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Chroniques du Grand jeu

Syrie et rit encore

16 Juillet 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient

Ne vous attendez pas à voir ces photos dans la presstituée, elle serait obligée d'admettre l'invraisemblable propagande qu'elle distille depuis des années. Il s'agit d'Alep, libérée de la mainmise des islamistes modérément modérés. Concerts, bikinis, bals... il semble que les Aléppins soient bien contents de ne plus vivre sous la férule wahhabite ou salafiste des petits héros chéris de l'Occident.

Sur le terrain de la guerre, les grands mouvements attendus se sont mis en branle ainsi que d'autres, plus surprenants. Petit état des lieux :

L'Idlibistan (1) alterne comme à l'accoutumée entre flambées de violence inter-barbues et cessez-le-feu précaires. Après deux semaines de combats, Ahrar al-Cham et Hayat Tahrir al-Cham (= Al Qaeda) viennent de conclure une trêve et promettent pour la énième fois de lancer une offensive contre l'armée syrienne. Peu vraisemblable étant donné que le parrain turc d'Ahrar semble prendre son rôle de faiseur de paix au sérieux à Astana et est le garant de la zone de désescalade d'Idlib.

Quelques minutes après l'annonce, une bombe explosait en plein Idlib, soit à la suite d'un nouveau règlement de compte, soit le fait de cellules dormantes de l'EI. Car depuis quelques temps, la grande affaire d'Al Qaida est - défense de rire - la chasse aux terroristes de Daech ! Ô ironie... La population locale, elle, commence sans doute à se lasser et plusieurs villages se rabibochent avec le gouvernement syrien via le centre de réconciliation mis en place par les Russes.

Les Turcs ont relativement calmé leurs ardeurs contre le canton kurde d'Afrin (2) même s'ils continuent à masser des troupes et que des échanges de joyeusetés obusières ont lieu régulièrement.

Comme prévu, les zones de désescalade (encore un maître coup du Kremlin) permettent aux loyalistes de concentrer leurs forces contre l'EI, soutenus par l'aviation. A l'est de Hama (3), le saillant daéchique continue à se faire grignoter même si le relief est tout sauf aisé (montagnes, canyons). Surprise, le fameux groupe paramilitaire pro-gouvernemental des Faucons du désert, supposé être le fer de lance de l'attaque sur ce front, s'est retiré de la bataille. Les raisons ne sont pas claires mais il semble que certains désaccords aient eu lieu avec les autres groupes loyalistes. Peut-être aussi que les photos des Faucons s'affichant fièrement avec les têtes tranchées des petits hommes en noir n'ont pas trop plu en haut lieu...

Au sud de Raqqa (4), les désormais légendaires Tiger Forces libèrent localité sur localité (sans mentionner les puits de pétrole) depuis une semaine et s'enfoncent peu à peu dans le coeur du territoire daéchique, vers Soukhna et Deir ez Zoor :

Soukhna justement. Les forces gouvernementales du front Palmyre (5) n'en sont plus qu'à quelques kilomètres. Après une courte pause, elles devraient très prochainement reprendre l'offensive pour tenter de libérer le dernier verrou sur la route de Deir ez Zoor.

Tout au sud, le long de la frontière irakienne (6), la situation est calme depuis quelques jours mais l'avance devrait bientôt reprendre. Il faut dire que de l'autre côté de la frontière, les Unités de Mobilisation Populaire irakiennes traînent un peu. Après la libération de Mossoul - au prix de destructions faisant passer Alep pour un jardin d'enfants -, où l'effort principal se portera-t-il : Hawija (7) ou la province d'Anbar et la frontière (8) ? Ou les deux ?

Le futur du corridor chiite et de l'accès de Téhéran à la Méditerranée en dépendent. Plus vite les troupes afflueront vers Anbar, plus large sera le corridor en question. On imagine la frénésie tendue dans les couloirs du pouvoir à Bagdad, véritable nid d'agents d'influence, où envoyés iraniens et américains se croisent sans se parler...

Jusqu'ici, les mouvements militaires décrits sont dans la continuité des évolutions récentes. Nous sommes toutefois en présence de deux fronts qui, eux, n'étaient pas du tout prévus et participent vraisemblablement de ce qui se trame à un plus haut niveau : le sud de la badia (9) et la Ghouta orientale de Damas (10).

La steppe syro-jordanienne est, on l'a vu à plusieurs reprises, l'un des points chauds du conflit. C'est à partir de là que l'empire pensait couper l'arc chiite, jusqu'au blitz royal des Syro-russes vers la frontière irakienne qui a pulvérisé les rêves américano-israélo-saoudiens. Après la rencontre Poutine-Trump, l'on a parlé d'un accord de cessez-le-feu "dans le sud", sans que soit bien précisé l'endroit.

Or l'armée syrienne a lancé il y a quelques jours une violente attaque contre les proxies US du territoire d'Al Tanaf sans aucune réaction américaine. Un délicieux kotel est sur le point de voir le jour dans sa partie occidentale :

Le Donald a-t-il vendu les mercenaires de cette zone en échange du cessez-le-feu autour de Deraa (11), près de la frontière de ses chers amis israéliens ? Pas impossible... Dans un article sur la Syrie et les Routes de la Soie - où il montre d'ailleurs que Pékin prépare déjà la reconstruction du pays -, le toujours excellent Pepe Escobar envisage même un troc cyclopéen entre Moscou et Washington : en échange d'une zone démilitarisée le long du Golan, avec éventuellement la présence de soldats de la paix américains, la reconnaissance officielle du rattachement de la Crimée à la Russie. L'avenir nous dira si ce scénario a quelque vraisemblance...

Revenons-en à nos petits rebelles de la poche d'Al Tanaf. Le lecteur se souvient du plan US pour faire quelque chose de ces combattants désormais inutiles :

Les possibles futures tergiversations kurdes expliquent peut-être pourquoi les Américains auraient (le conditionnel reste de mise) transféré une partie de leurs "rebelles" de la poche désormais inutile d'Al Tanaf vers le nord, dans le Rojava, avec le but évident de redescendre ensuite le long de la frontière.

Si la rumeur est confirmée, et il convient d'être encore prudent, il serait amusant de voir cohabiter ne serait-ce qu'un temps les YPG kurdes et les "rebelles modérés", qui se détestent cordialement. Plus sérieusement, cela signifierait que l'empire n'a pas lâché l'affaire et a toujours pour but d'appliquer la politique israélo-saoudienne de réduction même partielle de l'arc chiite, bien que l'on parle ici seulement de quelques centaines de combattants.

Notre avertissement était prémonitoire... Les rebelles en question ont apparemment purement et simplement refusé d'être transbordés du côté du Rojava et de coopérer avec les Kurdes ! Encore un caillou dans la chaussure impériale...

Damas, enfin. La Ghouta orientale était sensée faire partie des quatre zones de désescalade mais la guerre n'y a jamais vraiment cessé, les loyalistes surfant sur l'extrême division des groupes djihadistes en guerre les uns contre les autres depuis des mois, reflétant d'ailleurs la scission du Conseil de Coopération du Golfe entre Saoudiens et Qataris. Et comme les Turcs n'ont plus de protégés dans la région, le sultan ne dit rien.

L'offensive a d'abord été lancée contre Hayat Tahrir al-Cham (Al Qaeda n'est pas concernée par les accords) et son allié Faylaq Al-Rahman. Ces deux groupes auparavant soutenus par le Qatar sont désormais livrés à eux-mêmes et font face aux barbus de Jaish al-Islam, tendance Saoudie. Il y a deux jours, ce dernier a lancé un appel à l'union avec ses frères ennemis pour affronter l'armée syrienne (tentative d'unification de Riyad ?), mais on sait que ce genre de déclaration est rarement suivi d'effets.

Toujours est-il que les loyalistes avancent sur plusieurs axes (ici ou ici). Ils reçoivent des renforts (peut-être même bientôt une division démobilisée de Deraa puisque le cessez-le-feu semble y tenir) et l'apport de déserteurs qui leur donnent parfois de précieuses informations sur les tunnels et cachettes rebelles. Mais les combats sont âpres, sanglants. Le commandement syrien parle de 400 djihadistes tués depuis trois semaines, chiffre qu'il est impossible de vérifier. Une chose est sûre, c'est tout sauf une partie de plaisir.

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jef 25/07/2017 01:27

"Les Français sont des veaux" est une phrase que le Général réservait à nos compatriotes du sud de la ligne de démarcation.

jef 25/07/2017 01:21

Hamilcar Barca

Qu'il est plaisant,cher ami, d'avoir quelque querelle avec vous!

San Antonio n'est en rien fils de Rabelais. Frédéric Dard exploite une veine populacière, née d'un courant littéraire populiste auquel nous devons le succès du mot "populisme".

Penser ou laisser croire que Rabelais est populier (sic), populacier ou populiste....

Et vous laisser entendre qu'entre ces deux auteurs, point de génie de la langue française,maître en invective?

Hamilcar Barca 20/07/2017 18:18

@Astatruck
Cher Astatruck
Merci, comme à Léa, de votre approbation de ce qui a été de ma part un petit "raptus" en dehors de la thématique du fil initié par notre hôte.

J'ai, au cours de ma vie, apprécié particulièrement deux auteurs: le grand Rabelais et, à l'époque moderne, son fils spirituel, San-Antonio. Ce qui fait que lorsque la rage me prend à la gorge, je retrouve illico presto la voie de l'invective de ces deux maîtres.

Vous faites référence à la phrase du Grand Charles: "Les Français sont des veaux". Au delà de la formule abrupte et réaliste, on peut chercher à savoir ce qui a généré ce sentiment chez ce grand homme. Sans risque de se tromper, on peut penser que c'est une résurgence de ce qu'il a enduré, durant les années de fer, réfugié à Londres, entouré d'une poignée de fidèles, pendant qu'en France les foules se massaient aux apparitions du maréchal et criaient: "Vive Pétain!".
De Gaulle a pensé que le destin de la France millénaire nécessitait que l'on négligeât les opinions de ces "veaux", qui de toutes façons changeraient de mangeoire le moment voulu.
Plus intéressant est de chercher à savoir pourquoi certains n'ont pas voulu être des veaux, à cette sinistre époque, et on rejoint la France Libre.
Il est facile d'en catégoriser certains:
- gens de gauche pour qui la soumission au fascisme était insoutenable; et parmi eux, les "durs de durs", les républicains espagnols que l'on a retrouvés dans la "Nueve";
- aristos à particule, dont les ancêtres avaient, génération après génération, servi la France et pour qui la soumission à l'ennemi était une trahison inacceptable;
- ex-putschistes d'extrême droite (certains Cagoulards) qui en avaient après la République, mais pas prêts à trahir la France pour l'Etranger;
- juifs Français qui, en sus de leur patriotisme, avaient vu une monstruosité sans nom s'étendre sur l'Europe;
- militaires de carrière pour qui l'armistice avait été une trahison supplémentaire car déjà trahis par l'incurie du Grand Etat Major: ils voulaient continuer à se battre, dans l'esprit du discours de Churchill: "On se battra sur les plages .... on ne se rendra jamais!". Et qui pensaient que dans l'Empire, l'Algérie, le Maroc, etc... la lutte pouvait continuer.

Et les autres, me direz vous? Les pêcheurs de l'Ile de Sein, les montagnards pyrénéens, etc? Pourquoi n'ont-ils pas rejoint le troupeau meuglant?
Je ne peux pas répondre à leur place, je n'en ai jamais connu. Mais dans ma famille:
- mon papa, sous-off de carrière en 1940, s'est battu comme un acharné dans le Nord et sur la Somme, ne reculant avec sa section de mitrailleuses que lorsqu'il était quasi encerclé. Croix de Guerre et Médaille Militaire. Après, lorsque l'Armée Secrète est apparue, il a répondu présent. Pourquoi? Parce que la France du Maréchal et de l'Occupation n'était pas celle pour laquelle il était entré dans l'Armée.

Deux oncles ont fait autre chose: l'un à 20 ans est passé en Espagne et a rejoint les FFL où il a servi dans la RAF, l'autre a vu passer les chars de de Lattre et a plaqué femme et enfant pour revenir deux ans plus tard.
Quand je leur ai demandé, bien plus tard, "Pourquoi?", j'ai eu en substance la même réponse: "Parce qu'on était gouverné par des c...s qui nous faisaient ch...er. Et qui étaient en plus aux ordres des Fridolins".

Plus ça change et plus c'est la même chose: la bovinerie actuelle ne date pas d'hier, si même et surtout je n'assimile pas l'Empire et l'UE au IIIème Reich.

Bien cordialement

Observatus geopoliticus 21/07/2017 17:29

Notre suffète est de retour et il ne fait pas le voyage pour rien ^^
Ca fait plaisir de vous retrouver, cher Hamilcar.

Charles Michael 19/07/2017 18:38

Chante et danse Betty Boop
comme si hier ne devait jamais revenir

(Nan, je ne vois aucun retour)

ça fait plaisir bien sur
Pas trop à Bibi semble-il.
aucune surprise sur les choses Immonde et associés

J'entend parler d'alignement des planétes, again, dans le culte VeauX d'or. par Jupiter !
L'Union Européenne aimerait-elle faire partie du Grand Jeu ? faudrait que la chose Union existe..

Jupiter aimerait c'est sur, mais il trompe Brigite avec Angela et Angela avec Trump; là y'a le choc des photos.

Alaric 19/07/2017 16:03

La guerre de grande ampleur entre Ahrar et Hayat est repartie de plus belle ! L'idlibistan explose à nouveau !

Qu'il est bon de voir les différentes factions islamistes s'entre détruire alors même que leur situation militaire ne cesse de se dégrader

Observatus geopoliticus 21/07/2017 17:28

@ Alaric
L'accord de "paix" a tenu quelques heures avant un véritable feu d'artifice. L'Idlibistan est en feu et il se dit même que la Turquie pourrait intervenir pour aider Ahrar al-Cham face à Al Qaeda. Pas sûr que ce soit une bonne nouvelle...

Enlil 18/07/2017 14:55

De la même manière que le roman de Shelley "Le Triomphe de la Vie" est resté inachevé, ces belles images ne peuvent qu'augurer d'une tâche de longue haleine pour les territoires encore sous le joug des barbares.

Toutefois, c'est une inestimable renaissance, surtout quand on la compare à la Libye "libre" ou à l'Idlibistan tant "libéré". Libre d'ordre et de vie, c'est certain.

Vivement que ces images soient le sort du Syrak en son entièreté.

António Lico 17/07/2017 22:42

Sont vraiment des belles images. C'es heureux de voir les gens avec joie de vivre.
J'espère que bientôt la Sirie peut regagner sa plein souveraineté.
Bien à vous.

ZZZ 17/07/2017 13:42

De belles images en provenance d'Alep qui font vraiment plaisir.La victoire de la Vie sur la Mort,l'Obscurantisme et la Bêtise en somme.En espérant que tout le territoire syrien soit bientôt libéré.Le brave peuple syrien le mérite.

Jimoni 17/07/2017 11:36

Je crois qu'au-delà de l'occupation "rebelle", les alépins sont tout simplement heureux de ne plus subir la guerre. Les "horribles" bombardements russes étaient nécessaires pour en finir avec cette bataille qui ne finissait pas. Bref.

La course pour la conquête de l'est de la Syrie laisse une question en suspens. Y a-t-il déjà un accord secret sur le partage de ces zones ou non ? Si non, va-t-il y en avoir un ? Cela va être important pour la suite, un problème de gestion des territoires là-bas pourra amener de nouvelles tensions, provoquant la colère de ses habitants et/ou profitant aux islamistes.

Grognard 19/07/2017 00:23

Bonsoir Jimoni,

Sans doute est-il un peu tôt pour évoquer un accord secret ou pas d'ailleurs.
Le pouvoir Syrien est en mesure sur le terrain de créer un meilleur rapport de force.
Alors pourquoi se lier les mains?
Tant que la situation militaire ne sera pas figée la diplomatie ne pourra faire beaucoup plus que ce qu'elle a obtenue.

Observatus geopoliticus 17/07/2017 15:48

@ Jimoni
"les alépins sont tout simplement heureux de ne plus subir la guerre"
>>> Certes, mais avec les rebelles "modérés", ils auraient été heureux en burqa...

"Y a-t-il déjà un accord secret sur le partage de ces zones ou non ?"
>>> C'est évidemment LA question qu'on se pose ici depuis des mois voire des années, et à laquelle il est malheureusement impossible de répondre. De plus, la tête de l'empire étant divisée comme jamais, qui décide à Washington ? La Maison blanche, le Pentagone, le Centcom etc ?

Bien à vous

Rouget 16/07/2017 23:35

Au passage, spéciale dédicace de l'ambassade russe en Grande-Bretagne ;) https://twitter.com/RussianEmbassy/status/886195656045588480

Observatus geopoliticus 21/07/2017 17:25

@ Rouget
Excellent ! Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que l'ambassade russe de Londres trolle le camp du Bien...

Francois 16/07/2017 21:56

Superbe synthèse merci, belle conclusion.
Quel bonheur de voir ces images d'Alep ;-)
Cela semble aller dans le bon sens même si je pense que les russes n'avaient pas prévu une si apre résistance. Après on peu penser qu'il y aura un point de rupture ou des groupes rebelles renonceront se sachant condamnés entrainant un effet domino... On peut toujours rêver

Grognard 19/07/2017 00:15

Bonjour François,

On peut imaginer une mise ne pratique de l'adage: "Embrasse la main que tu ne peut pas couper".

Léa 16/07/2017 21:15

L'article de Pepe Escobar en français, même si je ne comprends pas bien comment Poutine pourrait troquer un territoire syrien (donc non russe, donc sur lequel il n'a plus de légitimité que les Américains) contre une reconnaissance de la Crimée russe qui s'opérera un jour ou l'autre de toutes façons -- réalité oblige.
http://www.entelekheia.fr/nouvelle-route-de-soie-passera-syrie/

Astatruck 20/07/2017 15:05

Bonjour Hamilcar Barca,

Sont-ce pas les veautants les fameux t... d. c.. ? Le des-astre Jupiterien macronesque en serait la dernière émanation gazeuse. Quant on vous dit que les flatulences polluentl'atmosphère... Du vent, encore du vent. Bientôt les odeurs.

Merci pour vos bons mots. Ils reconfortent en ces temps perturbés.

Léa 17/07/2017 22:16

@Hamilcar Barca : Un seul mot : bravo !

Hamilcar Barca 16/07/2017 23:14

Chère Léa,
Poutine n'a rien à devoir troquer. Si vous faites du "data mining" sur le Net, que trouvez-vous?
Que la République Socialiste Soviétique d'Ukraine, établie en 1922, n'a jamais englobé la Crimée dans son territoire.
Que lors de la fondation des Nations Unies, la RSS d'Ukraine a été reconnue comme état à part entière, ayant des frontières n'englobant pas la Crimée.
Le traité de 1997 garantit les frontières de l'Ukraine. Lesquelles? Celles nées d'un tripatouillage interne à l'URSS, laquelle n'existe plus? Ou celles enregistrées par les Nations Unies ?
Pourquoi croyez vous que l'Empire et ses suceurs de .... roue! de l'UE n'ont jamais osé traîner la Russie devant la Cour Internationale de La Haye, seule juridiction compétente dans ce type de contestations territoriales? Hein? Poser la question, c'est y répondre.
Oui, mais les sanctions, illégales certes, mais que la Russie doit supporter?
Lisez ce que OG et certains contributeurs ont écrit:
- la Russie s'assoit sur les sanctions, bancaires notamment, car avec ses gros clients, elle travaille en or
- Mutti Merkel a besoin 1) du gaz russe 2) de vendre ses Merco et ses machines outils
- les baisés, comme d'hab', sont ces c...s d'électeurs français, agriculteurs notamment. Frappés de plein fouet par les rétro-sanctions russes. Le jour où ils arrêteront d'envoyer au pouvoir des t... du c... qui passent leut temps à les empapahouter, la terre basculera sur son axe.
Pardonnez ce langage énergique, mais il y a des moments ...
Bien cordialement