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Chroniques du Grand jeu

Clinton, Daech, Seoud : les liaisons dangereuses

11 Octobre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient, #Etats-Unis

Clinton, Daech, Seoud : les liaisons dangereuses

C'est confirmé : l'Arabie saoudite et le Qatar ont bien fourni un soutien financier et logistique à l'Etat Islamique. Et la source n'est pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit de l'hilarante Clinton en personne au travers de ses mails piratés !

Dans son courrier électronique du 17 août 2014, elle écrit noir sur blanc :

The governments of Qatar and Saudi Arabia are providing clandestine financial and logistic support to ISIL and other radical Sunni groups in the region.

Cela ne gêne apparemment pas la candidate démocrate dont la campagne électorale a été financée à hauteur de 20 millions de $ par ces mêmes Saoudiens. Pour Riyad : Daech/Clinton, même combat !

Si les fidèles lecteurs du blog ne seront pas surpris par cette révélation, l'on peut déjà sentir l'immense malaise de la mafia médiatique. Voilà en effet une information infiniment plus scandaleuse et importante que les petites phrases de Trump, mais qui touche le système impérial en son coeur. Imaginez un peu le Figaro de Dassault alors que l'avionneur rêve de vendre ses Rafales à l'Arabie wahhabite et au Qatar, l'imMonde "sorosisé", Flamby Ier qui a décoré le prince héritier de la Maison des Seoud de la Légion d'honneur... Imaginez enfin cette pauvre Clinton, déjà retournée comme une crêpe lors du second débat et qui voit une nouvelle casserole s'accrocher à ses basques, elle qui ne marche déjà pas toujours très droit...

Gageons que le landerneau impérial paniqué fera tout pour que l'on n'en entende pas parler.

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Lyk 14/10/2016 16:16

Le problème est que vous semblez oublier bien vite la première partie que vous avez gentiment coupé :

"we need to use our diplomatic and more traditional intelligence assets to bring pressure on the governments of Qatar and Saudi Arabia, which are providing clandestine financial and logistic support to ISIL and other radical Sunni groups in the region."

Clinton reconnaît certes que l'Arabie et le Qatar supportent les terroristes (ce qui était un secret de polichinelle, vous êtes le premier à le dire) mais souhaite faire pression sur eux pour qu'ils arrêtent.

Clinton retournée comme une crêpe au deuxième débat ? Les premiers concernés, c'est-à-dire les Américains eux-même, ne sont pas de votre avis :
http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-americaine/presidentielle-americaine-clinton-designee-vainqueur-du-deuxieme-debat-10-10-2016-6190081.php

Enfin bon, puisque Poutine souhaite mettre un dangereux fou misogyne au sang-chaud à la tête des USA, soutenons Trump !

Observatus geopoliticus 17/10/2016 19:36

@ Grognard : J'avoue ne pas m'être trop penché sur le vice de Clinton si celle-ci gagne.
Votre hypothèse n'est pas irréaliste, on l'a plusieurs fois vue, elle ou des variantes, dans l'histoire. "Sauvons la liberté de l'instabilité" revenant à donner le pouvoir à l'establishment.

Grognard 17/10/2016 13:10

Au sujet de l'élection US.
Il me semble qu'une option n'est pas envisagée.

Avant d'aller plus loin je précise que je ne crois pas à cette théorie disant que Trump se ferait assassiner.

Par contre il y a un cas de figure qui permet de se débarrasser des deux:

Acte 1: Faire élire Clinton, exit Trump
Acte 2: Avec toutes les casseroles qu'elle traîne lancer une procédure d'empeachement contre Clinton, exit Clinton.
Acte 3: Le vice président devient président: un exécutif faible qui ferait bien l'affaire des néocons.

Cette option est forcément sur la table.

Observatus geopoliticus 14/10/2016 17:01

1 - "Faire pression", "fustiger", "débattre", "convaincre que"... L'Occident est plein de ces mots vides de sens et jamais suivis d'effets, il en est même malade. Les Saoudiens ont une responsabilité dans le 11 septembre, ils ont soutenu Daech et un nombre incalculable de djihadistes autour de la planète, et on parle de "faire pression". Quelle clownerie. Les Etats-Unis sont totalement complices de la chose.
Je suis comme Saint-Thomas, je ne crois que ce que je vois : le jour où Washington rompra ses relations avec les pétromonarchies et bombardera Riyad, je reconsidérerai la situation.
2 - L'avis des Américains ha ha ha. Au lieu de reprendre les conneries de la pressituée, je vous conseille de faire un tour sur Zero Hedge qui démonte les sondages tronqués de CNN, Reuters & co. Ainsi, de mémoire, le sondage que vous citez a interrogé deux plus de sympathisants démocrates que de sympathisants républicains. Ethique, quand tu nous tiens...
3 - Si vous réfléchissiez avec votre tête et non avec vos pieds, vous sauriez quel est le plus dangereux des deux candidats. Ca crève les yeux, ouvrez-les.

pasTrouve 13/10/2016 23:00

https://wikileaks.org/podesta-emails/emailid/3774

pasTrouve 13/10/2016 22:45

Salut, je suis aller sur wikileaks et je n'ai pas trouvé cet email. Sur la page, il est écrit :
"The 50,547 pages of documents span from 30 June 2010 to 12 August 2014"
Le dernier email date du 12 Août

Observatus geopoliticus 14/10/2016 00:04

Bonjour Pas trouvé.
Cliquez sur le lien que je donne dans l'article puis descendez la page et regardez dans le "paragraphe" 4. qui commence comme suit : "4. Armed with proper equipment, and working with U.S. advisors....."
C'est dans la deuxième partie du texte.

Eric83 12/10/2016 18:14

@OG
Je n'ai rien vu sur itélé concernant les Leaks, le SUJET du jour est la sortie du livre de Hollande ! C'est sûr, c'est une information capitale, essentielle, qui va changer les perspectives du monde.
Nous savons maintenant pourquoi Hollande - de son vrai prénom Narcisse - ne voulait pas recevoir Poutine, il a beaucoup mieux à faire, la promo de son bouquin. Entre lui et le golfeur de l'autre côté de l'atlantique, l'occident a des représentants de très haute volée.

Observatus geopoliticus 12/10/2016 22:04

Ah ça, la postérité de Flamby changera certainement la face... de la Corrèze (et encore, je suis méchant avec les Corréziens).

theuric 12/10/2016 17:06

De cette dame trainant toute sa batterie de cuisine, peu se faut pour se demander pourquoi elle fut choisie parmi tant de concurrents.
L'élire?
Et ce sera la rigolade généralisée.
--------

Petite visite de la maison impériale.

Cher publique, penchez-vous et écoutez, n'entendez-vous pas ces craquements sinistres?
C'est le bruit que font les fissures s'élargissant des murs de cette maison que l'us commun la dit de l'empire.
Déjà çà et là s'en éparpillent des morceaux, et ici, là encore, regardez, de gros blocs sont sur le point de tomber.
Je vous prierais de mettre votre casque et de bien faire attention ou vous marchez, les maçonneries tendent à se déliter et même le plafond se détache par plaque.
Bon, alors, comme vous pouvez l'observer pas vous-même, cette maison de l'empire n'est pas loin de s'effondrer sur elle-même.
Vous le voyez de vous-même, à droite et à gauche, les vitres des fenêtres sont brisées, c'est pourquoi il y a des courants d'air et qu'il y fait un froid de canard, comme la bise est venue, vous pouvez danser maintenant.
Il se dit même que les ours ne veulent pas y entrer.
Oui, en effet, cette belle table ovale est largement détériorée par des vers, vous remarquerez aussi que les livres et les tableaux ne sont plus là, d'où le vide de la bibliothèque et les traces sur les murs, tout est déjà vendu.
C'est pourquoi les derniers locataires ne brillèrent pas de leur science.
La visite continue, après le salon, allons voir la cuisine, suivez-moi je vous prie.
Pourquoi n'y a-t-il pas de porte?
Elles ont été retirées pour éviter qu'on ne les prennent.
C'est vrai, prendre la porte avant que d'autre ne la prenne est cocasse.
Attention à vous, l'un après l'autre je vous prie, voilà, nous y sommes.
Nous nous trouvons donc dans la cuisine, le saint des saints de la maison...
Comment?
C'est vrai, auparavant cette maison était blanche, puis avec le temps elle s'est grisée, que voulez-vous, elle se grise facilement et ça empire.
Donc, vous pouvez admirer la cuisine, vous remarquerez que toutes les casseroles ont disparu, elles ont été emportée par la femme de l'un des derniers locataires, depuis elle les traine derrière elle, allez savoir pourquoi.
Je me suis laissé dire qu'elle voudrait s'installer ici, elle risquerait bien de recevoir toute la barack, sur la tête.
Vous remarquerez le pilier au milieu qui étaie l'ensemble, c'est un mat, d'où les petits bouts de voile pudique qui pendouillent et ne servent plus à rien.
C'est un haut-bas-mat, un vague bricolage qui avait été mis en place pour tenter de soutenir la maison, mais franchement, ce n'est pas très efficace leur truc et n'a rien empêché.
Remarquez l'odeur, ce sont des relents de rance veau (ça, c'est juste pour le bon mot, pour tenir au corps).
Enfin, je vous invite à visiter la chambre qui, vous le remarquerez, se trouve juste en face du cap Pitole.
Comme vous pouvez le voir, c'est une chambre double, une petite et une grande, toutes deux en fort piteux état.
L'enfant dormant dans la petite ne cessait de dire: "c'est na !".
Toutes deux sont soutenues pas des piliers en argents, plus solides que le mat de la cuisine, mais tout aussi inefficace.
Vous remarquerez que les draps bleus, ponctués de cinquante étoiles, qui se trouvent encore sur ces lits en mauvais état, anciennement décorés de traits rouges et blancs, tendent à se déchirer, ce qui est normal vu le destin de cette maison.
Je ne vous ferais pas visiter les dépendances, elles se trouvent dans une condition pire encore et peuvent s'effondrer d'un moment à l'autre, ce qui est dommage, il y a un magnifique théâtre de marionnette à visiter dans celle appelée UE.
Nous pouvons la voir, là-bas, avec son toit à demi affaissé.
Bien, messieurs, mesdames, la visite est terminée, la sortie est pas ici.
Veuillez ne pas oublier le Gentil Intervenant que je suis, qui n'a déjà plus que votre générosité pour vivre.

Observatus geopoliticus 12/10/2016 22:29

Mon cher Theuric, vous pourriez en faire un film d'horreur, le tout accompagné d'une petite musique grinçante. Avec Barack à frites dans le rôle de Michael Myers, revenant vingt ans après sur le lieu de ses crimes...

Laurie 12/10/2016 15:43

Observatus Geopoliticus,
Vous utilisez parfois MSN occidental, c'est de votre création ou un Organisme qui existe réellement?

Observatus geopoliticus 12/10/2016 23:32

Ha ha ha, Laurie, c'est un peu ça, oui...

Laurie 12/10/2016 23:10

Merci Yom et Observatus.
On peut donc comparer MSN aux MST :-)

Observatus geopoliticus 12/10/2016 16:05

Yom a répondu pour moi. Ajoutons que le niveau de l'information fait penser à Messenger... ^^

Yom 12/10/2016 15:59

D’après ce que j’ai compris :

MSN = MainStream Networks

ou encore

MSM = MainStream Media

Cela désigne collectivement tous les grands groupes médiatiques qui réalisent les plus grandes audiences, de journaux papiers comme Le Monde (L’imMonde), Libération (L’aberration) ou le Figaro (le Figue à rots), ou encore des journaux télévisés des grandes chaînes publiques (France TV) ou privées (TF1) ou de chaînes « d’information » continue comme BFMTV ou iTélé, ainsi que leurs sites associés.

Dans d’autres cercles, on parle aussi de chiens de garde médiatiques et d’éditocrates (en référence à des éditorialistes comme Christophe Barbier, Arnaud Leparmentier, Jean Quatremer … et bien d’autres).

Eric83 12/10/2016 15:33

Enfin, nos chers médias MSM, enfin très très peu, sont sortis du bois pour nous conter quelques révélations des "Podesta-Clinton-Leaks" et notamment le mail de Killary en août 2014 dans lequel elle écrit que l'AS et le Qatar soutiennent financièrement et logistiquement l'EI et des groupes radicaux.

L'article des Echos - un torchon - vise à minimiser les faits et à véhiculer l'idée d'un "complot" Trump, Assange, Poutine contre Killary.
http://www.lesechos.fr/monde/elections-americaines/0211384405386-hillary-clinton-a-nouveau-dans-lembarras-2034505.php?google_editors_picks=true


L'article de itélé est - à ma très grande surprise - un bon article objectif, remettant ce mail dans le contexte d'août 2014 et ne cherchant nullement à diminuer la portée de cette révélation potentiellement explosive.
http://www.itele.fr/monde/video/dans-un-mail-divulgue-par-wikileaks-hillary-clinton-assure-que-larabie-saoudite-finance-letat-islamique-171430

Observatus geopoliticus 12/10/2016 16:07

Qu'arrive-t-il donc à I-télé ? Sont-ils bourrés ? Eric, si vous habitez en France, pourriez-vous me dire si l'info passe également sur leur chaîne ? Juste par curiosité...

simplet 12/10/2016 15:20

Quand même... Israël est partie prenante dans ce conflit syrien, même si c'est modeste pour l'instant. Israël n'a toujours pas libéré ou quitté le Goland ( partie de la future Syrie découpée à l'envi et qui pourrait se retrouver dans le Sunniland) et y a même entrepris des recherches géologiques ou pétrolières. Israël attend. Intelligemment. Pas de gros affrontements pour l'instant. Et puis que dire de cette poche prétendument gigantesque?

La présence russe de Lattaquié proche de ladite poche n'est pas que d'intérêt militaire.

Les raisons des relatives courtoisies israéliennes envers les russes (silence médiatique sur Alep et autres action russes)? Surtout si Assad est conservé et qui est l'assurance énergétique du coin pour Vladimir.

Beaucoup de questions et une seule réponse: pétrole, gaz.

Observatus geopoliticus 12/10/2016 23:40

Oui, je ne dis pas le contraire mais je ne vois pas le rapport avec l'actuelle guerre syrienne. Quant au soutien aux rebelles du Golan, je viens effectivement de le mentionner et quelques billets anciens se penchent sur la question (ça devait être à l'automne de l'année dernière si mes souvenirs sont bons). Mais encore une fois, c'est un front très secondaire. La bamba se passe à Alep, à Idlib, dans la province de Lattaquié... Et là, les Israéliens sont aux abonnés absents.

la grive 12/10/2016 23:18

Tout de même, Israel reste à ce jour un des rares pays à avoir directement affronté les forces syriennes et alliées, et ce d'une manière récurrente. La poche rebelle mitoyenne au Golan n'en a t'elle pas bénéficié ?

Observatus geopoliticus 12/10/2016 22:25

Oui, il y a de ça aussi, mais c'est mineur. De tout façon, la guerre finira bien par finir et une Syrie à nouveau légitime fera valoir ses droits, même si je ne suis pas sûr que Damas pense réellement récupérer un jour le Golan (depuis 1967 quand même).
Ce qui m'amuse le plus avec ceux qui voient la main d'Israël derrière la rébellion actuelle, principalement dans le nord, c'est qu'ils n'expliquent jamais comment Tel Aviv fait pour ravitailler les rebelles. La Turquie leur est fermée depuis la rupture entre les deux pays. Alors quoi ? Ils posent les fournitures sur des nuages et les armes tombent quand il pleut ?

la grive 12/10/2016 22:13

Les craintes d'Israel ne sont pas d'ordre militaire mais portent sur sa légitimité. Une Syrie déchirée par la guerre civile n'a aucune chance de faire valoir ses droits sur la scène internationale et donc peu d'espoir de récupérer le Golan.

Observatus geopoliticus 12/10/2016 16:10

Oui et non. Bien sûr, dans l'absolu, les Russes veulent percer le rideau de fer US afin de fournir le monde avec leurs hydrocarbures. Mais Gazprom n'est pas contre une prise de participation de gisements ou de pipelines extérieurs de temps en temps, ne serait-ce que pur contrôler les flux.
Sur la question du gaz israélo-libanais : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/05/le-cha-cha-cha-gazier-de-poutine.html

Yom 12/10/2016 15:29

Le plateau du Golan est tenu par Israël depuis 1967. Il n’est en rien l’enjeux de la guerre civile syrienne débutée en 2011.

Et, à moins que je sois passé à côté de quelque chose dans ma lecture de ce blog, les enjeux gaziers et pétroliers de la Russie ne sont pas de trouver à l’extérieur de son territoire des sources d’approvisionnement ; mais tout au contraire d’y trouver des débouchés pour ses abondantes sources intérieures.

Charles Michael 12/10/2016 09:37

La vérité (d'Hitlary ) sortant toute nue du bain .... brrrr.
cachez cette chose que les MSM ne sauraient voir.

C'est probablement dans ce même bain-douche que notre Réziduel, tjrs prèt à rendre service aux exceptionnels, s'est porté volontaire pour ramasser la savonnette.

Observatus geopoliticus 12/10/2016 09:57

Ha ha ha, excellent !

Robec 12/10/2016 08:36

OG, vous êtes excellent! non seulement sur le plan analyse geopolitique ou vous êtes d'une lucidité remarquable (un peu d'impartialité tout à fait justifiée et pardonnable), mais aussi dans la gestion de votre blog ou vous ne parlez presque jamais d'Israel (élément pivot dans ce qui se passe) au risque d'attirer les foudres de la maison mère.
Continuez!

Observatus geopoliticus 14/10/2016 17:23

D'accord, cher -V-, je comprends mieux. Mais il me semble tout de même que vous ne voyez pas certaines choses assez évidentes quand on prend du recul. Ainsi, lorsque vous parlez de médias anti-israéliens : on ne doit lire les mêmes journaux... Je vois au contraire une invraisemblable impunité médiatique de l'Etat hébreux. Les F16 israéliens ont autant tué à Gaza que les Mig d'Assad à Alep. Dans un cas, c'est "oui mais vous comprenez, c'est compliqué..." ; dans l'autre "il faut juger ce boucher et ses crimes de guerre". Israël est bien au-dessus des lois de la morale des chiens de garde, ça crève les yeux. On sait également pourquoi, c'est un secret de polichinelle.
Quant au conflit lui-même et à sa genèse, on pourrait en parler des jours et des jours. Je note simplement que ce pays a suivi le chemin d'innombrables autres dans l'histoire. D'agressé et "sympathique" aux yeux du monde (48-67), il est devenu agresseur et moins sympathique (de 67 à nos jours). Cela fait des décennies qu'Israël a la bombe et n'est plus menacé par personne. Désormais, il s'agit d'une vulgaire saisie de territoire (colonisation, même si vous n'aimez pas ce mot). Dans l'indifférence générale puisque l'Occident et les pétromonarchies sont complices...
Les Palestiniens ne sont ni de près ni de loin impliqués dans le 11 septembre - au contraire des Saoudiens voire des Pakistanais et, indirectement, des Israéliens (qui savaient, suivaient les cellules qaédiennes aux Etats-Unis mais n'ont peut-être rien dit). Pourtant, ce sont eux, les Palestiniens, qui en ont été les premières victimes. Avouez que moralement, d'un point de vue personnel, c'est assez abject...
Bien à vous

-V- 14/10/2016 03:51

Merci Observatus Geopoliticus pour votre réponse.

Je ne suis pas un cousin de Theuric, je n'ai pas sa fantaisie et je ne saurais certainement pas écrire un texte aussi drôle que sa visite des ruines de la maison impériale, mais il est impossible de donner un point de vue sur ce conflit avec des explications courtes tant la situation est complexe, vous en savez quelque chose.

D'ailleurs, si mon message a pu vous faire croire que j'accorde un blanc-seing à Israël et que je le considère comme un doux agneau, c'est qu'il était encore trop court. Alors je vous rassure tout de suite, ce n'est pas du tout le cas: ça ne serait pas réaliste ! En effet, si ce minuscule état s'était comporté comme un agneau face à ces nombreux adversaires, il n'aurait pas gagné toutes ses guerres et aurait fini en méchoui. Israël doit sa survie à sa capacité à être très agressif militairement, diplomatiquement et médiatiquement quand c'est nécessaire, c'est indéniable, et je ne les considère pas plus comme des saints que ne le sont les Russes, par exemple. Plus généralement, je ne crois absolument pas qu'il y ait un camp du bien et un axe du mal, les pays et les blocs ne s'associent qu'en fonction de leurs intérêts, et dans ce cirque tout le monde ment et tout le monde manipule tout le monde !

J'ai surtout voulu insister dans mon message précédent sur l'absence totale de neutralité de nos médias et politiques dans ce conflit, et dénoncer la propagande qui en découle, comme vous le faites si justement pour la Russie de Poutine. Parler de colonisation uniquement pour la partie juive, c'est émettre un jugement moral, qui à force d'être rabâché est devenu pour la plupart des gens un fait. Mon point de vue est simplement de réfuter ce genre de manichéisme. En effet, historiquement, qui sont les colons dans cette affaire ? Les juifs, qui ont repris leurs terres historiques par la force et mènent effectivement une politique de reconquête territoriale par grignotage sont-ils plus colonisateurs que les Arabes, qui les avaient eux-mêmes conquises et islamisées par la force, comme ils l'ont fait au Maghreb et dans le sud de l'Europe ?
Peut-on donner une réponse simple à ce genre de question ? De mon point de vue, non. Imaginez que l'on pousse jusqu'au bout les arguments moraux des anti-sionistes: on pourrait alors qualifier les population actuelles de la péninsule ibérique, dont les ancêtres ont, eux aussi, chassé les musulmans de leurs terres lors de la reconquista, de descendre de colons et soutenir le retour d'al andalus dans le giron du califat, ce que l'ambitieux état islamique ne se prive d'ailleurs pas, dans sa propagande, de réclamer.

Je refuse donc de choisir un camp dans un conflit où il y a des colonisateurs des deux côtés, contrairement à ceux qui nous tiennent lieu de dirigeants, qui en ont changé, ce retournement de veste n'étant que la conséquence du pacte stratégique que les Arabes ont obtenu grâce à une pression pétrolière considérable, ce qui nous rappelle l'importance du Grand Jeu énergétique. Les médias sont depuis chargés de faire avaler ce choix aux populations en utilisant les arguments moraux usuels de la défense des opprimés et des droits de l'homme, qui fonctionnent parfaitement dans notre Occident complexé par la repentance post-coloniale; vous savez tout aussi bien que moi la valeur nulle qu'ont ces arguments dans les relations internationales. La conséquence de cette propagande est une diabolisation d'Israël que j'estime comparable à celle que subit la Russie, qui n'est pas sans conséquences sur les population juives en Occident, et je ne cache pas déplorer tout cela.

Et pour finir en parlant du présent, vous avez raison de souligner qu'il y a effectivement un changement dans les relations entre Israël et les pétromonarchies sunnites. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'elles commencent à considérer la "cause palestinienne" comme un boulet, mais divers signes montrent un agacement face à la stagnation de la situation, et des critiques sont aussi émises contre la partie palestinienne, ce qui est une nouveauté. Il faut dire qu'Israël, avec son expertise sur le terrorisme, sa réussite technologique, ses capacités nucléaires militaires, ne manque pas d'attraits pour des pétromonarchies angoissées par les organisations djihadistes qu'elles ont elle-même engendrées, et surtout la montée en puissance de l'Iran chiite, puissance nucléaire militaire en devenir, aujourd'hui considéré officiellement comme l'ennemi numéro un. Il se pourrait donc bien qu'elle mettent de l'eau dans leur thé à menthe, et que les arabes palestiniens passent dans une certaine mesure par pertes et profits afin que s'établisse un partenariat stratégique avec Israël.

Bien cordialement.

Observatus geopoliticus 13/10/2016 22:27

Bonsoir -V- et merci pour votre commentaire. Vu sa longueur, ne seriez-vous un cousin de Theuric ? Je plaisante haha...
Parmi toutes les choses fort intéressantes que vous évoquez, je me permets tout de même de vous adresser une légère critique sur le blanc-seing que vous semblez accorder à Israël. Certes, l'Etat hébreux n'est pas derrière tous les mauvais coups de France et de Navarre (ou de Najaf pour faire couleur locale) mais son agressivité vis-à-vis des Palestiniens depuis 1967 - je pense évidemment à la colonisation - n'est pas faite pour arranger les choses dans ce lieu qui est certes un tas de cailloux mais aussi un symbole (ville trois fois sainte...) La confusion sciemment entretenue par les officines pro-israéliennes au lendemain du 11 septembre sur le parallèle Palestiniens = Al Qaeda n'est pas reluisante non plus. Le Hamas par exemple n'a aucun rapport avec le djihadisme international et ce n'est d'ailleurs peut-être pas un hasard si Ben Laden, Daech ou l'Arabie wahhabite se contrefoutent du sort des Palestiniens. Autre élément dérangeant étant sorti ces derniers temps : l'alliance de facto qui se met peu à peu en place entre Tel Aviv et Ryad.
Bref, si Israël n'est pas le diable incarné que nous présentent certains conspirationnistes à la petite semaine, ce n'est pas non plus un doux agneau bienveillant...
Au plaisir de vous lire.

-V- 13/10/2016 03:31

Cher Observatus Geopoliticus,

Je profite de ce qui est ma première intervention sur votre blog que je lis depuis environ un an pour vous remercier au passage, en ce qui concerne le fond, pour la très grande qualité de vos articles, et en ce qui concerne la forme, pour votre humour, pour votre courtoisie à l'égard des commentateurs sérieux que je lis également avec intérêt, et pour votre fermeté à l'égard des - fort heureusement - rares trolls et autres perturbateurs complotistes qui tentent parfois de polluer ces pages.
Bref, votre blog est effectivement exemplaire dans sa gestion, et vous faites un travail d'utilité publique, véritable antidote contre ces poisons que sont la propagande de la "fabrique de l'opinion publique" et les théories du complot dont Robec nous a offert un parfait exemple.

Il y a, dans votre réponse à Yom, un élément que vous n'expliquez pas, sans doute parce qu'il ne concerne qu'indirectement le Grand Jeu: pourquoi le conflit israëlo-arabe est-il, effectivement, médiatisé de manière outrancière dans nos médias de masse en Occident ? A première vue, cela parait absurde: ce conflit est, d'une part, de faible intensité, surtout si on le compare à l'actuel conflit irako-syrien, et d'autre part, comme Yom l'a fort justement fait remarquer en parlant de champs de cailloux, sans grand enjeu géostratégique.

Pour comprendre, je pense qu'il faut là aussi se pencher sur l'histoire. Pour résumer les choses très rapidement, les arabos-musulmans, pour des raisons à la fois nationalistes et religieuses, ont toujours refusé le rétablissement d'une quelconque souveraineté juive sur des terres ayant été sous souveraineté musulmane depuis la conquête, au septième siècle, des anciens royaumes juifs, lesquels avaient auparavant subi la domination romaine, provoquant au premier siècle la diaspora du peuple Juif chassé de ses terres ancestrales.
Les Arabes ont compris, après leur défaite militaire lors de la guerre du Kippour, qu'ils ne parviendraient pas à faire tomber l'état d'Israël par la force, et sont passés à l'option diplomatique, à savoir essayer de démanteler et délégitimer Israël par petit morceaux.
Le premier choc pétrolier de 1973 est en réalité, de leur propre aveu, un chantage exercé sur un Occident déjà accroc à l'énergie et à la croissance économique, entre autres afin que celui-ci abandonne Israël et se mette à soutenir les revendications des Arabes, aussi bien dans les instances internationales que dans les médias.

Ce chantage, l'Europe s'y est totalement soumise, acceptant au passage immigration de masse et islamisation, selon les termes des divers accords euro-arabes dont nos médias se sont bien gardés d'informer le public; les Etats-Unis s'y sont soumis dans une moindre mesure, exigeant toujours plus de concessions d'Israël en faveur des Arabes en échange de leur aide militaire.
Après le bâton, il y a bien évidemment eu la carotte pour adoucir les choses, à savoir la générosité financière dont saoudiens et autres qataris savent faire preuve à l'égard du si brillant personnel politique, oligarchique et médiatique occidental...

Aussi, chers Yom et Kevin, à votre place je serais beaucoup plus méfiant quant à l'emploi de notions telles que colons, apartheid, expansionnisme, usuelles dans nos médias experts en désinformation; il se pourrait bien que la présentation qui y est faite d'Israël ne sois pas beaucoup plus honnête et impartiale que celle qui y est faite de la Russie, car soumise aux mêmes contraintes impériales, et que la vision simpliste et manichéenne qui est donnée du conflit, représentant des "pauvres palestiniens" en résistance contre les "méchants sionistes colonisateurs" et un "état d'apartheid", soit plus que fortement biaisée.

Quant aux complotistes qui rendent la "maison mère" responsable de tout les problèmes du monde, il me paraissent être d'excellents auxiliaires de ce système impérial qu'ils prétendent combattre: pendant que le grand public naïf est prié par nos politiques et nos médias officiels de continuer à croire que ce conflit est la clé de tous les problèmes du moyen-orient et la cause principale du terrorisme, et que son règlement amènerait la paix universelle, les théoriciens du complot incitent une autre partie du public qui croit avoir trouvé l'illumination à courir après les diverses chimères américano-sionistes; l'empire, en réalité principalement américano-wahhabite dont le portrait est esquissé par notre hôte dans les pages de ce blog est pendant ce temps là bien tranquille, en définitive.

A ce propos, Observatus Geopoliticus, à moins que vous ne l'ayez déjà fait et que cela m'ait échappé, puis-je vous suggérer, puisque vous employez ce terme connoté d'empire, de consacrer un article à nous présenter votre propre description détaillée de ce que sont ses hommes et ses structures discrètes, afin de nous éclairer plus sur la question et d'éviter tout malentendu.

Bien cordialement.

Observatus geopoliticus 12/10/2016 12:04

Vous parlez d'or, mon cher Yom. Ce conflit israélo-palestinien, véritable arbre qui cache la forêt, a de plus la fâcheuse tendance à brouiller complètement les pistes. Rien ne me fait plus rire que d'entendre un anti-américain primaire ou un pro-américain primaire parler des "guerres américaines contre le monde musulman", le premier pour s'en lamenter ("bouh, ils n'aiment pas les musulmans"), les seconds pour s'en réjouir ("ils nous protègent contre les islamistes"). Pardon ?!?

Conflit israélo-palestinien mis à part, les Etats-Unis ont TOUJOURS pris parti pour des groupes/pays musulmans contre des non-musulmans (Pakistan de Zia vs Inde, Afghans vs Soviétiques, Tchétchènes vs Russes, Bosniaques vs Serbes, Kosovars vs Serbes...) et, à l'intérieur du monde islamique, pour les plus musulmans contre les moins musulmans (pétromonarchies fondamentalistes vs courant nassérien, Talibans vs Massoud, djihadistes syriens vs Assad, Frères musulmans égyptiens vs Sissi...)

Les Américains ne sont pas islamophobes, ils sont islamolâtres ! L'histoire le prouve. Mais ça, le grand public l'ignore complètement, à cause justement de ce surmédiatisé conflit israélo-palestinien qui brouille totalement le regard.

Madudu 12/10/2016 11:56

"[...]vous ne parlez presque jamais d'Israel (élément pivot dans ce qui se passe) au risque d'attirer les foudres de la maison mère."

Je viens de vous diagnostiquer une complotinite déjà bien avancée. Ne la laissez pas se compliquer, il est encore temps de s'en débarrasser :)

Yom 12/10/2016 11:27

Je n’ai jamais compris que l’on fasse un tel tapage médiatique, pour ainsi dire le feuilleton du dernier demi-siècle, pour trois pelés et un tondu se battant pour un champ de cailloux (quand on ramène les choses à l’échelle mondiale).

Si c’est une façon de tenir les esprits occupés, alors les célafotosionis de tous poils ne se rendent pas compte à quel point ils sont les idiots utiles de la vraie manipulation des masses.

Entendons nous bien, je n’ai moi-même aucune sympathie pour les sionistes et colons en tous genres. Mais de là à les voir partout …

Et il me paraît évident que de graves injustices ont été commises, et continuent à l’être, dans cette partie du monde. Mais cela n’a malheureusement rien d’exceptionnel.

Allons voir par exemple en Sierra Leone, dont l’histoire n’est qu’une litanie d’évènements tous plus dramatiques les uns que les autres. Pourtant, nos media ne nous en parlent que très peu …

C’est sans doute le grand complot des diamantaires, qui contrôlent le monde, et ordonnent aux media de ne s’intéresser qu’au moyen-orient pour détourner l’attention …

Kevin 12/10/2016 11:05

Il ne parle pas assez des franc-macons non plus ;-)
Israel joue en effet un role important au moyen-orient: du fait de sa politique exterieure (expantionniste et colonialiste), et interieure (apartheid des musulmans), elle s'est mise tous ses voisins a dos, et a probablement une part de responsabilité dans le developpement de l'islamisme radical international. C'est un pays certes riche, mais de la superficie de la Corse et peuplé de 8 millions d'habitants (donc moins que l'ile de France). Sa puissance régionale vient surtout du fait du support US (qui eux sont le vrai élement pivot ;-), mais d'après Observatus Geopoliticus, il y aurait de l'eau dans le gaz entre ces 2 vieux amis...

Observatus geopoliticus 12/10/2016 09:56

Merci Robec, même si je subodore une pointe d'ironie dans votre malicieux message. Quelle maison mère, la mienne ? Je n'en ai aucune... Quant à Israël, j'en parle en temps voulu, c'est-à-dire pas sept jours sur sept. Les gens prêtent beaucoup à ce pays et voient son ombre partout, ce qui est très exagéré. Israël n'explique en rien le Grand jeu, la guerre énergétique, les conflits en Ukraine ou dans les deux mers de Chine, la situation en Asie centrale ou dans le sous-continent indien... Même au Moyen-Orient, son influence est relativement limitée : les trois-quarts des "printemps arabes" se sont produits contre sa volonté. Il n'y a guère qu'en Syrie qu'Israël a eu une part, du moins au début, jusqu'en 2013, date à laquelle Tel Aviv, ayant obtenu ce qu'elle voulait (démantèlement des armes chimiques), s'est désengagé du conflit.
Bien à vous

simplet 11/10/2016 23:56

Sauf qu'un des deux grands évoqués est stade palliatif. Il a déjà perdu tous ses cerveaux. Il organise une campagne électoral présidentielle comme un concours de la poissonnière la plus vulgaire.

Observatus geopoliticus 12/10/2016 22:08

Nan nan, mon cher Bboulares, la seule légère implication d'Israël actuellement se fait tout au sud, vers le Golan. Tel Aviv y soigne d'ailleurs quelquefois les pauvres petits choux blessés d'Al Qaeda, ce dont a parlé la presse israélienne. Encore une casserole aux basques de Bibi la terreur... Mais c'est un théâtre opérationnel secondaire. Après 2013, les Israéliens se sont désengagés du conflit syrien : ils ont eu ce qu'ils voulaient ("déchimiquisation") et la seule chose qui les intéresse dorénavant, c'est d'empêcher le Hezbollah de transférer les équipements militaires vers le Liban.

Observatus geopoliticus 12/10/2016 22:01

Ta ta ta, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, mon cher Simplet. Je faisais un parallèle entre le type d'empire, ce que j'avais d'ailleurs fait dans un billet lointain : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2015/07/guerre-du-peloponnese-et-guerre-froide-2-0.html
Un empire est un concept géographique et institutionnel, rien d'autre. Et militairement parlant, les Athéniens étaient des quiches, à l'instar des Américains ; leurs seules victoires furent contre de petites cités sans défense (les Irak et Vietnam des temps anciens). La seule fois où ils se sont attaqués à forte partie (Sparte), ils se sont pris une branlée... Evidemment, au niveau culturel, le parallèle entre Athènes et Washington s'arrête immédiatement.

simplet 12/10/2016 20:49

Cher Observatus,
. Le siècle US comparable au siècle d’or athénien. Mazette ! Comme vous y allez.
Ou alors en prenant compte du raccourci d’A. Einstein :
« Ils sont passés directement de la barbarie à la décadence »
Certes, le vocable « empire » n’inclut pas que fastes ou création.
Mais aussi ! Autant que conquêtes, puissance militaire, législation, culture, vision du futur, considération des alliés ou ennemis, pragmatisme.
Ce dernier étant ou était certainement une des qualités américaines. De même qu’une certaine culture et certainement une vision technologique du futur.
Quelles ont été les conquêtes ? Quelles ont été les victoires militaires (sauf à Hollywood) ? Quels sont les grands faits juridiques devant être admirés par le reste du monde (les amendes catastrophiques qui tiennent plus du racket) ? Quelle considération ont-ils ? Sont-ils aimés, admirés, appréciés ?
Le peuple et certaines élites américains avaient tout pour être un modèle de grande, de très grande civilisation. Ils ont été impuissants et ont dû abandonner face à des lobbys ethniques, financiers, industriels cupides et arrogants. (Comme les européens et plus spécialement nous français après 1945, la période De Gaulle exceptée. Usés par une guerre en trois épisodes.)
Non, avec la meilleure volonté du monde, je ne vois pas d’analogie possible avec l’un ou l’autre grand empire passé. J’ai peut-être tors.
@ Cher Yom
Je ne suis pas anti américain tant primaire que secondaire ou tertiaire. J’ai une empathie certaine pour ce peuple qui n’a d’égale que le mépris le plus total à l’encontre de ses gouvernants et une certaine frange autoproclamée d’élites.
Votre inventaire de découvertes n’est pas à attribuer qu’à des chercheurs américains. Il y en avait certes. Parfois en majorité, parfois non. Sans compter les naissances jumelées comme par exemple celle du réseau électrique à New-York dans le même moment qu’à Bellegarde.
Quant au reste vous avez tout à fait raison, ils ne sombreront pas dans l’oubli. J’y ai été un peu fort. Vous voudrez bien m’en excuser.

Bboulares@yahoo.fr 12/10/2016 18:27

@OG
Je pense que le rôle des israeliens n'a rien a envier a celui des qataris, turcs et autres dans l'aide logistique aux terroriste voir plus avec les soins des petits hommes en noir, le remplacement des casques bleus a chebaa, les sorties aeriennes etc...
@madudu
Les prémices de la foudre pointent leur nez!
J'arrête là pour laisser OG nous regaler avec ses billets de qualité.

Yom 12/10/2016 17:05

@simplet

Je doute que les USA tombent un jour dans l’oubli. Ou il faudrait qu’une sacrée catastrophe nous renvoit à l’âge de pierre et fasse disparaître tous les documents accumulés ces deux derniers siècles tous supports confondus.

Ne serait-ce que sur le plan de l’histoire du progrès technique, il en restera toujours des traces : premier réseau électrique, invention du téléphone, première bombe atomique (et premier bombardements nucléaires, et seuls pour l’instant, croisons les doigts), premier homme sur la Lune, découverte de l’accélération de l’expansion de l’Univers, Internet …

Il ne faut pas s’aigrir au point de s’en aveugler, il y a tout de même quelques petits faits marquants associés aux USA dans l’Histoire.

Observatus geopoliticus 12/10/2016 16:16

Sur le style, vous avez tous mes applaudissements, cher Simplet. Sur le fond, je serais en léger désaccord sur certains points. Un empire n'est pas forcément synonyme de création et de faste. Dans sa forme, l'empire US ressemble beaucoup à l'empire athénien de Périclès, la culture en moins, nous sommes bien d'accord.
Eh oui, il part bien de plus haut. En 1991, la Russie nouvelle était à genou, la Chine encore dans les limbes du dragon et l'empire américain au sommet.

simplet 12/10/2016 14:05

De plus haut ?
A mes yeux, je trouve que l'on a baptisé cette chose d'empire un peu rapidement.
Certes, il y a eu des périodes fastes de création, d'inventions. Certes, il y avait la puissance de l'argent. Certes, il y a eu la puissance militaire. Certes il y a eu libérations, invasions, interventions, désillusions, exterminations.
Mais désigner cela comme empire... Quelle traces laissera-t-il dans l'histoire ?
Je vois mal mémé la tremblote être désignée comme amazone, un sein dénudé afin d'emberlificoter Donaldo.

Bon ceci ne servant qu'à polémiquer bien inutilement.

Le plus important étant une élection de tous les dangers, en pleine crise de civilisation, de la présence fous de Dieu anglo-saxon ayant une puissance de destruction importante face aux fous de Dieu d'un autre genre ayant pour eux le nombre. Et là où il nous fallait des pointures, nous n'avons que des bras cassés qui s'affrontent en se jetant leurs vices à la figure.
Un vendeur de bagnoles devenu milliardaire.
Une virago.. Pour paraphrase V. Hugo: Lucifer a croisé Clinton, il est devenu Satan.

Observatus geopoliticus 12/10/2016 09:45

Certes, mais il part de beaucoup plus haut (vous me direz : plus dure est la chute) et est loin d'être fini.

Monertov 11/10/2016 22:14

L'on ne peut que souhaiter que la Russie soit celle qui mette la touche finale à la chute de cet empire du mal .J'ai beaucoup de peine pour mes amis français de voir leur beau pays du côté des monstres.

Yom 12/10/2016 15:18

mapz n’a pas pas tout à fait tord avec son « grâce à qui », au moins quand on considère les origines d’Internet et plus largement de la technologie informatique.

Le principe d’Internet est d’être un réseau décentralisé au sein duquel deux nœuds peuvent communiquer du moment qu’il existe au moins une route physique les reliant. Contrairement à d’autres technologies réseau centralisées, cette route n’a pas à être là même chaque fois que les deux nœuds communiquent. Qui plus est, quand une route habituellement disponible vient à disparaître subitement, le paquets de données envoyés chercheront « spontannément » à trouver un autre chemin pour atteindre leur destination.

Tout ceci correspond au cahier des charges d’une commande du département d’état américain à l’époque de la guerre froide. L’objectif était de doter les USA d’un réseau continental capable de continuer à fonctionner même partiellement détruit par des bombardements nucléaires. Toute une époque …

Ce réseau, initialement nommé DARPAnet, est progressivement passé dans les années 1980 d’un usage exclusivement militaire à un usage ouvert aux universités, puis dans les années 1990 à un usage ouvert au grand public.

Si on remonte encore un peu dans le temps et que l’on élargit le spectre de nos considérations à l’informatique dans son ensemble, on tombe sur l’histoire du microprocesseur ; cette pièce maîtresse de tous nos ordinateurs.

Les ancêtres de nos ordinateurs modernes sont nés durant la seconde guerre mondiale pour casser les codes de chiffrement allemands (produits par le fameux « ordinateur mécanique » Enigma).

Ces premiers ordinateurs remplissaient des bâtiments entiers et étaient d’un tel coût à produire que les spécialistes de l’époque n’imaginaient pas qu’il y aurait un jour plus de 10 ordinateurs en service simultannément dans le monde.

Ce qui a alimenté les recherches qui ont permi la miniaturisation et la production à grande échelle qui les ont depuis spectaculairement démenti, c’est à nouveau la pluie de dollars déversée par le département d’état américain. La motivation était cette fois la production de systèmes de calcul gyroscopiques suffisamment puissants et suffisamment petits pour être embarqués dans des missiles intercontinentaux.

Les ordinateurs dont nous disposons aujourd’hui pour aller sur Internet et Internet lui-même sont donc, dans les grandes largeurs, le fruit d’investissements colossaux de la part de la défense américaine.

Madudu 12/10/2016 11:42

Mapz : vous n'êtes pas réaliste en ce qui concerne la Russie, assurément.

S'il est clair que la Fédération de Russie (qui n'existait pas en 1945) a beaucoup à faire sur le plan intérieur, terrain sur lequel elle fait face à des problèmes sérieux, elle n'a pour autant rien à voir avec la dictature autoritaire dont nos médias habituels aiment parler.

Et si une démocratie est un régime sous lequel le peuple est content de ses dirigeants, ce qui est le seul résultat attendu d'élections libres par un peuple informé, alors la Fédération de Russie est davantage démocratique que la République Française.

Si on considère également qu'un bon dirigeant est un dirigeant qui respecte les traditions diplomatiques, le droit national et international, qui prévient la communauté des nations de ses projets à l'extérieur de ses frontières et qui s'y tient dans le cadre légal construit à cet effet, alors assurément Vladimir Poutine est un excellent dirigeant.

Suivant les mêmes critères, ceux de l'Union Européenne et des Etats-unis d'Amérique sont à ranger dans la même case que l'actuel président de la Turquie.

Observatus geopoliticus 12/10/2016 11:34

@ mapz
- La Russie renaît en 1991. Puisqu'on parle de morale, qu'a-t-elle fait de spécialement mal depuis cette date ? Elle a été pillée et quasi-démembrée dans les années 90 avec l'active complicité des Etats-Unis dont le but était de pulvériser le Heartland. Poutine et sa remise en ordre, certes parfois un peu autoritaire, découle totalement de ces années. Ca aussi, c'est un grand classique de l'histoire : Solon à Athènes, les dictateurs élus à Rome, Bonaparte etc. : l'homme fort qui nettoie les écuries d'Augias. Il n'y a que les imbéciles journalistiques pour sortir les événements de leur contexte, faire comme si l'histoire n'existe pas et distribuer bons et mauvais points selon les critères occidentaux.
- Si je peux m'exprimer sur internet, ce n'est certainement pas grâce aux USA dont les agences d'écoute m'ont vraisemblablement à l'oeil (comme des millions d'autres, je n'ai évidemment pas la prétention d'être tout seul ni un héros). Il m'est arrivé quelques petites "bricoles" informatiques qui me le font penser fortement...
- En Russie, vous pouvez tout à fait exprimer des opinions contraires au pouvoir. Allez donc voir les tombereaux que déversent les communistes ou les nationalistes sur Poutine... Ils sont apparemment bien plus libres que les oppositions européennes surveillées par un tissu de morale politiquement correcte et une caste médiatique prête à lyncher médiatiquement celui qui sortirait de la ligne.

@ Yom
Oui, c'était dans les tuyaux, Tocqueville prévoyait la même chose... Les soubresauts du XIXème et début XXème ont retardé quelque peu l'échéance mais l'affrontement était inévitable.

Kevin 12/10/2016 11:23

La liberté d'expression est assez respectée en Russie, au moins pour le commun des mortels. Si vous etes simple citoyen, en Russie comme en France, vous pouvez dire ce que vous voulez, de toute facon, personne ne vous écoute, car tout le monde se fiche de votre avis. Par contre, si vous etes journaliste ou politicien dans l'opposition, "un accident est bien vite arrivé" ;-)
Je pense personnelement, qu'il n'y a pas de place pour la morale en politique. C'est un jeu dégueulasse où tous les coups sont permis, et ou tout le monde se bat avec les armes dont il dispose. Si les USA sont le pays le plus nuisible aujourd'hui, c'est je pense car c'est le plus puissant. On a vu le comportement de la France et de l'Angleterre, quand elles étaient les 2 grandes puissances mondiales, et c'était pas joli-joli non plus...

mapz 12/10/2016 11:08

A Observatus
Je ne donne aucune leçon à quiconque ni d'histoire(la Russie n'existait pas en 1945...) ni de moral. Ne faites pas aux autres ce que vous dites qu'ils font.
Juste des faits.
Quel est le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui?
Vous pouvez vous exprimer sur internet. Grace à qui et à quoi?
Vous vivez dans un monde relativement libre
Allez en Russie et exposez vos opinions si elles sont contraires à celle du pouvoir.
Je ne défends rien.
J'aime votre site car il exprime des idées claires et précises .
et j'apprends.
Et je ne suis ni americanophile ni un russophobe
Simplement je suis réaliste sur notre monde.

Yom 12/10/2016 10:51

@mapz
La pluralité (aujourd’hui le terme de « multipolarité » est à la mode) et un certain équilibre de forces sont en soit des bienfaits.

@Observatus geopoliticus
En 1820 déjà, Napoléon Bonaparte disait :

« En mourant, je laisse deux vainqueurs, deux hercules au berceau : la Russie et les Etats-Unis d’Amérique. »

Bien vu.

Observatus geopoliticus 12/10/2016 09:46

La Russie n'existait pas en 1945, le saviez-vous ?
Mais si vous voulez, dans votre cours de morale, distribuer bons et mauvais points, souvent à tort et à travers d'ailleurs, il y a la MSN pour ça...

mapz 12/10/2016 07:29

Bonjour
Expliquez moi quels sont les bienfaits de la Russie sur le monde depuis 1945 et pourquoi souhaiter que la Russie mette à bas l'empire du "mal"?
Que les USA soient en difficulté est une évidence.
La Russie est un modèle de liberté...

Observatus geopoliticus 11/10/2016 23:09

L'éternel dichotomie entre dirigeants et peuple, cher Monertov... L'historien sait bien que l'Europe est morte durant la Seconde Guerre Mondiale et qu'elle n'est depuis que le terrain de jeu des deux Grands.

Yann 11/10/2016 21:34

Compte tenu de la clarté, de l'abondance et de la rapidité de vos informations qui nous font vivre en temps réel ce terrible thriller (oserai-je dire palpitant ? puisque nous attendons aussi que ce soient les bons qui gagnent à la fin) je vous remercie, et les commentateurs aussi, de nous faire partager tout ceci, et vous pardonne de bon coeur pour le L majuscule manquant à Landerneau (je suis sensibilisé, j'habite à coté, sinon je n'en aurai rien eu à faire bien sûr).

Observatus geopoliticus 11/10/2016 23:02

Ha ha ha, pardon, je suis confus, toutes mes excuses aux Bretons. Je corrige ça de suite.
Du coup, ce petit épisode m'a poussé à chercher l'origine fort intéressante de l'expression.

UltimaRR 11/10/2016 21:24

Bonsoir,

Merci pour ce nouvel article.

Jusqu'à la date de ce câble (août 2014) le soutien du Qatar et de l'Arabie Saoudite à l'Etat Islamique a toujours été plus ou moins suspecté. Ils sont dans la suite logique de leurs œuvres visant à supporter tout azimut les islamistes sunnites de la région.

C'est à l'été 2014 que l'EI proclame le califat et prend véritablement son essor, échappant à ses parrains bienveillants pour qui il devient même une menace. La coalition internationale dont font partie ces deux pays sera mise sur pieds en août 2014.

Que la diplomatie américaine ait clairement été au courant de ces agissements à cette date, cela n'a finalement rien de bien étonnant. Que cela vienne ajouter de l'eau au moulin concernant les relations qu'entretiennent les Occidentaux avec ces Etats... cela devenir difficilement tenable en effet.

Ce qui retient mon attention est une phrase qui suit celle que vous citez : "The Qataris and Saudis will be put in a position of balancing policy between their ongoing competition to dominate the Sunni world and the consequences of serious U.S. pressure."

De quelle pression américaine pouvait-il (peut-il) s'agir ?


Bien cordialement.

Observatus geopoliticus 12/10/2016 09:43

Je suis comme vous, cher Ady je n'ose pas ^^

Ady85 11/10/2016 23:18

Observatus, quand allez-vous vous risquez à faire un prono sur cette élection ? :)

Parce que moi perso, j'arrive pas à en faire un... :)

Observatus geopoliticus 11/10/2016 23:00

Suspecté mais jamais dit clairement, "officiellement" (même si l'hilarante pourra toujours prétendre que c'est le fruit d'un vilain piratage).
Quant aux "pressions" US, mouais. Un jour, mon prince viendra...

theuric 11/10/2016 21:17

Observatus Politicus, avez-vous remarqué qu'en Juin 2015 vous n'aviez pas de commentaires quand, aujourd'hui, rien que sur cette page, j'ai compté pas moins de huit à neuf commentateurs?
Le monde change, ne trouvez-vous pas?
La question se pose: comment taire?

Observatus geopoliticus 12/10/2016 11:44

Oui et non, cher Yom. Elle existait mais personne ne le savait. Je publiais auparavant l'article en entier, directement, sans passer par la case "Lire la suite". Comme la partie commentaires est bien plus bas que l'article, séparée de lui par les pubs d'overblog et les recommandations pour réseaux sociaux, les lecteurs ne la voyaient pas. Du coup, personne ne commentait...
C'est pour cela que j'ai légèrement changé le format en introduisant cette étape supplémentaire "Lire la suite" : sur la photo du billet, une icône apparaît avec le nombre de commentaires. Grâce à cela, beaucoup de lecteurs ont découvert que l'on pouvait commenter.
Bien à vous

Yom 12/10/2016 10:41

Mais, la possibilité de laisser des commentaires n’est-elle pas apparu que récemment sur ce blog ?

En tous cas, je ne l’ai remarquée que récemment. Je me suis même dit que c’était une sacrée prise de risque …

Observatus geopoliticus 11/10/2016 22:54

Et parfois bien plus ; certaines pages atteignent des dizaines de commentaires.
Juin 2015, c'était le tout début du blog, pas plus de quelques dizaines de visiteurs quotidiens... Je ne savais même pas à l'époque comment insérer un lien hypertexte ha ha.
Eh oui, le monde change, et en mieux ^^

Henrietta 11/10/2016 20:52

Bonjour,
C'était un secret de polichinelle quand même, non ?

Observatus geopoliticus 11/10/2016 20:55

Surtout sur ce blog qui le répète depuis des mois. Mais au moins, c'est maintenant officiel et de la bouche même de celle sensée personnifier le système impérial. Ca ne manque pas de sel...

Euclide 11/10/2016 19:37

Bonsoir cher Observatus,
Lu quelque part que la diplomatie russe ne sait plus où vont les States.
Pour le reste, je ne fais que passer.

Observatus geopoliticus 11/10/2016 20:55

Je crois, mon cher Euclide, que la diplomatie russe n'est pas la seule... L'empire fou tourne de plus en plus comme une toupie : reste à savoir de quel côté elle tombera.

Ady85 11/10/2016 17:29

Observatus,

Si Clinton gagne, est-il possible de voir Moscou se mettre à soutenir bien plus fortement des mouvements sécessionnistes aux USA ?

C'est sur ce blog que j'avais lu que le principal mouvement sécessionniste Texan avait été invité 2 ou 3 fois à Moscou. . Une victoire de Clinton peut peut-être faire du grabuge dans le sud des USA.

Cela m'amène à une question que je me pose depuis longtemps : La Russie a-t'elle les moyens de provoquer dans un pays Occidental l'équivalent de "révolutions de couleurs" ? Lancer des mouvements de rues, etc...?

Yom 12/10/2016 10:38

Alors peut être quand il aura programmé son dernier mandat de président ? Comme un baroud d’honneur.

Observatus geopoliticus 11/10/2016 20:48

Cher Ady,
j'ai envie de vous répondre à la normande, p'tet ben que oui, p'tet ben que non.
Les Américains mériteraient indéniablement de se retrouver dans la position de l'arroseur arrosé et Poutine a quelques leviers à sa disposition.
Mais il répugne viscéralement à l'ingérence dans les affaires d'autrui, sauf quand la sécurité de la Russie est directement en jeu (Ukraine, Géorgie). S'il est tant courtisé par une partie conséquente du monde, c'est justement parce qu'il n'intervient pas dans les affaires intérieures des Etats.
S'il le fait avec les USA, il verra augmenter considérablement son prestige planétaire mais il perdra tout le crédit de sa politique de non-ingérence. Au final, je crois que non.

theuric 11/10/2016 17:27

L' effondrement d'un empire de cette sorte est réellement passionnant à suivre en directe.
Ce délitement continuel sur tous les fronts.
La perte de valeur de ses élites.
Leur accaparement des richesses de sa population lorsque leur confiscation de leur colonisés ne suffisent plus.
Leur sottise doublé de leur aveuglement.
Leur tendance de toujours se croire à l'orée de leur gloire et de leur puissance.
L'appauvrissement de cette population ainsi que de la monté de son ignorance...
Sans compter un brexit qui, à y regarder de près, n'aurait pu se faire il y a ne serait-ce que cinq, voire trois petites années.
La monté en indépendance des peuples aux marches de cet empire, puis, de proche en proche, de toutes ses possessions, ceci accompagné d'une anarchisation de sa société et de son gouvernement, quelle que soit sa forme.
Enfin, bref, l'histoire nous montre sa leçon, mais qui s'en souviendra?

Observatus geopoliticus 11/10/2016 21:00

Les historiens comme moi s'en souviendront, mon cher Theuric. Ce qui se passe actuellement, je l'ai déjà vu dix fois, vingt fois... L'empire perse, Athènes, l'empire séleucide, Rome, les différents empires chinois, les Mongols, l'URSS et la liste est longue. L'Histoire est un éternel recommencement...

Hamilcar Barca 11/10/2016 17:23

@ Observatus Geopoliticus

Bonjour OG et merci pour ce nouveau billet.

Les Etats-Unis sont un pays profondément religieux, ce qui explique sinon la fascination, tout au moins l'immense tolérance des membres des sectes protestantes, plus ou moins extrémistes, pour leurs contreparties musulmanes sunnites. Et leur haine de l'Islam chiite qui, comme les "papistes", a un clergé et une organisation structurée.

Je pense que vous, et d'autres sur ce blog, ont vu cet excellent film, "La Guerre selon Charlie Wilson". Non? Alors ruez vous dessus, et venez dire ensuite ici ce que vous en pensez.

Bien cordialement

Observatus geopoliticus 11/10/2016 20:53

@ Hamilcar : non, je ne connais pas ce film, je le regardera avec plaisir. Merci pour le conseil.

@ Kevin : si l'empire retourne sa veste et trouve dans le même temps quelque chose pour remplacer le pétrodollar, c'est possible. Mais avouons que cela fait beaucoup de "si"...

Kevin 11/10/2016 17:56

Je suis d'accord, "La guerre selon Charlie Wilson" est excellent, Tom Hanks y est très convaincant.

Kevin 11/10/2016 17:53

Pensez-vous que les qatari et saoudiens puissent un jour voire leurs avoirs sur le territoire francais gelés et leurs biens confisqués par le gouvernement? Ou que ces pays puissent faire l'objet d'un boycott, voir d'un embargo? Après tout, ils sont bien aussi criminels voire pire que l'Afrique du sud du temps de l'apartheid, que Cuba, que l'Iran de Khomeini, ou que la Russie de Poutine (a qui on a aussi refusé de vendre 2 porte-helicoptères, pendant qu'on refilait nos rafales aux pires dictateurs...)

Georges Clounaud 11/10/2016 17:15

Je me permets de nuancer quelque peu votre point de vue sur le Figaro et saluer l'initiative que ce journal à eu en donnant libre tribune à Caroline Galactéros ce jour.
http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/10/11/31002-20161011ARTFIG00146-caroline-galacteros-la-decision-de-vladimir-poutine-humilie-la-diplomatie-francaise.php
Je n'ai jamais lu dans la presse mainstream un article aussi lucide et éclairé sur la situation syrienne et sur l’État catastrophique de notre diplomatie. Je ne peux qu'inciter tout le monde à faire tourner ce papier.
Les masques sont en train de tomber et il faut le faire savoir !

UltimaRR 11/10/2016 23:02

Merci Georges, remarquable article de Mme Galactéros, une fois de plus. J'ai pu regarder l'émission mentionnée sur LCI figurant en lien sur son blog... et mon Dieu, quelle intervention de notre Ministre des Affaires étrangères.

On dirait un cancre que l'on a tiré de son sommeil au fin fond de la classe. Il a l'air complètement à l'Ouest sur tout.

Puis quelle attitude des Occidentaux (Etats-Unis, Royaume-Uni, France) à quitter désormais systématiquement leurs sièges au Conseil de sécurité dès que le représentant de la République arabe syrienne prend la parole... encore un triste spectacle samedi dernier, à coup de grandes rodomontades moralisatrices.

Observatus geopoliticus 11/10/2016 21:06

Je plussoie sur la grande qualité d'analyse de Mme Galactéros : c'est sans doute pour cela que son article a très vite disparu de la une ! (j'imagine un petit coup de fil de l'ambassade du Qatar à Dassault...)
Mais il serait naïf de croire que c'est simplement la stupidité et l'ingénuité qui mènent la politique étrangère des pays occidentaux. Que des journalistes ou des pseudo intellectuels soient abusés, je veux bien (et encore...) Mais les dirigeants politiques, eux, ne sont pas nés de la dernière pluie : ils savent très bien ce qu'ils font et c'est en connaissance de cause qu'ils soutiennent les barbus qaédistes et autres, ou les néo-nazis en Ukraine.
Bien à vous

Kevin 11/10/2016 16:01

Ecoeurant! Aussi détestable, raciste et mysogine que soit Trump, il n'a pas le sang de 130 parisiens, 80 nicois, 200 russes, et des centqines de milliers de syriens et d'irakiens sur les mains... J'espere qu'il va gagner les élections pour l'unique raison qu'il bombarde Daesh aux cotés de Poutine et qu'il nous débarasse de ces barbares barbus...

Kevin 11/10/2016 17:47

Yom: Vous avez raison, Al Quaeda était déja une creature financée par la CIA pour lutter contre les russes en Afghanistan, et avait déjà commis des attentats anti-américains (dont un déjà au WTC de New York!) bien avant le 11 septembre 2001, et continuait malgré tout de bénéficier de la bienveillance de l'oncle Sam...
Observatus Geopoliticus: ha oui, j'avais déjà lu cet article, et il était lui aussi très intéressant...

Observatus geopoliticus 11/10/2016 16:37

Le système impérial et tout ce que cela implique (CIA, gangrène néo-con, lobby militaro-industriel...) le laissera-t-il faire, même en cas de victoire ?

Observatus geopoliticus 11/10/2016 16:36

L'histoire d'amour entre le monde anglo-saxon et le fondamentalisme sunnite remonte même à bien plus loin. L'année dernière, j'avais écrit un billet dessus, qui pourra vous intéresser : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2015/06/frankenstein-encore-une-fois.html
Bien à vous

Yom 11/10/2016 16:17

Ou de 2977 de ses compatriotes, puisque c’est également aux attentats du 11 septembre 2011 que remontent ces financements ; quoiqu’en dise le prix Nobel de la paix de la maison blanche et son véto scélérat.

nicolas 11/10/2016 15:59

http://www.msn.com/fr-be/actualite/other/y%c3%a9men-les-etats-unis-craignent-d%c3%aatre-accus%c3%a9s-de-crimes-de-guerre/ar-BBxhXBe