Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Chroniques du Grand jeu

Ca sent le gaz

12 Mai 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Gaz, #Caucase, #Russie, #Europe

Ca sent le gaz

Qu'avons-nous répété à de nombreuses reprises à propos de la chimère du gaz azéri ? Selon le merveilleux monde de l'île aux enfants médiatique influencé par on sait qui, il est censé permettre à la ménagère européenne de moins de 50 ans d'échapper à l'invasion gazière de l'horrible ours russe.

Seul hic, l'Azerbaïdjan en a tellement peu que sa compagnie nationale, la SOCAR, a officiellement demandé à Gazprom de lui en fournir pour 5 Mds de m3 par an. Pendant ce temps, les europloucs continuent de prétendre croire, contraints et forcés, aux promesses américaines d'un corridor caspien vide de sens... et de gaz.

Partager cet article

Commenter cet article

Anym 16/05/2016 15:49

Bon, bah j'ai du boulot là ^^

Pour commencer, un peu en apparté, concernant mon pseudo "Anym", effectivement il vient d'anonyme, et non, je ne suis pas un intervenant d'un quelconque parti politique, bien que jai, bien entendu, ma propre opinion politique qui peut se rapprocher de celle de certains partis politiques. Mais ça s'arrête là, pour tout vous dire, je suis venu sur ce site, non pas pour le rendre illisible  (Je ne crois pas l'avoir fait, du moins...), mais en tapant dans ma barre de recherche : géopolitique  (et quelques autres mots, je ne sais plus lesquels ^^), car je m'y interesse beaucoup.
Bien entendu, je me suis rendu comte que ce blog n'était pas très "europhile" (ce qui tendrait à être mon cas), mais j'y suis tout de même resté, tout d'abord car l'on trouve ici des informations, des "news" qu'on ne retrouve qu'assez rarement ailleurs et enfin, car pourquoi je partirai d'un blog ou dun site, des que celui-ci exprime une opinion différente de la mienne ? Je rajouterai aussi que j'aime beaucoup débattre, et ce blog m'en donne quelque peu l'opportunité.

Bon, intro trop longue qui n'a rien avoir avec de la géopolitique, mais je pense quil fallait mettre les points sur les "i", rentrons dans le vif du sujet :

Tout d'abord, ce n'est pas parce que je décris les agissements de la Russie en Ukraine et en Crimée comme agressifs, que je suis pro-americain ou americanophile. Pas plus que le fait que je sois plutôt europhile, me fait penser que les Américains sont nos amis. Bien entendu, l'intervention américaine en Irak (de 2003) a été très agressive et peu légitime. Cette guerre fut tout à fait honteuse et stupide, entièrement d'accord avec vous.

Pour continuer, vous affirmez que la Crimée est légitimement russe, car, le fait qu'elle soit ukrainienne est la faute d'un dirigeant russe qui aurait trop bu lors d'une soirée en 1954. Toujours est-il que depuis ce jour-là, et officiellement, elle est Ukrainienne. Si l'on remettait en cause n'importe quel décret ou traité qui ne nous plaît pas, soi-disant car le dirigeant qui l'a signé avait trop bu, aucune loi, aucun décret et aucun traité de ce monde ne serait légitime... Bref, tout ça pour dire que, légitimement, la Crimée est ukrainienne. Légitimité renforcée par le mémorandum de Budapest.
Certes, historiquement et linguistiquement, la Crimée tendrait à être plutôt russe. Peu m'importe, tant que la Crimée est officiellement un territoire d'Ukraine. Si la Russie, pour ces raisons historiques, linguistiques et des raisons geostrategiques souhaitait récupéré la Crimée, de manière légitime, elle aurait du le faire avant 1991 et avant de signer le mémorandum de Budapest.
Quant à l'argument comme quoi les journalistes seraient traités comme en Turquie si la Crimée redevenait Ukrainienne, je ne suis pas sûr que la Russie puisse faire des leçons à l'Ukraine concernant la liberté de la presse...

Enfin, vous affirmez tous que la Russie est en réaction dans toute cette affaire. C'est vrai. Si Maïdan n'avait pas eu lieu, la Crimée serait probablement toujours ukrainienne. Cependant, si, par exemple, les Britanniques choisissaient le 23 juin de quitter l'U.E., envahirions-nous pour autant l'Angleterre au nom de nos intérêts économiques ? Non, pour de multiples raisons, à commencer par celle de la réaction internationale. En effet, rien n'interdit à un pays d'en envahir un autre, même malgré un traité de non-agression. Cependant, il ne faudra pas s'étonner après que ce pays soit considéré comme agressif et menaçant par les autres pays.

Observatus geopoliticus 16/05/2016 20:09

Bonjour Anym,
toutes les interprétations sont bien évidemment les bienvenues sur ce blog, à condition qu'elles soient argumentées, ce qui est votre cas. Toutefois, vous ne répondez pas au point central : la première agression contre l'intégrité et la sécurité de l'Ukraine a été le fait des Etats-Unis qui y ont perpétré un putsch contre un président démocratiquement élu. Cela n'a rien à voir avec le Brexit, donc. On parle ici d'un putsch amenant au pouvoir des gens agressivement russophobes, ayant d'ailleurs pour une partie d'entre eux, une dangereuse idéologie qui a mené l'Europe à l'abîme il y a 70 ans. Comment voulez-vous que Moscou réagisse ?
Je le répète, les Russes sont en réaction. Ils ne sont pas de dangereux impérialistes le couteau entre les dents et menaçant d'envahir l'Europe, ils réagissent à des coups de force à leurs frontières préparés à Washington.
Bien à vous

occulus 13/05/2016 08:42

Bonjour

Je rebondis sur le commentaire de anym.

Agression russe en Crimée hum, mais pas agression américaine en Irak ???? Je précise 2003.

Tout un roman pour dire que les russes sont les méchants dans l'histoire, mais la Crimée a choisit d'elle même. L'histoire avec un grand H nous montre que la Crimée a été russe depuis la fin du 18ème siècle. Ce n'est pas parce que Leonid K dans un délire après une beuverie a donné cette région a l'Ukraine que cela en faisait un région ukrainienne.

Avez vous été en Crimée amyn ?? Avez vous parlé avec la population de cette région ? 80 % et plus sont russophones, il leur a été interdit de parler leur leur de 1994 à 2014, leurs médias pareil. Est ce que la France fait la même chose avec une de ses régions ?? je ne le crois pas.

Vous souhaitez que la Crimée revienne dans le giron de l'Ukraine pour que le population soit interdite de parler russe, que les journalistes soient traités comme en Turquie ? Dois je continuer ?

Bref pour en revenir au sujet traité ici, Le projet de gazoduc venant d’Azerbaïdjan n'est pas viable, car il n'y a aucune ressource suffisante pour se le permettre. En politique et surtout en politique internationale, il n'y a que pragmatisme et intérêts.

L'Europe ne possède pas de politique internationale. Elle ne fait que réagir à la situation, elle est une suiveuse et n'agit pas en actrice fiable et sure. Et si l'on veut être entendu, diriger les chose, il faut une vision, mener, créer et être la ou l'on ne s'y attend pas. Ce n'est pas le cas de l'Europe.

La Russie a crée deux fois, la surprise, en Crimée, et en Syrie pour un coup très faible. Bruxelles, n'a rien fait en Syrie et c'est tirée une balle dans le pied avec l'Ukraine.

Sur ce, merci pour ce site bien différent.

theuric 13/05/2016 03:02

@Anym,
De quoi parlez-vous, de relation entre les états, de politique,, de géopolitique, de géostratégie ou de morale?
La politique ce n'est pas une histoire de bisounours, comme disait je ne sais plus qui: la politique c'est comme l'andouillette, il fat que ça sente la merde, mais pas trop.
Le monde politique est dur par nature, âpre, violent, sans pitié, d'ailleurs c'est pourquoi je n'en ferais jamais et ce fut surement l'une des causes qui fit que mon père mourut d’Alzheimer, maladie qui débuta après que ses bons camarades l'aient trahi.
Un homme d'état ne se justifie pas, il agit, d'ailleurs c'est par ses actions que l'on devrait le jauger et non pas à ses discours, ainsi qu'à la qualité de ceux qui l'entourent.
De plus, l'homme ou la femme politique qui ne s'en tiendrait qu'à la morale ne serait qu'un incompétent, pire même, un danger publique.
La morale, en cela, est bon quand la personne rentre chez elle, va faire ses courses, est entre amis, mais pas quand elle fait de la politique.
En fait, la politique n'a, dans son principe, pas de morale, mais elle a une éthique professionnelle, comme toutes les autres professions.
Que serait-elle donc, cette éthique?
L'ensemble des fonctionnements professionnels qui, si ils ne sont pas suivi, ne peut que conduire qu'au désastre.
Quelques exemples modernes:
-En économie, si vous produisez de la monnaie au-delà de la réalité des richesses du pays de la-dite monnaie, richesse produite, en potentiel et en réserve (or, argent et platine), vous faite perdre automatiquement la valeur de cette monnaie et vous générez de l'inflation.
C'est logique, lorsqu'il y a plus de monnaie face à cette richesse réelle du pays et ce qu'il produit, cette monnaie perd de sa valeur et dès lors il en faudra plus pour acheter vos biens, si en plus vous achetez des produits d'importation, ceux-ci coûterons mécaniquement plus cher.
Aujourd'hui, vu que l'hyper-production monétaire, les Q.E., est absorbée par les bourses et opération spéculatives, c'est là que se produit le plus gros de l'hyperinflation, ce qui veut dire que toutes ces monnaies et les actions ne valent réellement plus rien;
-En politique, si notre Président de la République avait suivit les préceptes de Monsieur Mitterrand, lui qui s'en réclame, il n'aurait jamais proposé, aussitôt après les attentats, sa loi sur la déchéance nationale, il aurait plutôt dû ne rien faire et attendre que les esprits se calment, mais il faut dire qu'il n'avait pas compris pourquoi les parisiens avaient manifesté lors des massacres de l'année dernière.
Charly, en fait, n'était que le prétexte et l'occasion inconscient pour les classes-moyennes intermédiaires à hautes, dites bobos, pour se reconnaître en tant qu'unité sociale, d'ailleurs, ensuite, ce sont leurs enfants et petits enfants qui générèrent les nuits debout.
Dernière erreur qui se paiera très cher, avoir renvoyé ces jeunes chez eux, ça, c'est une loi simple en politique, toujours pouvoir contrôler ses ennemis, donc les avoir devant soi, il fallait qu'ils restent dans la rue pour en garder le contrôle.
Maintenant, comment voulez-vous surveiller tout ce beau monde sur internet, dans les cafés ou devant une pizza chez l'un ou chez l'autre?
-la géostratégie maintenant, puisque c'est cela qui nous intéresse.
Monsieur Gorbatchev fit une erreur, c'est de n'avoir pas fait signer un accord avec les U.S.A. d'une promesse simplement verbale: que l'O.T.A.N. ne s'installerait pas dans les anciens pays de l'est, d'ailleurs, les médiats de l'époque s'en firent l'écho.
Depuis donc 1991 l'empire U.S. a grignoté tout autour de la Russie de telle sorte qu'aujourd'hui les bases étasuniennes enserrent ce pays, les russes ne pouvaient pas se permettre de perdre ses ports de la mer Noire, elle a donc agit avec la logique d'un état en se récupérant la Crimée, ceci pour de désencercler.
D'ailleurs, comptabilisez le nombre de bases militaires russes et étasuniennes hors de leurs frontières et vous verrez que ce sont bien vos bons et doux amis des États-unis-d'Amérique qui remportent largement la palme d'or.
Quand à l'agressivité, il me semble que si vous parliez comme ça devant un irakien, il ne fera que vous rire au nez, pour lui et pour moi, ce sont bien les américains les agresseurs, contre de prétendus armes de destruction massives qui n'existaient pas.
En fait, ce sont eux les dangers du moment, heureusement qu'ils courent à leur ruine!
-Pour finir quand à la question sur l'éthique, le monde marchand montre aussi quelles sont ses limites, parce que c'est ça l'éthique, une limite professionnelle qui, si elle n'est pas appliquée, perdra le(s) tricheur(s).
Un marchand peut vendre n'importe quoi à des acheteurs de passage, comme des touristes, il y en aura d'autres qui viendront, en revanche, lorsque ce vendeur a affaire à une clientèle régulière, il ne faut pas qu'il mente sur la qualité de sa marchandise, sinon ses clients iront ailleurs et il sera, à terme, ruiné.

Pour finir cette réflexion, je suis fortement intéressé par votre pseudonyme, en voici la raison:
Anym fait tout autant penser à un prénom arabe qu'au mot anonyme, ainsi que de moindre façon, au verbe animer.
Or, il est de fait qu'à l'approche des prochaines élections à la présidence de la République, la tentation sera forte pour l'Union-Européenne d'aidé son prochain poulain, qui sera détectable au nombre de fois qu'il passera à la télévision, en payant des intervenants sur internet pour qu'ils écrivent sur divers blogues des messages ayant sensément de but d'induire le lecteur potentiel dans l'idéologie du-dit candidat, ou pour le moins de rendre ces sites illisibles.
Il est ainsi patent que nombre de commentaires de ce type ne paraissent qu'un an environ avant des élections françaises importantes
Je ne dis pas que c'est votre cas, mais la teneur de votre message en ce lieu me laisse toutefois perplexe, il est rare, en effet, de lire ainsi des commentaires à l'exacte opposé des teneurs d'un blogue, bien que cela puisse se produire, il est vrai.
Je ne peux donc que laisser naturellement la question en suspend, mais vous comprendrez aisément, cher Anym,,que j'ai pu me la poser, ne pas le faire m'eus semblé inconvenant et ne pas l'écrire aurait laissé quelques malaise dans des échanges entre-nous si courtois.

theuric 12/05/2016 15:54

Les historiens futurs se pencheront avec délectation sur cette étrange emprise de l'empire U.S. sur une Union-européenne qui, en effet, n'est sûrement pas si dupe que ça.
Faire semblant de croire le dominant est l'un des réflexes de la personnalité soumise, soumission qui, à y regarder de près, est très proche du syndrome de Stockholm, en fait ce sont des processus semblables, voire similaires.
J'ai émis l'idée que toute soumission s'appuie sur deux émotions primaires, la colère et la peur, ce qui expliquerait, par exemple, la violence des résistants de la dernière heure en 1945 en France, la peur ayant sauté dès lors que les allemands étaient partis, ne restait plus que la colère qui devait s'épancher, là sur les femmes ayant couché avec l'occupant.
Le problème devant lequel se retrouve les gouvernements européens, sur ceux de l'ancien ouest, c'est que désormais ils doivent faire face à un processus similaire au-devant de leur population: d'une soumission faite de colère et de peur de l'empire U.S., bien que s'appuyant aussi sur un ensemble idéologique puissant plus ou moins cohérent, vient s'y juxtaposer une colère et une peur envers leur peuple.
Colère de leur empêchement de ne pouvoir pas obéir aux programmes qui leur sont réclamés en raison des réactions populaires (quel qu'en soit la nature), peur de se retrouver débordé par ces mêmes réactions.
L'administration européenne se retrouve dans une situation similaire mais, là, face aux gouvernements des pays anciennement de l'est.
Ceci explique les errements et folies actuelles, où, par exemple, les gouvernements européens jouent à je t'aime moi non plus avec la Russie, à z'y va, z'y va pas en Ukraine, à je paie la Turquie pour que plus personne n'entre chez-nous, sans se soucier des effets collatéraux...
Si beaucoup de monde, dans notre union, veut à tout prix croire à ce gaz azéri, c'est que cette croyance leur permet d'éviter de penser à l'indispensable rapprochement qu'elle devrait réaliser avec les russes.
Mais pourquoi donc l'Union-européenne a-t-elle une telle russophobie, (et non pas misorussie, de miso-, qui hait)?
Parce que les eurolâtres projettent leur peur des États-Unis-d'Amérique sur la Confédération de Russie et sur Monsieur Poutine, bien sûr.
La soumission étant en effet un ensemble de projections et rétroprojection (projection contre soi) de ces deux composantes essentielles que sont la peur et la colère (la culpabilité en étant d'une nature comparable), la peur interdisant à la colère de s'exprimer à l'encontre de l'agresseur, le dominant, peur et colère qui, comme toute émotions, ne doivent pas être réprimées au risque, sinon, de déstabiliser l'organisme, peuvent au contraire se transformer en d'autres émotions ou se déplacer vers d'autres cibles (d'où la nécessité des bouffons permettant de transformer en amusement la-dite colère en en atténuant la peur).
C'est pourquoi les gouvernements européens montrèrent une telle violence, prudente, tout de même, avec leur propre peuple, bien qu'aujourd'hui les-dits peuples montrent une exaspération montant en crescendo.
Bien que vous vous intéressiez principalement de géostratégie et géopolitique et non pas de politique intérieur, vous remarquerez qu'en France les réactions populaires surviennent maintenant, un an avant les élections, en 2011, déjà, je sentais monter les tensions et ce furent celles précédentes qui empêchèrent qu'il y en eut des suites.
Ce fut l'actuelle loi dite El Khomri qui enflamma la rue (là, je ne pose pas un regard idéologique sur les événements actuels mais plutôt appuie mon hypothèse sur les faits politiques).
Normalement, cette loi aurait due être présentée à la législature après que des élections nationales eurent assuré une légitimité certaine aux nouveaux élus.
Il est commun de dire que la dernière année de leur mandat, le Président de la République, ses ministres et les assemblées législatives ne font plus que gérer et ne légifèrent plus ou très peu sur des sujets sans grande importance.
D'autant plus qu'en France, les gouvernements savent au fond d'eux-même l'instabilité naturelle du pays et de sa capitale, n'oublions pas que nombre de rois eurent maille à partir avec Paris et, ce, depuis fort longtemps, aujourd'hui Paris, c'est autant la classe-moyenne intermédiaire à haute en intramuros, celle des nuits debout, et la classe populaire en banlieue.
Posant cette constatation, nous ne pouvons que nous demander les raisons de cette folie législative.
Les pressions durent être inouïes pour que le gouvernement acceptât de présenter cette fameuse loi à un aussi mauvais moment, y aurait-il T.T.I.P. sous roche?
Tout cela met notre gouvernement dans une position de double contrainte entre les eurolâtries et américanolâtries, d'une part, et la colère populaire, d'autre part, dont rien ni personne ne peut dire où cela nous conduira, pris qu'il est entre cette double colère et double peur, autant envers l'empire U.S. et son dominion U.E., qu'envers une population exaspérée ayant pu constaté la faiblesse du pouvoir exécutif depuis si longtemps et dont, désormais, il n'a plus peur.

Furax 13/05/2016 11:27

Amyn, vous êtes-vous vous-même demandé pourquoi alors que les dirigeants des institutions européennes et des gouvernants des pays jouent le jeu d'une nouvelle guerre froide, leurs opinions publiques (Pologne et pays baltes mis à part pour des raisons historiques aussi évidentes qu'incontestables), les opinions publiques des pays européens, elles, ne sont pas du tout de cet avis ?

Et pourquoi aux USA un Trump fait-il campagne sur le fait qu'il faut s'entendre avec Poutine et arrêter de chercher noise à la Russie ?

Poutine n'est certes pas un enfant de choeur (ce n'est pas le profil requis pour un chef d'Etat). Il défend les intérêts de son pays, lesquels intérêts sont attaqués avec constance par l'OTAN depuis un quart de siècle alors que la guerre froide était finie et que la Russie ne demandait qu'une chose : être intégrée dans le concert occidental et européen.

Tous les engagements pris par l'OTAN lors de la réunification de l'Allemagne et de la dissolution du Pacte de Varsovie ont été violés.

Bref, contrairement aux engagements, et comme l'indique le nom de ce site, la poursuite du grand jeu a été imposée à la Russie par les USA.

Et s'il y avait une explication à donner au comportement des élites dirigeantes des pays européens, je miserais davantage sur la trahison que sur le syndrome de Stockholm.

Il y en a quelques uns qui s'éveillent. Pas seulement chez les souverainistes de droite et du FN ou chez Mélanchon, mais aussi à droite désormais avec un Fillon et un Sarkozy qui dénoncent l'outrance de la position adoptée par la France et l'UE envers la Russie.

Observatus geopoliticus 12/05/2016 20:40

Merci Theuric pour ce commentaire ô combien intéressant, comme d'habitude je dois dire. Je crois que vous visez juste lorsque vous parlez de syndrome de Stockholm ; il faudrait peut-être juste le renommer "syndrome de Bruxelles". Dans un billet de l'année dernière, j'évoquais un épisode amusant : les dirigeants de Gazprom conseillent à leurs négociateurs de lire "50 nuances de Grey" pour comprendre le masochisme européen : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2015/06/ca-gaze-o-duc-questions-reponses-sur-l-or-bleu.html

Anym, la première atteinte à la sécurité et à l'intégrité de l'Ukraine a été le coup d'Etat de la CIA, ironiquement appelé "révolution du Maidan". Ce blog l'a suffisamment documenté pour que vous ne l'oubliiez point. Les Russes ont réagi en prenant la Crimée (qui ne demandait de toute façon que ça) afin d'éviter que la mer Noire leur soit barrée par l'OTAN. Moscou est en réaction dans toute cette affaire. Et la russophobie de l'establishment européen, patiemment noyauté depuis des décennies par les Etats-Unis, n'est de toute façon pas nouvelle. Le rattachement de la Crimée en est la conséquence, pas la cause...

Anym 12/05/2016 18:44

Vous vous demandez pourquoi "l'Union-européenne a-t-elle une telle russophobie", et vous expliquez cela de manière assez... compliquée (J'avoue ne pas avoir tout suivi, mais ce n'est pas très important). Mais pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?
Beaucoup ici affirment que la Russie n'est pas agressive, n'est pas une menace pour l'Union Européenne, cependant n'avez vous pas oublier que c'est ce pays qui a délibérément envahi la Crimée, appartenant de droit à l'Ukraine et qui l'a annexé dans le mépris le plus total pour l'accord qui avait été conclu entre l'Ukraine, la Russie (et quelques autres pays) lors du mémorandum de Budapest. (Celui-ci stipule notamment que l'Ukraine accepte de ne plus avoir l'arme nucléaire, en échange de quoi la Russie, les USA, et d'autres pays, s'engagent à garantir sa sécurité et son intégrité territorial, intégrité territorial sur laquelle la Russie a littéralement craché dessus...).
N'est-ce pas agressif de la part de la Russie ? Ne vous étonnez vous pas qu'après cet "épisode", l'on puisse considérer la Russie comme une menace ? Peut-être que la Russophobie de l'Union Européenne vient plus de là que d'autre chose ?
Certes l'Union Européenne était déjà assez russophobe avant 2014, mais la rattachement de la Crimée à la Russie, ne lui a-t-elle pas donné raison ?