ces tirs de missiles." Qu'en sait-on ? Où sont passés les 2/3 des Tomawaks qui n'ont pas touché leur cible ? Vous le savez, vous ? Par ailleurs, si c'était un false flag (une des hypothèses), alors oui, Moscou a laissé passer les missiles, sciemment, pour qu'ils frappent trois canettes et deux hangars désaffectés.
- Vous dites "Il aurait fallu au minimum instaurer dans la foulée des agressions une no fly zone sur toute la Syrie". Bah voyons, et qui se serait coltiné Daech ? L'armée syrienne ne pouvait pas gagner la guerre si les USA et les Turcs n'avaient pas fini par intervenir contre l'EI.

Votre laïus comporte quelques points intéressants mais votre pessimisme soigneusement entretenu que vous surjouez et votre manichéisme exagérateur vous desservent. Peu indiqué pour réfléchir sereinement à ce qui se passe dans le monde...

Dubitatif 08/04/2017 14:28

@O.G et Alaric

Et pour finir, peut être la chose la plus triste, la Russie ligotée par les tomahawks.

La Russie n'a pas levé le petit doigt pour empêcher ces tirs de missiles. Pourtant, elle en avait les moyens à croire la com. Alors Pourquoi? Parceque à l'évidence, il en résulte que la Russie n'utilisera jamais ses batteries S-300, S-400 dans une confrontation directe en Syrie avec qui que ce soit (Turquie, Israel et US). Les coalisés ne manqueront pas de bien assimiler ce paramètre. Y a plus qu'à attendre pour la confirmation.

La Russie fait de la gesticulation diplomatique alors qu'il aurait fallu au minimum instaurer dans la foulée des agressions une no fly zone sur toute la Syrie, si elle en avait la capacité. Au lieu de celà, la Russie se contente de rompre les accords de ''gentlemen agreement'' aériens. C'est révélateur de son impuissance.

A peine, un peu plus de 50 Tomahawk aura suffit à saturer la capacité défensive russe. Une dizaine d'aéronefs de la coalition de plus que la capacité opérationnelle aérienne russe, associée aux Tomahawk, laminera la Syrie sans que la Russie n'y puisse grand chose. Sauf à déclencher, non pas la 3eme guerre mondiale nous y sommes déjà, juste notre extermination.

La chaîne défensive russe est sublime sur le papier mais pas compatible avec le job à assumer. Un peu à l'image de la bombe nucléaire. On l'a sans pouvoir s'en servir. Et on se pense quand même à l'abri, mais le sommes nous vraiment d'un illuminé bien perché?

Nous avons la réponse et attendons la réponse Russe et Syrienne.

Dubitatif 08/04/2017 14:24

@O.G et Alaric

Bonjour

En quoi l'intervention israélienne contre l'armée syrienne (et non le hezbollah) a contribué à stopper l'avancée syrienne

Cette intervention a été le signal de début d'une campagne globale planifiée, destinée freiner l'armée syrienne et donner le temps nécessaire aux coalisés ricains pour s'accaparer de la région de Raqqa barrage compris, sans une présence gênante syrienne (démembrement oblige).

Campagne qui a consisté à ouvrir de nouveaux fronts (via les supplétifs et non moins terroristes de la coalition) et ainsi affaiblir l'armée syrienne, le forçant à redéployer ses effectifs (trop juste et donc insuffisant pour assumer en sus les nouveaux fronts) en route vers Raqqa et Deir Azor.

Pour mémoire. La Syrie subit une agression caractérisée de toutes les parties présentes Usa et coalisés compris hormis la Russie l'Irak l'Iran.

Observatus geopoliticus 07/04/2017 21:28

@ Dubitatif
La base de la réflexion géopolitique est l'objectivité et la mise au rencart des passions. Or votre message en comporte certaines.
- Israël n'a absolument pas stoppé l'avance syrienne dans la région de Palmyre ; celle-ci s'est au contraire accélérée ces dernières semaines. Le front de Palmyre est celui où les choses avancent le plus vite en ce moment (j'en parlerai prochainement)
- Je ne comprends pas très bien votre histoire de ficelage... Comment ? Quand ?
- Obama n'agissait pas vraiment dans l'intérêt d'Israël, reconnaissez-le lui.

Alaric 07/04/2017 21:19

En quoi UNE frappe israélienne aurait elle freiné l'offensive de Palmyre ? regardez les cartes , l'armée syrienne continue d'avancer . Quoique l'on puisse dire de la politique israelienne en Syrie, ce n'est pas une frappe ou deux par mois qui vont changer quoi que ce soit . Il faut les milliers de frappes d'une campagne pour arriver à un résultat sur le terrain .
Depuis 2015 , la Russie a largué un nombre gigantesque de bombes sur les rebelles . Ceux ci sont affaiblis certes, mais toujours là . Alors Israel ne peut en aucun cas perturber l'armée syrienne avec ses frappes sporadiques

Jacques 07/04/2017 21:12

Bonsoir, comment savoir ce qu'on a présenté à Donald Trump et ce qui a déterminé son choix ? A force de chercher à décortiquer le pourquoi du comment et voir des intentions là où il n'y en pas forcément, on finit par se fourvoyer soi-même. C'est, me semble t'il, et je le dis très humblement, ce que je ressens quand je lis les commentaires et même parfois les articles. A force de voir malice derrière toute action, on en oublie que les choses, la plupart du temps, sont bien ce qu'elles semblent être. Donald Trump, sur le coup, s'est montré autonome et indépendant. Il a déplu à ses partisans ? Et alors ? Il dirige un pays, pas un parti ni un camp. Pour moi, il a peut-être fait une erreur, mais il a surtout grandement déstabilisés ceux qui cherchent à lui nuire. La façon dont les choses se présentent, à cette heure-ci, ressemble à un énorme coup de communication. Ce n'est probablement rien d'autre.

Observatus geopoliticus 07/04/2017 21:23

@ Jacques
Enorme coup de communication aux implications potentiellement énormes, et c'est cela que l'on décortique ici. Le futur de la Syrie (changement stratégique US), le futur du pouvoir américain (coup de com' ou néo-conservatisation de l'administration ?) etc.

Christian 74 07/04/2017 20:59

Le Donald montre surtout qu'il est un président impulsif et inconsistant, il réagit a l’émotion, aux images sans ce soucier des conséquences géopolitiques a long terme, comme Merkel qui parce qu’elle voit le corps d'un enfant réfugié sur une plage ouvre les porte de l’Allemagne a un million de réfugies ou sort du nucléaire après Fukushima.
On dirige pas la première puissance mondiale comme une petite entreprise et les conséquences d'une décisions ne sont pas tout a fait les mêmes.

Alaric 07/04/2017 22:30

@ Guillaume Sauf que le Trump que l'on connaît n'est pas homme à se laisser manipuler par un mémo de la CIA ou un reportage de CNN ... Personne d'intelligent ne peut croire sans hésitation à l'attaque chimique

Guillaume 07/04/2017 22:06

Sauf s'il ne dispose pas d'une administration qui l'informe de la vérité factuelle... sauf s'il dispose d'une administration qui cherche à le manipuler et le retourner...

Observatus geopoliticus 07/04/2017 21:21

D'accord avec Alaric. Chez les puissants de ce monde, tout est calculé, rien n'est émotif. Il ne peut pas ne pas être au courant du false flag chimique.

Alaric 07/04/2017 21:13

Merkel ou Trump, et les politiques en général , ne réagissent pas à l'émotion . Le pathos (enfants gazés, enfants sur une plage, etc ... ) c'est bon pour les merdias et les petites gens . Tout est calculé à l'avance

Vent d'Est, Vent d'Ouest 07/04/2017 20:57

Des innocents tués et du matériel détruit. Trump me déçoit, je l'aurais cru plus avisé et prudent avant de lâcher son artillerie lourde. Que sa cote de popularité ait baissé après ce "coup d'éclat" ne m'étonne pas outre mesure. Il a montré sa faiblesse face aux pressions de l'establishment, alors que, jusqu'à présent, il a été plébiscité pour résister contre vents et marées contre celui-ci ; il n'a pas su garder le sang-froid que lui recommandait Steve Bannon.

Observatus geopoliticus 08/04/2017 02:53

@ Kalikst
En tout cas, il est vraiment lâché par ses soutiens, y compris Farage !

kalikst 07/04/2017 23:05

@ OG

Au vu des resultats plutot mediocres et si la Sainte Russie tient sa parole de renforcer les moyens anti aeriens de la resistance, la cote de popularite de Troumpe risque de s'approcher du record universel du bouffon nationale francais.

Observatus geopoliticus 07/04/2017 21:20

@ Vent
Sa cote de popularité a baissé chez ses soutiens et augmenté chez ses adversaires. Classique.

bugbreeder 07/04/2017 20:18

"Pour le Donald cette frappe a été une soupape permettant de relâcher la pression du Deep State. Sa cote de popularité est remontée d'un coup,..."

Je suis aux USA, je vous garantis que du cote des suporters de Trump sa cote de popularité s'est effondree, 75% d'opinions negatives. Trump est en train de se mettre a dos ses supporters a toute vitesse.

Observatus geopoliticus 07/04/2017 21:18

@ bugbreeder
Ce que vous dites est rassurant, cher ami, et je le mentionne effectivement. Beaucoup des "deplorables" qui ont voté pour lui sont extrêmement déçus.
Je parlais de sa cote de popularité globale, c'est-à-dire y compris chez les Démocrates. J'ai lu qu'elle était montée de 34% à 43%. Mais vous avez raison, je vais le préciser dans le texte.
Si vous êtes aux Etats-Unis, n'hésitez pas à commenter régulièrement pour nous donner le pouls de l'opinion américaine.