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Chroniques du Grand jeu

Qatarsis et métastases

7 Juin 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient, #Etats-Unis, #Chine, #Pétrole, #Russie

Notre bon vieux Moyen-Orient ne changera donc jamais. Rebondissements, renversements, retournements de veste... une vraie telenovela brésilienne.

La grande affaire très commentée de ces derniers jours est la mise au ban du Qatar par l'Arabie saoudite et ses quelques affidés de circonstance. Si c'était dans les tuyaux depuis une bonne semaine, c'est un véritable séisme dans la région, les précédentes querelles n'ayant jamais conduit à une rupture des relations diplomatiques.

La situation s'aggrave d'heure en heure. Les ports sont interdits à tout bateau en provenance ou à destination du Qatar, les ressortissants de chacun ont quelques jours pour faire leurs valises, tous les postes-frontière sont fermés et l'espace aérien de plusieurs pays a été interdit aux avions de Qatar Airways qui passent désormais au-dessus de l'Iran :

Point culminant dans la brusque escalade, l'Arabie saoudite vient d'envoyer un ultimatum de 24 heures comprenant dix conditions et un risque de guerre, quoique improbable, n'est plus écarté. Diantre, comment en est-on arrivé là ?

D'abord un coup d'oeil sur les pays qui viennent de rompre avec Doha : outre Riyad, l'on trouve principalement l'Egypte, Bahreïn et les Emirats Arabes Unis. Point commun : ces pays sont excédés du soutien qatari bien réel aux Frères musulmans, à la pointe rappelons-le des "printemps arabes" libyen, égyptien et syrien.

Pour le reste, c'est une auberge espagnole qui mêle allègrement farce et réalité. Oui, le Qatar a soutenu l'Etat Islamique et Al Qaeda en Syrak comme nous l'avons montré à plusieurs reprises sur ce blog ; mais voir les Saoudiens l'en accuser est à pleurer de rire étant donné qu'ils ont fait exactement la même chose. L'ex-vice Joe Biden s'était d'ailleurs cru obligé de le reconnaître publiquement :

Oui, le Qatar a paradoxalement de bonnes relations avec l'Iran, ce qui passe très mal à Ryad mais aussi à Bahreïn (en proie au printemps chiite passé sous silence dans la MSN occidentale). De même, le Qatar voit d'un mauvais oeil le front américano-israélo-saoudien qui se met en place. Mais est-ce suffisant pour expliquer la soudaine crise ? Sans doute pas, car c'est un véritable noeud gordien auquel nous avons affaire...

Beaucoup ont fait le rapprochement avec la récente visite de Trump en Arabie saoudite et, de fait, le Donald semble confirmer la chose via une nouvelle tempête de tweets :

Durant mon récent voyage au Moyen-Orient, j’ai déclaré qu’il ne pouvait plus y avoir de financement de l’idéologie radicale. Les dirigeants ont pointé du doigt le Qatar – regardez ! Tous les éléments dans le financement de l’extrémisme religieux pointent vers le Qatar. C'est peut-être le début de la fin de l'horreur du terrorisme.

Le Seoud s'achèterait une virginité à peu de frais tandis que le soutien au djihadisme international serait officiellement (et hypocritement) réduit, ce qui ne peut que plaire au président américain qui n'a jamais varié sur ce sujet (c'est bien le seul...) Une entente Washington-Ryad, donc ?

Cependant, beaucoup d'éléments ne collent pas... Cette crise tue dans l'oeuf le projet d'OTAN arabe évoqué par le Donald il y a quinze jours. Soit il aime se tirer des balles dans le pied (pas impossible), soit il n'est pas réellement derrière cette rupture.

Le Qatar accueille la principale base US au Moyen-Orient ; le Pentagone ainsi que le Département d'Etat sont loin d'être aussi ravis que leur commandant en chef. Par le biais de son porte-parole, le Pentagone a d'ailleurs remercié le Qatar et refusé de commenter les déclarations trumpiennes. Quant à Tillerson, il est bien embarrassé, qui appelle les membres du Conseil de Coopération du Golfe à "rester unis". Le Donald vient d'ailleurs de mettre de l'eau dans son coca, peut-être "fortement conseillé" par son entourage, et a appelé le Seoud pour tenter d'apaiser la situation.

Car le CCG est la pierre angulaire de l'empire américain dans la région - un peu comme l'UE en Europe - et il est aujourd'hui au bord du gouffre. Après le Brexit, le Qatarxit ? A Washington, les stratèges impériaux ne doivent pas être aux anges... Le Koweït et Oman ont en tout cas refusé de suivre leurs collègues et de rompre leurs relations avec Doha, ce qui fissure encore un peu plus le CCG.

Autre élément qui ne cadre pas : la Chine serait en train de modifier ses contrats pétroliers avec Riyad pour payer ses importations d'or noir en yuans, coup terrible porté à la puissance américaine. Le fidèle lecteur ne sera pas surpris, nous en annoncions la possibilité il y a deux ans :

Une chose demeurait, stoïque et inébranlable : le pétrodollar. Saddam avait bien tenté de monter une bourse pétrolière en euros mais il fut immédiatement tomahawkisé. Kadhafi avait lancé l'idée mais les bombes libératrices de l'OTAN tombaient déjà sur Tripoli avant qu'il ait eu le temps de passer un coup de fil. Les stratèges américains pouvaient dormir du sommeil du juste, leurs charmants alliés pétromonarchiques du Golfe resteraient le doigt sur la couture du pantalon.

Sauf que... Une info extrêmement importante, donc passée inaperçue dans la presse française, est sortie il y a quelques jours. La Russie et l'Angola ont dépassé l'Arabie saoudite comme premiers fournisseurs de pétrole à la Chine. Chose intéressante d'après les observateurs, c'est le fait que la Russie (encore ce diable de Poutine !) accepte désormais les paiements en yuans chinois qui a motivé ce changement tectonique. D'après un analyste, si l'Arabie veut reprendre sa part de marché, il faudrait qu'elle commence à songer sérieusement à accepter elle aussi les paiements en yuans... c'est-à-dire mettre fin au pétrodollar.

Et là, cela risque de poser un sérieux dilemme aux Saoudiens : faire une croix sur leur prééminence pétrolière mondiale ou faire une croix sur le pétrodollar au risque de voir les Américains le prendre très mal et éventuellement fomenter un changement de régime.

On imagine mal dans ces conditions une brusque entente américano-saoudienne contre le Qatar... D'autant plus que les contrats des ventes tant vantées d'armes commandées par le Seoud - 110 milliards avait assuré le Donald - ne seraient que "du vent" selon un expert.

Dans cette confusion, le sultan est un peu perdu. Curieusement muet ces derniers jours, il a multiplié les contacts téléphoniques avec Riyad, Doha, Koweït et... Moscou (il semble ne plus pouvoir rien faire sans Poutine depuis quelques mois). Il est finalement sorti de sa réserve pour critiquer les sanctions contre son allié qatari. C'était le minimum syndical : l'AKP tendance Frères musulmans pouvait difficilement rester longtemps silencieuse devant l'offensive contre son "parrain", ce qui pousse d'ailleurs le principal parti d'opposition à réclamer une stricte neutralité turque dans cette affaire.

En réalité, Erdogan est bien embêté : en sus de la base américaine, le Qatar abrite une base turque et un accord de défense existe entre les deux pays prévoyant le soutien d'Ankara si la petite pétromonarchie est attaquée. Le sultan n'aurait jamais imaginé que ce puisse être par l'Arabie saoudite !

Deux piliers du pétrodollar et soutiens du djihadisme en conflit, CCG en crise, Turquie ballotée, Etat profond US divisé... Il faut prendre la rupture saoudo-qatarie pour ce qu'elle est : une énième convulsion du "camp du Bien", un émiettement supplémentaire de l'empire.

Il n'en fallait pas plus à CNN pour accuser... les hackers russes ! Audiard nous avait prévenu : les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît. Derrière cette nouvelle dégénérescence de la presstituée se cache tout de même une réalité : c'est Noël au Kremlin, qui se garde toutefois de tout triomphalisme.

Il est vrai qu'une coopération, paradoxale elle aussi, existe entre Moscou et Doha, tant sur le plan énergétique (ne pas oublier que le Qatar est entré dans le capital de Rosneft il y a quelques mois) que militaire, malgré les différends - et le mot est faible - sur le dossier syrien. Les ouvertures qataries vers l'Iran sont également bien vues par l'ours. D'un autre côté, les relations se réchauffent doucement avec l'Arabie saoudite et le tout-puissant ben Salman a rendu une petite visite en Russie une semaine après le voyage de Trump et une semaine avant la crise actuelle (a-t-il informé Poutine de ce qui se tramait ?)

Officiellement donc, le Kremlin ne prend pas position. Mais si un coin durable peut être enfoncé entre l'axe américano-saoudo-israélien et la paire turco-qatarie, c'est du pain béni pour Moscou ainsi que pour Téhéran.

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Astatruk 08/06/2017 22:08

Coucou ici.

Merci merci OG pour cet article succulent. Idem cher co-posteurs pour vos livrées enrichissantes.

À mon tour, hi hi....

Hum.... l'un, l'autre et le tout.

Voilà mon propos pour ce qu'il s'agit de cette nouvelle crise dans la crise, moyen orientesque en particulier, mondialisiste -ou mondialesque- en général. L'un, c'est nous tous au singulier. L'autre est cet "un" qui peut être tour à tour ami ou ennemi. Le tout est mon tout. Belle charade n'est-il pas ?

Où en viens-je ? Dernièrement j'ai lu, sur le Saker francophone, deux articles sur les fourmis qui m'ont porté à creuser le sujet puis à observer les fourmis que j'ai en ma modeste demeure. Et, tilt, comme un flipper (pas le dauphin :-) j'ai percuté ce que tente de nous dire H.Laborit. Mais passons sur cet excellent chercheur, je sais que vous ne le lirez pas :-(

Lorsque le concensus n'existe plus au sein d'un groupe, d'autant que se groupe est constitué en un système complexe devenu bien trop complexe, chaque partie le constituant peut se retrouver en marge, malgré elle, de la marche "commune". Et cette partie, lorsqu'elle est en marge de la marche ne peut pas pour autant cesser de marcher. N'ayant plus "d'ordre" utile provenant du groupe, c'est à dire du concensu, cette partie entreprend une marche "solitaire" vers le but qu'ont toutes les autres parties mises en marge, de même que toutes les autres parties toujours incluses au consensus. Seule la démarche change. La démarche de la marche changr maisnle but lui ne change pas.

Nos sociétés sont mimétiques tout le temps que la marche marche. Mais lorsque la marche ne mène nule part, les marcheur marchent différemment. Ils se déroutent. Prennent des chemins de traverse. Coupent à travers champs. Ou s'assoient et s'interrogent pour certains. Bref, le système se dé-systémise par désertion et les parties se désagrègent du tout en s'isolant.

C'est terrible pour l'ensemble des parties et tout particulièrement pour le système qui ne parvenait plus à agreger le groupe. Le système s'écroule pour n'avoir su donner une démarche à la marche de ses parties et pour que chacune parvienne à son but. Fin du système.

Ménage fait. Système effondré. Quelques parties, au grès de leurs pérégrinations hasardeuses retrouveront un objectif et le moyen de l'atteindre. Il ne fait aucun doute que, instinct grégaire aidant, un nouveau système verra le jour pour exploiter au mieux ce moyen d'atteindre ce nouveau but.

Les fourmis sont aveugles. Seule(s) elle(s) ne peut (peuvent) survivre. Mais il suffit qu'une seule d'entre elles toutes trouve le pot de confiture pour que toute la colonie, ou ce qu'il en reste, soit sauvée.

Poutine est probablement une de ces fourmis qui cherchent de nouveaux chemins, tandis que marginalisé par le système.

Je me prends à rêver. Avec son "Make america great again", le père trumpiste ne serait-il pas, lui aussi, une fourmi marginalisée qui fait des aller/retour, puis des cercles et des circonvolutions pour toruver ce que nous cherchons tous mais que nous savons plus où, ni comment le chercher ?

Une chose est certaine, l'humanité a inventé le pire, sous toutes ses formes, en cherchant le mieux. Ne lui reste plus qu'à accepter le bien qu'il lui reste avant de le perdre car le mieux est souvent l'ennemi du bien.

Pour paraphraser un grand sage, frère du cousin d'un autre que je ne connaissais, avoir le bien et vouloir aussi le mieux, c'est l'assurance de perdre l'un et l'autre. Je rajouterai que c'est probablement le sort de tous les systèmes complexes. Le déclin et le renouveau.

Trump, version 01, 02, 03, et qu'importe in fine, ne serait-il pas en train de nous montrer la voie, peut-être malgré lui ?

Nous sommes comme cette fourmi qui sent l'odeur de cette pomme pendue au dessus d'elle, mais ne conçoit pas qu'elle doit chercher l'arbre qui la porte sauf à s'éloigner de l'odeur, ce qui la terrorise.

Une autre fourmi est peut être déjà en train de gravir l'arbre, errant elle aussi vers nule part ?! Providence, en grignotant la queue par la quelle elle tient, cette pomme pourrait tomber sur la tête de sa congénère, qui d'un mot d'un seul s'écrierait EUREKA !

Oui oui, la gravité est relative, tout dépend comment on la prend au sérieux.

Et j'ai l'intuition que Trump sait que nous sommes des fourmis dont la plus part sont incapables de voir, parce que aveugles, ce qui est tout proches d'elles. Alors ils jouent à quixsera le plus bêtes. Une sorte de chaises musicales entre deux danses du sabres ?

Bien à vous tous, amies, amies, qui fourmillez autour de moi à m'en donner le vertige. Avec un ziboux de chuette.

Grognard 08/06/2017 19:41

3 éme frappe US contre des troupes de l'armée syrienne.
Provocation et ou surenchère?
Quoi qu'il en soit hier:
"Les frappes de la coalition dirigée par les États-Unis sur la Syrie ne resteront pas impunies, préviennent le Hezbollah et Téhéran, deux alliés de Damas qui promettent de riposter si nécessaire en frappant les positions de l'armée américaine."
https://fr.sputniknews.com/international/201706071031740908-syrie-coalition-iran-hezbollah/

Pendule de Nwton 08/06/2017 20:27

J'oubliais le vote au congrès d'un nouveau chapelet de sanctions contre l'Iran, le lendemain des attaques de Téhéran

Pendule de Nwton 08/06/2017 20:26

Cher Grognard,
Sans oublier la gestion de communication de Trump après l'attentat de Téhéran en accusant l'Iran d'être responsable de ce qui lui est arrivé au lieu d'adresser sa sympathie (même si ce n'est que de façades).
Les Iraniens dans cette région sont les champions des représailles asymétriques:
-la frontière syro-irakienne avec les USA coincées entre 02,
-la crise du Qatar avec le CCG ou
-le Yémen même si ceux-ci n'ont besoin de personnes pour chauffer les côtes de la "si terrible coalition saoudienne"

Bien à vous

Pendule de Nwton 08/06/2017 18:42

La petite visite samedi du ministre des affaires étrangères du Qatar en Russie et les coups de téléphone irano-turco-Qataris valent leur pesant de cacahuètes.....

Bien à vous

Pendule de Nwton 08/06/2017 17:39

Cher O.G (désolé pour ce post assez long mais il me semble être opportun)

Cette bizbille entre les chameliers de la caravane peut être analysé sur 02 axes de lecture:

1-Le chef auto-proclamé du convoi c'est-à-dire le saoud (gros, gras, orgueil déplacé, vanité du bédouin, idéologue vide à souhait) considère que la caravane lui doit soumission tandis qu'un jeune apprenti (considérant qu'ils sont tous de la même famille et non de la même branche, ce qui donne des urticaires au saoud) essai de faire son trou or du giron du chef.

Il use des mêmes accords de corruption entre le saoud et ses"soits disants partenaires stratégiques (les Etats de l'occident qui même si elles sentent la putrification mortifère du saoud adore plus son argent que la vie de ses concitoyens "28 pages déclassifiées du 9/11) pour se faire son petit business (jusqu'à adapter sa liste de partenaires en fonction de ses intérêts or idéologie).

Tout cela ne peut qu'entrainer pour le mâle alpha une montée de testostérone comme d'habitude sans reflexion, sans profondeur stratégique (on n'y peut rien la graisse de l'oisiveté à détruit le peu de neuronnes qui restait), plus de la comm' à la bédouine (on ne peut comprendre leur philosophie que si l'on a vécue ou cotoyer certains responsables d'entre eux).

La question est de savoir ce que le jeune chamelier fera, sortir de la caravane ou s'adapter à ses actions en y répondant par plus de liens avec les partenaires définis par le saoud comme la cause de tout le malheur du monde (or mis les hackeurs russes).

Dans la caravane, ils savent une chose très claire à trop pousser le bouchon trop loin il s'expose à plus d'humiliation (si le petit chamelier s'en sort) et à enclencher un cercle vicieux entrainant la perte du peu de pouvoir qui leurreste (pour un idéologue moldu c'est le début de la fin même si cela a déjà commencé).

2-On peut dire ce qu'on pense de Trump mais une chose est sure l'évolution de ses actions géostratégiques qui semble de prime abord hératique et dénué de tout bon sens (car quand on a un caniche quelque soit la route que l'on prend suffit de bien ajuster la carotte et le bâton pour qu'il vous suive : l'UE...).
Il fait tout le contraire:
-pousse le deep state à plus de folie et de frénésie le fissurant encore plus et multipliant les lignes de tension;
-va au bâton et à l'humilation de l'UE allemande (étant habitué au maitre il leur faut trouver un autre Russe ou chinois en sont ravis);
-appui là où le chamelier idéologue boucher s'expose au risque de laisser entrer dans la région son ennemi (pain béni pour celui-ci);
-agi en Syrie de telle sorte à pousser les irakiens-syriens à plus de coordiantion (aucun pays n'aime se voir amputer de son territoire) sous la oulette irano-russe (car si les PMU pousse vers le sud tôt ou tard ils arriveront vers Al Tanf et là que fera le Pentagone????) pour mettre les USA dans un piège où tous les coups sont échecs et math

Le Donald s'il fait ses 04 ans de mandat risque in fine de redéfinir par ses actions une toute nouvelle carte géostratégique en faveur de la Chine- Russie et l'Iran (comparé aux autres ils ont avec eux le temps et la patience refléchie de l'action).

Bien à Vous

Euclide 08/06/2017 13:09

Dans la série " La folie des grandeurs" où celui qui a la plus longue dans les pétromonarchies du Golfe.
Tour Jeddah Tower à Jeddah ( Arabie Saoudite) 1000 m de H en construction pour 2020 .
Tour Burj Khalifa 828 m à Dubai ( Emirat Arabe Unie ) . Ainsi que 3 tours en constructions de 330 m à 356 m pour 2019.
En guise de comparaison la tour la plus haute du quartier de la Défense avoisine les 200 m.
C'est ma modeste suggestion, si par hasard le Qatar voudrait se défouler chez ses voisins.

Ady85 07/06/2017 21:40

Bonjour Observatus,

Que pensez-vous des analyses (en général) de Pépé Escobar ? IL annonce notamment de attentats à venir dans les Balkans (notamment Macédoine). Attentats qui seraient liés au déploiement de l'OTAN dans certains pays des Balkans.

Kevin 08/06/2017 08:40

J'ai 2 ex-colocs macedoniens qui m'ont parlé de tentatives de revolutions colorées a Skopje. Le gouvernement étant archi-corrompu, la NED essaye de surfer sur la colère populaire pour un nouveau maidan, mais les yougoslaves ne sont pas betes...

bluetonga 07/06/2017 21:22

Erdogan est-il en train d'entrer dans l'arène? Le parlement turc viendrait de donner son accord pour un déploiement accéléré de troupes turques dans leur base qatarie :

https://www.rt.com/news/391246-turkish-troops-qatar-bill/

Frères musulmans contre mouvances wahabites? A l'instar de Tacite, qui (de mémoire) se réjouissait de contempler les barbares ennemis de Rome s'entr'égorger sur la rive opposée du Rhin, les Iraniens doivent bien rigoler de ce dernier développement. Et ça doit aussi réchauffer quelques cœurs à Damas. A Moscou par contre ils doivent commencer à être blasés. Plus on suit cette actualité proche et moyenne-orientale, plus on a l'impression d'un remake de Wile Coyote vs. le Road Runner.

Euclide 08/06/2017 05:05

Je rebondis sur le post de Bluetonga
Voui, le sultant d'Ankara va envoyer 3.000 soldats turcs sur une base au Qatar. Voir, la presse.
J'ai ,aussi, cru comprendre que les Emirats ne supportait plus l'arrogance ou l'ambition de Doha. Ambiance, ambiance.

Grognard 07/06/2017 19:41

Si j'osais.

Jackie Stewart déclarait au sujet des 24 heures du Mans: "C'est une course de chauffeurs de taxis"
Formule à laquelle Henri Pescarolo ajoutait:" où il faut être prêt à disputer un sprint de formule 1 à tout moment".
Les événements internationaux actuels ont le même histogramme.

Faut-il s'en étonner?
Qui contrôle encore quoi?
Quelles sont les puissances étatiques qui ont déjà le bras si ce n'est plus dans l'engrenage?
Combien de grains de sable représentent les forces non étatiques?

Lorsque le chaos frappe à la porte incongruité et imprévu ne tiennent-ils pas le haut du pavé?

Un monde putride, vermoulu et vérolé agonise.
D'autres spasmes sont à prévoir.
Une fois déchiré le voile qui opacifie encore pour un temps les petites manoeuvres des décideurs exécutants quelles forces verront le jour ; combien de contre feu seront allumés?
Tout laisse à penser que l'accouchement de son remplaçant se fera aux forceps.

Rouget 07/06/2017 19:37

Merci encore pour ces précieux articles, toujours sans faute, bien écrit et une dose d'humour juste comme il faut.

Je renouvelle ma requête par ailleurs : si vous proposez un système de don (Patreon, etc.) vos lecteurs pourraient vous aider !

Nour 07/06/2017 16:49

Merci à OG pour ses articles et ses réponses et à tous les commentateurs ! Les USA ne sont en effet certainement pas derrière le haro au Qatari à moins de vouloir sciemment avorter leur "OTAN arabe"... Cependant qui ne dit rien consent et le Donald surfe sur le cours des évènements en s'attribuant la paternité de cette pseudo-chasse au financement du terrorisme... Sachant que le sport préféré des Saoud est de détourner les colères provenant de l'intérieur du pays et du monde islamique (depuis la désignation de l'URSS comme l'ennemi à abattre en Afghanistan plutôt que les USA, puis des pays arabes traditionnels et l'Iran plutôt qu'Israël), cette colère contre le Qatar n'est pas étonnante et semble témoigner du degré de paranoïa du prince MBS (mise à exécution des menaces contre l'Iran avec les attentats d'aujourd'hui, empêcher tout désengagement du Qatar et réaffirmer le leadership après avoir essuyé les revers militaires et les affronts successivement égyptiens, libanais, qataris et les dissensions émiraties au Yémen). Une refonte des alliances entre l'islam politique soutenu par le Royaume Uni (frères musulmans, révolutionnaires iraniens et affidés) d'une part et tenants d'une ligne wahhabite pacifiste (sic) sous la coupe du triumvirat US-Israel-Saoud d'autre part semble en cours comme le montrerait la censure du discours de l'émir du Qatar par sa propre chaîne de propagande hier et les attentats en Iran aujourd'hui

serge 07/06/2017 16:48

Cela sent à plein nez les prémices d'une grosse recomposition régionale. En parallèle de ces "incidents" sunnites-chiites (il y a quand même eu le précédent de la « crise des ambassadeurs » en 2014), la coalition menée par les US en Syrie vient de taper une seconde fois les soldats pro-Damas près du point stratégique d’Al Tanf. Je maintiens voir que le sud de la Syrie, frontalière de la Jordanie et comme par hasard du Liban, serait de fait partitionnée pour permettre à Israël de créer une zone tampon et de surveillance de la Syrie, Liban et Irak, voire juste après l'Iran. Et que dans ce cas, le Qatar, par un effet type Bahreïn récent (émeutes matée avec les chars saoudiens), serait phagocytée par l'Arabie Saoudite et permettrait de se trouver au plus près de l'Iran et en même temps sur l'énorme gisement de gaz de South Pars. Une sorte de tenaille pour taper l'Iran?

Herminie 07/06/2017 16:11

Comme à l'habitude merci au rédacteur de ce blog, indispensable pour sortir de la bouillie pour chat servie par la presstitué, mais également à tous les commentateurs. Ou comment nourrir ses neurones et faire travailler son sens critique...

Eric83 07/06/2017 15:23

Avec les liens, c'est mieux :
http://www.zerohedge.com/news/2017-06-05/shocking-trigger-behind-todays-gulf-scandal-qatar-paid-al-qaeda-iran-1bn-hostage-dea
http://www.bfmtv.com/international/selon-les-etats-unis-des-hackers-russes-se-trouveraient-derriere-la-crise-qatarie-1180906.html

Paul17 07/06/2017 22:56

La crise avec le Qatar liée au gaz naturel ?
http://www.zerohedge.com/news/2017-06-06/forget-terrorism-real-reason-behind-qatar-crisis-natural-gas

Eric83 07/06/2017 15:22

"Notre bon vieux Moyen-Orient ne changera donc jamais. Rebondissements, renversements, retournements de veste...".
Il est d'autant plus difficile de tenter d'y voir clair que des marionnettistes extérieurs au MO - au hasard les US et la GB - aient agi, dans le cas présent, avant tout pour défendre leurs propres intérêts et/ou des intérêts communs.

Les US, après la visite du VRP Trump, continuent de protéger l'AS avec en contrepartie des contrats de dizaines de milliards chaque année. Puis, les US avec la bénédiction de l'AS - ou l'inverse - désignent à la vindicte populaire le Qatar comme terreau financier du terrorisme...les US en profitant pour désigner à nouveau les soi-disant "hackers russes" comme responsables, à la source, de cette crise géopolitique majeure au MO. ( Narrative reprise par nos MSM ).

Une autre clé de lecture concernant cette crise majeure au MO, totalement ignorée par nos MSM, a été révélée hier par le Financial Times hier et reprise par Zero Hedge : le Qatar aurait versé de grosses rançons, notamment à des groupes terroristes contre la libération de "sommités" qataries enlevées lors de parties de chasse en Irak.
Que les informations du FT soient fondées ou non - quel pays n'a jamais payé de rançon pour obtenir la libération d'otages ? - est important mais ce qui m'interpelle est ailleurs.
Cette "affaire" daterait de fin 2015 et sort dans le FT - ??? - quelques jours après le 3 ème attentat terroriste sur le sol britannique en moins de 3 mois.
D'après ce que j'ai pu lire ici ou là depuis déjà quelque mois, le gouvernement britannique doit justifier, auprès de "l'opinion publique", du bien-fondé de ses ventes d'armes à l'AS comme de sa contribution à la guerre menée par l'AS au Yémen.
Le Qatar - maintenant désigné officiellement par plusieurs Etats comme financier du terrorisme - ne fait-il pas un bouc-émissaire "parfait" pour le gouvernement britannique dans cette période particulièrement troublée et à quelques jours d'élections législatives cruciales ?

Olga 08/06/2017 06:59

@Paul17

Bien vu. Les intérêts sont ailleurs et toujours les mêmes. Le Général Pinatel en parlait déjà fin 2016.

http://www.atlantico.fr/decryptage/consequences-geopolitiques-chute-imminente-alep-et-vente-195-actions-rosneft-au-qatar-jean-bernard-pinatel-2905931.html/page/0/1

Quant au terrorisme et son financement, ça fait plusieurs décennies qu'ils nous enfument pour détourner l'attention de la guerre aux hydrocarbures mais aussi bien pratique pour diverses raisons de politique intérieure et entretenir le diviser pour mieux régner. Mais pourquoi se gêneraient ils puisque ça marche à merveille et que les populations occidentales continuent à gober ?


http://www.atlantico.fr/decryptage/consequences-geopolitiques-chute-imminente-alep-et-vente-195-actions-rosneft-au-qatar-jean-bernard-pinatel-2905931.html/page/0/1

Observatus geopoliticus 07/06/2017 15:44

@ Eric
Oui mais cette affaire d'otages est la partie émergée de l'iceberg.
Ce que vous dites par la suite est effectivement très pertinent. Sauf qu'aucune opinion publique occidentale n'est dupe des accusations saoudiennes et tout le monde voit bien que c'est l'hôpital qui se fout de la charité. Pas sûr qu'un gouvernement faisant semblant de croire à l'innocence saoudienne y gagne électoralement...
Bien à vous

Enlil 07/06/2017 14:30

Excellent et intéressant article, comme à votre habitude cher Scrutateur, félicitations.

Une légère impéritie à cette oeuvre, cependant : "l'Arabie Saoudite vient de s'envoyer un ultimatum" au lieu "d'envoyer", je présume.

Mais cette coquille rajoute au sel de l'article par son ironie : le créateur envoie un ultimatum à se créature... ou encore mieux : la conscience de l'islamisme radical envoie une menace à son subconscient.

Bien à vous, cher Scrutateur, et encore merci pour vos talentueux billets.

Observatus geopoliticus 07/06/2017 15:20

@ Enlil
Ha ha, c'était un lapsus révélateur, corrigé néanmoins.
Merci à vous, cher Enlil

ZZZ 07/06/2017 14:20

J'aime bien le "si tout va bien".Serions-nous pulvérisés par une bombe atomique entre-temps ?
Quoiqu'il en soit en complément des tensions aux frontières Syrie-Irak (+Jordanie) https://southfront.org/lavrov-denounces-us-claims-de-confliction-zone-southeastern-syria/

Grognard 07/06/2017 14:11

Bonjour OG,

C'est un couscous royal que vous nous servez là.

Lorsque vous écrivez: "Le Seoud s'achèterait une virginité" j'abonde dans votre sens.
N'oublions pas la loi qui permet maintenant aux citoyens US d'ester en justice.
Loi à laquelle Obama avait opposé son veto, avec le succès que l'on sait et que vous aviez d'ailleurs commenté.
Quant aux 110 milliards de contrats il se pourrait effectivement que leur réalisation soit calée sur la ligne d'horizon.
Le budget saoudien ne permet plus certaines excentricités.

Le fait que la Russie accepte le paiement en yuan est un bon exemple de l'intrication des différents éléments des relations internationales.
Se faisant la Russie fait à une échelle moindre ce que la Chine a fait avec les bons du trésor US.
Comme vous le soulignez c'est un pas de plus vers la dédolarisation ; d'autant que le renminbi fait maintenant partie du panier de DTS.
Mais pas que....
Les grandes manoeuvres en mer de Chine devaient selon les officiels chinois recevoir une réponse appropriée.
Hors dans ce qu'il est convenu d'appeler la pensée stratégique chinoise ; il n'y a pas de cloison entre militaire et économie.
Ceci s'ajoute à cela.

Je trouve surprenant cet imbroglio qui me donne l'impression d'être parti sur un coup de tête.
C'est pousser le Quatar a rechercher de nouvelles alliances ou tout du moins l'inciter à en finaliser certaines.
Bien que le Quatar ne soit pas une puissance militaire ses investissements extérieurs pésent certainement plus lourd sur la scène internationale que l'armée en carton pâte saoudienne.

Effectivement, le temps aidant, l'Iran se positionnera de plus en plus comme une puissance régionale de régulation.

Observatus geopoliticus 07/06/2017 15:34

@ Grognard
Une coquille dans votre message, cher Grognard : la Russie accepte les paiements en yuans depuis longtemps, c'est maintenant l'AS qui semble s'y mettre.
Oui, le camp du Bien Universel se fissure au Moyen-Orient. Depuis quelques heures cependant, les officiels américains tentent de calmer les choses, essayant de rattraper la bourde des déclarations du Donald...

Nour 07/06/2017 14:06

Je repost mon post du précédent excellent article O.G. : Bonjour à tous ! Quel avenir selon vous à la stratégie américaine de détruire tout ce qui approche le triangle syro-jordano-irakien et qui n'est pas modérément modéré ? Que pensez-vous du coup de pression saoudo-americain sur les Qataris? Le but est-il de les faire passer à la caisse, de les couper des russes ou de les jeter dans les bras iraniens ? La politique sur les quinze dernières années des USA dans la région semble être de crier le plus fort possible contre l'Iran tout en le renforçant objectivement (chute de saddam,hysterie anti-russe et anti-iranienne poussant les uns vers les autres, traitement des affaires syriennes, yéménites et maintenant qataris ne donnant nul autre choix au belligérant de s'allier à l'Iran)... On voudrait recréer un cycle de guerres façon 1ère guerre mondiale on ne s'y prendrait pas mieux...

Observatus geopoliticus 07/06/2017 15:39

@ Nour
Et je reposte ma réponse : "Cher ami, pas sûr du tout que les Américains soient derrière le coup de pression contre le Qatar".
La politique impériale est effectivement chaotique depuis 15 ans ; c'est le lot de tout empire déclinant. Depuis 2000, c'est une dégringolade : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/11/sous-le-pont-mirabeau-coule-la-caspienne.html

ZZZ 07/06/2017 11:50

Ne nous réjouissons pas trop tôt.Une double-attaque terroriste est en cours dans des lieux symboliques de Téhéran et la coalition criminelle menée par les Etats-unis d'Amérique a bombardé des combattants pro-Damas près du point stratégique d'Al Tanf pour la deuxième fois.

Observatus geopoliticus 07/06/2017 12:30

@ ZZZ
Il était prévu d'aborder la Syrie dans ce billet mais ça l'aurait rallongé. J'en parle dans le prochain si tout va bien.

wawa 07/06/2017 11:26

entendre les seoud accuser le qatar financer le terrorisme et rompre leur relation pour cela est quand même surrealiste.
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Je m'interroge sur l'egypte : que viennent t-ils faire dans cette galère???
.
Le financement des frères musulmans gène -ils vraiment al sissi?
La situation financière de l'egypte est elle si desepérée qu'il soit obligé d'etre alignés sur la politique de seoud?( rappel egypte (92Mhab)= 1er importateur mondial de blé, ressource petrolière .
egypte prochain yemen? perso çà me fait peur
.

Observatus geopoliticus 07/06/2017 12:29

@ Wawa
Pour l'Egypte, c'est très simple à comprendre. L'ennemi mortel de l'armée (Sissi) est le mouvement des Frères musulmans (Morsi). Il y a quand même eu un coup d'Etat à + 1 000 morts pour renverser ce dernier !
Et depuis que l'armée a pris le pouvoir, Le Caire se lâche en imprécations contre le soutien qatari aux Frères...

@ Alaric
Heu non, il n'a pas été mis en place par les Américains qui étaient plutôt du côté des Frères musulmans dans cette affaire. D'ailleurs, après le coup d'Etat, Washington a purement et simplement supprimé sa traditionnelle aide militaire annuelle qui datait de Saddate.

Alaric 07/06/2017 12:13

L’Égypte est de plus en plus pauvre , Sissi fait face à une insurrection dans le Sinaï et à une vague d'attentats dans toute l’Égypte, il est entouré d'états défaillants (Cyrénaïque, Soudan ) qui par ailleurs sont eux aussi des obligés des Saoud .

Marge de manœuvre inexistante je pense, d'autant qu'il a été mis en place par les amerloques

wawa 07/06/2017 11:06

mon analyse :
Tout contact avec l'ennemi multimillénaire perse (et en plus chite) est prohibé par l'état profond saoudien.
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voir les qataris(petit sattelite wahabite), bien que sunnite communiquer avec l'iran, ne serait ce que sur le partage de leur mega gisement de gaz (et plus si affinité) mets les immam wahabite dans une rage incontrolable.
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Les qataris sont placés de fait devant un dilemme : plier et devenir une serpillière des seoud, couper les relations et devenir les obligés des iraniens. adieu leur projet d'etre un monaco du golfe persique (pour leur plus grand profits) entre monde arabe et perse.
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Si les politique français sont habiles. il y aurait là un coup a jouer : profiter pour rompre avec les seoud, s'affirmer comme protecteur du katar, se rapprocher de l'iran, (vendre des rafales au deux) mener des discussions qatariiranosyroturcorusse pour transfert gaz northfields-southpark vers l'europe.
.
nb 1 je n'ai plus aucune illusion sur l'habilité de nos politique nationaux
nb 2 en me relisant, des "discussions qatariiranosyroturcorusse", c'est pas gagnné!!!!!

Yom 07/06/2017 10:49

L’Arabie Saoudite aurait-elle besoin, pour redorer son blason de gardien des lieux saints, d’une victoire militaire facile qu’elle jusqu’ici été incapable d’aller chercher, même contre le Yemen ?

Observatus geopoliticus 07/06/2017 12:56

Mon cher Yom,
si les Saoudiens n'y arrivent pas contre quelques types en pyjama au Yémen, pas sûr que leur expérience soit plus concluante contre une armée certes d'opérette mais à l'équipement moderne...

Euclide 07/06/2017 09:24

Après cette excellente analyse d' Observatus, une blagounette avant l'ouverture du Salon du Bourget
Le patron de Qatar Airways ( Akbar Al Baker) va pouvoir manger la moquette de ces avions ,en particulier ceux d'Airbus puisqu'elle lui plaisait pas.
Maintenant sa compagnie est obligé de survoler l'Iran pour rejoindre l'Europe ou les States cette facilité n' est surement pas gratuite. Un jour ou l'autre le Qatar sera redevable de qu'chose à l'Iran.

Observatus geopoliticus 12/06/2017 20:08

@ SEBLEB
Bonsoir, cher lecteur.
Ca m'étonnerait : les Pakistanais sont très prudents et ne veulent surtout pas prendre parti dans la querelle en cours :
http://www.aljazeera.com/news/2017/06/qatar-pakistan-walks-diplomatic-tightrope-170609071856229.html
Bien à vous

SEBLEB 11/06/2017 20:15

Entendu ce jour : D'après mes collègues Qataris, remerciant les collègues pakistanais, le Pakistan serait prêt a envoyer 20 000 hommes en renfort.

Observatus geopoliticus 07/06/2017 12:54

@ Euclide
Et comme les Iraniens sont décidément adorables, ils envoient des pistaches au Qatar pour contourner le quasi blocus alimentaire : http://russia-insider.com/en/politics/cheeky-tehran-offers-iranian-pistachios-saudi-blockaded-qatar/ri20039

Olga 07/06/2017 08:33

Chi va piano va sano ! Une maxime italienne qui va comme un gant à Vladimir Poutine. Un travail de longue haleine qui commence sérieusement à porter ses fruits et surtout une clairvoyance dans le choix de ses alliés. Dorénavant, rien ne se fera sans l'Ours russe, empire US ou pas.
Encore merci à notre Observatus pour cet article avec d"excellentes infos et une analyse éclairée qui, comme d'habitude, ne se retrouve pas ailleurs. Tchao Signore il Saggio !

Olga 08/06/2017 07:31

@Observatus Geopoliticus

Décidément vous êtes une vraie mine d'or et quelle clairvoyance car tout ce que vous avanciez dans cet article fin 2015 s'est révélé exact en tous points. Ce que je regrette est le manque de temps pour lire tous vos articles archivés alors merci de me l'avoir ressorti. Quant au rhinocéros, ce fut encore un excellent choix car il représente aussi la force tranquille qui caractérise bien l'ami Poutine car quel chemin parcouru depuis. Un sens inné de la stratégie qui force le respect et la Russie a bien de la chance de l'avoir mais pour cela elle a aussi payé le prix fort. Une personnalité a dit récemment que pour que ce genre d'homme émerge, il faut qu'une nation ait beaucoup souffert. Il faut croire qu'en Occident nous ne sommes pas encore arrivé là....

Observatus geopoliticus 07/06/2017 12:36

@ Olga
Grazie mille, signora.
C'est aussi ce que j'appelais la technique du rhinocéros : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2015/11/moscou-ou-la-technique-du-rhinoceros.html

Toto 07/06/2017 07:33

Bonjour,
Merci pour vos excellents articles qui sont toujours un régal.
Pour ma part, je voyais dans cette affaire un match de catch truqué, permettant à Trump de vendre à bon prix une part des réserves stratégiques de pétrole américaines.
Une fois le brut écoulé sur le marché, tout rentre dans l'ordre (grâce aux efforts diplomatiques des uns et des autres, évidemment) et au passage tout le monde à pu vendre son pétrole plus cher. Donc tout est bien qui finit bien...

Observatus geopoliticus 07/06/2017 12:38

@ Toto
Merci, cher lecteur. Non, pas de ventes pétrolières US dans cette histoire. Pour le système impérial, il ne s'agit de toute façon pas de vendre ou acheter les hydrocarbures, il s'agit de contrôler leurs flux : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2015/06/le-grand-jeu-cadre-theorique.html

Electron 07/06/2017 04:46

... Peut être un scénario a la Koweïtienne qui se profile : Après l'avoir poussée ( L’Arabie saoudite ) en Syrie et au Yémen les deux grands manitous ( USA&GB) Veulent l'enliser dans une guerre d'agression contre la petite monarchie pour commencer le partage .... on connait la suite.

Grognard 07/06/2017 13:38

@ Electron
Bonjour,

Le régime saoudien ne veut pas d'une armée trop puissante.
C'est une question de préservation du régime.
La période serait mal venue d'offrir à cette armée une aura plus grande.
Les saoudiens sont aux premières loges pour apprécier les numéros de cavalier seul des entités US.
Il n'est rien moins que certain qu'une visite de DT ai pu les éclairer et plus encore leur donner des certitudes quant à la politique étrangère US.

Observatus geopoliticus 07/06/2017 12:40

@ Electron
Scénario intéressant mais je ne pense pas que les Américains prendraient ce risque avec leur base qatarie et leur responsabilité protectrice en jeu. De toute façon, je ne vois pas l'AS attaquer le Qatar...