Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Chroniques du Grand jeu

Contre-attaque à Alep sud

11 Août 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient

Contre-attaque à Alep sud

Et c'est parti...

Suite à l'offensive djihadiste de la dernière chance le 7 août, le siège d'Alep Est avait été (très) partiellement levé tandis que l'Alep Ouest gouvernementale se retrouvait à son tour assiégée. Les coupeurs de tête modérés y avaient laissé des centaines de morts, se découvrant d'ailleurs dans d'autres provinces où les loyalistes avancent. Les bombardements russo-syriens de ces quatre derniers jours sur le fin corridor barbu ont également pris leur écot : un millier de morts selon Moscou.

Tout le monde s'attendait à la contre-attaque gouvernementale : nous y sommes. Préparée par une nuit d'intenses bombardements russes ainsi que les renforts envoyés (Hezbollah, Tiger forces, Hezbollah irakien), elle a débuté ce matin sur quatre axes. Selon des informations non encore confirmées, les loyalistes auraient repris une partie du terrain aux djihadistes tandis que la "vengeance du ciel" s'abat sur les commandants barbus. A suivre de près...

L'importance stratégique d'Alep en fait la mère de toutes les batailles. Si les djihadistes en sont expulsés, surtout après les pertes considérables qu'ils ont subies, c'est la fin. Aussi n'est-ce pas un hasard si les habituels suspects - Arabie saoudite et Qatar - avaient fourni en masse des armements à leurs protégés pour préparer l'offensive de la semaine dernière tandis que les vrais cons faucons US se lançaient dans leurs délires traditionnels (notons ce commentaire assez hallucinant d'un ancien directeur adjoint de la CIA qui appelle à tuer Russes et Iraniens en Syrie). Mais, il convient également de relever à l'inverse un changement de ton certain d'une partie de la corporation médiatique occidentale, donc de ses donneurs d'ordre (voir par exemple cet étonnant sondage-lecteurs du Figaro qui ne se serait jamais permis une telle question il y a encore quelques mois).

Dans ce contexte, tous les yeux sont évidemment tournés vers la Turquie, par où ont transité les armes saoudiennes et qataries et qui, depuis la tentative de putsch, s'est fortement rapprochée de la Russie. Un hasard ne venant jamais seul, le sultan était chez "son ami Vladimir" avant-hier. Evidemment, rien n'a filtré des conversations et l'on ne sait toujours pas si la réconciliation inclue un rapprochement de vues sur la Syrie, qui ne peut être en l'occurrence qu'un alignement d'Ankara sur Moscou. Petite piste peut-être : quand interrogé sur l'éventuelle modification de la position de son pays sur le dossier syrien, l'ambassadeur turc à Moscou a déclaré :

La position d'un pays ne peut changer du jour au lendemain mais nous avons créé une plateforme de discussions (...) Nous souhaitons que l'actuel gouvernement syrien prenne part au processus de transition.

Diantre ! Ce retournement de veste (Ankara ne voulait auparavant pas entendre parler d'Assad) serait extrêmement intéressant s'il n'était contredit par d'autres déclarations, ce qui laisse la presse turque, et nous avec, dans l'expectative. Autre éventuelle indication du réchauffement : les Turcs proposent aux Russes des bombardements conjoints sur Daech en Syrie. Quelle ingratitude vis-à-vis de leurs petits enfants tout de noir vêtus, mais le fidèle lecteur, lui, ne sera pas surpris : nous annoncions il y a quatre mois qu'Erdogollum avait changé son fusil d'épaule et troqué la cause perdue de l'EI pour Al Qaeda.

Bref, byzantinisme et volonté de sauver la face sultanesque obligent, la position turque est toujours difficile à décrypter ; nous en saurons plus dans les semaines à venir.

Et pendant ce temps, en Ukraine, ça chauffe aussi...

Partager cet article

Commenter cet article

Alaric 16/08/2016 01:06

Vu la galère à Alep malgré la suprématie aérienne , Racca et Mossoul ça va être quelque chose ... il y aura un kamikaze pour chaque immeuble , les pertes des deux camps seront colossales .
La résistance à Alep donne aussi un sursis à l'EI , vraiment pas sûr qu'ils aient perdu tous leurs territoires avant 2017 .

Observatus geopoliticus 16/08/2016 03:47

Tout à fait, Alaric. On peut ajouter que l'éprouvant siège (2 mois) de Manbij a également donné à réfléchir. Ceux qui pensaient (moi le premier) que la course à Raqqah était lancée en sont pour leurs frais. Ca prendra plus de temps que prévu.
Les Syriens sont focalisés sur Alep, les Kurdes sur la jonction avec Efrin. Daech recule, son sort est scellé mais ses funérailles ne sont pas pour tout de suite...

Dubitatif 15/08/2016 16:12

Bad news, Poutin négocie avec l'oncle Sam pour une action commune à Alep.

Je n'y crois plus. Arabie Saoudite/Israël/Usa/La Turquie/Poutine, c'est bon. Tout ça pour affaiblir l'Iran et son pétrole et garder l'exclusivité de la fourniture à l'EU? Je comprends mieux le pourquoi de la tannée à Alep et le réveil un peu partout des djihadistes.

Dégouté. La Syrie sera démantelée, démembrée, in fine.

Observatus geopoliticus 15/08/2016 21:51

Mais non, mais non... Regardez plutôt : https://www.almasdarnews.com/article/russia-deploys-jets-iranian-airbase-combat-insurgents-syria-pictures/

theuric 12/08/2016 19:51

En fait la relation entre gène, chimpanzé et être humain est très simple: il y a bien plus de différences génétiques entre des chimpanzés ou des gorilles vivant dans la même forêt qu'entre un papou et un inuite, infiniment plus, même, ce qui laisse pour le moins perplexe les paléoanthropologues.

UltimaRR 18/08/2016 19:13

Merci à vous, theuric, pour l'intérêt porté à cette réponse. Permettez-vous, bien sûr, à condition de rappeler qu'il s'agit effectivement d'une petite réflexion développée ici et qui ne saurait avoir la valeur scientifique d'un article. Pouvez-vous m'indiquer votre blog afin que je puisse d'une part répondre de ces propos si nécessaire (tout en évitant de digresser sur ce blog du Grand Jeu), et d'autre part y lire ce que vous écrivez ?

Bien à vous.

theuric 18/08/2016 04:57

Je vous remercie de votre commentaire, il m'est ô combien précieux.
Clair et précis, il m'apporte un contrepoint important faisant que, dorénavant, je percevrais ce mot différemment de ce que je pouvais l'envisager auparavant, en cela, je vous en remercie.
Me permettez-vous que je le mette tel quel sur mon blog, avec, bien sûr, le lieu où il fut écrit ainsi que votre pseudo, blog où, déjà, j'y avais abordé ce thème dans un sens similaire qu'ici, cela me permettant d'y apporter une correction nécessaire?

UltimaRR 13/08/2016 03:09

Bonsoir theuric,

Nulle envie de vous contester, incendier ni vilipender ; encore moins celle de vous accuser, mais je souhaiterai simplement revenir et réagir sur votre compréhension du terme de "génocide".

A juste titre vous avez fait valoir sa formation et son étymologie, néanmoins vous restreignez l'extension de la racine grecque "genos" à son seul sens moderne et scientifique (gène/génétique) relativement contemporain du mot génocide, mot apparu en 1944 sous la plume du juriste polonais Raphael Lemkin afin de rassembler, dans un même concept, divers crimes qui avaient en commun l'extermination d'individus en raison d'une appartenance commune.

En ce sens, il me semble que Lemkin a utilisé cette racine grecque de "genos" ("genus, eris" pour les latinistes) dans toute son extensité et sa richesse. Le sens premier est celui d'extraction, d'origine, de naissance. Cela suffit, ce me semble, à légitimer le terme de "génocide" : tuer un individu en raison de son extraction, de sa naissance ; naissance qui, comme s'attache à le développer les sens suivants, rattache cet individu à un peuple, une nation, une race (à comprendre au sens classique de "lignée"), bref, tout ce que le terme anthropologique d' "ethnie" peut désormais englober.

Il est vrai que nous employons surtout ce terme de génocide pour qualifier la majeure partie des massacres commis par l'Allemagne Nazi, car ils furent légitimés au nom de cette science ou pseudo-science que fut le racialisme, celle-là même qui fut reprise à leur manière par les idéologues nazi.
D'où la confusion que vous évoquiez désormais, disons la forte connotation de "race" au sens scientifique dans le mot de "génocide", puisque les juifs et tziganes furent effectivement exterminés en tant que "races inférieurs", bien que, comme vous le disiez justement, ce terme n'ait aucune pertinence dans le champ anthropologique. Il ne faut donc pas tomber dans le piège et restreindre ce mot à ce sens tristement légué par l'Histoire, c'est se placer paradoxalement dans la sphère mentale des criminels nazi et accepter leur cadre de pensées.

Lors de sa formation, ce terme visait avant tout à identifier la spécificité commune de certains crimes systématiques commis au XXème siècle, organisés par des Etats, visant des groupes particuliers en raison de leur extraction, à commencer notamment par ceux des Jeunes-Turcs sur les Arméniens.

Dès lors il n'est pas dangereux mais nécessaire de créer de nouveaux concepts afin d'expliquer de nouvelles réalités. Pour comprendre le réel, il faut d'abord le nommer. Certes massacrer un groupe en raison de son appartenance quelconque n'est pas nouveau. Dans la Grèce antique, une cité vaincue pouvait voir ses mâles massacrés, ses femmes et ses enfants réduits en esclavage. La guerre antique pouvait être exterminatrice, voire génocidaire. Mais il s'agissait le plus souvent des conséquences du droit des vainqueurs, le sens du fameux "vae victis" lancé par Brennus aux Romains. Autre temps, autres mœurs.

Néanmoins, cette spécificité que tente définir le terme de génocide, c'est bien le meurtre d'un individu en raison même de son extraction ou de son appartenance à une entité quelconque non plus en tant que conséquence (ce qui peut toujours relever, dans le droit international, de crime de guerre ou crime contre l'humanité) mais comme finalité. Bien sûr des contre-exemples antérieurs doivent exister.

Le spécificité du terme génocide évoque, à mon sens, deux réalités rendues possibles par la modernité : d'une part l'extermination volontaire, délibérée, légitimée d'un groupe d'individus comme fin en soi, motivée par une idéologie (première caractéristique), d'autre part, la mise en place et l'organisation systématique de cette extermination à grande échelle rendue possible par les moyens de l'Etat, d'où la logique quasi mécanique des massacres (seconde caractéristique).

C'est pourquoi l'on peut discuter du caractère génocidaire de certains crimes, comme ceux des Khmers Rouges. S'il les crimes furent massifs, méthodiques et organisés en raison de l'implication de l'Etat, ils semblent toute fois s'inscrire dans une logique "répressive" (plus qu'outrancière, et c'est peu dire) et non génocidaire (les victimes étaient avant tout considérées comme dissidentes). L'ONU ne reconnait ainsi le génocide qu'envers une appartenance à un groupe national, ethnique, religieux ou racial.

Je vous accorde que ce dernier groupe est très contestable.

Cordialement.

theuric 11/08/2016 23:48

Je viens de lire que cette question posée par le Figaro tantôt a eu 8 000 réponses et 96 % disent que les occidentaux ont eu tord de soutenir les-dits rebelles liés à Al-Qaida.
Ainsi les vestes se retournent avec grâce et légèreté et, surtout, au bon moment si ce journal veut conserver ses lecteurs.
Nous allons voir qui retient la leçon et qui est le plus empreint de dogmatisme, n'est-ce pas?

theuric 11/08/2016 19:39

Un retournement de veste n'est pas une opération de toute simplicité, trop rapide il peut déconcerter la population, voire être contreproductif, trop tardif ou trop lent et cela se révèlera souvent inutile, choisir le bon moment n'étant pas si évident que cela.
Ainsi, en France, le vent qu'est l'opinion publique tourne, il faut bien que les girouettes faiseuses d'opinion opinent, mais cela doit de se faire dans les formes, au bon rythme et au bon tempo.
Il faut dire que ce n'est pas seulement l'humeur populaire qui évolue, les temps aussi changent, le fameux brexit (il n'y a pas à dire, mais je n'arrive pas à me faire de ce néologisme anglais journaleux quelque peu ridicule) montre, à qui veut bien le voir, les faiblesses impériale U.S. et de son substrat que sont le dollar et Wall Street.
De fait, cette faiblesse de l'empire est accompagnée de celle de l'Allemagne.
Mais autant le réflexe du premier est de se replier au-dedans de ses frontières, même si des fous de guerre y gesticulent à n'en pas pouvoir, ce qui peut devenir il est vrai dangereux, dans le Pacifique, notamment.
Autant la seconde tendrait plutôt à déployer cet hybris qui, tout au long d'une relativement proche histoire de quelques siècles, dépeupla quelque peu ce pays et qui, aujourd'hui, génère l'appauvrissement d'un peuple européen qui n'en aurait que le nom, allez, disons plutôt les populations européennes.
N'allez pas croire, le personnel politique français et leurs subordonnés, hormis les sots, savent très bien que leur population se prend, de temps en temps, des envies de révoltes, voire parfois, sire, de révolutions, ce que nos thuriféraires bollandistes, unionistes et parait-il socialisant, peut-être par candeur ou par dogmatisme obscure, ne paraissent pas comprendre.
Le Figaro, quand à lui, représentant de l'opposition gouvernemental officiel, semble lui comprendre que si son poulain à la magistrature suprême, pas encore désigné à la mode U.S., s'en venait à prendre le pouvoir l'année prochaine, il se retrouverait nécessairement, à un moment ou à un autre, entre le marteau allemand/U.E. et l'enclume populaire, d'où ce lent et subtile retournement de vestiaire.
Sachant toutefois l'Union-Européenne empreinte d'ivresses du pouvoir (seulement?), ce qui nous promet de sombres luttes entre elle et la Germanie, les Q.E. de la B.C.E. en étant l'exemple visible.
Sentent-ils le vent tourner ceux de notre députation et du sénat, d'avoir rendu ainsi visite à Monsieur Poutine ou lorsque Monsieur Hollande douta de la dangerosité russe?
Ce qui serait de bonne politique, où sinon chercher un appui solide dans la vaste dévastation européenne d'aujourd'hui?
Certes, la Grande-Bretagne fit une entrée fracassante sur la scène internationale par son début de sortie de l'U.E., mais gageons que moult bâtons lui seront gentiment projeté dans ses jambes par ses anciens alliés et amis de l'U.E..
Dès lors, vers qui donc va-t-elle se tourner si ces tracasseries s'éternisent, sinon vers ce lointain et puissant voisin du grand nord, elle qui voit son grand frère d'au-delà des océans sombrer corps et âme dans son flot monétaire et la ruine de sa classe-moyenne?
Ce grand frère qui maintenant ne pense qu'à deux choses: tenter de cacher à tous prix ses faiblesses et de tenter de redresser la barre économique de son pays devenu Titanique (les grandes banques étasuniennes se font appeler les titans) en ponctionnant au mieux les richesses de ceux des pays qu'il tient encore sous sa coupe: Zorro T.A.F.T.A., nous voilà.
(Bon, bon, je sais, ce que je viens d'écrire diverge quelque peu du texte précédent.)
Enfin bref, autant les britanniques surent se sortir juste à temps du guêpier unioniste, autant les français naviguent encore entre le j'y va, j'y va pas, entre la chaloupe qui tangue et le navire qui coule.
Mais dans toute cette aventure, une chose remarquable est à remarquer, c'est combien cette fin de l'Union-Européenne ressemble, sous une forme économico-politique et non pas guerrière, à ce que furent les dernières années de la seconde guerre mondiale, à de nombreux détailles près, bien sûr, et sans les massacres et destructions des peuples, juifs et tsiganes, qui y furent perpétrés.
(Le mot génocide m'embarrasse profondément, de part sa structure, géno-, de gène, et le suffixe -cide, qui tue, qui ne peut qu'avoir de sens de "qui tue les gène", ce qui, vous en conviendrez, ne peut qu'être considérer que comme étant d'essence racialiste, or, les différences génétiques humaines sont légères au regard de celles existant au sein de la plupart des espèces animales, dont celles de nos plus proches cousins bonobos et chimpanzés, les différences humaines étant surtout d'ordre culturelles et là encore, sachons que les juifs massacrés d'ignobles façons à l'époque avaient adopté, pour beaucoup, la culture, voire la religion du pays où ils vivaient.
Alors, au risque de me faire contester, incendier, vilipender, accuser, même, de je ne sais quelle infamie, j'ose déclarer que le mot même de génocide, de part sa structure constitutive et du sens profond qui lui est propre, au-delà de celui qui lui est donné, est par lui-même dangereux, parce que portant en germe cela quoi il devrait permettre d'éviter.
Celui "d'anéantissement d'un peuple, d'une population", soit la volonté et l'acte de vouloir détruire le-dit peuple et population pour les mener ainsi au néant me paraît et de combien plus sage et, surtout, plus précis et, ce, de tous points de vus.
Il est des mots dangereux parce que de contresens, celui-ci plus que tout autre!)
Je me joins aux louanges qui vous sont faites, monsieur, la nécessité qui est nôtre de pouvoir nous faire une opinion des affaires des états là où le silence y règne est nécessaire aux démocrates que, je le suppose, nous ne le pouvons qu'être tous en tant que vos lecteurs.

Observatus geopoliticus 12/08/2016 19:20

Ha ha, excellent comme toujours, cher Theuric, même si je n'ai pas trop compris le rapport final avec les gorilles ou les gènes...
Le Zorro Tafta se transfrme en Bernardo muet ces temps-ci.

grouik grouik 11/08/2016 19:17

Une question,mon Cher Observatus:
Aurons-nous une chance,une fois la poche est d'Alep réduite,de voir nos brave Barbouzes occidentaux à la TV Syrienne et autres Russes,Iranienne,etc,etc...ou verrons-nous une manoeuvre de type Debaltsevo février 2015N

Observatus geopoliticus 12/08/2016 19:23

Mon cher Grouik Grouik, ne vendons pas la peau du barbu avant de l'avoir scalpé tant il est vrai que les Dieux se moquent des attentes de nous autres, simples mortels. Certes, la poche alépine devrait logiquement être à un moment ou un autre réduite, mais le mal de chien qu'ont eu les YPG kurdes pour prendre Manbij (plus de deux mois !) montre qu'il vaut mieux rester prudent.

Charles Michael 11/08/2016 15:44

Bonjour Sir Observatus,
je suis donc le premier a vous féliciter, encore, pour cette excellente synthèse.

mon petit grain de sel sur le virement amorcé de l'opinion sur les mangeurs-de-foie modérés: la série d'attentats en france par leurs petits cousins porte au moins ce fruit amer.
j'avais déjà noté un revirement très fort des lecteurs du Guardian critiquant les articles tout à fait Mondain commis par Nougayrède la virée/recasée.
Ce sont les réactions des lecteurs et leurs commentaires souvent bien étayées qui sont pour moi la seule raison de parcourir encore, en diagonale, LeMonde et Guardian.

le distingo avec l'abominable Putin reste cependant de rigueur et la parole de Porcochoco la vraie vérité.
un dysfonctionement des synapses expliquerait ces contorsions.

Observatus geopoliticus 12/08/2016 19:24

Tout à fait d'accord avec vous, cher Charles. Les lecteurs des journaux y vont bien plus pour lire les commentaires que les articles eux-mêmes qui n'intéressent plus personne. La mafia médiatique le sait forcément et elle est prise dans un curieux dilemme : censurer et perdre tous ses lecteurs ; laisser les commentaires et perdre toute crédibilité. Choix cornélien hé hé.

akhenaton 11/08/2016 15:38

le désespoir quand tu me tiens......

Observatus geopoliticus 16/08/2016 14:06

L'imMonde est effectivement totalement parti dans sa bulle... Mais on sent que les plumitifs qui y officient ne croient plus du tout aux conneries qu'ils racontent et les lecteurs, pourtant bobos d'entre les bobos, non plus.

toto 16/08/2016 13:08

Je fais parti de ces lecteurs, je confirme.
Je m'informe sur d'excellent blog, sur des forums également.
Je post des commentaires de ci de là et je note quand même que le Figaro fait assez bien son travail. LeMonde est devenu illisible mais les commentaires changent chez eux aussi...