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Chroniques du Grand jeu

Ce nouvel ordre mondial qui se met en place...

20 Décembre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Etats-Unis, #Russie, #Moyen-Orient, #Europe

La piteuse tentative de vrai-faux putsch de la CIA et du parti de la guerre a échoué, Trump a officiellement été nommé président. La rébellion des Grands électeurs n'a pas eu lieu malgré l'hystérie de dernière minute sur le "piratage" des élections par le méchant Vladimir. Dernière humiliation, c'est même l'hilarante qui a enregistré quelques défections !

Le Donald a désormais les mains libres pour engager le changement tectonique de la politique étrangère US. Rapprochement avec la Russie, rupture des relations djihadisto-américaines, peut-être même prise de distance avec les pétromonarchies... on comprend que le système impérial ait le blues. Toutefois, les bisbilles trumpo-chinoises et trumpo-iraniennes sont une sûre indication que le Grand jeu persistera, quoique à un degré moindre. Dans ce nouvel ordre à tendance multipolaire qui se met doucement en place, la Russie occupera sans doute une place centrale, devenant l'intermédiaire incontournable des relations entre Washington, Pékin et Téhéran. Au centre de l'Eurasie comme au centre de la diplomatie mondiale : l'empire du milieu façon rosskaia.

La prudence n'étant jamais superflue, Moscou vient d'accepter l'ouverture d'une "ambassade" du mouvement sécessionniste californien. Pour l'instant, le groupe en question est plus folklorique que son équivalent texan, mais il pourra toujours servir un jour ou l'autre, ne serait-ce que pour troller Washington si besoin était.

Ambassade justement, le premier diplomate russe en Turquie a, comme chacun sait, été assassiné dans une galerie d'art aux cris d'Allahu Akbar et d'Alep sera vengée. La réaction d'Ankara a été à la hauteur, donnant l'impression qu'Erdogan tient à la réconciliation russo-turque comme à la prunelle de ses yeux, rapprochement que le Kremlin ne remet pas en question. Poutine :

"Il est clair que ce meurtre est une provocation dans le but de saboter la normalisation des relations entre les deux pays ainsi que le processus de paix en Syrie promu par la Russie, la Turquie, l'Iran et d'autres pays. La réponse ne peut être que le renforcement de la lutte anti-terroriste : les bandits vont le sentir."

Chose intéressante, la presse turque, désormais fidèle porte-voix du sultan, a accusé les Etats-Unis d'être derrière la tuerie via, sans surprise, le mouvement güléniste. Ca vaut ce que ça vaut sur le fond, mais c'est une nouvelle brique au mur sans cesse grandissant qui sépare Washington et Ankara et qui participe, là encore, au remodèlement de l'ordre mondial.

Et puis il y a Berlin où mémère Merkel récolte une nouvelle fois la tempête qu'elle a semée. Le Néerlandais Wilders, déjà en tête de tous les sondages dans son pays, n'hésite pas (vos mains sont couvertes de sang). Difficile de lui donner tort sur ce point, tellement la naïveté de la grosse Bertha est confondante.

Nul doute qu'ailleurs en Europe, les partis dits "populistes" vont encore engranger, s'approchant doucement mais sûrement du pouvoir. Il ne nous appartient pas ici d'analyser le bien-fondé ou non de leur programme ; contentons-nous simplement de rappeler que cet anti-système est le cauchemar de l'empire en Europe et met en péril tout l'édifice qu'il a patiemment construit durant des décennies : construction européenne, OTAN, rupture avec la Russie, soumission aux pétromonarchies etc. La couverture il y a quelques semaines de The Economist, parangon du système impérial, ne s'y trompe pas :

Terreur sur la ville, ils arrivent...

Un dernier mot sur la Syrie où la MSN s'est à nouveau ridiculisée après la prise d'Alep. Les "crimes jamais vus depuis la Seconde Guerre Mondiale" et autre "humanité qui s'effondre" (chapeau à celui qui a trouvé la formule, il aura bien mérité de rejoindre Goebells au Hall of Fame de la Propagandastaffel) ont fait un retentissant flop. Rien n'y a fait : ni les messages d'activistes bien connus transformés en appels désespérés de civils ni les photos truquées (la police égyptienne a d'ailleurs arrêté l'un de ces artistes qui prenait ses clichés d'enfants aléppins sous les bombes à... Port Saïd !)

L'on sent d'ailleurs un découragement général des officines médiatiques, comme en témoigne le reportage étonnamment honnête et pertinent de France 2 il y a quelques jours. Pour ceux qui ne l'auraient pas vu :

Sur le front de la guerre syrienne, après un petit temps de pause, la campagne loyaliste va monter en puissance. Assad convoque des dizaines de milliers de réservistes, vraisemblablement pour occuper les sites conquis (Alep) et libérer ainsi les bataillons professionnels qui iront bientôt porter le fer à Idlib et/ou Palmyre. Par ailleurs, selon un journal russe, Poutine va envoyer en Syrie des forces d'élite tchétchènes. Tiens, tiens, nous en évoquions la possibilité l'année dernière... Officiellement, la mission consisterait à garder les bases russes, ce qui est ridicule. Opérations de renseignement voire opérations de combat contre les takfiris, voilà qui semble bien plus probable. Les barbus n'ont pas fini de perdre leurs poils...

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Z_économiste 08/01/2017 07:13

Nous vivons une époque désastreuse mais au combien passionnante.
Les événements les plus improbables peuvent se produire en 1 secondes et changer complètement la donne.
Le nouvel ordre mondial se trouve face à un big problème.
Nous allons voir son niveau d'anticipation ou sa fin.

simplet 23/12/2016 15:29

Bonjour à Tous,

Bien conscient du retard sur la célérité des infos et analyses du taulier, je me permets de revenir sur certains commentaires sur le parallélisme des empires romains et américains.

Insupportable contradicteur je ne peux suivre cette comparaison.

Hormis le mot impérialisme.

Dans les faits, causes et conséquences elles s'avèrent opposées.

L'impérialisme américain se résume à deux choses:
Le pétrole et la course pour le régenter ou s'en approprier un maximum.
Absolument rien n'a été apporté par la non pax americana.

L'activité de Rome, par contre, malgré ses multiples guerres de pouvoir internes ou externes
a, bien entendu volé d'énormes richesses, mais c'est aussi imbibée de cultures différentes et les a "globalisées" au profit de tous les territoires conquis.

Rome était une éponge. Absorbant et restituant ce qu'elle avait absorbé.

Il est incontestable que même à l'heure actuelle, nous vivons toujours sous une certaine culture romaine et associée.

Les US peuvent-ils en dire autant? Je ne le crois pas.

A à la disparition de Rome, le monde connu était chancelant, mais celui a perduré sur les fondations construites par Rome et quoiqu'on dise comme par exemple, le moyen âge, incluant l'époque féodale, a été très riche. C'est de là qu'a émergé l'ascendant européen et les découvertes géographiques, techniques, culturelles, politique et géostratégiques.
Si l'herbe est belle ailleurs, elle ne l'est pas autant qu'en Europe, malgré les tempêtes régulières et sévères qui se sont succédées.
Oh pas de complexes, ni contritions, "le"mauvais héritage catho du XIXème.
Vive nous, point barre.

Euclide 22/12/2016 20:55

Yom et Halmicar Barca, je suis d'accord avec vous 2.
Seulement, j'ai voulu exprimer que la chute de l'Empire romain avait donné naissance à une autre caste.
En ce qui concerne le Donald qui le soutient ? Le peuple américain risque d'etre leurré, et nous les européens aussi.
Bon Noel a vous 2.

Yann 22/12/2016 19:58

Ite, missa est.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/12/22/97001-20161222FILWWW00242-alep-le-dernier-convoi-est-parti.php

Euclide 22/12/2016 13:04

Pour jef
Ne pas oublier que l'Empire romain ne sait pas écroulé par un claquement de doigts mais en 4 siècles du IV ème au VII ème siècle. La nouvel Rome étant les States ça décomposition sera lente et violente pour l'Europe ainsi que pour d'autres pays. Le système politique qui a suivi la chute de L'Empire était la féodalité et il fallu la Révolution française de 1789 pour le mettre a bas. Soit 11 siècles de combats pour l'autonomie du peuple;
Sur ce , je vous souhaite à tous et toutes un bon Noel .

Hamilcar Barca 22/12/2016 19:34

@Euclide
Bonsoir cher géomètre :-)
Permettez moi de ne pas être tout à fait d'accord avec votre vision "cinétique" de la féodalité en France.
La féodalité est un état politique plutôt primitif. Et entre la chute de l'Empire romain et 1789, il me semble que les Rois de France ou leurs serviteurs - je pense à Richelieu - n'ont eu de cesse de lutter contre les féodaux. Et in fine d'avoir leur peau. Ils les ont remplacés par les aristos, ce qui n'est pas exactement la même chose si vous regardez le fonctionnement des structures féodales.
Bien cordialement

Yom 22/12/2016 16:40

@Euclide

D’une manière générale, je souscrit au contenu de votre intervention.

Mais je lui apporterais volontiers deux petites nuances :

1. Si la chute de l’empire romain a été si lente, cela peut avoir un rapport avec le fait qu’elle a fait suite à un demi millénaire de Pax Romana. La chute de l’empire américain s’amorce quant à elle après seulement un demi siècle de Pax Americana, au plus (un quart de siècle si on ne compte que depuis l’effondrement de l’URSS).

2. Entre la féodalité et la révolution, je pense que l’on peut au moins voir une étape intermédiaire dans la Renaissance.

jef 22/12/2016 00:17

Cher Observatus.
Le vieil ordre mondial s'écroule des infrastructures nationales (voir l'état des ponts, autoroutes etc...dans de nombreux pays) jusqu'aux relations et institutions internationales (ONU, en particulier mais pas seulement) en passant par les protections politiques et sociales des peuples. Face à ce chaos rampant (allusion au cher vieux Lovecraft!), la Fédération de Russie, plus que la Chine, a fortiori infiniment plus que l'Europe, semble anticiper, se préparer aux bouleversements en cours. Ce ne peut tenir aux mérites d'un homme (Poutine) mais à la solidité et la pérennité des principes sur lesquels la Russie fait reposer sa politique. Ce sont eux qui permettront peut-être l’émergence effective et la substantivation d'un axe Moscou-Téhéran-Ankara. Je l'appelle de mes vœux parce qu'il serait un extraordinaire levier pour faire entrer le monde dans un nouveau cycle d'équilibres et de paix.

E. 22/12/2016 16:40

Il est quelque part "naturel" (même si d'une bêtise qui confine au criminel) que ceux qui profitent de l'ordre actuel tentent à tout prix de le préserver. Mais finalement; la renaissance de l'Eurasie est assez logique sur des perspectives à long terme. "L'extrême occident" a joué un rôle assez limité dans l'histoire mondiale pendant très longtemps, sans même parler de la mainmise unilatérale des US et de leurs protectorats européen depuis 1990, qui restera probablement comme une note de bas de page dans les livres d'histoires.

Yann 21/12/2016 20:33

Entendu ça sur France Inter se matin :
"C’est en tant qu’éditorialiste politique que je fais, ce matin l’éloge de la Radio. Et plus particulièrement de l’info à la radio parce que ce média (RMC, RTL, Europe1, France Info France Inter) est – à mon sens- un havre de crédibilité dans une monde où cette matière, l’infos (qui n’est pas une matière 1ère consommable brute)…l’info est produite maintenant, partout, n’importe comment et acheminée par des canaux les plus divers et les moins fiables. Nous sommes dans une guerre mondiale de l’info, et même, dans chaque pays, dans une guerre interne, menée par les réseaux sociaux et le tout-info. Il ne s’agit pas là d’opposer Internet et la modernité à la radio, ce vieux média indestructible. Il s’agit simplement de rappeler que la production d’information fiable est affaire de professionnelle et de pluralité. La crédibilité des médias n’a jamais –depuis la fin de la seconde guerre mondiale- était aussi faible. Une grande partie de la population mais aussi beaucoup d’hommes politiques respectables, chez nous, accordent par exemple (on l’a vu avec l’affaire d’Alep) autant de crédit aux médias français, divers et pluralistes, qu’aux médias russes, monolithes et sous la coupe du pouvoir. La campagne Trump aux Etats-Unis a aussi prouvé que la vérité était devenue, en politique, une opinion comme les autres."

"... la production d’information fiable est affaire de professionnelle ..."
Quel genre de professionnelle ? C'est une prestituée ?
A l'oreille ça s'entend pas :
https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-politique/l-edito-politique-21-decembre-2016

Yann 22/12/2016 19:45

M. Thomas Legrand il me fait l'effet du gars perché sur son iceberg, lequel dérive vers les mers chaudes.
Dans sa défense à outrance de la Radio, on aurait même pu penser qu'il se désolidarisait de la presse écrite et de la télévision : "C’est en tant qu’éditorialiste politique que je fais, ce matin l’éloge de la Radio. ... l’info est produite maintenant, partout, n’importe comment et acheminée par des canaux les plus divers et les moins fiables."
C'est possiblement parce que la télé est un média plus jeune qu'ils comprennent qu'il faudrait p't-être commencer à se couvrir. C'est timide certainement, à 23 h 37 y'a déjà beaucoup de monde au lit (comme pour l'émission de FR2) :
http://yetiblog.org/index.php?post/2146

Hamilcar Barca 22/12/2016 19:26

@Yom

Bonsoir
Merci de ce "décorticage" instructif du concept que les béotiens comme moi rangent sous l'appellation floue de "Net".
J'ai particulièrement apprécié votre analyse des origines de l'effet déstabilisant du Web 2.0 sur les éditocrates.

Quant aux activistes de l'EFF et des organisations similaires, je sais pertinemment qu'il s'agit essentiellement de libertariens purs et durs. Mais je préfère les voir comme les fils spirituels de ces anarchistes de la FAI qui faisaient en 38 le coup de feu à Barcelone, que comme des tenants de la boboïtude et de la pensée bisounours.

Bien cordialement

Yom 22/12/2016 16:25

@Hamilcar

Plus précisément qu’Internet au sens large, ce que les éditocrates tous média confondus sont en train de se prendre dans les dents est ce que l’on a appelé le « Web 2.0 ».

Au débuts de l’Internet civil grand public (milieu des années 1990), la possibilité de publier en ligne était réservée à un public techniquement averti. Il fallait savoir créer une page web (avec des outils plus ou moins frugaux) et il fallait savoir se connecter à un serveur FTP pour la publier. C’était le « Web 1.0 », l’époque à laquelle les gens n’avaient pas des « blogs » ou des réseaux sociaux mais des « pages persos ».

A partir des années 2000, des outils sont progressivement apparus pour démocratiser la publication et permettre, par là même, l’avènement du « Web 2.0 ». Sont donc apparus successivement :

- Les wikis (comme celui utilisé par Wikipédia).

- Les forae communautaires.

- Les plateformes de blogs (comme ici même, d’autres noms connus étant Wordpress, Blogger ou MySpace).

- Les réseaux sociaux.

Le tout avec une notion nouvelle, le commentaire/réponse, qui fait apparaître en ligne des contributions autres que celles de l’auteur original d’un billet ou d’un article.

C’est ça, précisément, la vraie révolution.

Alors qu’auparavant, et encore même au début d’Internet, la relation auteur / lecteur était à sens unique, depuis l’avènement de ce « Web 2.0 » et l’appropriation de ses outils par, désormais, le plus grand nombre des internautes, cette relation est devenue à double sens.

Cela est pour le meilleur et pour le pire. Les mêmes outils qui permettent nos échanges passionnants permettent également les trolls ou encore à des « kikoolols » de venir polluer des discussions qui les dépassent (pas encore vu ici).

C’est aussi cela qui fait que des éditocrates habitués à l’ancienne relation à sens unique comme marque d’une certaine autorité dans leur domaine sont quelques peu désarçonnés qu’on ose leur répondre, les interpeler, voire les apostropher et les mettre en cause. Leur autorité n’est plus assurée par leur seule position dans l’organigramme d’un groupe médiatique, désormais il faut également qu’ils aient des arguments … C’est que c’est du boulot ça.

---

Sinon, l’hacktiviste en moi se délecte de votre mention de l’EFF.

Sachez qu’il existe pour la France une association du même type nommée « La quadrature du Net ». Dans ces sphères gravitent également de associations de partisans du logiciels libre (Linux, tout ça).

Soyez cependant avertis, pour ceux qui craignent ce genre de choses, que ces associations sont généralement de sacrés repères de gauchistes (tendance libertaire, évidemment).

imago 22/12/2016 13:57

merci yann, il faudrait en faire une chanson !

Hamilcar Barca 22/12/2016 10:02

@Yann
Bonjour,
Merci de nous avoir rapporté ici ce plaidoyer "pro domo", vieux comme le monde.

A l'ère industrielle, chaque fois qu'une avancée technologique majeure a bousculé les structures en place, les porte-parole de celles-ci ont dénoncé avec véhémence ce qui allait être, d'après eux, les conséquences funestes de ces nouvelles pratiques. Je ne vais pas faire un livre pour passer ces antagonismes en revue, mais je vous invite à lire ce qui a été écrit au XIXème sur le chemin de fer vs les modes de transport traditionnels.
Il est probable que les tenants de la marine à voile en ont fait autant à l'encontre de la navigation à vapeur, etc. L'irruption de l'automobile a elle aussi entraîné de beaux morceaux d'éloquence.

Ce qui est nouveau dans ces affrontements inéluctables, dans le cas de l'Internet contre les MSM, est la dimension politique plus qu'économique. Habitué à contrôler les masses par les media diffusant à jet continue la "bonne pensée", l'establishment politico-médiatique constate avec effroi que l'information diffusée par Internet est un contre-pouvoir majeur qui l'expédie régulièrement dans les cordes. Le Brexit et l'élection de Trump en ont probablement été les premiers rounds, les suivants menacent d'être encore plus saignants.

Méprisant dans un premier temps (ah, le beau terme de "populisme"), voire menaçant, l'establishment sent venir le KO et se doit de réagir. Sans nul doute, des plans de contrôle et de régulation du Net sont envisagés voire en cours. Ils se heurteront forcément à l'opposition du peuple "sensu lato", mais aussi - et ce n'est pas mince - à celle venant des libéralo-libertariens qui se sentent plus libertariens que libéraux. Voir l'exemple de l"Electronic Frontier Foundation", un acteur majeur de la défense de la liberté d'expression sur le Net.

Alors, en France, la Propagandastaffel monte au créneau avec comme arguments l'auto-glorification et le dénigrement. Pathétique. Pour reprendre le discours de Trotski en octobre 1917: "Vous êtes de pauvres types, des faillis. Votre rôle est terminé. Allez là où est votre place, dans les poubelles de l'Histoire."

Bien cordialement

Yann 21/12/2016 22:57

Oui, et à s'en prendre à internet, "une grande partie de la population mais aussi beaucoup d’hommes politiques respectables" ils commencent, je pense, aussi à se sentir mal à l'aise dans leurs basquettes, genre défense désordonnée, on tire à l'aveuglette, tout le monde a tort sauf moi.
(Ben, le correcteur orthographique me souligne "basquette" en rouge ondulant ?! ... et basket ? ... non. Bon je garde quand même "basquette")

J'ai trouvé ça aussi, c'est tout frais, je connaissais pas, je ne sais pas qui ils sont :
http://prochetmoyen-orient.ch/alep-sos-propagande/
Peut-être que notre hôte les connait ?

Bien à vous tous, à notre hôte, et joyeux Noël si je ne vous revois pas d'ici là.

Yom 21/12/2016 21:19

L’autocongratulation est peut être tout ce qui leur reste …

Supedro 21/12/2016 20:28

Pardonnez moi cette info AFP sur l'attaque de Berlin, mais apres avoir suspecté un pakistanais durant 24h voila t i pas que maintenant c'est un tunisien

"D'après Berlin, ce n'est que ce mercredi, par coïncidence, que Tunis a reconnu sa nationalité tunisienne et fourni un document de voyage permettant son expulsion.

.../...
Le suspect est présenté par Berlin comme proche de la mouvance salafiste-islamiste. Selon le quotidien Bild, il a essayé de recruter des complices pour commettre un attentat il y a plusieurs mois.

Anis Amri fait l'objet depuis mercredi minuit d'un avis de recherche à l'échelle européenne après que son document d'identité et son portefeuille ont été retrouvés dans la cabine du camion-bélier, selon les autorités allemandes."

Donc par hasard aujourd'hui la Tunisie reconnait ce tunisien comme tunisien et depuis 24h on avait retrouvé dans la cabine du camion son portefeuille et ses papiers, comme pour l'attaque de Charlie Hebdo quoi... Au secouuuuuuurs!

http://www.romandie.com/news/Attentat-a-Berlin-la-police-tunisienne-interroge-la-famille-du-suspect/763782.rom

mondran 21/12/2016 20:19

Joyeuses fêtes de fin d'année à tous ! J'espère qu'elles se passeront sans nouveau drame.
Les médias vont sans doute suivre lentement et avec beaucoup de réticence l'évolution du monde. La propagande a été tellement intense qu'il faudra des années pour que les messages simples du style Poutine (ou Trump) = fou dangereux s'atténuent dans la tête des citoyens ordinaires. Je l'entend autour de moi sans cesse. C'est devenu une mantra que beaucoup de gens récitent sans réfléchir. Les médias sont évidemment sensibles également aux intentions de votes des candidats "pro Poutine" (Fillon, Le Pen, Mélenchon). Toutefois, il faut se méfier de ces sondages. J'ai montré ici pourquoi, je ne crois pas du tout au second tour Fillon - Le Pen promis par les spécialistes politiques. ("http://philippeleroymondr.wixsite.com/letempsdelanalyse/single-post/2016/12/01/Le-point-de-bascule-analyse-de-la-victoire-de-Fran%C3%A7ois-Fillon").
Ce qui est certain c'est que nous vivons la fin d'un monde, celle de l'hégémonisme absolue des USA mis celle aussi de la politique ultra libérale et libertaire. Et j'avoue que cela me ravi.
Vive 2017 !
I

Yom 21/12/2016 18:46

Dans la semaine qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015 (Bataclan, terrasses parisiennes et Stade de France), France 2 avait fait une émission en première partie de soirée, animée par David Pujadas et à laquelle participaient des personnalités politiques censées représenter les grandes sensibilités. Il y avait donc (dans le sens de lecture de gauche à droite) Jean-Luc Mélenchon, Jean-Jacques Urvoas, Bruno Lemaire et Marion Maréchal Le Pen.

Je ne sais pas si d’autres que moi ont vu cette émission et s’en souviennent. Mais une séquence, certes courte, m’avait alors particulièrement frappé. A un moment, David Pujadas a lu un communiqué que leur avait transmis Anonymous (le collectif de hackers / hacktivistes) leur intimant quasiment l’ordre d’améliorer la qualité des informations qu’ils diffusaient. Et notre Pujadas de dire à son collègue sur le plateau (peut être bien Alain Duhamel, je ne me rappelle plus bien) qu’il faudrait qu’ils (les journalistes, collectivement) « fassent aussi des efforts ».

Je ne suis pas en train de sous-entendre un quelconque rôle concret d’Anonymous dans cette histoire de retour à une certaine honnêteté sur France 2.

Mais cette péripétie illustre certains faits :

- Cela fait un certain temps qu’il existe des gens pour contester la qualité des informations diffusées par les média mainstream et les pointer du doigt. Notamment des gens issus de réseaux « souterrains » sans forcément verser dans le conspirationnisme à tout crin.

- Il y a parfois de surprenants sursauts d’honnêteté de la part de gens dont on les attend le moins. Rien n’obligeait Pujadas à ce déballage devant une France meurtrie et aspirant à se retrouver sur des valeurs communes réaffirmées.

E. 21/12/2016 18:53

Cher Yom,
Je me souviens de l'émission. Je pense que vous avez mis le doigt sur quelque chose d'important. Le cynisme de la presse mainstream doit quand même, chez certain, le disputer à un reste d'idéalisme. On ne devient pas journaliste pour dresser les gens;normalement. On admire Murrow, Hersh, Parry ou Woodward/Bernstein. Après, comme l'a dit Lordon récemment, ça fait un moment qu'ils disent qu'il faut un sursaut. Espérons que la profession en est capable.

E. 21/12/2016 16:57

Même le premier documentaire sur Poutine passé l'autre soir était plus neutre que ce qu'on peut voir habituellement, même si le second est clairement bien meilleur. Ce qui était très surprenant c'était aussi que ça soit Delahousse qui anime la soirée, lui dont les reportages sur les guerres de l'Empire remontent quand même à loin. Est ce que certain(e)s sentiraient le vent tourner ?

theuric 21/12/2016 15:15

Au sujet de Monsieur Trump, l'oligarchie dont il fait parti, comme toute oligarchie, n'est juste qu'une unité d'intérêt.
Or, lorsqu'il y a évolution de la situation prévalant, cette unité peut se retrouver à se morceler, à se scinder, voire à se confronter.
Vu que c'est dans l'immobilier que ce monsieur fondit sa fortune, je ne serais ainsi pas surpris que ce soit en 2008 que lui et un certain nombre de ses semblables aient décider de changer leur registre doctrinal.
Ils auraient voulu nous la jouer au césarisme impérial romain qu'ils ne s'en seraient pas pris autrement.
De fait, les messages qu'il envoie dès l'achèvement de son élection se montrent quelque peu contradictoire, du-moins à l'échelle de notre perception française, ne sachant de ce qu'il en est pour les étasuniens eux-mêmes.
Nonobstant cela, la déstabilisation des administrations du pouvoir centrale, entre C.I.A., F.B.I. et l'armée, du peu que nous pouvons en savoir, cela ne pouvant qu'en être pire, demanderait leur remise au pas, ce qui semblerait être le cas actuellement par le remplacement de certains dirigeants de ces institutions.
Quand à notre domination impériale, puisque là se situe, pour nous, le point central de nos difficultés, de nos urgences puisque rien ne peut être accomplit sans l'indépendance de notre nation, il est ardu de définir, en cela, la réalité idéologique de ce nouveau président U.S. (et puis faut bien qu'on s'en démerde par nous-mêmes, non?).
Ses autres engagements politiques étant de l'ordre, soit de sa politique intérieur des États-Unis-d'Amérique, ce qui, tant que ça reste au-dedans des frontières de ce pays, ne devrait ne nous concerner qu'en tant que pays tiers avec lequel nous avons des échanges, pour l'instant, de dominant à dominé, il est vrai.
Soit de sa politique extérieur, donc géopolitique et géostratégique, avec les intérêts en propre de chaque nation, dont les nôtres sont pour l'instant bafouées.
Nous nous devons donc, pour l'instant, rester circonspect (nid à jeux de mots), autant en raison des messages contradictoires de ce bon Donald (très oncle Picsou, non?) que des puissantes et dangereuses forces tapie dans son dos.
Il est toutefois de fait que les avantages impériaux s'amenuisent avec le temps et que les colonies en viennent à devenir plus onéreuses qu'elles ne rapportent réellement, hormis à l'infime minorité oligarchique et de ses merveilleux toutous-nonosses-susucre.
Et ce d'autant plus que l'Union-Européenne tend à prendre son indépendance, indépendance destructrice et mortifère, certes, mais indépendance tout de même, avec une administration bruxelloise devenue délirante et une Allemagne merkellienne cherchant à tous prix à sauver sa chère Deutsche-Bank en si piteux état, au prix de la ruine de tous les autres pays de l'U.E. s'il le faut.
Sans parler des pays du golfe clair plongeant dans une période sombre (ha, ha, ha), tant au Yémen qu'en Syrie, aux réserves pétrolifères moindre de ce qui en paraîtrait et s'en dirait, se sachant plus si il leur faut baisser ou monter leur production pour conserver leur tête économique hors de l'eau, pouvant par là même entrainer le pays trumpéziens par le fond.
Enfin bref, l'empire pourrait continuer à contrôler, si il le peut encore, ce qu'il lui reste de possession, mais le jeu, à mon sens, n'en vaudrait pas vraiment la chandelle.
Tout dépendant, dorénavant, d'un Donald Trump étant pour nous un mystère (ah cette petite moue à la Mussolini, je la garde dans un coin de ma mémoire).
Et qui c'est qui a une trouille bleu de perdre ses prébendes, sinon nos oligarques à nous qu'il va falloir bien arriver à chasser, mais ça, c'est une autre histoire.

Euclide 21/12/2016 13:43

L'Inde sera t'elle la 3 ème puissance mondiale selon la prédiction de l'ancien Premier ministre Jawaharal Nehru ? Il pensait avec la Russie et les States.
Pour le moment les puissances mondiales sont States, Russie et Chine.
Que fait l'Europe occidental ? J'ai bien posté Europe occidental et non pas UE. Parce que l'Europe Occidental a tout inventé de par le Monde, enfin presque depuis le siècle de Périclès.

Hik 22/12/2016 14:42

L'Europe occidentale redeviendra une puissance mondiale si les pays qui la composent unissent leurs efforts. Toutes les puissances actuelles (et peut-être futures) sont des pays qui ont la taille d'un continent (USA, Russie, Chine, Inde,...). Je vois mal la petite France ou la petite Allemagne redevenir seule des puissances mondiales.
Actuellement, cette Union de l'Europe occidentale, c'est l'UE qui la "représente". L'UE est malheureusement très loin d'être parfaite ou d'être une puissance politique. C'est pourquoi, je pense qu'au lieu de chercher à la détruire, il faut la transformer, la modifier en profondeur. Doter l'UE d'une propre force armée, indépendante des USA (donc de l'OTAN) ou de quiconque d'ailleurs (donc aussi de la Russie), est déjà un tout premier préalable
Cette Union est malheureusement pour l'instant une utopie.

Observatus geopoliticus 21/12/2016 11:46

Et le message d'Euclide :

Autre chose, je me méfie du Donald . Cet 'il fait tout seul ou est 'il un produit d'une nouvelle organisation ? Mise a part les changements en politiques internationales , je n'attends pas grand chose de lui dans la modification des rapports de force dans la société américaine .
Donc Wait end see
@ theuric
Certains économistes pensent comme vous à l'imminence du nouveau Krach mondial qui risque d'etre plus important que celui de Septembre 2008.

Observatus geopoliticus 21/12/2016 11:45

Comme d'habitude, une petite main de l'UPR vient faire sa pub, donc son message est effacé, entraînant automatiquement dans sa disparition toutes les réponses (c'est le système Overblog). Je copie-colle donc le message de Yom ci-dessous :

La même question va en fait se poser pour tout candidat se revendiquant « anti-système », car c’est devenu un argument marketing qui a le vend en poupe. On a même récemment, lors de la primaire UMP, essayé de nous faire passer des Nicolas Sarkozy et des François Fillon pour des « Trump français », donc « anti-sytème », alors qu’au contraire, plus système que ces deux là, tu meurs … (Je ne vous tutoie pas, c’est une expression).
Mais derrière cette question, ce n’est en fait que la même et éternelle question beaucoup plus large de sincérité et de fidélité des hommes (et femmes) politiques à leurs postures, quel que soit leur bord. On a ainsi eu un premier président « de gauche » le la Vème république tout droit sorti du sérail pétainiste, un second qui a fait passé des lois sur le code du travail que la droite n’aurait pas osé ou encore un « premier flic de France » qui a dégraissé les effectifs de la police comme jamais …
Dans un précédent billet, on apprenait également que Montebourg l’antimondialiste est un young leader désigné de la French American Foundation. De ce point de vue, le statut d’un Nicolas Dupont-Aignan, encore un « anti-système », semble incertain (y était mais n’y est plus …).
Bref, les hommes et femmes politiques, même étiquetés (par eux-mêmes ou par d’autres) comme « anti-systèmes » demeurent avant tout des hommes et des femmes politiques, avec tout ce que ça suppose de prudence quand on les écoutes.

Madudu 21/12/2016 14:04

Un certain nombre d'intervenants ici revendiquent ne pas voter, ce que je comprends tout-à-fait lorsque l'offre politique est aussi pauvre qu'elle l'a été, et l'est encore aujourd'hui.

Cependant, et sans vouloir entrer dans des considérations partisanes, si Asselineau parvient à se présenter à la prochaine présidentielle cette position ne tiendra plus.

Il faudra bien voter pour lui, à moins que vous ne renonciez totalement à la possibilité qui vous est donnée de participer au destin national lorsque l'occasion, exceptionnellement, se présente.

Je comprends évidemment que les petites mains bruyantes et brouillonnes de l'UPR ne soient pas admises ici, pour autant il faut bien reconnaître que ce parti est un représentant chez nous de ce nouveau monde multipolaire auquel tous ici, je crois, nous aspirons.

Et d'ailleurs, ne sera-t-il pas temps à un moment ou un autre dans cette campagne présidentielle de prendre parti et d'affirmer plus clairement la position naturelle qui s'impose, de fait, à ceux qui se revendiquent de l'anti-impérialisme, du droit national et international, de la liberté des peuples à se déterminer par eux-mêmes, etc ?

Ne pas saisir cette occasion si elle se présente, quel que soit le prétexte, sera pour moi faire preuve de nihilisme caractérisé.

J'arrête là :)

Loic 21/12/2016 10:59

Trump cherche des noises aux chinois et aux iraniens, est-ce là une stratégie pour éloigner Moscou de Pekin et Téhéran ? En effet Poutine pourrait vite être confronté à un dilemne, renforcer cette triple alliance eurasienne en maintenant une certaine distance avec Washington et l'Europe ou négocier le rapprochement avec les occidentaux (dans un 1er temps au minimum avec les US sachant que les toutous européens sont souvent obligés de suivre) avec en bonus une levée des sanctions quitte à s'éloigner de ses alliés eurasiens, à mon avis il va y avoir une tentative de grand écart mais jusqu'où cela pourra t-il aller, ça va être tout l'enjeu des mois à venir.

Pour revenir à la Syrie, Alep est une grande victoire mais Assad et ses soutiens ont encore du pain sur la planche. Idleb ou Palmyre voire Raqqa ? Faites vos jeux mais ils pourront pas se battre sur tous les fronts je pense, on a vu avec la perte de Palmyre qu'ils avaient désormais du mal à être partout à la fois.

Je vois que les kurdes sont en train de pousser vers Tabqah le long du lac Assad et donc vers Raqqa. Ca arrangerait peut-être Assad que les kurdes s'occupe du sale boulot sur ce front de Raqqa pour mieux s'occuper de l'ouest d'Alep et/ou de Palmyre pendant ce temps là, une alliance tacite encore une fois pour mieux négocier avec le seul interlocuteur crédible une fois que les djihadistes seront vaincus ?

Autre donnée importante, l'ASL turquisée semble être en mesure de s'emparer d'Al Bab, ce noeud tellement stratégique, là par contre il s'agirait d'un sacré coin enfoncé dans cette alliance kurdo-loyaliste puisque ça pourrait empêcher une jonction entre les kurdes de l'ouest et les kurdes de l'est ou entre les kurdes de l'est et les loyalistes et ouvrir un nouveau front à l'est d'Alep, l'ASL remplaçant Daesh ?

Loic 21/12/2016 17:57

Bonjour Observatus,

Oui je me souviens de vos commentaires post-élection et le moins que l'on puisse dire c'est que la période de transition n'a pas éclairci les choses loin de là. Il n'est pas question que le Grand Jeu s'arrête mais plutôt une redistribution des rôles et en effet la Russie me paraît maintenant être au centre du jeu, là dessus Poutine doit sacrément jubiler, on peut comprendre du coup qu'il prenne l'assisinat de l'ambassadeur avec une certaine retenue, il veut clairement ménager le Sultan parce qu'actuellement il y a des négociation tripartites entre Moscou, Ankara et Téhéran pour la Syrie et qu'il convient de ne pas les plomber. Ankara est une pièce fondamentale pour faire basculer le dossier syrien en attendant que Trump soit investi.

Pour la Syrie, en effet Raqqa ne se prendra pas en un jour, ni en une semaine, ni même en un mois surtout que les kurdes ne sont plus vraiment sur leur terrain mais en tous cas ils peuvent fixer Daesh sur ce front là ce qui arrangerait Assad qui n'aurait pas trop à s'occuper de ce côté là et provisoirement rabattre ses troupes vers Idleb qui est une région plus stratégique parce que faisant partie de la "Syrie utile" comme Alep. Pour Al Bab on dirait que les kurdes (et Assad) y ont renoncé pour le moment laissant le champ libre à l'ASL, peut-être est-ce un retrait stratégique en laissant Daesh et ASL s'entretuer pour mieux fondre sur le vainqueur ensuite ?

Observatus geopoliticus 21/12/2016 13:05

Bonjour Loïc, je copie-colle la réponse que j'ai faite à Eric plus bas.

Au lendemain de son élection, j'écrivais ceci :

"Tout ceci étant dit, le monde ne deviendra pas tout rose du jour au lendemain. D'abord parce que Trump tient des positions plus dures vis-à-vis de certains alliés de la Russie : Chine (mais uniquement sur le plan économique) et Iran (mais avec des déclarations contradictoires). Il sera intéressant de voir comment tout cela se combinera avec le prévisible rapprochement américano-russe. A l'instar de ce qu'il a fait sur la scène américaine où il a transcendé les habituels clivages politiques, le Donald risque de faire la même chose sur le plan international. Ses prises de position n'entrent en effet dans aucun schéma actuel.
Oui à Assad mais non à l'Iran ; oui à Moscou mais non à Pékin ; non à l'Iran mais non également aux pétromonarchies sunnites... Bien sûr, ce ne sont que des esquisses et beaucoup d'eau peut couler sous les ponts, mais la chose est intéressante car l'on pourrait assister à une nouvelle donne internationale assez complexe."
http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/11/horreur-enfer-et-damnation.html

Et ceci :

"Aucune surprise, il le répète depuis des mois, provoquant la crispation du parti de la guerre à Washington (notez que celui que la presstituée présente continuellement comme un populiste niais a en réalité parfaitement compris la situation internationale, y compris le Grand jeu eurasien)."
http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/11/trumpinator-et-les-barbus.html

Trump comprend en réalité parfaitement le Grand jeu et le danger pour son pays du rapprochement sino-russe, peut-être même mieux que le parti bourrin de la guerre qui, sans subtilité, a jeté Pékin et Moscou dans les bras l'un de l'autre depuis quinze ans.
La question est :
- va-t-il s'y intéresser ?
- ne va-t-il pas plutôt mettre de l'eau dans son vin ?
Moscou sera en tout cas au centre du jeu, à la place privilégiée d'intermédiaire entre son allié chinois et son nouvel ami américain. Le monde multipolaire émerge et le monde deviendra plus complexe. Le Grand jeu n'est pas mort, loin de là !

En ce qui concerne la Syrie, Les YPG ont effectivement avancé vers le lac Assad mais pour le reste, c'est un beau surplace en ce moment. Raqqa, ça sera pour le printemps 2017 au mieux. Comme je l'avais indiqué à plusieurs reprises, prenant parfois le contre-pied d'infos bidon, les Turcs ont toutes les peines du monde à prendre Al Bab et ont très peu avancé depuis un mois. Incapables d'enlever la ville, ils l'ont contournée par l'ouest afin de l'encercler et d'en faire le siège. Ils viennent à nouveau de lancer un énième assaut : attendons d'en voir le résultat...

Grognard 21/12/2016 10:02

Petit commentaire sur l'assassinat de l'ambassadeur de Russie à Ankara.

1- Le tireur n'est pas un flic de base.
Ce n'est pas le genre de mission dévolue à un novice.

2- J'ai l'impression que le gars a réfléchi à ce qu'il allait faire.
On constate qu'il attend le 'bon moment" lorsque l'ambassadeur commence à parler et donc qu'il capte l'attention.

3 - Le tireur a l'air vraiment lucide.
Bonne position du corps, bonne prise de l'arme.
Je sais on me rétorquera que seul un novice peut rater une telle cible à cette distance et encore à bras franc.

4 - Alors qu'il vend sa salade sur Alep mon sentiment c'est que le tireur se moque complétement de l'après.
Disons que s'il s'en tire c'est un bonus ; c'est tout.

5 - Si un policier d'un service de protection peut déraper ce cette façon ; Erdogan a intérêt a bien penser son service de sécurité.

6 - Pas sur que ce soit sur ordre de Daesh.
Je pense que ces timbrés seraient prêt pour que l'on parle d'eux, à revendiquer l'attaque d'un ouistiti sur une petite fille pour lui piquer sa barbe à papa.

Chris 21/12/2016 17:19

Le site Dedefensa suggère un faux-drapeau, perpétré par le bloc atlantiste, une sorte de dégât collatéral de la volonté russe, iranienne et libanaise de régler le cas Syrie sans eux, dont le but serait de mettre la pagaille entre la Russie et la Turquie.
Encore une fois, raté !
Qu'Erdogan invoque une nouvelle fois la marque Güllen ne mange pas de pain au niveau politique intérieure...

Charles Michael 21/12/2016 09:16

J'ai pris le temps de visionner le film de France 2; ça demande quand même de la patience voir du self controle. Vedrine fait des bulles, comme d'hab, la BBC ne voit pas la poutre dans son oeil, bien des omissions, tout ça, toussa...
Mieux que les experts de C'du vent, probablement
mesurer un peu, pas complétement relapse sur la doxa UE/OTAN
j'espère que ça viendra.

PS: Marine n'y arrivera jamais, Fillon fera donc le job pour calmer le jeu anti-russe (voterai pas, pour aucun des deux, jamais) et je compte sur l'euro-groupe pour faire sauter la banque.

Observatus geopoliticus 21/12/2016 12:50

C'est bien le deuxième documentaire que vous avez regardé ? Si oui, je ne comprends pas votre commentaire, cher Charles. Cela fait des années qu'une télé n'a pas retransmis un morceau aussi neutre. On y parle du coup d'Etat néo-nazi en Ukraine, des djihadistes en Syrie, des mensonges de l'OTAN, des manipulations US... Pour un média mainstream, c'est remarquable. Bien sûr, il reste des scories de propagande ça et là, m'enfin, ne boudons pas notre plaisir.

Supedro 21/12/2016 00:48

Je vais rajouter à la constatation d'Observatus sur "le découragement général des officines médiatiques." la tribune paru sur Marianne.fr de Djordje Kuzmanovic (proche de mélenchon trés attaqué lui aussi pour 'déviance russophile' ).

Certes ce n'est pas la direction de Marianne qui écrit. Loin s'en faut, les articles de Marianne sur la Syrie, l'Ukraine, Poutine et la Russie emboitent le pas de l'oie propagandiste ambiant et sont des fois encore pires que sur Libé/Le Monde si c'est possible, mais les commentaires des lecteurs de cette tribune sont sans équivoque: ils sont soulagés de lire autre chose que la doxa mainstream.

Trés bizarre aussi de lire sur le meme site l'article mac carthyste (parmi tant d'autres) "Comment la Russie de Poutine déploie ses réseaux en Europe" et les commentaires appelant quasiment à la délation des déviants
http://www.marianne.net/agora-alep-droit-analyse-100248745.html

Extrait : "l’Europe est quant à elle devenue un terrain de chasse privilégié des hackers, trolls, think-tanks et médias venus du froid... "
---/---
qui visent à "embrouiller, stupéfier et distraire, pour éroder le soutien public aux valeurs Euro-atlantiques, (..) et relativiser toute information reçue".

Observatus geopoliticus 21/12/2016 14:11

Marianne est quand même l'un des moins mauvais parmi les mauvais...

Grognard 21/12/2016 14:02

@ Supedro
Bonjour,
Que ce soit Marianne ou un autre journal ; ils s'en foutent royalement de l'avis de leurs lecteurs.
Le seule chose qui les intéresse sur le net c'est le nombre de clic.
C'est ce qui sert à fixer le prix de leur encart de pub.

E. 21/12/2016 00:25

Sinon, l’intéressante question: Octopoutine va t'il accepter la main tendue de Trump...et remettre en cause la construction du Heartland russo-chinois...ou pas ? Il serait fou de le faire, et Vlad n'est pas fou. Alors, que va t'il se passer quand la Russie va jouer les médiateurs entre US et Empire du milieu ?

Observatus geopoliticus 21/12/2016 12:46

@ RR
Pas vraiment. L'histoire russe baigne dans l'asiatisme. Avant la Révolution de 1917, on considérait qu'un tiers ou un quart (je ne me souviens plus) de la noblesse russe avait du sang mongol dans les veines. C'est aussi la marche vers le "Far east" qui a façonné une partie de l'identité russe. Et la vision géopolitique de Moscou est héritée du Grand jeu en Asie centrale au XIXème siècle. Tout ça pour dire que la Russie a toujours marché sur ses deux jambes, orientale et occidentale, et que la proximité avec l'extrême-Orient est bien plus forte que vous ne le pensez.
Quant aux BRICS, ils sont mus par un intérêt commun qui prévaut sur tous les autres : le monde multipolaire. On a connu des alliances bien plus hétérogènes dans l'histoire...

Hamilcar Barca 21/12/2016 11:41

@E.
Bonjour
Il ne vous aura pas échappé que depuis quelque temps les MSM font de l'auto-allumage sur certains sujets, et prennent leurs désirs pour des réalités.
Concernant l'élection du POTUS, déjà dans 29 états les grands électeurs étaient liés par la loi. Ensuite, la forfaiture (au sens droit féodal du terme, cad rupture de serment) est très mal vue dans la mentalité américaine.
Il serait intéressant de suivre la carrière politique de ceux qui ont bafoué le mandat donné par les électeurs. M'étonnerait qu'elle aille très loin

Bien cordialement

Grognard 21/12/2016 09:50

@ RR
Bonjour
"Poutine et les chinois, c'est bien gentil mais c'est deux mondes qui ne se sentent pas proche."

Il y a des intérêts communs et les uns connaissent bien les autres dans les deux sens.
Ils sauront mettre les formes pour que cela tienne tant que leurs intérêts respectifs leur dicteront cette conduite.

Quoi qu'il en soit il suffit de regarder une carte pour comprendre la taille de la boulette faite par les dirigeants de l'europe de l'ouest.
Quel gâchis!
Il faudra du temps pour réparer cela.
Une certitude cela ne se fera pas sous l'ère Poutine.

RR 21/12/2016 04:18

Poutine et les chinois, c'est bien gentil mais c'est deux mondes qui ne se sentent pas proche.

Un peu comme rapprocher les BRICS, quel foutoir, un hispanique cato, un russe orthodoxe, un indien qui n'est pas un chinois, loin de là et un noir africain ... Tous d'authentiques humains et donc malheureusement, tous avec un immaginaire qui les separe et une volonté de ne pas vivre ensemble.

Des alliances de circonstances, oui, mais rien de plus.

E. 21/12/2016 00:20

Le vote des grands électeurs a quelque chose de phénoménal. L'INTEGRALITE de la presse occidentale les appelait à virer Trump, à mots plus ou moins couverts....Ben non. Ils ont signalé qu'en terme de nullité, l’Hilarante était loin devant, hack ou pas hack. Comme quoi...la panique dans certaines sphère doit être monumentale...gare au retour de la censure. Parce que cette fois ils savent qu'ils ont totalement perdu la guerre de l'info. Radio Paris ment....

Eric83 20/12/2016 22:55

@ OG
J'espérais que Clinton ne soit pas élue car je pensais et je pense toujours qu'elle aurait entraîné rapidement le monde dans une WW3. Je pensais que Trump accepterait, lui, un monde multipolaire et renoncerait à l'Empire.
Cependant, au vu de ses sorties médiatiques, je suis devenu beaucoup plus perplexe. Autant, il montre des signes d'apaisement avec la Russie, autant il augmente les tensions avec la Chine et avec l'Iran. Cela ressemble à l'adage "Diviser pour régner" qu'il applique au trio trop puissant Russie-Chine-Iran qui partagent nombre d'objectifs pas franchement voire pas du tout compatibles avec les objectifs US.
Par ailleurs, l'Administration US de Trump ressemble au fil des nominations, à un casting de milliardaires agrémenté de quelques banquiers de la pieuvre Goldman Sachs. A quelles fins ?
Nous craignions le TAFTA, réalisé dans l'ombre par des lobbyistes, mais avec tous ces milliardaires au pouvoir aux US, il n'y a même plus besoin de lobbyistes. Trump va-t-il mettre un coup de frein à l'agenda des globalistes ou au contraire le booster ?

@Supedro
Vidéo, fort embarrassante pour la coalition US, qui ne fait pas le "buzz" pour le moment et surtout pas sur les médias MSM. Il est officiellement question de 14 "instructeurs" faisant partie de la coalition US. Si le nombre réel et définitif - une fois Alep-est totalement évacuée - est beaucoup plus élevé, ce qui semble probable, alors les conséquences pourraient être très lourdes pour les gouvernements occidentaux et leurs médias propagandistes.

Observatus geopoliticus 21/12/2016 12:11

@ Eric
Au lendemain de son élection, j'écrivais ceci :

"Tout ceci étant dit, le monde ne deviendra pas tout rose du jour au lendemain. D'abord parce que Trump tient des positions plus dures vis-à-vis de certains alliés de la Russie : Chine (mais uniquement sur le plan économique) et Iran (mais avec des déclarations contradictoires). Il sera intéressant de voir comment tout cela se combinera avec le prévisible rapprochement américano-russe. A l'instar de ce qu'il a fait sur la scène américaine où il a transcendé les habituels clivages politiques, le Donald risque de faire la même chose sur le plan international. Ses prises de position n'entrent en effet dans aucun schéma actuel.
Oui à Assad mais non à l'Iran ; oui à Moscou mais non à Pékin ; non à l'Iran mais non également aux pétromonarchies sunnites... Bien sûr, ce ne sont que des esquisses et beaucoup d'eau peut couler sous les ponts, mais la chose est intéressante car l'on pourrait assister à une nouvelle donne internationale assez complexe."
http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/11/horreur-enfer-et-damnation.html

Et ceci :

Aucune surprise, il le répète depuis des mois, provoquant la crispation du parti de la guerre à Washington (notez que celui que la presstituée présente continuellement comme un populiste niais a en réalité parfaitement compris la situation internationale, y compris le Grand jeu eurasien).
http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/11/trumpinator-et-les-barbus.html

Trump comprend en réalité parfaitement le Grand jeu et le danger pour son pays du rapprochement sino-russe, peut-être même mieux que le parti bourrin de la guerre qui, sans subtilité, a jeté Pékin et Moscou dans les bras l'un de l'autre depuis quinze ans.
La question est :
- va-t-il s'y intéresser ?
- ne va-t-il pas plutôt mettre de l'eau dans son vin ?
Moscou sera en tout cas au centre du jeu, à la place privilégiée d'intermédiaire entre son allié chinois et son nouvel ami américain. Le monde multipolaire émerge et le monde deviendra plus complexe. Le Grand jeu n'est pas mort, loin de là !

Madudu 20/12/2016 22:50

"L'on sent d'ailleurs un découragement général des officines médiatiques, comme en témoigne le reportage étonnamment honnête et pertinent de France 2 il y a quelques jours."

Il est important de préciser que la première partie de soirée, juste avant ce reportage, était consacrée à un genre de docu-fiction très violemment malhonnête et complètement anti-Poutine.

Il est très étonnant de constater le gouffre qui s'étend entre ces deux documents, qui ont pourtant été diffusés l'un après l'autre dans la même soirée, sur la même chaîne.

On comprend bien pourquoi la propagande a eu la meilleure place (1ère partie), ça ne doit pas nous étonner. Par contre, qu'un autre reportage radicalement différent soit diffusé juste après doit éveiller notre curiosité : y aurait-il quelque chose comme un début de pluralisme sur France 2 ?

Je ne pense pas être d'ordinaire caractérisé par l'optimisme, mais il faut bien marquer le coup. Alors voilà : n'est-ce pas l'intelligence dans l'ombre, qui se taisait faute de soutien, sortant de sa cache et montrant sa nouvelle force, sa légitimité, qui n'a accepté la diffusion de propagande qu'à la condition d'un rééquilibrage ?

En tous cas, merci à ces bonnes volontés sans visage à qui nous devons -à n'en pas douter- l'expression pleine et entière du point de vue du nouveau monde libre, sur une chaîne du service public français.

Observatus geopoliticus 21/12/2016 11:55

Tout à fait, Madudu. Le premier ressortait la grossière artillerie propagandiste, mais le deuxième... j'en suis resté bouche bée. Quelle mouche a donc piqué la rédaction de Pravda 2, pardon, France 2 ?

theuric 20/12/2016 22:15

Ah je prends mon pied de contempler tous ces ratages, quelle dérision.
Tous ces beaux messieurs, comme il se disait d'antan, ne peuvent que s'affoler, j'aurais encore le droit à bien des pintes de rire, l'affolement ne pouvant que conduire à toutes les bévues.
Merci de nous conter l'histoire de ces marionnettes, grand guignol a trouvé ses maîtres.
C'est terrible pour les gens se trouvant dessous les bombes, mais tellement rafraichissant de contempler les errements burlesques de tous ces bonimenteurs qui nous prenaient, naguère, pour des manants populaciers.

Observatus geopoliticus 20/12/2016 22:44

N'est-ce pas mon cher Theuric. Quel spectacle de voir des propagandistes totalement perdus, déboussolés, ne sachant plus quoi faire...

Supedro 20/12/2016 21:02

Bonjour le meurtre de l’ambassadeur et l'attaque de Berlin permet d’eviter de commenter cette news :

Le représentant de la Syrie au Nations Unies Bachar al-Jaafari a révélé que des officiers étrangers, arabes, occidentaux et israéliens se trouvaient parmi ceux qui tentaient de s’enfuir des quartiers est d’Alep dans le cadre de l’opération d’évacuation.

Lors de son point de presse, Jaafari a même dévoilé leur identité » « Moetaz Ogaklan Uglu, turc, David Sott Wener américain , David Shlomo Aram, israélien, Mohammad sheikh al-Islam al-Tamimi, qatari, Mohammad Ahmad al-Sebiane, saoudien , Abdel Menhem Fahd al-Hrei, saoudien, Ahmad Ben Nawfal al-Dreij, saoudien, Mohammad Hassan al-Sbaï, saoudien, Qassem Saad al-Sumeiri, saoudien, Ayman Qassel al-Thaalbi, saoudien, Ahmad al-Tiraoui, jordanien et Mohammad al-Chafii al-Idrisse, marocain.

« Ces officiers étrangers tentent de fuir de l’est d’Alep avec les terroristes. C’est la raison pour laquelle vous avez vu cette scène hystérique au Conseil de sécurité ces derniers jours parce que le but essentiel était de sauver ces officiers des renseignements qui appartiennent aux nationalités des pays qui y ont propose des projet de résolutions », a-t-il accusé.

http://french.almanar.com.lb/155230

Le discours d’al-jaafari en anglais à l’ONU (ca commence être saignant à 7.00")

https://www.youtube.com/watch?v=ZWrbVknEO4A

Observatus geopoliticus 20/12/2016 22:28

Moui, ça fait deux jours que l'info tourne mais c'est encore très hypothétique. Jaafari a déjà fait de l'intox par le passé (ce qu'on comprend d'ailleurs très bien au vu de la situation) et j'attends des preuves un peu plus solides.

Ady85 20/12/2016 20:58

Merci pour cet article !

Au sujet du : "Et puis il y a Berlin où mémère Merkel récolte une nouvelle fois la tempête qu'elle a semée".

Ma question est simple : des guerres civiles en Europe , des barbus (et leurs soutiens) instaurant une situation de guerre dans certains, ou au moins un pays en Europe (en menant des attaques tout les jours ou presque), scénario crédible et envisageable ?

Observatus geopoliticus 20/12/2016 22:31

Eh bien, au rythme où vont les choses, mon cher Ady... Un coup d'oeil sur la courbe exponentielle des attaques en Europe depuis deux ans ne rend pas très optimiste... En 24 mois, l'Europe a connu plus d'attentats/attaques terroristes qu'en 40 ans !