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Chroniques du Grand jeu

Divorce ou la stratégie des chaînes d'îles en péril

21 Octobre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Extrême-Orient, #Etats-Unis, #Chine, #Histoire

Nous l'avons évoqué à plusieurs reprises récemment, la rupture est consommée entre Manille et Washington. En visite officielle en Chine, le président philippin Duterte l'a officiellement annoncé, recourant presque romantiquement au lexique matrimonial :

"Devant tout le monde ici, j'annonce ma séparation d'avec les Etats-Unis (...) Dans le domaine militaire, économique aussi, l'Amérique a perdu. Je me réaligne sur votre courant et j'irai peut-être aussi en Russie pour parler à Poutine et lui dire que nous sommes désormais trois contre le monde : Chine, Philippines et Russie."

Diantre, voilà qui est assez clair ; on ne peut pas dire que le divorce se fasse par consentement mutuel... Notons d'ailleurs que l'ami Rodrigo n'a pas de minces chevilles, oubliant au passage une kyrielle de pays résistant farouchement aux menées américaines (Iran, Venezuela, Syrie, Bolivie...) ou se tenant à distance/s'éloignant d'une manière ou d'une autre de l'empire (Turquie sultanesque, Pakistan, Inde, Israël, les -stan d'Asie centrale, Vietnam, Egypte, Afrique du Sud, Irak...) L'aigle perd son plumage à mesure que le club non-impérial grossit, presque de jour en jour.

Or la plume philippine est d'importance, nous l'avons expliqué plusieurs fois : dans l'encerclement de l'Eurasie par les Etats-Unis, elle est la clé du sud-est.

Elle fait même partie d'un réseau de containment mis en place par les Etats-Unis dans les années 50 : l'Island chain strategy ou, en bon français, stratégie des chaînes d'îles. Si ce fait est très peu connu en Europe et n'est jamais évoqué dans les médias, même les moins mauvais, il occupe pourtant les pensées des amiraux chinois et américains ainsi que les états-majors de tous les pays de la région ou les publications spécialisées (tag spécial dans The Diplomat, revue japonaise par ailleurs très favorable à l'empire).

Petite parenthèse historique : la réflexion stratégique autour des îles du Pacifique-ouest commença dès le début du XXème siècle, quand les Etats-Unis mirent la main sur les anciennes colonies espagnoles de Guam et... des Philippines (1898), tandis que l'Allemagne occupait les îles Marianne et Palau, et que la marine japonaise prenait son essor en dépossédant la Chine de Taïwan (1895). C'est à Haushofer, attaché militaire allemand au Japon de 1908 à 1910, que l'on doit les premières analyses sérieuses, où apparaissent déjà des considérations bien actuelles (rideau de protection, nœuds stratégiques etc.)

Pour Haushofer, cependant, ces chaînes d'îles constituaient pour les Etats continentaux comme la Chine ou l'Inde un rempart face aux menées des puissances maritimes. Les vicissitudes du XXème siècle et l'inexorable extension de l'empire US ont retourné la donne : ces arcs insulaires étaient désormais un rideau de fer contenant l'Eurasie (le bloc sino-soviétique durant la Guerre froide) et "protégeant" le Pacifique américanisé.

Ce qui nous amène au Grand jeu actuel. Que le domino philippin tombe et c'est la première chaîne qui est sérieusement ébréchée. La deuxième ligne étant plus virtuelle (car uniquement maritime, sans armature terrestre véritable), c'est le Pacifique, donc les côtes américaines, qui s'ouvrent partiellement à la Chine :

On imagine les gouttes perler sur le front soucieux des stratèges de Washington et Langley qui doivent se prendre la tête à deux mains. Avec son "pivot vers l'Asie", Barack à frites était sensé consolider le mur autour de la Chine, non le détruire...

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Madudu 24/10/2016 13:32

Je viens de lire un intéressant article qui fait un lien entre le retournement diplomatique, militaire et diplomatique des Philippines et un éventuel équivalent à venir en Thaïlande :

http://lesakerfrancophone.fr/lamerique-perd-son-emprise-sur-lasie-du-sud-est

Je ne connais pas du tout le sujet, aussi je n'ai aucun moyen de juger du bien-fondé de l'analyse. Mais ça m'avait un peu surpris qu'à la mort du roi nos médias saluent sa mémoire à l'unisson, et cet article en propose une explication vraisemblable.

Qu'en pensez-vous ?

Madudu 24/10/2016 16:22

J'ai bien fait de poser la question !

Merci pour cette réponse claire et développée :)

Observatus geopoliticus 24/10/2016 14:47

@ Madudu :
Oulah, je viens de terminer la lecture et... heu... Je crois que l'auteur connaît bien les Philippines, un peu moins la Thaïlande, et c'est un euphémisme. Il est d'ailleurs amusant de constater que sur un autre site critique vis-à-vis de l'empire (New Eastern Outlook), le responsable un peu déjanté lui aussi de la section Asie du Sud-Est pense au contraire que Thaksin est au service des Américains et que le roi défunt avait permis de limiter l'influence US : http://journal-neo.org/category/locations/southeast-asia/thailand/
Faudrait savoir... Cela montre la nécessité de toujours garder un esprit très critique : si la MSN impériale se vautre dans la désinformation la plus grossière, l'autre camp n'est parfois pas en reste, hélas...
Pour l'article que vous citez, je relève un certain nombre de bêtises :
- parler d'un coup d'Etat de la CIA pour renverser Thaksin en 2006 est gratuit et sans le début de moindre preuve. J'habitais à Bangkok quand ça s'est passé. Pas besoin de CIA pour comprendre que la société thaïe est extrêmement polarisée, entre des élites urbaines très monarchistes (chemises jaunes) et des classes pauvres et rurales méprisées par les premières et qui constituent les soutiens les plus fervents (chemises rouges) à la famille pourtant milliardaire des Shinawatra (Thaksin et Yingluck).
Thaksin a donné un coup de pied dans la ruche de l'establishment et de la mafia, ce qui lui a valu la haine de divers secteurs de la société et de l'armée. Il n'y avait aucune considération géopolitique là-dedans.
- l'assassinat d'Ananda en 1946 : personne en Thaïlande ne pense que c'est l'OSS qui est derrière, c'est absolument n'importe quoi. De toute façon, personne n'en parle. Ananda était le frère de Bhumibol et partageait les mêmes idées : il n'était pas communiste...
- L'actuel prince héritier, playboy peu aimable, est détesté par la population. On dit effectivement qu'il serait enclin à être un peu plus proche des chemises rouges m'enfin, c'est pas évident. Et de toute façon, même mes connaissances chemises rouges ne l'aiment pas...
Bien à vous, cher Madudu.

Observatus geopoliticus 22/10/2016 22:56

"Les Américains sont le seul peuple à être passé de la barbarie à la décadence....." Ce qu'ils font aujourd'hui, ils l'ont toujours fait, et même en pire, difficile d'être en désaccord avec vous, chers Furax et Madudu.
Il se trouve cependant que pendant une moitié de siècle, ils étaient du bon côté de la barrière, presque malgré eux. S'ils continuaient leurs horreurs (Vietnam par exemple), c'était presque "pour la bonne cause".

Furax, votre commentaire sur Louis XVI est très intéressant. Après la mort du solaire versaillais, la France a en effet connu un siècle d'éclipse totale sous les quinzième et seizième Louis. En 1700, elle est la principale puissance européenne voire mondiale ; en 1789, l'Angleterre, la Prusse, presque l'Autriche même l'ont rattrapée voire dépassée. Un siècle noir qui fait beaucoup penser à la période actuelle : des dirigeants ectoplasmiques, complètement déconnectés, qui se tirent une balle dans le pied et font le jeu de leurs ennemis. Louis XV perd la Nouvelle-France sans un regret, donne même toute la partie à l'ouest du Mississipi à l'Espagne, gratos, d'un trait de plume. Louis XVI évite bien soigneusement de récupérer ces territoires et, comme une nouille, aide les insurgés américains sans aucune contrepartie.
Ces deux-là ne vous font-ils pas penser au Flamby élyséen ? Cette mollesse soumise semble cyclique dans l'histoire de France, elle revient à intervalles réguliers. Comme quoi, la roue tourne : après la nuit, l'aube...

Furax 22/10/2016 16:46

Madudu, les droits de l'homme sont vraiment en sourdine pour les USA. Ils ne s'encombrent désormais plus de cet argument. Désormais ils promeuvent les salafistes dans le monde musulman et les néonazis en Ukraine.

Et ils sont dans l'impérialisme façon gros rouge qui tache : je le veux et quiconque ne se soumet pas à ma volonté est un ennemi à combattre.

Remarquez qu'il en a toujours été ainsi avant même que les colonies qui allaient devenir les USA soient indépendantes. Les USA, c'est l'Angleterre en pire, sans un certain bon goût, sans la rationalité à long terme.

A cet égard, la France de Louis XVI qui a payé l'indépendance de ce pays de cinglés aura fait preuve d'un des plus extraordinaires aveuglements géopolitiques qu'on ait vu dans l'Histoire de l'humanité.

A la fin des années 1770, l'intérêt géopolitique de la France c'était d'aller faire la guerre à la Grande Bretagne en Inde en allant y soutenir les royaumes indiens qui tentaient de résister à la conquête britannique et même de détruire les positions britanniques en Inde. Car c'est l'Inde et ses immenses richesses, mises en coupe réglée et saignée quasiment à mort par les britanniques, qui a fait de la Grande Bretagne la superpuissance économique et donc navale quasiment inexpugnable du 19ème siècle. Et à la place, nos dirigeants si brillants des années 1770-1780 ont généré un monstre sans foi ni loi en même temps qu'ils préparaient à notre pays une chute dont il ne s'est jamais vraiment remis.

Observatus geopoliticus 24/10/2016 02:04

Vous avez tout à fait raison de rappeler cet épisode, cher Bigourdan.
Si le bilan est assez contesté (en général, on parle de 200 000 à 300 000 civils morts, les estimations allant de 50 000 à 1 500 000 !), la guerre fut effectivement d'une rare violence.
A noter que deux grands esprits s'y opposèrent : Mark Twain dénonça sans relâche les crimes US tandis que cela inspira Kipling pour son "Fardeau de l'homme blanc", qui n'est sans doute pas ce qu'il a produit de mieux dans sa vie...

Le Bigourdan 23/10/2016 10:26

Un peu d'histoire.

Il y a une guerre dont on ne parle jamais.
Celle des USA pour la colonisation des Philippines face au mouvement indépendantiste philippin ,incarné par Emilio Aguinaldo,qui a eu lieu de 1899 à 1902 , et qui faisait suite à la guerre hispano américaine pour la maîtrise de ces îles.

Cette guerre de colonisation était dans la continuité de l'application de la doctrine Monroe de l'impérialisme américain avec son expansion sur le Pacifique (Guam,Hawaï).
Bilan de cette guerre:
Plus de 4000 soldats américains tués.
Entre 1 et 1,5 millions de Philippins tués sur une population de 7 millions d'habitants.

Madudu 22/10/2016 19:55

Bah si, ils s'encombrent encore et toujours de leur propagande droit-de-l'hommiste, il suffit d'écouter ce qu'ils disent des activités militaires russes à Alep.

C'est aussi un argument de ce type, si je me souviens bien, qui avait valu le fameux "fils de pute" à Obama, de la part de Duterte.

Par contre ils ne s'encombrent pas des droits de l'homme, ça c'est évident. Et depuis toujours, on est d'accord. En fait en terme réels le peuple qui a donné lieu aux US est vraiment celui a battu tous les records dans la barbarie, la malhonnêteté et la bêtise.

Non seulement il a commencé dès le berceau par un petit génocide tout-à-fait réussi (la race amérindienne du nord est plus ou moins éteinte), mais en plus il a continué en élevant l'esclavage au rang de principe économique (d'ailleurs ils en ont toujours pas fait le deuil de ce principe), avant de se modérer en élevant la ségrégation raciale au rang de liberté individuelle fondamentale, et j'en passe ...

Depuis l'origine ils n'ont jamais su tenir parole, parce qu'ils n'en ont pas : car tout est permis à la nation sublimissime, et elle doit gagner coûte que coûte. Il faut lire à ce propos le recueil de discours amérindiens "Pieds nus sur la terre sacrée" pour comprendre que le baratin qu'ils servent actuellement aux russes ils l'ont en fait servi à tous leurs adversaires, depuis leur tout premier génocide (la tendre enfance du peuple élu). Le principe est simple : on signe des accords et on ne respecte jamais, tout en accusant l'autre partie d'en être responsable.

Sans parler des bombes atomiques sur les civiles japonais, employées en dehors de toute nécessité.

Sans parler également qu'ils sont précisément ceux qui ont posé les bases "scientifiques" de la doctrine nazi. Il faut se souvenir à ce titre que la génétique et la psychiatrie sont deux domaines scientifiques qui ont connu des débuts horrifiants d'un point de vue moral (et méthodologique ...), qu'ils ont vraiment inspiré la doctrine nazi, et qu'ils ont été développé en premier lieu par des états-uniens ... aux états-unis.

Bref, vivement qu'on n'en parle plus de ces [au choix] ^^

mondran 22/10/2016 13:13

Furax,
Je ne pense pas du tout que les USA soit irrationnels ou kamikazes. Ils ont contraire profondément rationnels, mais la rationalité n'est pas universelle. Elle dépend de référentiels d'analyses, les représentations collectives, qui sous tend toutes nos actions, y compris individuelles. Or l'imaginaire impériale des USA ne les pousse pas au compromis. Ils se pensent sans doute sincèrement un peuple élu pour le plus grand bien du monde entier (en fait généralement si ce n'est le malheur du moins de forts désagréments).
C'est parce que nos "élites" ne prennent pas la peine de réfléchir en intégrant ces "ordres imaginaires" et leur évolution, qu'elles mettent en péril notre monde, ce bien commun.

Madudu 22/10/2016 13:41

Il faut que vous donniez les définitions que vous donnez à "rationalité" et à "universel", parce que visiblement nous n'avons pas tous les mêmes.

Je n'ai pas l'impression que l'exceptionnalisme soit une position très rationnelle, et j'ai dans l'idée qu'un énoncé rationnel se comprend à peu près de la même manière que l'on soit indien, brésilien ou français : c'est-à-dire que le sens d'un énoncé rationnel est universel, il n'a pas plusieurs sens contradictoires suivant le point de vue duquel il est jugé.

Sans doute les états-uniens sont-ils sincères dans leurs délires, pour autant ils délirent.

Et si leur position n'est pas rejetée plus vigoureusement par chez nous, c'est que les états-uniens les tiennent de nous, leurs délires. L'idée d'une culture universelle, qui aurait raison partout, tout le temps et pour toujours, est très ancienne en Europe.

Et nous sommes encore un très grand nombre sur le vieux continent à y croire à différents degrés, par exemple sous la forme du droit-de-l'hommisme, qui consiste à penser qu'il est souhaitable que nous imposions nos moeurs aux peuples qui souffrent de leur propre barbarie (les pauvres, ils ne sont pas comme nous).

Pour ma part le seul universalisme que je tiens pour utile et désirable c'est celui qui a donné lieu à la science, et qui a renoncé à toute prétention métaphysique : pas de vérité, pas de nature, pas d'essence, tout est convention arbitraire plus ou moins pratique, économe, opérationnelle, efficace, etc.

Furax 22/10/2016 10:21

Plus que dans la tectonique, on est dans un phénomène de physique fondamentale pure et simple : les lois de la gravitation.

On est là face à ce qu'un de mes grand-pères, qui a participé à mon éveil aux enjeux politico-stratégiques, qualifiait par déformation professionnelle de loi des nombres.

L'élément le plus massif attire mécaniquement à lui les éléments moins massifs qui tendent à graviter autour.

La Chine est 4 fois plus peuplée que les USA.
Même si elle n'a pas encore leur niveau de développement économique, l'information et les technologies circulent désormais tellement vite que la convergence se fait de manière accélérée.
Bref, quand bien même la Chine n'atteindrait que la moitié du PIB par habitant des pays occidentaux, son économie serait quand même 2 fois plus grosse que celle des USA.

Fermez le ban.

Le Royaume-Uni a plutôt bien su gérer son déclassement progressif au profit de puissances géantes.

L'hystérie narcissique des USA peut légitimement nous faire craindre qu'ils préfèrent renverser la table et se suicider en emportant le monde dans leur chute.

Tout ce que nous voyons du comportement des USA depuis un certain nombre d'années conduit à considérer soit qu'ils sont un acteur irrationnel soit qu'ils sont rationnellement un acteur kamikaze.

D'où le fait qu'ils perdent leurs alliés qui ont un brin de rationalité et qui ne veulent pas être embarqués dans cette folie suicidaire et destructrice. Les USA se sont sur étendus de manière considérable. Leur économie est en voie de paupérisation et même d'effondrement. La façade ne tient plus que grâce à une gigantesque montagne de dettes qui va les écraser en leur retombant dessus.

Tout le monde le sait. D'où les prises de distance.

la grive 22/10/2016 20:27

"Tout ce que nous voyons du comportement des USA depuis un certain nombre d'années conduit à considérer soit qu'ils sont un acteur irrationnel soit qu'ils sont rationnellement un acteur kamikaze."
Je pense que si on se donne la peine d'identifier qui "ils" sont, on n'a pas à faire toutes sortes de gymnastiques cognitives pour expliquer les actions américaines. Les intérêts des élites au pouvoir ne sont simplement pas ceux de l'ensemble du pays. Il ne faut pas perdre de vue que certains voient monter leur chiffre d'affaire tandis que le feu prend de l'ampleur au proche orient.
Quant au narcissisme, il est soigneusement cultivé car il permet justement de confondre ces intérêts. La nature humaine est telle qu'il sera plus agréable de considérer ses actions comme indispensables et bienveillantes plutôt que bassement commerciales.

Pendule de Newton 21/10/2016 21:21

Comme toujours le recul pour mieux lire les plaques tectoniques (chapeau l'artiste).
Le probleme de la polique asiatique U.S est l'appauvrissement général de la qualité de ses diplomates ( admirer juste Samantha l'histerique-Kirby ou Toner and co, Hillary encore pire)dans une région qui ne supporte jamais la vassalité surtout quand elle sent exponentiellement son poids economique.
Les Chinois et Russes ont la culture des equilibres, du respect des sensibilités culturelles. Ils obligeront l'empire à l'équilibre car son explosion n'est pas souhaitable pour le moment afin de conserver l'équilibre.
Les projets structurels stratégiques de développement russes et chinois s'entremelent et craient une artère avec des ramifications autonomes auto-independantes. Pauvre empire sans esprit et sans souffle.
Ça ne fait que commencer, tirer les canapés le spectacle sera palpitant

Grognard 22/10/2016 19:16

@ Pendule de Newton;
Bonsoir,

"Les projets structurels stratégiques de développement russes et chinois s'entremelent et craient une artère avec des ramifications autonomes auto-independantes. Pauvre empire sans esprit et sans souffle. "

En quelque sorte une poste Ho Chi Minh de l'économie.
Les trains ont remplacés les bicyclettes.

Charles Michael 21/10/2016 20:20

Résistance Wallone contre le CETA, les Canadiens rentrent chez eux, grosse répobration des 27 1/2, un petit battement d'aile de papillon ou un nouveau virus ?

Plus dans le sujet, il y a quelques années déjà la Chine avait eut un projet de canal au Nord de la malaysie (très étroit) pour court-circuiter le fameux Malaka Straigth. Plus de nouvelles ?

Jean 21/10/2016 18:08

Hors sujet important :
http://www.reuters.com/article/us-mideast-crisis-syria-kurds-idUSKCN12K0ER?feedType=RSS&feedName=topNews&utm_source=twitter&utm_medium=Social
Quelle sera la réaction de Poutine ?

Observatus geopoliticus 21/10/2016 19:20

Je prévoyais de toute façon de revenir sur le Syrak dans le prochain billet, car il s'y passe des choses bien importantes...

Chris 21/10/2016 17:36

Pour avoir traité Obama de fils de pute, j'imagine que Duterte avait déjà obtenu des assurances du côté de la Chine.
J'imagine très bien une ré-animation de l’organisation terroriste Abu Sayyaf, quitte à en importer avec l'aide des militaires US sur place !

Observatus geopoliticus 21/10/2016 19:22

Quand on connaît l'histoire des flirts américains avec les mouvements islamistes, ce n'est pas impossible du tout. Ceci dit, aux Philippines, les contingents US luttaient réellement contre Abu Qayyaf ; pas sûr dans ces conditions qu'un rabibochage puisse se faire.

simplet 21/10/2016 16:42

Oouï! Il a oublié que Merlin est dans l'équipe US. Merlin c'est le surnom affectif d'un drone tueur de mutinés.
Il va lui arriver malheur à c't homme là.

Observatus geopoliticus 21/10/2016 19:23

En tout cas, il leur tient crânement tête, défiant même la CIA de l'éliminer.

Madudu 21/10/2016 15:57

On peut lui reprocher quelques excès, mais il faut lui reconnaître une transparence dans le langage qui ne doit pas avoir beaucoup de précédents dans l'histoire ^^

Madudu 21/10/2016 21:18

Peut-être est-ce un indice avant-coureur d'un rebond à venir de la vitalité des peuples assujetties, que l'on a élevé dans l'autocensure et l'auto-dénigrement, et qui cultivent maintenant en secret la bonne conscience qui leur fera dire : "NON".

J'espère ! ^^

Observatus geopoliticus 21/10/2016 19:26

Mais qui revient peu à peu sur le devant de la scène - Trump, Farage, Berlusconi, Orban, Poutine même ("buter les terroristes dans les chiottes"), Edogan - ce que le système ectoplasmique met dans le grand sac du "populisme".