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Chroniques du Grand jeu

Mistral perdant, états d'âme et autres nouvelles

13 Février 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Europe, #Russie

S'il existe un symbole de l'euronouillisme, c'est bien le Flamby élyséen. Président français le plus vassal des Etats-Unis de l'histoire, constamment aux basques d'Obama ou de Merkel, quand ce n'est pas des Saoudiens, il a suivi docilement toutes les directives du système impérial, sur l'Ukraine, la Syrie, l'Iran...

En 2015, il avait donné un coup de triple menton en annulant la livraison des deux navires Mistral à la Russie tout en remboursant le milliard déjà reçu. Oui mais voilà, on a appris il y a quelques jours que le savoir-faire français, lui, était bien arrivé sur les bords de la Volga et ce pour zéro kopecks :

L’opération a tout d'un fiasco. Alors que la France avait, en 2015, finalement décidé de ne pas livrer à la Russie les deux navires Mistral que celle-ci avait commandés, il semblerait que Moscou ait tiré tous les bénéfices de cette volte-face.

C’est en tout cas ce que laissent entendre les propos, rapportés par Le Canard enchaîné, d’Alexey Rakhmanov. Le président des chantiers navals russes (OSK) s’est en effet félicité, le 29 décembre dernier, d’avoir acquis le "savoir-faire" français. "Si l’on tient compte du fait que la France a restitué à la Russie l’argent payé pour la construction des navires, ce savoir-faire nous a été transmis pour rien", a-t-il ainsi ironisé.

Résultat: OSK s’apprête à construire ses propres porte-hélicoptères, qui devraient ressembler comme deux gouttes d’eau au Mistral.

A vrai dire, ce n'est guère surprenant et nous évoquions déjà le projet russe en juillet 2015, notre source se posant la question des transferts de technologie. C'est maintenant plus ou moins officiel. L'épisode polonais des Caracal ne venant que mettre un peu plus de sel sur la plaie de Flamby, roulé par devant comme par derrière...

A cette occasion, la "trahison" de Varsovie avait démontré une fois de plus l'inanité de l'Union soviétique européenne et c'est un "Européen convaincu mais meurtri" (est-ce un pléonasme ?) qui souhaite maintenant, après le Brexit, un Polxit, Hongrexit, Bulgxit... Catalogue des états d'âme européistes de Paul Magnette :

Cette période est aussi celle qui mène aux élargissements de l’Union européenne, une erreur ?

D’un point de vue géopolitique, il fallait faire ces élargissements. Le problème, ce sont les conditions qu’on y a mis qui étaient très faibles. Il aurait fallu dire: il faut un jour entrer dans l’euro, on va vous aider — et vous forcer — à atteindre les conditions économiques, à faire de la convergence. Au lieu de ça, on s’est dit: les travailleurs (roumains, bulgares, polonais, hongrois…) vont aller là où on manque de travail, en Europe occidentale. Et le capital (français, allemand…) va aller là où on manque de capital, en Europe centrale.

C’est précisément ce qui s’est passé.

Oui, du point de vue de l’économie abstraite, c’est formidable: les facteurs s’allouent naturellement là où ils doivent aller. C’est la magie de la main invisible. Sauf que pour les gens, c’est brutal. Dans nos pays, ça déstructure complètement les systèmes de sécurité sociale. Et pour les pays d’Europe centrale, c’est une catastrophe: la Roumanie a perdu les 15% les plus jeunes et les plus costauds de sa population! Et les conséquences politiques sont dramatiques. On est dans un moment de désintégration politique complet. Jusqu’ici l’Europe n’avait jamais reculé, là elle recule. Et ce n’est pas fini à mon avis.

L’Europe recule : vous ne parlez pas seulement du Brexit ?

Non, qui croit encore en l’Europe aujourd’hui? Moi qui suis un fédéraliste meurtri et un peu désespéré, quand je parle à des étudiants, l’Europe ne représente plus rien pour eux. Par contre elle représente pour tous les perdants de la mondialisation, la cause de tous les problèmes. Donc elle est en train de se désintégrer. Les gens ne le voient pas encore, mais c’est comme un feu de cheminée: ça a pris, c’est invisible, mais à un moment donné, on le verra. Et le Brexit en est le premier symbole. (…)

Trump, Erdogan, Poutine : l’Europe est entourée de leaders qui lui cachent peu leur hostilité. Que peut faire l’Europe à court terme pour reprendre pied ?

À court terme, rien. Que Federica Mogherini ne se fâche avec personne, c’est la moindre des choses qu’on puisse faire pour le moment. Laissons faire le Brexit, après on pourra discuter.

Quel scénario pour l’Europe après le Brexit, dans un horizon de 25 ans ?

J’imagine bien le Brexit être suivi par un Polxit, un Hongrexit, un Roumaxit, un Bulgxit… Si on arrive à négocier un accord dur mais équilibré entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, certains pays se diront qu’un modèle à la britannique est enviable. Donc la Pologne, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie – et peut-être le Danemark et la Suède – sortent de l’Union et nouent des accords commerciaux ou de partenariat.

Tangue, l'empire, tangue... Certes, l'esprit honnête et curieux qui prend ses informations sur les sites alternatifs (dont celui-ci) n'est en rien surpris. Mais que ces idées soient désormais reprises publiquement par les eurocrates eux-mêmes en dit long sur le blues de l'UE... et des peuples dont elle est (théoriquement) en charge.

Une intéressante étude mondiale d'Ipsos a d'ailleurs posé une simple question aux habitants de 25 Etats : Dans votre pays, les choses vont-elles dans la bonne ou mauvaise direction ? Le résultat est sans appel :

Le curieux cas saoudien mis à part (les sondeurs se sont-ils contentés d'interroger la camarilla princière alors que le pays s'enfonce financièrement ?), on retrouve trois BRICS aux trois premières places, les deux autres - Brésil et AfSud - étant tout de même en queue de peloton. Chine, Inde, Russie, les trois pôles de l'Eurasie, futur du monde... Quant aux membres de l'UE, c'est la soupe à la grimace, la France flambysée battant presque tous les records.

Cette période est aussi celle qui mène aux élargissements de l’Union européenne, une erreur?

D’un point de vue géopolitique, il fallait faire ces élargissements. Le problème, ce sont les conditions qu’on y a mis qui étaient très faibles. Il aurait fallu dire: il faut un jour entrer dans l’euro, on va vous aider — et vous forcer — à atteindre les conditions économiques, à faire de la convergence. Au lieu de ça, on s’est dit: les travailleurs (roumains, bulgares, polonais, hongrois…) vont aller là où on manque de travail, en Europe occidentale. Et le capital (français, allemand…) va aller là où on manque de capital, en Europe centrale.

C’est précisément ce qui s’est passé.

Oui, du point de vue de l’économie abstraite, c’est formidable: les facteurs s’allouent naturellement là où ils doivent aller. C’est la magie de la main invisible. Sauf que pour les gens, c’est brutal. Dans nos pays, ça déstructure complètement les systèmes de sécurité sociale. Et pour les pays d’Europe centrale, c’est une catastrophe: la Roumanie a perdu les 15% les plus jeunes et les plus costauds de sa population! Et les conséquences politiques sont dramatiques. On est dans un moment de désintégration politique complet. Jusqu’ici l’Europe n’avait jamais reculé, là elle recule. Et ce n’est pas fini à mon avis.

L’Europe recule: vous ne parlez pas seulement du Brexit?

Non, qui croit encore en l’Europe aujourd’hui? Moi qui suis un fédéraliste meurtri et un peu désespéré, quand je parle à des étudiants, l’Europe ne représente plus rien pour eux. Par contre elle représente pour tous les perdants de la mondialisation, la cause de tous les problèmes. Donc elle est en train de se désintégrer. Les gens ne le voient pas encore, mais c’est comme un feu de cheminée: ça a pris, c’est invisible, mais à un moment donné, on le verra. Et le Brexit en est le premier symbole.

Cette période est aussi celle qui mène aux élargissements de l’Union européenne, une erreur?

D’un point de vue géopolitique, il fallait faire ces élargissements. Le problème, ce sont les conditions qu’on y a mis qui étaient très faibles. Il aurait fallu dire: il faut un jour entrer dans l’euro, on va vous aider — et vous forcer — à atteindre les conditions économiques, à faire de la convergence. Au lieu de ça, on s’est dit: les travailleurs (roumains, bulgares, polonais, hongrois…) vont aller là où on manque de travail, en Europe occidentale. Et le capital (français, allemand…) va aller là où on manque de capital, en Europe centrale.

C’est précisément ce qui s’est passé.

Oui, du point de vue de l’économie abstraite, c’est formidable: les facteurs s’allouent naturellement là où ils doivent aller. C’est la magie de la main invisible. Sauf que pour les gens, c’est brutal. Dans nos pays, ça déstructure complètement les systèmes de sécurité sociale. Et pour les pays d’Europe centrale, c’est une catastrophe: la Roumanie a perdu les 15% les plus jeunes et les plus costauds de sa population! Et les conséquences politiques sont dramatiques. On est dans un moment de désintégration politique complet. Jusqu’ici l’Europe n’avait jamais reculé, là elle recule. Et ce n’est pas fini à mon avis.

L’Europe recule: vous ne parlez pas seulement du Brexit?

Non, qui croit encore en l’Europe aujourd’hui? Moi qui suis un fédéraliste meurtri et un peu désespéré, quand je parle à des étudiants, l’Europe ne représente plus rien pour eux. Par contre elle représente pour tous les perdants de la mondialisation, la cause de tous les problèmes. Donc elle est en train de se désintégrer. Les gens ne le voient pas encore, mais c’est comme un feu de cheminée: ça a pris, c’est invisible, mais à un moment donné, on le verra. Et le Brexit en est le premier symbole.

Cette période est aussi celle qui mène aux élargissements de l’Union européenne, une erreur?

D’un point de vue géopolitique, il fallait faire ces élargissements. Le problème, ce sont les conditions qu’on y a mis qui étaient très faibles. Il aurait fallu dire: il faut un jour entrer dans l’euro, on va vous aider — et vous forcer — à atteindre les conditions économiques, à faire de la convergence. Au lieu de ça, on s’est dit: les travailleurs (roumains, bulgares, polonais, hongrois…) vont aller là où on manque de travail, en Europe occidentale. Et le capital (français, allemand…) va aller là où on manque de capital, en Europe centrale.

C’est précisément ce qui s’est passé.

Oui, du point de vue de l’économie abstraite, c’est formidable: les facteurs s’allouent naturellement là où ils doivent aller. C’est la magie de la main invisible. Sauf que pour les gens, c’est brutal. Dans nos pays, ça déstructure complètement les systèmes de sécurité sociale. Et pour les pays d’Europe centrale, c’est une catastrophe: la Roumanie a perdu les 15% les plus jeunes et les plus costauds de sa population! Et les conséquences politiques sont dramatiques. On est dans un moment de désintégration politique complet. Jusqu’ici l’Europe n’avait jamais reculé, là elle recule. Et ce n’est pas fini à mon avis.

L’Europe recule: vous ne parlez pas seulement du Brexit?

Non, qui croit encore en l’Europe aujourd’hui? Moi qui suis un fédéraliste meurtri et un peu désespéré, quand je parle à des étudiants, l’Europe ne représente plus rien pour eux. Par contre elle représente pour tous les perdants de la mondialisation, la cause de tous les problèmes. Donc elle est en train de se désintégrer. Les gens ne le voient pas encore, mais c’est comme un feu de cheminée: ça a pris, c’est invisible, mais à un moment donné, on le verra. Et le Brexit en est le premier symbole.

ffffffffff

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Eric83 16/02/2017 10:32

Quand on lit les articles ci-dessous concernant le chaos Ukrainien depuis le "Maïdan" et les décisions de l'UE, notamment au sujet du régime sans visas pour les Ukrainiens - mais aussi les Géorgiens -, il est permis de s'interroger si une guerre civile au sein de l'UE n'est pas un des objectifs des mondialistes ?
https://fr.sputniknews.com/international/201702151030103519-europe-ukraine-visas/
https://fr.sputniknews.com/presse/201702151030101204-ukraine-timochenko-ue/

jef 16/02/2017 02:26

Attente et surprise... On semble attendre, ici ou là, que Trump se transforme illico presto en grand homme politique, imposant avec une souveraine autorité une réorientation politique aux USA et réduisant à quia l'Etat Profond. Ben non. Trump monte actuellement les enchères: retour de la Crimée à l'Ukraine. Cela occupe l'espace médiatique. Je fais confiance à notre OG pour nous signaler tout ce qui hors de l'espace médiatique révèlera les réelles positions. De ceux qui sont derrière Trump, par exemple!

Euclide 15/02/2017 18:44

Le secrétaire d'Etat à la défense américaine James Mattis a sonné ses alliés de l'OTAN d'augmenter leurs dépenses militaires, faute de quoi les States pourraient " modérer leur engagement " envers l'Alliance atlantique.
source Romandie

Chris 15/02/2017 18:34

América toujours.
Une cabale chasse l'autre : http://blogues.lapresse.ca/hetu/2017/02/14/le-camp-trump-aurait-eu-des-contacts-repetes-avec-les-renseignements-russes/#comment-836625

Pendule de Newton 15/02/2017 18:25

Ahhahahah étonnant que tout le monde soit étonné ou va de sa petite envie. Les pions ne font que se mettre en place, la géopolitique demande du temps d'analyse. Les médias ne sont qu'une arme dans les mains du Deep State, il ne faut pas se laisser distraire par ses vagues. Flynn était pour un deal avec la Russie tout en cognant sur l'Iran...Les pions avancent et le jeu n'a pas encore démarré.

Une puissance qui va en déliquescence, depuis le temps, ne peut que continuer sa chute irrémédiable, la seule question est de savoir ce que les autres font pour se prémunir. Trump ou Clinton ne sont que des accélérateurs ou des réducteurs de l'OUROBOROS d'un pays cerné par ses contradictions.

Le jeu n'a pas encore débuté et à ce rythme les 02 camps ne feront qu'apporter plus de désordre et conduire à une accélération de la chute .

Chris 15/02/2017 18:03

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201702/15/01-5069702-otan-washington-menace-de-moderer-son-engagement.php
Pour l'instant, Mattis réclame des sous, maniant la carotte et le bâton et rappelle à l'OTAN son devoir de lutter contre le terrorisme... qui visiblement n'est pas la Russie, ni l'Iran.
"À la mi-janvier, Trump avait jugé l'OTAN «obsolète» notamment «parce qu'elle ne s'est pas occupée du terrorisme».
Résultat: l'OTAN a inscrit au menu de sa première réunion avec M. Mattis la lutte contre le terrorisme jihadiste"
Wait & see...

Eric83 15/02/2017 10:47

"John McCain, le vieux sage du Sénat qui veut tempérer Trump". Il fallait oser la sortir celle là !
Petite devinette, sans tricher en allant voir sur Google, quel média labellisé fiable, crédible et tout et tout par le Decodex - traduit de la novlangue, quel outil de propagande néocon - a-t-il bien pu écrire une "fake news" pareille ?
http://www..../2017/02/13/01003-20170213ARTFIG00235-john-mccain-le-vieux-sage-du-senat-qui-veut-temperer-trump.php

Hamilcar Barca 16/02/2017 10:45

@Grognard

Bonjour Grognard
Ben non, c'était le Fig, et j'avais repéré ce titre il y a qq jours.
Et c'est le Fig Premium, en plus.
S'ils s'imaginent que leur lectorat, disons de base, va payer pour lire de pareilles âneries, c'est la preuve que la bobosphère prend vraiment le peuple pour des c...s.
Reviens, Raymond Aron, ils sont devenus fous!
Bien cordialement

Grognard 15/02/2017 12:29

Ne nous dites pas que c'est l'immonde.
D'ailleurs peu importe a deux lettre prêt cela donnait: le vieux singe.
Là c'était bon.
Pour les grimaces mc cain il a toujours la frite.

Yom 15/02/2017 10:06

Concernant l’affaire Flynn et les spéculations sur le fait que c’est le signe ou non que la présidence Trump est (déjà) foutue, je fais partie de ceux qui n’ont de toutes façons jamais placé d’espoirs démesurés dans ce président. Je persiste dans ma position de lors de la campagne qui consistait à dire que Trump serait, sur le plan international, moins pire que Clinton, mais que je n’aurais pas aimé être américain et n’avoir le choix qu’entre ces deux là.

Après, je conviens également qu’il est un peu facile d’être toujours dans une posture dans laquelle personne ne trouverais jamais grâce à mes yeux. Mais ce n’est pas le cas. Sanders ne m’aurait pas déplu, eut-il été intronisé en lieu et place de l’hilarante.

@Ady85 et @Eric83, vous pointez du doigt le fait qu’il faudrait s’intéresser aux « balances » dans cette affaire.

Je ferai à ce titre remarquer que la stratégie de la mère Clinton, mise en cause pendant la campagne électorale par les courriers électroniques publiés par Wikileaks, s’est justement enfermée dans une stratégie trop facile consistant à ne parler que de la méthode (inacceptable et tout ça) des fuites pour commodément éviter de répondre à la moindre question sur leur contenu. En contraste, je trouve qu’il est tout à l’honneur de l’actuelle administration de ne pas tomber dans la même perfidie.

Grognard 15/02/2017 08:00

@ Kevin
14/02/2017 09:56
Bonjour,

Je vous parie un cornet de frites et une rôteuse belges aussi que non.

Furax 14/02/2017 23:04

La meilleure analyse que j'ai trouvée sur l'affaire Flynn et celle d'Alexander Mercouris.

http://theduran.com/first-defeat-donald-trump-michael-flynn-resigns/

Pas certain néanmoins qu'elle soit exacte étant donné les propos du porte-parole de la Maison Blanche qui a évoqué une érosion de la confiance alors qu'il n'y avait pas besoin d'envoyer une telle pique et que Flynn, au contraire, a réaffirmé son soutien et sa confiance à Trump dans sa lettre de démission.

Posadagr 14/02/2017 23:47

Enfin ... ça provenait du NYtimes à la base

Posadagr 14/02/2017 23:41

Sinon ici ils avaient vu le truc arriver : http://www.voltairenet.org/article195258.html

Observatus geopoliticus 14/02/2017 21:26

Bonsoir à tous !
Vos commentaires sont comme toujours d'une très grande pertinence et un véritable plaisir à lire.
Concernant l'affaire du jour, à savoir la démission de Flynn, je ne crois pas qu'il faille y voir un quelconque changement de direction.
Le Figaro a, pour une fois, bien résumé l'affaire, sans pouvoir évidemment s'empêcher sur la fin de l'article de recourir aux débilités d'usage : http://www.lefigaro.fr/international/2017/02/14/01003-20170214ARTFIG00022-premiere-crise-a-la-maison-blanche-le-conseiller-a-la-securite-nationale-michael-flynn-demissionne.php
SI tout cela nous paraît relativement bénin, du point de vue des institutions américains, Flynn a fait quelque chose de très grave et il est même passible de poursuites légales. Aussi, sa démission est-elle dans la logique des choses, sans que cela signifie forcément une redirection de la politique étrangère du Donald.
On peut simplement s'étonner de l'invraisemblable imprudence du général...

hoplite 15/02/2017 20:41

http://lesakerfrancophone.fr/le-coup-anti-flynn-de-l-etat-profond

Bon c'est l'avis du Saker mais je trouve étrange que le Donald ne se batte pas plus pour un homme aussi important dans son dispositif que Flynn. mais bon..
bonne soirée!

Chris 15/02/2017 14:09

C'est justement l'invraisemblable imprudence de Flynn qui m'interpelle !
Biberonné aux Renseignements, il devait bien s'attendre à être étroitement surveillé par la CIA/FBI qui grouillent d'opposants féroces, non ?
Naïveté politique ? Pas mesuré exactement son exposition à la future et totale opposition du deep state (Rép. ET Démo.) à la politique Trump ? Car il faut reconnaitre que l'état de révolution de couleur qui ne dit pas son nom est totalement inédit dans l'histoire américaine.

Ady85 14/02/2017 22:08

Il y a aussi la question de ceux qui balancent....

Ady85 14/02/2017 22:06

Merci pour la réponse ! :)

Ne pensez-vous pas cependant, que cela ouvre la voix à une tentative de faire sauter d'autres personnes de son administration (Bannon, Sessions, etc..) et donc au final, de tenter un coup d'impeachment contre Trump (même pour des raisons fallacieuses..) ?

Eric83 14/02/2017 20:23

Je comprends le point de vue du Saker qui voit comme une trahison l'acceptation par Trump de la démission de Flynn.
Même si je pense que c'est un très rude coup porté à l'administration Trump, on peut voir cette situation sous un autre angle. Pour faire simple, le gars a déconné, il affaiblit l'administration et même si c'est une décision difficile, il faut montrer au peuple US que l'administration de Trump n'est pas au dessus des règles ni des lois...à l'inverse de l'administration Obama avec les casseroles de Clinton notamment.
Ce qui apparaît de plus en plus, c'est que Trump s'est embarqué dans une sacrée galère où il est cerné d'ennemis, y compris dans le camp républicain et qu'à chaque pas il doit éviter une mine.
Cela va être très compliqué de tenir 4 ans...

Grognard 16/02/2017 12:54

@ Eric83
14/02/2017 20:23

Bonjour,

C'est quand même dangereux de jouer avec le feu.
Nul n'est assuré d'un retour de flammes.
A ce petit jeu l'état profond risque gros.
L'avenir sans doute assez proche nous le dira.

Byblos 14/02/2017 18:54

Hollande a toujours été un exécutant des basses oeuvres. Voici un exemple. Il remonte à 1983, il y a trente trois ans :

https://youtu.be/GIX8IejCdQE

Louis 14/02/2017 18:19

Bonjour

Triste jour ! La perte de Michael Flynn est un événement considérable.

http://lesakerfrancophone.fr/les-neocons-et-l-etat-profond-ont-chatre-la-presidence-de-trump-cest-cuit-les-gars

Grand merci pour ce blog si instructif. (Toujours impatient du prochain article...)

Ady85 14/02/2017 20:43

En même temps il ne vas pas se comporter devant un autre chef d'état comme il se comportait en meeting...

Posadagr 14/02/2017 20:18

Ca à l'air d'être foutu en effet ...
Il n'a plus cette aura qui le caractérisait.. Il est méconnaissable... voir discours à la sortie de l'entretien avec Trudeau.. (Il est passé en mode rampage)

Si ça se confirme c'est une catastrophe ... la fin des espoirs en une transition pacifique du monde occidental. Le destin sans doute.

Ady85 14/02/2017 18:38

Niveau pessimisme le SAKER est toujours au top.

Pour ce site aussi Trump ne devait pas être élu..

Euclide 14/02/2017 13:30

Dans la série, on vit une époque formidable.
Feu Miss Univers( Hillary) a l'intention de se représenter en 2021. selon Le Point d'aujourd'hui.
Il y en a qui se croit indispensable.

Hamilcar Barca 14/02/2017 21:03

@Euclide

Cher Euclide,
L'homme propose et le Destin dispose ...
En l'occurrence, le destin des noyaux gris centraux de Killary ne me parait pas lui permettre un nouveau rodéo électoral. A moins que la médecine américaine ait réalisé des progrès inouïs.
Car je pense que la dame a un Parkinson, impression basée sur la vidéo du tagada-dzim-boum dénommé "déshydratation" par les officiels, à l'époque.
Maintenant, le Deep State est parfaitement capable de tenter de faire élire une malheureuse diminuée et donc parfaitement aux ordres.

Bien cordialement

Eric83 14/02/2017 12:23

@Kevin et Madudu
Pour rester dans le contexte du site d'OG, la géopolitique, la paranoïa du camp Macron éclate au grand jour : "sa campagne présidentielle de Macron serait volontairement déstabilisée par la Russie et notamment via Spunik, RT et de vilains hackers basés...en Ukraine"???. Macron n'a manifestement pas retenu le leçon de l'élection US.
http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/02/14/35003-20170214ARTFIG00112-le-camp-macron-se-dit-victime-de-vladimir-poutine-et-de-julian-assange.php?pagination=3#nbcomments
Une réponse du berger à la bergère :
https://fr.sputniknews.com/international/201702131030073887-richard-ferrand-sputnik-rt-accusations-infondees/
A la place de se poser en "victime", Saint-Macron ferait bien d'être transparent sur son patrimoine et sur ses généreux donateurs qui financent sa campagne :
https://www.insolentiae.com/saint-macron-evidemment-ah-ah-ah-ah-ah-ledito-de-charles-sannat/

Ady85 14/02/2017 10:17

Le système n'as pas dit son dernier mot....Flynn débarqué, le prochain sur la liste sera Bannon et ainsi de suite, jusqu'à Trump lui même...

Furax 14/02/2017 18:38

Ady95, le conseiller à la sécurité nationale n'a légalement rien à dire au vice-président sauf ordre formel du president de le faire. Par principe, le vice-président à moins de pouvoir que la reine d'Angleterre.

La cabale montée contre Flynn est une plaisanterie. Trump y a cédé.

Le mystère c'est : pourquoi Trump a-t-il cédé et sacrifié Flynn ?

Je serais moins catégorique que le Saker parce que Flynn s'est montré lui aussi va-t-en-guerre vis-à-vis de l'Iran.

Il est donc possible que Trump se soit dégonflé et ait cédé aux néocons. Auquel cas c'est en effet la fin des haricots au bout de seulement 3 semaines.

Mais il est aussi possible que le bellicisme de Flynn envers l'Iran, qui était contradictoire avec l'objectif de s'entendre avec la Russie, ait conduit Trump à le lâcher et ainsi à enfumer les néocons en se débarrassant d'un atout frelaté.

Ady85 14/02/2017 14:23

Si l'on en croit le site ZERO HEDGE (assez pro-Trump), Flynn aurait vraiment raconter des mensonges à Mike Pence.

Evidemment ça ne doit pas être la seule raison...

Eric83 14/02/2017 13:53

J'aimerais bien avoir sentiment, cher OG, sur cette démission car je ne la comprends pas du tout. Démissionner Flynn pour avoir discuté des sanctions Russes me parait un peu léger voire suspect comme motif pour une décision aussi lourde de conséquences à peine un mois après l'investiture de Trump.
Je sais bien que l'inversion accusatoire est très pratiquée par les politiciens mais le plus grave problème dans l'affaire "Flynn" n'est-il pas que une ou des personnes mal intentionnées ont fuité des informations au WAPO, informations qui relèvent d'un haut niveau de confidentialité ? Et que si il y a du ménage à faire, avec qui plus est procès à la clé, c'est bien du côté du ou des auteurs des fuites.

Chris 14/02/2017 13:48

McCain a eu sa peau, invoquant des négociations antérieures à l'investiture de Trump, lesquelles sont interdites.

Ady85 14/02/2017 13:21

Petraeus pour remplacer Flynn ?

Euclide 14/02/2017 12:57

@ Ady
On parle aussi du général David Petraeus. Les States c'est comme les Galeries Lafayette(s ) il se passe toujours quelque chose.

Charles Michael 14/02/2017 08:30

Chers Tous,

En préambule: ma conception des rapports de force se base sur des comparaisons sur les 3 pouvoirs réels que sont la force physique (devenue puissance militaire), la puissance financière et les forces de l'esprit (doctrines dont religions et nationalismes, ainsi que le pouvoir de communiquer).
Evidement il n'y a pas de séparation nette entre ces 3 pouvoirs.

Sur les comparaisons des forces militaires Russes et US, l'étiage budgétaire, dépenses versus PIB, est insatisfaisant.
Le PIB Russe devrait être réajusté par le pouvoir d'achat réel (rappellez-vous de la discusion sur la Chine déclarée par certains 1ère puissance économique), en fait donc qu'est-ce que la Russie peut produire en quantité d'armement en fonctions de ses couts évidement liés à ses ressources naturelles et son niveau de vie. Exemple: le cout de l'intervention en Syrie 1/ milliards de $ comparé aux 500 millions $ dépensés par les US pour entrainner et armer (et perdre) environ 70 djigadistes modérés comme admis par le général Quin avec fureur de MacCain.
A l'inverse le budget officiel US n'inclut pas les 178 milliards $ des pensions et retraites pour les GI, ni le budget CIA, ni les rallonges constantes pour Opérations Extérieurs, etc...

Toujours sur le plan militaire la Russie a toujours préservé, même sous Eltsinne sont armement nucléaire stratégique, récupérant d'ailleurs et heureusement ce qui trainait en Ukraine et ailleurs. Préservant aussi ses centres de recherches et ses capacités spatiales.
Inutile de revenir sur les modernisations, progrès et innovations accomplis dans de nombreux équipements depuis l'arrivée de Putin.

Sur le plan du pouvoir Financier et ses sources économiques le grand phénomène de la mondialisation a fait passer 3 économies majeures ((USA, UK, France) de puissances industrielles à sociétés de services; abandon de l'économie réelle donc de satisfaction de besoins vitaux pour des distributeurs importateurs et services dont en fait beaucoup sont loin d'être indispensables, certains tenant carrément des nuisibles superflus, beaucoup créant en plus des monopoles locaux.
Ce sont ces nouvelles structures, auxquelles l'Allemagne tout en les encourageant a sut échapper en profitant de délocalisations (bas salaires mais mais d'oeuvre compétente) intra-européennes et exportant excéssivement grace à un euro-mark sous évalué (pour eux).

J'arrive tout naturellement au problème doctrinaire de l'impossible et insupportable Union Européenne renonçant aussi bien à ses modéles sociaux, son pacifisme non aligné (?) au départ, et ses complémentarités et solidarités. Ceci pour enfourcher la compétitivité, les privatisations, l'optimisation fiscale et la forme des concombres. Ceci bien illustré par les petits Ubus gauleiters de la pensée unique et du politiquement Korrect.
Et certes, ça craque et ça rouspéte dans tous les coins mais j'ai bien peur que la soumission prudente aux diktats du IVème Reich Merkeliste ne perdure encore. L'opération Macron est bien dans ce courant là.
Peut-être Trump pour brider Merkel ? peut-être la crise financière qui monte ? quelques faillites bancaires ?

Madudu 13/02/2017 21:25

Cher Observatus, chers collègues (^^) commentateurs, j'aimerais savoir ce que vous pensez de l'ordre dans lequel vous voyez les pays de l'UE se libérer.

Le premier sera l'UK sans aucun doute, mais ensuite : Pays-Bas, pays de l'Est, d'Europe du Sud (Grèce ?), France ?

Nous ne sommes pas fixé en France de ce qui fera nos 5 prochaines années, car contre toute attente Macron pourrait (j'insiste sur le conditionnel) passer au second tour (vraisemblable) et gagner contre Marine Le Pen (j'en doute).

Mais lorsqu'on s'intéresse aux programmes, personne ne parle de véritablement sortir de l'UE, alors qu'en penser ? Avec Macron on peut s'attendre à un genre de tentative de suicide pleine d'obstination, mais avec les autres (Filon ou Le Pen) peut-on s'attendre à une sortie si le contexte s'y prête ?

Les pays d'Europe du Sud sont-ils politiquement (et psychologiquement) plus mûrs que nous pour cela ? Et les Pays-Bas ?

Les pays de l'Est sont-ils capables de sortir avant le tarissement des aides et la fin du travail détaché ?

Pour ma part je ne sais trop que penser pour le moment, mais la France me semble plutôt pas mal placée.

Madudu 14/02/2017 12:09

Macron n'a pas encore clairement avoué qu'il ne présentera aucun programme (celui-ci est en fait inavouable), à part des phrases creuses il ne sait -et ne peut- rien faire.

S'il a du succès dans les sondages aujourd'hui c'est en raison de sa "posture" pseudo-centriste (il est authentiquement fasciste) et en raison de ce qui environne le centre ;

-A gauche jusqu'à il y a peu c'était Valls, qui je pense est globalement haï. Maintenant c'est Hamon, dont le charisme est voisin de celui de Hollande.

-A droite il y a Fillon qui, comme chacun sait, est sous un tapis de bombes médiatique. Il a aussi été présenté comme très à droite, ce qui fait hésiter les centristes.

Aussi Macron profite surtout de la désaffection des voisins, bien plus qu'il n'inspire quelque adhésion. Il ne serait pas étonnant non plus que les sondages soient particulièrement bienveillants à son égard, ce ne serait pas la première fois !

Lorsque viendra le moment des débats télévisés Macron sera proprement ridiculisé, notamment par Fillon -s''il tient le coup-, mais aussi par Mélenchon et Le Pen. Aussi il perdra forcément des points sur la fin, ce qui le fera probablement perdre.

Même s'il passe au second tour il ne pourra pas mobiliser largement, je pense, car il ne sera pas soutenu par les autres grands candidats : ni par Fillon (il sait très bien pour qui il est attaqué), ni par Mélenchon (qui donnera probablement une non-consigne ambiguë, mais pas un "tout sauf Le Pen"), il n'y aura guère que Flamby II et les verts pour appeler à voter Macron.

Par ailleurs un entre-deux-tours Le Pen- Macron sera très défavorable à Macron, car il sera confronté à des débats, des questions "concrètes", il n'aura donc en plus pas le droit à l'erreur sur la "posture".

Par exemple il ferait mieux de ne pas exiger des acteurs qui se placent dans le champ des caméras d'applaudir à chaque fin de phrase, ça va finir par se voir. En plus il se laisse régulièrement allé à des petites réflexions de mégalomane décomplexé, s'il continue ça va le couler purement et simplement.

L'événement qui mettrait Macron hors-course de manière définitive ce serait la candidature de Bayrou mais je n'y crois pas, c'est un peu tard maintenant.

Eric83 14/02/2017 10:02

C'est une question qui doit occuper les bookmakers à l'heure actuelle.
C'est chaud-bouillant en Grèce en ce moment avec une "bataille" FMI-Allemagne sur la réduction de la dette.
Les élections en Hollande qui devraient voir la victoire de Wilders.
Les élections en France où le Macron, candidat de l'oligarchie mondialiste, nous est sur-vendu par les médias MSM. Pour ma part, je pense qu'il connaîtra le même sort que Clinton...si tant est qu'il arrive au second tour.
L'Italie qui a mis sous le tapis des centaines de milliards de prêts en défaut de paiement et dont les principales banques sont sous perfusion.
L'Allemagne qui est dans le collimateur des US pour ses excédents commerciaux indécents.
Les dettes des Etats qui sont en train de monter en flèche du fait des taux d'intérêts qui sont en forte hausse depuis deux mois.
...
De mon côté, je pense que la Grèce tient la corde pour sortir en premier de la zone euro et de l'UE mais je pense surtout que l'effet boule de neige auprès des autres Etats sera très rapide.

Ted Malloch, le probable ambassadeur US auprès de l'UE, a dit ce qu'il est interdit de dire aux peuples de l'UE et évidemment le message a fait s'étrangler les euronouilles.
http://www.zerohedge.com/news/2017-02-13/exposing-outrageous-malevolence-european-leaders

Kevin 14/02/2017 09:56

Grognard: Macron a tous les médias dans la poche, qui l'encensent en permanence et le présentent comme le messie et l'alternative à l'eternelle alternance PS-LR dont plus personne ne veut. Et la propagande semble fonctionner (pour l'instant, ca n'a pas encore fait "pshhhit"). Et s'il se retrouve au second tour contre Le Pen, je pense contrairement à Madudu qu'il a toutes les chances de bénéficier du fameux "front républicain" (les voix de Melenchon, Hamon et Fillon se reporteraient majoritairement sur lui) et d'etre élu.

Grognard 14/02/2017 00:32

Bonsoir Madudu,

Vous écrivez:
" Macron pourrait (j'insiste sur le conditionnel) passer au second tour (vraisemblable) et gagner contre Marine Le Pen (j'en doute). "

Encore faut-il être présent au premier tout.
Ce qui suppose de posséder les parrainages nécessaires.

Hors ou se positionne la pièce Macron sur l'échiquier?
Entre la pièce LR et la pièce PS.

Actuellement la perception des états majors est qu'il faut absolument être dans le duo de tête au premier tour.
Il se trouve que le positionnement de Macron le mettrait en position de siphonner à sa droite comme à sa gauche mettant en péril les deux duettistes.

Je ne crois pas qu'ils vont laisser jouer le bambin.

Renard 13/02/2017 22:23

Bonjour, et bien si l'histoire se répète cela pourrait être la France. En effet regardez l'Angleterre a fait sa glorious révolution en 1688, puis les États-Unis son indépendance en 1776 et enfin la France en 1789. Aujourd'hui, cela donne d'abord le brexit puis Trump et normalement le troisième larron devrait être la France.

Je sais que ce n'est pas très costaud comme théorie mais je me suis fait cette petite réflexion ^^

Kevin 13/02/2017 22:19

Bonsoir,

Personnelement, je verrais plutot les pays du sud (les PIGS, mais avec le I de l'Italie plutot que le I de l'Irlande) se faire expulser par Mamie Merkel pour cause d'insubordination, bien que la sortie d'un pays du nord "riche" qui en a marre de payer pour les "pauvres" de l'est et du sud n'est pas impossible... Une fois toute l'Europe de l'ouest sortie, ca laisserait une drole d'UE qui s'etendrait de la Lituanie à la Bulgarie ;)
Blague à part, je pense que Le Pen est la seule parmis les 5 "gros candidats" (Melenchon, Hamon, Macron, Fillon, Le Pen) qui parle serieusement d'une sortie de l'UE. Melenchon le chuchotte, pour pas effrayer les bobos qui se rabattraient du coup chez Hamon. Les autres sont pro-UE jusqu'au bout des ongles...

Euclide 13/02/2017 18:59

En ce qui concerne l'avenir de la " zone euro" c'est pour bientot l'éclatement
A lire l'article de Romaric Godin de La tribune d 'aujourd'hui. " Grèce : le piège de Wolfang Schauble se referme" .
Elle est pas belle la vie. Ca va faire boum !

Yom 13/02/2017 18:54

En fait, impressionné par les démonstrations technologiques militaires russes depuis le début de leur intervention en Syrie, je me demandais bien ce qu’ils pouvaient avoir à faire de nos porte-hélicoptères, à nous modestes français.

Puis, j’ai vu une émission dans laquelle un intervenant faisait remarquer que la Russie n’avait jamais qu’un PIB comparable à celui de l’Italie.

Et là, j’ai essayé de me mettre dans la peau des dirigeants (au sens large) de ce pays pour imaginer le casse tête que pourrait être l’équivalent russe de nos lois de programmation militaire, en tenant compte de ces aspects :

1) PIB, sommes toutes, relativement modeste (comparé à celui du principal rival que sont les USA).

2) Pays qui s’est déjà brûlé les ailes une fois à vouloir consacrer une part trop importante de ce PIB à des investissements militaires. Je fais là évidemment référence à la course à l’armement qui a fait suite au coup de bluff de Reagan sur la « guerre des étoiles », dont on dit qu’il serait cause de l’effondrement économique le l’URSS (précédent l’effondrement politique).

3) Territoire le plus vaste du monde à défendre.

4) Qui plus est, territoire entouré de bases militaires ennemies.

Tout cela ressemble à une quadrature du cercle.

Les prouesses militaires russes sont d’autant plus impressionnantes lorsque l’on regarde certains chiffres macro-économiques de la défense (source : Wikipédia).

En 2007, la Russie consacrait 3.7% de sont PIB à la défense, soit pas tout à fait autant en pourcentage que les 4% des USA. Oui mais, compte tenu des différences de PIB, cela revient à une dépense absolue plus de dix fois inférieure pour la Russie à celle des USA (35,2 Mds € contre 407(!) Mds €).

Plus proche de nous, en 2015, les chiffres montrent une évolution intéressante. Le pourcentage du PIB consacré par la Russie à la dépense militaire est monté à 5% (montée progressive sur les années précédentes), soit désormais plus que les USA descendus à 3.3%. Mais en dépenses absolues, les USA demeurent loin devant avec 596 Mds $, soit 36% du total mondial des dépenses militaires, contre 66,4 Mds $ pour la Russie, soit 4% du total mondial).

Ce seraient là des vérités à répéter plus souvent quand on brandit l’épouvantail du « danger russe » auprès de nos concitoyens qui en sont restés à l’idée de deux « superpuissances » se faisant face à armes supposément égales comme au temps de la guerre froide.


NB : Concernant l’Arabie Saoudite, les chiffres défient l’imagination. Ce sont pas moins de 13,7% de son PIB qui ont été engloutis en 2015 en dépenses militaires, soit 87,2 Mds $ et 5,2% du total mondial (donc substanciellement plus que la Russie aussi bien en relatif qu’en absolu). Cela fait, au passage, de l’Arabie Saoudite le seul pays avec un pourcentage à deux chiffres de son PIB consacré à la « défense ». Quand on voit les résultats obtenus sur le terrain par les russes en Syrie et par les saoudiens au Yemen … c’est tout simplement sidérant.

Silenoz 14/02/2017 14:58

Merci également pour ces liens Hamilcar , en effet , vous avez parfaitement raison . D'ailleurs plusieurs autres sous-marins russe reposent dans les mers du nord du globe (dont 3 nucléaires si je me souviens bien )

Pour revenir au sujet initial , je rajouterai quand même que l'industrie militaire Us à , comme pour les gros secteurs de l'industrie américaine , vocation à faire le plus de benef possible pour ses actionnaires ( au détriment de la qualité du matériel , le F-35 est un bon exemple , mais il y en à d'autre ) quand celle de la Russie est encore contrôlé par le Kremlin et à pour première vocation la défense du pays .

Hamilcar Barca 14/02/2017 14:20

@Silenoz

Bonjour Silenoz
Merci de ce lien très intéressant.
J'avais comme beaucoup entendu parler de cette hypothèse d'une action directe du "Deep State". Tout est possible, bien sûr, surtout à une époque où la Russie était encore faible, mais pour le coup c'est difficile à prouver

Par contre, l'emploi de l'eau oxygénée dans la propulsion sous-marine (navires et torpilles) traîne derrière elle une longue histoire d'incidents ou d'accidents
- les sous-marins allemands à propulsion Walter
http://jtmcdaniel.com/walter_turbine.html
- les torpilles US utilisant le Navol
http://www.pwencycl.kgbudge.com/T/o/Torpedoes.htm
- et enfin la perte du HMS Sidon de la Royal Navy
https://tinyurl.com/zxf3rg8

On prête facilement aux riches :-)

Bien cordialement

Silenoz 14/02/2017 07:05

@Hamilcar Barca

pour ce qui est du Koursk , ce reportage donne une piste bien plus intéressante :https://www.youtube.com/watch?v=ZA1PKaG6jr0

Alaric 13/02/2017 23:03

@ Yom

"Je fais là évidemment référence à la course à l’armement qui a fait suite au coup de bluff de Reagan sur la « guerre des étoiles », dont on dit qu’il serait cause de l’effondrement économique le l’URSS (précédent l’effondrement politique)."

J'ai lu dans un livre d'un physicien français (Charpak ) que Gorbatchev aurait déclaré en marge d'un sommet sur le nucléaire à l'époque du lancement de l'IDS que ses équipes avaient déjà trouvé une parade possible ( à base de leurres thermiques ) au projet guerre des étoiles pour une fraction du coût du projet américain .

D'après le même livre, il était également question à une époque de laisser planer la menace suivante : infiltrer les cartels de la drogue mexicains pour emporter sur le territoire américain des matières fissiles et ainsi déployer une force de frappe dissuasive grâce à des cellules dormantes dispersées .

Cette menace fait sens quand on voit voit que les etats unis n'ont jamais pu (voulu ? ) ne serait ce que ralentir le trafic à travers la frontière mexicaine .



Ces informations sont bien sûr à prendre avec des pincettes mais le livre et son auteur étant par ailleurs très sérieux sur ces sujets , je me permets de partager l'info :)

Kevin 13/02/2017 22:34

Bonjour,
Je suis assez d'accord avec tout ce qui a été dit; j'ajouterais juste que le niveau d'education des ingénieurs russes est très superieur à celui des ingé ricains. Les meilleures universités aux US sont remplies d'etudiants... russes, chinois, indiens, qui ne peuvent pas bosser dans le domaine de la défense (risque d'espionnage). L'élite de la nation aux US étudie la finance; en Russie, elle étudie tout ce qui a rapport à l'armée. L'armée russe privilégie la qualité à la quantité, en promettant des salaires exorbitants aux meilleurs ingénieurs en maths, physique, chimie, materiaux, informatique, etc. Et ca marche. Rien à voir donc avec les Lada (qui sont toujours aussi pourries qu'à l'époque soviétique ;) leur technologie militaire est probablement l'une des meilleures au monde.

hamilcar barca 13/02/2017 21:47

@Chris
Cher Chris,
Vous écrivez: "Les investissements militaires russes sont particulièrement efficaces et impressionnants car ils sont partis de quasi rien.".
Permettez moi de ne pas être d'accord avec vous. La chute de l'URSS a laissé la Russie avec d'énormes stocks d'armes diverses dont certaines venaient d'être mises en service. Les Su-30, dont on a vu l'efficacité en Syrie, ont été livrés pour la 1ère fois à l'aviation soviétique en 88. Les TU-22M3 sont apparus en 1976, etc, etc. Et quant aux sous-marins "tueurs de porte-avions' dont le chef de filé était le Kursk, ce n'est pas l'incurie de l'équipage qui l'a envoyé par le fond, mais quasi-certainement l'explosion d'une torpille dont le comburant était l'eau oxygénée. La Royal Navy avait eu elle aussi ce type d'accident avec des torpilles similaires. L'incurie a concerné la mise en oeuvre du sauvetage, mais ceci est une autre histoire.
Pendant le "temps des voleurs" comme disent les Russes, cad la période eltsinienne, les forces armées ont fait le dos rond. Pour l'aviation, cannibalisant des appareils pour permettre à quelques uns de voler, et je suppose que pour l'Armée Rouge et la Marine il en a été de même.
La reprise en main poutinienne a eu pour conséquence de
- sauvegarder et rénover ce qui avait survécu (j'ai vu un jour une photo d'un cimetière de "Backfire", hallucinant)
- d'upgrader petit à petit l'avionique de ces oiseaux et là, effectivement, les usines Russes sont parties quasiment de rien
- et finalement de développer et de livrer, à petites doses, de nouveaux modèles comme le Su-34.
Question Marine, je serais très prudent, car je n'ai guère de connaissance dans ce domaine, mais il me semble que si les Russes ont envoyé globalement à la casse leurs sous-marins d'attaque (ceci du en partie qu'ils faisaient un boucan d'enfer et étaient dépassés par leurs homologues US et même français), ils ont fait l'impossible pour maintenir opérationnelle leur flotte de "boomers", autrement dit les sous marins nucléaires lanceurs de missiles. Et ça n'est pas rien ...
Côté Armée Rouge, je laisse la plume à quelqu'un connaissant le sujet.

Bien cordialement

Zuglub 13/02/2017 21:42

Il faut quand-même ne pas oublier certains paramètres...

Au niveau du territoire, si on enlève la frontière chinoise et kazakh, car on ne se défend pas d'alliés, il ne reste que l'Europe et la Sibérie Orientale, ce qui représente vien moins que l'ensemble de l'Océan Pacifique et Atlantique que Sam se fait fort de protéger, et les dizaines de bases militaires que les sammies se sont amusés à disperser au gré du vent.
Le coût de ces flottes, bases et avions, sans parler de la logistique, pour relier des points aussi éloignés doit peser plutôt lourd dans la balance.
La Russie est un empire continental et elle le sait, l'OCS représente donc pour elle une occasion en or pour limiter drastiquement son périmètre défensif nécessaire. Les États-Unis sont un empire maritime qui payent cher pour augmenter leur périmètre défensif. Ils payent pour payer plus, et avec les trémolos européens et la disparition successive de leurs alliés, leur quantité de frontières à défendre ne fait qu'augmenter. Voilà qu'ils doivent assurer la défense face à la Russie en Livonie et Pologne.
Et ce n'est pas tout. On peut se demander combien d'hectolitres de cash ont été ponctionnés pour alimenter des groupes terroristes qui ont la fâcheuse tendance à dire "Merci pour les flingues mais maintenant allez vous faire foutre, bisou." et coûter encore plus chers en bombardements et guerres des drones (efficacité discutable pour coûts monumentaux) pour refourguer tout ça sous le tapis ni vu ni connu.

L'Oncle Sam c'est une sorte de duelliste raffiné qui se pare d'armures en excellent acier avec dorures et nacre, et une épée faite par les meilleurs forgerons incrustée d'argent. Alors que la Russie est un bon vieil archer gallois en maille disparate, avcompagné de son copain Chine avec son fléau de paysan bardé d'acier et Iran qui traîne sa hallebarde de fer. Ce genre de combat ce finit assez vite.

Chris 13/02/2017 20:03

Les investissements militaires russes sont particulièrement efficaces et impressionnants car ils sont partis de quasi rien.
Je me souviens des années 90 où nos journaux se gaussaient de la revente sous le manteau du matériel et d'armements, y compris la matière fissible des ogives nucléaires, du Koursk englouti faute de coordination et compétences adéquates, des soldes impayées, etc...
C'est aussi pourquoi, leur arsenal est flambant neuf et inspiré des dernières technologies qu'ils ont su développer et adapter avec des budgets relativement modestes : 10 années Yeltsine de parias humiliés par l'Occident et les hordes oligarchiques ont profondément imprimé la leçon retenue de l'URSS. Poutine n'a eu de cesse de reconstruire son pays.
Dans un style différent, la Corée du Nord fait la même chose après avoir été dévastée, rasée par les bombes américaines dans les années 50.
Les USA ont toujours fabriqué dans la démesure des moyens, que ce soit en matières et/ou finances. Avec les pétrodollars qui leur assurait une rente, Ils ont perdu le sens de l'économie des moyens.
Un article de Dedefensa : http://www.dedefensa.org/article/menagerie-en-papier
qui parle de l'état de la Défense.

Chris 13/02/2017 18:04

En réponse aux attaques de Trump envers l'Allemagne, Sapin commente :
La monnaie unique est la devise de l'ensemble de la zone euro. C'est l'excédent de cet ensemble, pas celui de l'Allemagne, qui doit être pris en compte au niveau international.
Hallucinant. La droite à trahi la France... la gauche trahit le peuple !
https://fr.finance.yahoo.com/actualites/la-bce-nessaie-jamais-manipuler-074222567.html