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Chroniques du Grand jeu

OTAN va la cruche à l'eau...

7 Janvier 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Russie, #Moyen-Orient, #Etats-Unis, #Europe

Ce n'est certes pas la première fois que l'organisation atlantique se retrouve embringuée dans ses contradictions, mais l'accélération à laquelle nous assistons ces dernières années prête à sourire. Nous avions déjà vu que le dossier syrien avait mis ces paradoxes sous la lumière crue du jour : CIA et Pentagone qui se battent par groupes rebelles interposés, farce de la base d'Incirlik d'où décollaient à la fois les avions US pour bombarder (légèrement) l'EI soutenu par la Turquie et les avions turcs pour bombarder les Kurdes soutenus par les Américains...

Les bisbilles américano-erdoganiennes depuis le putschinho de juillet reviennent régulièrement sur le devant de la scène, mettant aux prises les deux premiers contingents de l'OTAN. La chasse aux sorcières du sultan contre tout ce qui peut être güleniste mine l'organisation atlantique : au QG de Bruxelles, les deux tiers des officiers et sous-officiers turcs ont été purgés ; à Norfolk, au second commandement, c'est 36 sur 46. Ils y occupaient souvent des postes-clé et le président du comité militaire de l’Alliance, le général tchèque Petr Pavel, admet que « La vacance signifie que certains de nos projets vont être retardés, car il manque le personnel nécessaire ».

Craignant de rentrer chez eux, ces officiers souhaitent même trouver refuge dans les pays où ils sont en place. Situation ubuesque où les soldats d'un pays de l'OTAN demandent l'asile politique à d'autres membres de l'OTAN ! Décidément, quelque chose ne tourne pas rond dans l'empire du Bien...

Les menaces turques de fermer l'accès de la base d'Incirlik aux alliés américains se répètent régulièrement et c'est à nouveau le cas en ce début d'année. Le ton monte et 2017 commence dans la joie et la bonne humeur. Mais ça pourrait peut-être aller plus loin cette fois. Le torchon semble brûler plus que de coutume et, dans sa difficile campagne contre Al Bab, Ankara a même refusé le soutien aérien américain pour lui substituer le russe, que les Turcs considèrent plus sûr. Résumons : un membre de l'OTAN refuse l'aide de ses associés et demande le soutien de l'adversaire déclaré de l'OTAN ! La confiance règne...

Nous avions déjà abordé la question de ces bombardements russes fin décembre :

Il a même fallu, ô ironie, que les avions russes viennent en aide pour stopper la débandade ASL-turque à l'ouest d'Al Bab. Simple coup sans lendemain afin de sauver la face du sultan ou pièce d'un échafaudage bien plus vaste faisant suite à la rencontre Russie-Iran-Turquie et début d'un règlement du conflit syrien entre les trois boss ? Les Kurdes doivent regarder tout cela avec beaucoup d'attention et un brin d'inquiétude. Quant à la camarilla américano-européo-saoudienne, on ne lui a même pas demandé son avis...

Les Kurdes syriens doivent effectivement voir tout cela d'un mauvais oeil mais Poutine avait pris soin, du temps sa brouille avec le sultan, de les laisser ouvrir une semi-ambassade à Moscou. Encore un atout dans sa manche au moment où s'engageront les négociations finales. Gageons qu'il manoeuvrera habilement pour trouver un terrain d'entente acceptable par tous : un Rojava autonome dans une Syrie fédérale (revendication kurde) mais coupé en deux et non d'un trait (revendication turque a minima). Chose intéressante à relever dans ce contexte de demi-alliance à la fois russo-kurde et américano-kurde : Erdogan ne moufte pas contre Moscou alors qu'il se perd en imprécations contre son allié états-unien.

Comme si l'OTAN n'en avait pas assez, notons encore que les soldats turcs en opération dans le grand nord syrien sont victimes des armes bulgares que Sofia, autre membre euro-atlantique, avait, sur injonction US, généreusement distribuées aux rebelles modérés et immodérés et dont une partie s'est retrouvée aux mains de Daech. Des armes otaniennes qui tuent des soldats d'une armée de l'OTAN, n'en jetez plus !

La question que tout le monde commence à se poser est : mais que fait encore la Turquie dans l'organisation atlantique ? Déchirement difficilement cicatrisable avec les Etats-Unis, rapprochement avec la Russie et l'Iran et même alliance tactique ponctuelle avec ces pays, assagissement de sa politique extérieure (le bataillon turc quittera enfin le nord de l'Irak)...

L'inégal Causeur a publié hier un article globalement ridicule, mais qui comporte un point intéressant et que partagent beaucoup d'observateurs :

Les Russes commencent, aujourd’hui, à nous rendre la monnaie de notre pièce en désarrimant, sous nos yeux, la Turquie de l’OTAN. La Turquie d’Erdogan, notre alliée supposée, qui fait sa guerre et organise la paix en Syrie et au Moyen-Orient, main dans la main avec la Russie et l’Iran ? Poutine, dans ce qui sera peut-être analysé plus tard comme un basculement systémique, renforce ainsi avec pragmatisme et opportunisme la défense sur le terrain des intérêts russes en s’alliant avec les deux autres acteurs qui osent passer résolument à l’acte (en parvenant à passer au-delà de l’opposition d’Erdogan à Bachar Al-Assad, ce qui prouve que les ennemis de mes amis peuvent aussi être un peu mes amis si tout le monde y gagne).

Il introduit en passant un ver mortifère au cœur de l’Alliance Atlantique. Pire encore qu’une possible défection de la Turquie qui quitterait l’OTAN (probablement le scénario idéal si nous avions le courage de le mettre sur la table), nous gardons - avec la bénédiction de Moscou - au sein de cette alliance, un membre envers lequel nous ne pouvons plus avoir confiance. La confiance, cœur nucléaire d’une alliance militaire et stratégique. Poutine ne désarrime pas formellement la Turquie de l’OTAN, il la désarrime effectivement, tout en la laissant théoriquement en faire partie, suffisamment en tout cas pour y propager le ver de la méfiance. L’OTAN pourrira peut-être par la Turquie…

Un quart de siècle après la manipulation de Gorbatchev par Bush père - "L'OTAN n'avancera plus vers l'Est" -, Poutine commence à rendre à l'empire la monnaie de sa pièce.

 

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Bob 13/01/2017 16:00

Bonjour,

Je suis tombé sur cet article :
http://www.pauljorion.com/blog/2017/01/06/syrie-pour-en-finir-avec-cette-histoire-de-gazoducs-par-cedric-mas/
Quel est votre avis ?
Merci et belle suite.
Bien à vous.

Bob 15/01/2017 21:16

Cher Observatus geopoliticus,

Merci pour votre réponse et désolé de vous faire répéter la messe à un âne ;-)

Bien à vous.

Observatus geopoliticus 13/01/2017 19:26

@ Bob
Mon cher, j'y ai répondu sur cet article même, en réponse à Simplet (voir ci-dessous). L'article en question est ridicule.

Euclide 13/01/2017 04:21

Bonjour ou bonsoir à tous.
Je ne sais combien de temps ce topic perdura mais il est toujours vivant comme le sketch du canard de Robert Lamoureux.
Beaucoup d'idées fusent de ce topic et cela part dans tous les sens.
1) Meme si une partie de la Russie fait partie de l'ensemble européen ainsi que de l'ensemble Eurasie ( de la frontière avec la Pologne jusqu'à Vladlivostok, la Russie comptent au moins 10 fuseaux horaires ) et défendra toujours ses propres intérêts. Ce qui est légitime;
2) oui Observatus l'Europe est un continent mais un continent assiègé depuis la nuit des temps. C'est à dire depuis toujours;
NB, les Turcs viennent de Mongolie, l'Espagne a été envahi par les Arabo- musulmans ( je ne suis pas de ceux qui prétendent que l'A- Andalous a été une période fructueuse) . Qu'il a fallu arreter les hordes sauvages au Champs Catalauniques dans l'Antiquité tardive etc..;etc...
En tant qu'historien vous en savez plus que moi sur ce thème.
3 ) A propos d'une nouvelle défense commune européenne autre que l'OTAN Est-ce possible ? Perso, je n'en sais rien ! Mais je suis convaincue que les dangers qui nous guettent ( les invasions musulmanes et subsahariennes entre autres) nous forcerons à adopter une force commune. Wait and see.
De toute façon, l'alternative est simple. Soit nous résistons, soit nous disparaissons.

simplet 13/01/2017 12:34

@Cher Euclide,
pour votre n° 2
L'inverse est tout aussi vrai.
Sparte, Athène, Rome et ses empires héritiers, l'Espagne, le Portugal, l'Angleterre, N. Bonaparte. Les empires coloniaux..
quant à votre n° 1
Pourquoi donc la Russie envahirait ses clients qui paient cher et bien?
La Russie a fort à faire en protégeant sa cave et son grenier à provisions diverses et variées. La menace pour elle pourrait tout autant venir de l'est que de ce que les Teutons considèrent comme étant leur Hinterland.
La Russie ultra puissante ne peut cependant pas diviser ses forces pour garder sa propriété et dans le même temps envahir.
Elle est menacée par l'envie des autres: aujourd'hui les US qui digèrent mal cette richesse où ils ne peuvent pas mettre les mains, demain peut-être les alliés actuels du levant.
De plus historiquement, elle a souvent été envahie et en retour n'a envahi que très peu.

Eric83 11/01/2017 09:37

La France désirerait la nommination d'un de ses généraux, "second" auprès du Commandant US de l'OTAN.
Au vu du mépris affiché par nos gouvernants à Trump et de la volonté de celui-ci d'apporter quelques modifications substantielles au fonctionnement de l'OTAN, c'est pas gagné...et c'est tant mieux.

https://francais.rt.com/france/32054-france-veut-devenir-second-etats-unis-a-otan

Euclide 10/01/2017 13:23

Pour Observatus , suite à mon post d'hier à 18 h12
Je me suis mal exprimé hier. J'ai voulu dire que l'Europe devrait se doter d'une autre organisation de défense que celle de l'OTAN afin ne pas etre pris entre marteau américain et l'enclume russe. Par ailleurs, la montée en puissance de la Chine me fait très peur.

Je conclus en postant un vœu pieux. Je souhaite et j'espère une renaissance de l'Europe et en particulier ceux des pays du Club Med ( Espagne, France, Italie, Grèce) qui ont engendrée notre belle civilisation. Grace à eux nous connaissons: beauté , démocratie et plein de choses
Enfin , pour terminer Il va falloir du courage au prochain président pour nous sortir du piège de l'ultra libéralisme e de la mondialisation.
Voilà, c'est dit.

Observatus geopoliticus 12/01/2017 20:00

@ Jhon
Etant donné que les intérêts historiques et présents de la France, Allemagne, Grande Bretagne, Italie etc. divergent complètement, comment diantre peut-il y avoir une "alliance des forces européennes" ? L'Europe est un continent, rien d'autre.

simplet 12/01/2017 19:45

@Euclide
N'ai-je pas précisé en force ...? Les exemples que vous citez, sont des flux migratoires ou colons sur des terres pratiquement sans population.
@ Jhon
Nous européens, nous nous sommes déjà retrouvés au milieu de forces antagonistes et aucun vieux pays n'a disparu.
Une Europe unie ou fédérale ne serait que la continuité de l'idée de Bismark et ses petits jusqu'à Merkel en passant par Adolph. Mittelseurope! un nouveau grand reich! Le rêve germanique.
Une alliance puissante européenne n'est qu'un délire et heureusement.
Les pays européens ne sont plus de grandes puissances, ok. De Gaulle l'avait bien compris, a agi en conséquence et de quelle manière!
On peut briller autrement qu'en alignant des divisions. Même si nous européens nous ne brillons plus beaucoup et que cela ne s'arrange pas.
Il serait d'ailleurs intéressant de réfléchir aux qualités des forces des puissances citées. Sauf pour les Russes qui peuvent compter sur une expérience et sur un climat. Quant aux dangers d'invasion européenne par ces derniers, cela me semble être mal choisi. Aucun exemple historique de ce type n'existe. Qu'y aurait-il comme intérêt stratégique ou économique?
L'intérêt d'être une zone tampon et d'éviter les frontières directes communes...
Quant à la Chine, se projeter à des milliers de kilomètres de ses bases, ce serait un pari osé et périlleux.
Les US y ont été invités avec insistance par les autochtones, ils en ont profité pour nous refiler leurs véroles avec l'accord de nos zélites mercantiles et intéressées. Mais ils ne nous ont pas envahis.
Surveillons plutôt nos voisins immédiats.
La base de se blog décrit parfaitement les enjeux: Earthland. Le centre du continent. Pas les poils de culs qui débordent.

Jhon 12/01/2017 18:26

Pas d'enclume russe ? Le problème principal est que c'est peut être valable aujourd'hui et encore... Car l'étranger proche russe n'est pas fixe et peut très bien se déplacer à l'ouest selon les volontés et désirs du Kremlin. Et un seul pays européen, ou même quelques uns ne feraient pas le poids face à la Russie, les USA ou même la Chine. L'alliance des forces européennes est, du moins me paraît, un minimum indispensable si l'Europe veut pouvoir rejouer parmis les grandes superpuissances. Car soyons clair, la France, pas plus que l'Allemagne, le Royaume-Uni ou l'Italie ne redeviendront de grandes superpuissances seuls dans leur coin. Affirmer le contraire n'est qu'une illusion, ou un voeu pieu.

De toute manière menace russe ou non, propagande ou non, peut-être que l'image de l'enclume russe d'Euclide signifie plutôt que le probable prochain affrontement aura lieu entre la Russie et les États-Unis et... nous, européens, nous trouvons au beau milieu de l'échiquier, ou plutôt entre le marteau et l'enclume.
Une puissante alliance européenne est nécessaire, pour notre souveraineté et notre indépendance vis-à-vis des États-Unis ou de la Russie.

E. 12/01/2017 15:23

Sur les derniers siècle, une invasion ne réussit que si l'envahisseur est aussi nombreux que l'envahi sur les terres qu'il conquiert. Ce sont les populations qui envahissent, pas les armées. Cela peut se faire par des mouvements de migrations de masse ("invasions barbares" à la fin de l'empire romain), les déportations de masse par la violence (conquête de l'Irlande par Cromwell) ou une combinaison des deux (conquête du territoire des USA).

simplet 10/01/2017 16:15

@Cher Euclide,

Vous qui appréciez, je crois, le Général, il ne vous aura pas échappé sa politique de non aligné. Il était et avec lui, la France était respecté, voir plus. Et pourtant il avait viré l'OTAN en plein face à face Sovièto-Ricains. Ces derniers occupaient l'Allemagne au plus près des forces du Pacte ( souvenirs militaires pour ma part). Provocations mutuelles et cependant mesurées, gros potentiel nucléaire. La France quelques bombinettes. Le Royaume des roastbeefs itou.
L'Europe et aucun de ses vieux pays n'ont disparu.
Vos voeux pour une armée européenne signifierait une fédéralisation ou plus encore officialiser le IV reich.
Par ailleurs, toutes les invasions en force récentes, je dis cela sous le contrôle de notre historien taulier, n'ont eu aucun résultats au long terme. Il suffit de constater les résultats de la longue liste de l'empire américain ou même des Soviètiques. Toutes leurs tentatives ont avorté avec pertes et fracas. Malgré l'énorme potentiel de guerre sur lequel ils s'appuyaient.
Le temps court pour les envahis. Machiavel l'a parfaitement expliqué.

E. 10/01/2017 13:39

Que les pays européens doivent désormais se doter d'armées dignes de ce nom, c'est certain. Mais il n'y a pas d'enclume russe. Les russes ne veulent pas attaquer l'occident, c'est un délire de la propagande d'ici. Qu'ils veuillent se reconstituer un glacis autour de leur pays, par peur de ce que l'OTAN veut leur faire c'est très possible, mais la faute à qui ?
Par ailleurs, oubliez l'idée d'une alliance européenne. L'UE n'est pas seulement morte, elle commence à sentir. Toute l'idée européenne est à reconstruire, grâce à la génération de médiocres que le continent-qui-n'en-est-pas-un a eu la bonne idée de mettre à sa tête. On est pas prêt d'avoir une armée avec l'insigne bleu...

Euclide 09/01/2017 18:12

Si l 'OTAN est morte sous sa forme actuelle, quelle nouvel OTAN doit'on créer ?
Certains experts estiment que la France et l'Europe occidental se trouvent dans la meme situation que celle de 1937 face à l'Allemagne nazie. Il va falloir se réarmer pour affronter la nouvelle guerre mondiale qui arrive a grand pas.
Et elle risque d'etre différente. Certains parlent de cyberguerre. Sera t'on à la hauteur des enjeux technologiques entre les States et la Chine ou risque t'on nous ( l'Europe) d'etre vassalisé ?

theuric 10/01/2017 14:10

Tout comme à l'orée du XX° siècle, le nôtre est traversé par une multitude d'avancées technologiques qui, si nous nous retrouvons à faire face à une conflagration majeur entre des pays technologiquement avancés, ne pourra que les conduire à en transformer les fondements en armes.
Que ce soit de ces avancés déjà en place ou sur la voie de l'être, les véhicules autonomes, l'informatique, la dimension spatiale, la nanotechnologie, ou des réflexions plus ou moins poussées, la fusion froide, la M.H.D., il n'est que de fait que tout cela sera utilisé.
Là où survient le paradoxe, si tant est que cela en soit un, c'est que cela accélèrera d'une façon importante leur développement, en médecine par exemple.
L'une de mes hypothèses, basée sur la psychologie des profondeurs de C.G. Jung et sur les causes des allergies, soit le manque de confrontation du corps aux parasites, est qu'au plus profond de notre psyché se tapit en nous le besoin, sinon de catastrophe, du-moins d'aventure.
Ceci parce que, sur Terre, la vie s'est construite et a évolué de part une succession de catastrophes plus ou moins importantes, plus ou moins graves.
Il s'agit donc bien, après un long temps de paix. d'un ennui inconscient collectif.
Cela n'enlevant en rien des traumatismes nombreux que génère une guerre, autre paradoxe.
Nos capacités destructrices étant devenues dorénavant extrêmement importante, ceci doublé du choc et de l'acculturation des peuples due à la modernité, sans compter la faillite universelle qui montre plus que le bout de son nez, en Occident, certes, mais plus encore partout ailleurs, nous nous devrions, dès maintenant, penser cet ensemble, tant au sein des peuples, des intellectuels de tous horizons que de ceux étant en position de prendre des décisions politiques.
Mais bon, en ces choses comme en d'autre, faisant ainsi surgir de mes petites tendances paranos, je ne pense pas qu'un tel discours puisse être entendu, d'autant plus si ils sont tenus par un zigoto tel que moi.

Grognard 10/01/2017 01:34

@ Euclide

La question première est de savoir quels seraient les adversaires en présence.
Par exemple on ne peut pas parler de cyberguerre si l'un des protagoniste est un pays comme le Yémen.
Même pas de numérisation du champ de bataille.

Par contre il me semble évident, si l'on pense aux grosses pointures que la pensée stratégique chinoise a de beaux jours devant elle.
En effet elle ne dissocie pas la dimension militaire de la dimension économique.
De plus des militaires de hauts rangs ont dans les années 2000 publié un ouvrage: La guerre au-delà des règles (différent de ce qu'on appelle penser en dehors de la boite) dans lequel il est écrit noir sur blanc qu'en cas d'agression la Chine n'est pas tenue de respecter des règles édictées par les occidentaux.

Dans la guerre il est de bon goût de rendre inopérants les systèmes qui permettent une coordination des moyens de l'adversaire.
Donc la dimension cyber existera bel et bien.
Les plus rustiques auront une belle carte à jouer.

Ce qui est intéressant c'est de regarder les brevets déposés par les pays.
Dans ce domaine les US sont en baisse, alors que les chinois progressent.
Je ne sais pas ce qu'il en est de la Russie.
C'est un pays qui a de bons mathématiciens, hors une grande partie du fonctionnement des systèmes d'armes repose sur les algorythmes.

Observatus geopoliticus 09/01/2017 19:38

Est-ce bien vous, Euclide, qui écrivez cela ?
Pourquoi créer une nouvelle OTAN ?
Certains "experts" ? Les trolls des officines médiatiques US...
Tiens, l'Europe n'est-elle pas déjà vassalisée ? Vous ne lisez apparemment pas les billets de ce blog...

simplet 09/01/2017 13:16

Cla risque de vous énerver cher O.G....

Un billet de Monsieur "Je sais tout et les autres des sont des ploucs" Adam Smith de la connaissance!
http://www.pauljorion.com/blog/2017/01/06/syrie-pour-en-finir-avec-cette-histoire-de-gazoducs-par-cedric-mas/#_edn26

Je voudrais être une petite souris pour constater les réactions de ceux qui prendront connaissances de ce billet.

Observatus geopoliticus 09/01/2017 19:35

@ Simplet
Cet article est ridicule, comme on pouvait s'y attendre. Et le propre des clowns est de tenter de se donner une image sérieuse en discréditant d'avance ceux qui ne seront pas d'accord ("complots judéo-maçonniques des esprits névrosés"), en reprenant une pseudo chronologie en réalité bien bancale et en prenant pour parole d'évangile les dires officiels sans se poser aucune question.
Par contre, il faut effectivement insister sur un fait qui doit être bien clair : le pipeline n'est pas la seule raison du conflit ni même sa cause première. Il fait partie d'une nébuleuse de raisons qui allaient toutes dans le même sens.
D'après plusieurs sources (Dumas, Seymour Hersh...), dès la fin des années 2000 (peut-être dès 2006), certains - USA, Israël, Arabie saoudite (mais pas encore Qatar et Turquie) - voulaient renverser Assad. Le but : casser l'arc chiite qui obsède Riyad et Tel Aviv.
http://www.newyorker.com/reporting/2007/03/05/070305fa_fact_hersh
C'était un projet qui était dans les tuyaux, en réserve. Sentant peut-être la tempête venir, Assad propose la Stratégie des quatre mers afin d'amadouer Turcs et Qataris.
http://les-yeux-du-monde.fr/ressources/25328-syrie-la-strategie-des-quatre-mers
http://www.thenational.ae/business/energy/qatar-seeks-gas-pipeline-to-turkey
http://www.thenational.ae/business/energy/turkey-touts-proposed-gas-pipeline-from-qatar
Dans la foulée des printemps arabes, le trouble gagne la Syrie, mélange de révolte authentique (c'est indéniable) et d'instrumentalisation immédiate de la rébellion par les habituels suspects. A ce moment ( printemps 2011), la Turquie et le Qatar n'ont pas encore formellement pris parti, même si leur proximité avec les Frères musulmans leur fait voir la rébellion d'un très bon oeil.
http://oilprice.com/Energy/Energy-General/Qatar-Rich-and-Dangerous.html
Assad a bien compris qui seront ses alliés dans cette guerre et, quelques mois plus tard, abandonne officiellement le projet turco-qatari pour le "pipe chiite" Iran-Irak-Syrie. Officieusement, cela a sans doute été décidé avant ce dont ont pris bonne note Ankara et Doha.
http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/un-oeil-sur-la-planete/video-un-oeil-sur-la-planete-les-dessous-d-un-conflit_1320537.html
Le Qatar et la Turquie entrent presque immédiatement et ouvertement dans la danse du renversement d'Assad...

NB : les élucubrations de l'auteur sur le Nabucco n'ont rien à voir avec notre affaire. Si le tube qataro-turc passait, un nouveau consortium se serait immédiatement mis en place et un gazoduc aurait amené l'or bleu en Europe.

Michel 08/01/2017 22:29

"un terrain d'entente acceptable par tous : un Rojava autonome dans une Syrie fédérale (revendication kurde) mais coupé en deux et non d'un trait (revendication turque a minima)."
Ça coincer quelque part, car c'est la vision poutine, mais pas la vision de l'iran ni de Assad et encore moins d'Erdogan.
En trois volets ici http://lesakerfrancophone.fr/la-tripartite-est-elle-vraiment-sur-le-point-de-decouper-la-syrie-13

fb67 09/01/2017 17:42

@ Hamilcar Barca

Bonjour Hamilcar,

En fait l'article pointé est juste l'introduction, après il passe en revue les points chauds du globe, continent par continent et c'est çà que je trouve intéressant (bien que pénible à lire, je vous l'accorde bien volontiers)
Sur le site du Saker, il faut sélectionner l'auteur dans "catégorie", il y a au moins 15 articles, et je vous avoue que j'ai découvert des pays....
Là il en est au Kenya, çà promet!
Merci de vos commentaires

Hamilcar Barca 09/01/2017 13:13

@fb67
Bonjour FB

Je suis allé lire l'article cité en référence, et j'ai été déçu. Un long pensum pour présenter des faits connus.

Sur les motivations de l'Empire et les coups tordus de la CIA, rien de vraiment nouveau par rapport à ce que l'on pouvait déjà trouver, par exemple, dans "La CIA et le culte du renseignement", paru en 1975.
Quant au concept de guerre hybride, il ne fait que rassembler les "coups" orchestrés par l'Empire (Chili 1973, par exemple) et les "proxy wars" (Angola avec Cuba contre RSA, autre exemple).
Ou alors j'ai compris de travers, ce qui est tout à fait possible :-)
Bien cordialement

fb67 08/01/2017 23:24

J'ai oublié de donner le titre: Guerre hybride
http://lesakerfrancophone.fr/guerres-hybrides-1-la-loi-de-la-guerre-hybride

fb67 08/01/2017 23:20

Sûr çà risque de chauffer au Kasakstan!
@ OG
L'auteur de l'article cité, Andrew Korybko a publié une série d'articles traduits par le Saker francophone (çà me plait bien, je déteste lire l'étasunien dans le texte)
A les lire (bon on rigole moins qu'ici, mais c'est passionnant quand même) je vois qu'on n'en a pas fini avec la géopolitique!
Que pensez-vous de lui? il a l'air de connaitre son affaire

Observatus geopoliticus 08/01/2017 22:46

@Michel
Sauf que chacun est bien obligé de mettre de l'eau dans son vin depuis le début du conflit et de ramener ses prétentions à un niveau plus pragmatique. Au départ, la "vision" d'Erdogan était presque de faire de la Syrie un protectorat turc. Quelques pas en arrière plus tard, il s'agissait ensuite de créer une zone d'influence turque sur le nord. Puis d'empêcher les Kurdes de créer la leur. Puis seulement d'empêcher la jonction du Rojava. Bref, les prétentions du sultan ont dégringolé de plusieurs étages.
C'est la même chose pour les autres. Assad est dans la main des Russes et ne peut pas non plus faire tout ce qu'il veut.

yann 08/01/2017 19:37

Observatus a dit :
"Géopolitique sans sarcasme n'est que ruine de l'âme ^^"
C'est à graver dans le marbre.

Grognard 08/01/2017 18:45

Cette fois Erdogan fait peut-être preuve de diplomatie.
Il y a une logique a laisser entendre qu'il pourrait limiter l'utilisation de la base d'Incirlik ; alors que les utilisateurs parachutent des armes qui se retournent contre ses troupes.

Grognard 09/01/2017 09:04

Bonjour Observatus geopoliticus,
en réponse à 08/01/2017 19:24

C'est vrai qu'avec Erdogan il est difficile de prendre ses déclarations au comptant.
Chat échaudé.....

D'autres facteurs sont à apprécier.
L'intégration eurasiatique n'est pas le moindre.
La Turquie peut-elle laisser seul l'Iran si c'est là que se trouvent les meilleures chances économiques ; au risque que ce dernier devienne la puissance régionale dominante?
Avec le croissant chiite en arrière plan?

A quel stade de délitement la Russie réintégrera dans le jeu les monarchies bananières locales?

Observatus geopoliticus 08/01/2017 19:24

Il est clair qu'il met de l'eau dans son arak depuis le putchinho, témoin, son évacuation du nord irakien. Définitivement assagi pour autant ? Connaissant le personnage, méfiance...

theuric 08/01/2017 15:35

J'ai connu une fille pas bien maline qui, comme ça, allait tous les jours à la piscine dans l'espoir de se marier, ce que, effectivement elle fit: tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se case.

Nanita 08/01/2017 12:37

Magnifique article comme j'en ai rarement lu ces jours-ci! Tout y est: l'information bien sur, mais le ton, le style et l'humour! Bravo pour le rédacteur dont le nom n'est pas précisé;

Observatus geopoliticus 08/01/2017 18:54

Merci, chère Nanita.
My name's Tus... Observa Tus ^^

Hamilcar Barca 08/01/2017 11:11

Mon cher Observatus Geopoliticus,

Chacun de vos billets équivaut à l'impact de chevrotines triple zéro (ne reste plus grand'chose derrière ...) et vu la cadence de tir, votre clavier tient du douze à pompe! :-)

Tout système voit son niveau d'entropie (désordre irréversible, au sens statistique du terme) augmenter inéluctablement avec le temps. L'état final étant celui de désordre maximum, qui bloque alors le système.
Je ne sais ce qu'il en est des alliances militaires, mais ce que vous décrivez est en accord avec cette fonction mathématique.
Pour revenir à votre domaine, il faut constater que l'OTAN est une vieille alliance (57 ans): quelles ont été, dans l'Histoire, les alliances perdurant aussi longtemps? De plus, l'OTAN est une alliance dont l'objectif fondateur a disparu et qui, artificiellement, essaie de se légitimer en affirmant la persistance de "La Menace" (cela me rappelle en partie un fabuleux roman de science-fiction, "La guerre éternelle").

Que l'OTAN, vu son âge, voit son désordre interne atteindre des sommets n'est finalement pas surprenant. Ce qui est particulièrement intéressant, par contre, est de voir où et comment ce désordre progresse, aboutissant aux situations invraisemblables que vous décrivez dans votre billet. Jusqu'ici, je pensais que l'UE craquerait avant l'OTAN. L'évolution actuelle de ce dernier organisme, sans préjuger des coups que pourrait lui porter D. Trump, me fait réviser mon opinion.

In fine, votre billet souligne une fois de plus le "jeu anti-France" atlantiste pratiqué par nos derniers gouvernants, un président buschiste nous ayant fait revenir dans le commandement unifié de l'Alliance, le suivant obamien se gardant bien de nous en faire sortir alors que l'édifice craque de toutes parts.

Bien cordialement

Observatus geopoliticus 08/01/2017 19:12

@ Hamilcar
Cher Suffète,
le plus amusant est que lors du premier Grand jeu, celui entre la Russie tsariste et l'empire britannique pour l'Asie centrale au XIXème siècle, la situation était relativement semblable. Calcutta exagérait souvent grossièrement la "menace russe" (déjà !) pour que Londres envoie plus de crédits/matériel/moyens humains ! La "guerre éternelle" en quelque sorte...
A propos de votre dernier paragraphe, les deux derniers présidents ne vous font-ils pas furieusement penser à Louis XV et XVI ?

Philou 08/01/2017 00:18

OTAN en emporte le vent :)

Observatus geopoliticus 08/01/2017 18:57

J'avais déjà utilisé le titre : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2015/08/otan-en-emporte-le-vent.html
Je ne pouvais pas le réutiliser, les lecteurs m'auraient fait un procès pour manque d'inspiration...

Jean 08/01/2017 00:00

Sauf si l'Otan et ses affiliés se mettaient à déstabiliser gravement la Turquie. Les touristes n'y viendraient plus du tout passer leurs vacances, la situation économique s'aggraverait encore plus ce qui pousserait la population turque à demander le départ d'Erdogan

E. 07/01/2017 22:36

Billet superbe :) Merci OG (et bonne année !). Au passage, on peut se demander si Octopoutine va s'en tenir à la Turquie. La Grèce, au hasard ?

E. 09/01/2017 05:49

Un truc amusant: si (SI) le Donald oblige les états européens à avoir leur propre défense, je suis curieux de voir ce que va donner la règle des 3% :)

Observatus geopoliticus 08/01/2017 19:46

Avoir réussi à faire tenir ensemble les frères ennemis grecs et turcs est à mettre au crédit de l'OTAN, il faut le reconnaître. Si l'un sort, pas sûr que l'autre le suive, cher E...
Mais cela dépendra plus globalement du devenir du dinosaure otanien et notamment ce que va en faire le Donald.

Ady85 07/01/2017 21:38

Effectivement 2017 démarre fort en Turquie. D'une façon plus générale, je pense de toute façon que 2017 sera encore une année chaude.

Je pense qu'il se passera beaucoup de choses en Europe. Si l'on regarde bien le continent, ça va mal quasiment partout, d'est en ouest.

Il va se passer pas mal de choses à mon avis.

C'était la prédiction du soir :)

Furax 08/01/2017 11:11

Eric83, l'OTAN préexistait à l'UE et lie certains Etats membres ou non de l'UE (la Norvège n'est pas membre de l'UE) aux USA. Donc aucune chance que cela ait un effet. Le RU devrait sortir de l'UE mais reste le plus otanien des pays européens.

Eric83 08/01/2017 09:37

L'OTAN pourrait-il "survivre" si l'UE s'effondrait ?

Cette question n'était pas traitée par les médias MSM puisque jusqu'ici, la question même de l'effondrement de l'UE ne pouvait être évoquée par les gouvernants européistes.

Cette omerta a été brisée par Sigmar Gabriel qui vient de lâcher un gros pavé dans la marre en déclarant, notamment : "L'effondrement de l'UE n'est plus impensable".
Le vice-chancelier serait-il en train de préparer l'opinion allemande à l'inéluctable effondrement de l'UE ? ...pour 2017 ?
http://www.reuters.com/article/us-germany-europe-idUSKBN14R0G8

Pendule de Newton 07/01/2017 21:36

Au fait OG,
vous nous transformé en addict, vous êtes devenu comme une série de box office, on peut plus s'en passer...Grâce à vous mon fils ado préfère plus la géopolitique que tout. On m'a convoqué plusieurs fois dans son école, il a mis la patate d'infos à ces profss (des profs lobotomisés par la TV et les messages officiels), j'en jubile encore.
je vous verrai bien en Game Of Thrones....
Un Big Slam de sa part

Observatus geopoliticus 08/01/2017 20:19

Merci, chers amis.
Pendule, ce que vous dites là me touche au plus haut point. C'est précisément le but de ce blog : sortir la géopolitique d'une bulle absconse, volontairement compliquée par ceux qui veulent que le public n'y comprenne rien, et la mettre à disposition de tous. D'où le style cavalier et désinvolte qu'on me reproche parfois.
J'imagine votre garçon avec ses profs et ça me met la banane ^^ Vous allez voir qu'ils l'accuseront bientôt d'être un agent de Poutine... Saluez-le bien chaleureusement de ma part !
Amitiés

Raphaël 08/01/2017 01:47

Il doit y avoir des moments surréalistes, dans la famille : "Qu'est ce que ça veut dire ? Je n'ai pas encore été convoqué pour ta conduite, cette année ! On ne fera rien de toi, graine de fainéant ! "

E. 07/01/2017 22:39

Je plussoie bruyamment, pour exactement les mêmes raisons. Vous faites désormais partie des lectures d'une partie des jeunes générations, et, quelque part, ça rendra le monde moins con :) Il est d'ailleurs marrant de voir les mêmes posteurs sur les mêmes blogs. Comme quoi ....

Pendule de Newton 07/01/2017 21:21

Un plat servi de qualité digne du chef pâtissier que vous êtes....
Comprenez l'OTAN, c'est une vache à lait qui a servi et sert à beaucoup en terme de business et de projet privé. Ils ont poussé un ouf de soulagement quand la Russie s'est mise en action pour protéger ces intérêts (c'est plus facile de se battre avec un ennemi fixe et de le diaboliser avec les anciennes techniques) .
Malheureusement, la Russie a appris de l'éclatement de l'URSS et des divers cycles de manipulations géopolitiques occidentales. Ils arrivent plus à suivre, ça va trop vite et de partout, les anciens réflexes ne marchent plus face à un adversaire qui prépare plusieurs coups et de tout horizon (soft power ciblé à chaque pays).
Ahahah ça doit être un voyage temporel les réunions de l'OTAN.
Le monde a changé et les voir ne pas pouvoir suivre réduit la qualité du jeu géopolitique.
Le pilori ne fait que commencer, chance à nous qu'une amnésie (ils sont près à tout pour certains) ne leur pousse aux armes.

nerval 07/01/2017 20:05

Votre humour et la petite touche de sarcasme font que vos articles sont un régal !
Merci pour ses nouvelles toujours pertinentes

Observatus geopoliticus 08/01/2017 18:35

Merci à vous, cher Nerval. Géopolitique sans sarcasme n'est que ruine de l'âme ^^

Byblos 07/01/2017 18:29

Et Israël dans toute cette embrouille?

Observatus geopoliticus 08/01/2017 19:42

Cher Hoplite,
il y a tellement de rumeurs/intox là-dessus que je préfère ne pas m'y aventurer. C'est malheureusement le cas avec tout ce qui touche à Israël : idolâtres ou anti-sionistes s'en donnent à coeur joie, un vrai festival. Le Saker est généralement un excellent site mais ses fariboles sur un supposé "empire anglo-sioniste" prêtent à sourire.
Quelques faits bien réels qui contredisent la chose :
- Israël a mal pris le putsch néo-nazi en Ukraine et a refusé de condamner la Russie sur la Crimée.
- Israël se rapproche avec intérêt de l'Union eurasienne.
- Soros (agent du système impérial s'il en est) est la bête noire d'Israël et se fait régulièrement descendre par la presse israélienne.
- le printemps arabe égyptien qui a porté les Frères musulmans au pouvoir a été bien accueilli à Washington mais très très mal à Tel Aviv.
Bref, on le voit, les choses sont un peu plus compliquées que ce que certains veulent bien dire...

hoplite 07/01/2017 23:40

bonsoir,
il me semble avoir lu ici ou là (may be moon of Alabama sur le Saker?) qu’Israël profitant du chaos actuel tentait de négocier avec la Russie l'annexion du Golan syrien.
Qu'en pensez-vous, cher OG?
PS: merci pour vos billets limpides et érudits, un bonheur.

Observatus geopoliticus 07/01/2017 20:01

Peu concerné par l'OTAN...