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Chroniques du Grand jeu

Le mystérieux "Mer noire Stream"

26 Mai 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Gaz, #Russie, #Europe, #Caucase

Le mystérieux "Mer noire Stream"

Oubliez le monstre du Loch Ness ou le Triangle des Bermudes. Tout cela n'est que de la roupie de sansonnet en comparaison du thriller stratégico-énergético-maritime que constitue le fameux gazoduc que les Russes veulent faire passer par la Mer noire, les Américains veulent à tout prix empêcher et les Européens masochistes torpillent contre leurs propres intérêts...

Et d'abord, comment l'appeler ? Son nom a varié selon les aléas géopolitiques. Petit rappel :

Craignant l'intégration de l'Eurasie comme la peste, les Américains travaillent depuis la fin officielle de la Guerre froide (1991) à séparer l'Europe de la Russie, tout spécialement dans le domaine énergétique. Alors que la Russie regorge d'hydrocarbures et que l'Europe ne demande qu'à les consommer, les Etats-Unis et les institutions européennes qu'ils ont phagocytées ont tout fait depuis une vingtaine d'années pour contrarier (en rouge sur la carte) le flot énergétique Est-Ouest : prêches sur le "danger russe" et diabolisation intense de son gouvernement, crises gazières ukrainiennes encouragées par Washington, expansion de l'OTAN vers l'est, flatteries aux pays de la "Nouvelle Europe" (Pologne, pays baltes etc.), coup d'Etat à Kiev l'année dernière... Par ailleurs, pressions et "encouragements" sont donnés à profusion aux pays européens pour qu'ils se fournissent ailleurs, même si cela doit aller contre leurs propres intérêts économiques ou si les nouvelles routes énergétiques proposées (en vert sur la carte) sont illusoires, comme l'amusant Nabucco qui a fait long feu, ou sa resucée, le Corridor sud. Ici, la désinformation économique tourne à plein par le biais de think tanks et autres officines pas tout à fait neutres.

Parfaitement conscients des manigances américaines dans ce Grand jeu énergétique ô combien passionnant, les Russes ont contourné le nouveau "rideau de fer" US par deux gazoducs devant passer au nord par la Baltique et au sud par la Mer noire : Nord Stream et South Stream. Le premier a pu être construit (2010-2011), s'appuyant sur les derniers dirigeants européens un tant soit peu indépendants (Schroeder), mais le second, un peu plus tardif, est resté dans les cartons après son annulation l'année dernière. Les Américains et leurs affidés de la Commission de Bruxelles ont réussi à torpiller le projet grâce à des arguties juridico-institutionnelles (le Troisième paquet énergétique européen, pourtant apparu après le projet du gazoduc) ainsi qu'une intense pression sur la Bulgarie (visite de McCain...)

Jamais à court de bottes secrètes, Poutine a, à la surprise générale, proposé en décembre dernier un nouveau pipeline aboutissant à la frontière gréco-turque, donc en dehors de la juridiction de l'UE, quitte pour ses pays membres à venir se servir eux-mêmes. C'est le fameux Turk Stream ou Turkish Stream, qui risque fort de couper définitivement l'herbe sous le pied aux projets américains tout en contournant lui aussi le rideau de fer de la "Nouvelle Europe", notamment l'Ukraine putschiste post-Maidan. Avec ce tube (en violet sur la carte), enterrées les chimères du gaz azéri à peu près inexistant, du gaz turkmène qui ne pourra jamais passer sous la Caspienne, du gaz qatari bloqué par la Syrie d'Assad ou du gaz iranien (le seul vrai danger pour Moscou même si Téhéran est, par ailleurs, un allié). Ensuite, le gazoduc devait passer par la Grèce de Tsipras (alors aux prises avec la Troïka) avant de gentiment remonter vers la Hongrie et l'Autriche.

Les Américains ont immédiatement tenté de réagir en faisant ce qu'ils savent faire de mieux, c'est-à-dire en semant le chaos en Macédoine (événements du printemps), en exerçant une intense pression sur la Serbie, tous deux pays de passage du tube, et en tentant de déstabiliser Orban en Hongrie. Deux "révolutions" de couleur pour le prix d'une ! Mais les petits stratèges de Washington en ont été pour leurs frais : mise à part la Serbie qui a vacillé, les autres sont restés droit dans leurs bottes.

On en était là et Gazprom se léchait déjà les babines quand les complications sont venues de Turquie même...

Le mystérieux "Mer noire Stream"

Et encore, écrivions-nous cela avant l'incident du Sukhoï qui a placé Ankara et Moscou en état de guerre froide. Exit South Stream donc, exit aussi Turk Stream. Les projets US (Nabucco, gaz azéri voire transcaspien) étant tout sauf sérieux, les vassaux européens de l'empire commencent à tourner en rond. Et l'on reparle de la Mer noire...

Nous avions évoqué il y a deux mois la possible renaissance du phénix pipelinesque, qui posait d'ailleurs plus que questions qu'elle n'apportait de réponses :

(...) mystérieuse renaissance, au moins partielle, du South Stream. Mystérieuse car le projet, répondant au nom prédestiné de Poséidon, envisage d'alimenter en gaz russe la Grèce et l'Italie via un pays tiers, afin de contourner les embûches juridiques que l'UE place systématiquement devant ses propres intérêts pour complaire au maître américain. Un mémorandum a été signé en ce sens à Rome, le 24 février, entre Gazprom, Edison (Italie) et DEPA (Grèce), mais sans que l'on soit plus avancé sur l'identité de ce mystérieux pays tiers.

Géographiquement, le tour des possibilités est vite fait et se réduit à deux - la Bulgarie et la Turquie. Examinons cela un peu plus en détail :

- la Bulgarie. En succombant à la pression conjointe de Bruxelles et de Washington, le gouvernement bulgare avait fait une croix sur les lucratifs frais de transit du South Stream, le projet géant étant annulé par Poutine en personne en décembre 2014. On se souvient de l'énorme malaise que cela avait provoqué à Sofia et plus généralement dans les Balkans, dont les pays supportent de plus en plus mal la tutelle euro-atlantique. Or, si un accord a finalement été trouvé pour faire transiter le gaz russe à destination de la Grèce et de l'Italie via la Bulgarie, notre fameux Poséidon, cela signifie que le South Stream est finalement remis au goût du jour. Donc que l'UE en a fini avec ses tendances suicidaires... Rien n'est moins sûr !

- la Turquie, et c'est très intéressant. Il semble hors de question pour Moscou de renouer avec Erdogan. Si la Turquie est choisie, cela signifie que le sultan a été "écarté" et que la matérialisation du projet se fera au moment d'un "changement de garde" à Ankara. Or, certains bruits commencent à courir selon lesquels un accord pourrait avoir été passé entre les Russes et l'état-major turc pour se débarrasser d'Erdogan. Insistons, ce ne sont pour l'instant que des rumeurs invérifiables, mais si un reporter aussi chevronné que Pepe Escobar évoque cette possibilité, il n'y a peut-être pas de fumée sans feu. Ce qui est sûr, c'est que la politique erratique du sultan commence à exaspérer tout le monde en Turquie, y compris l'establishment politique. Changement de régime à Ankara ? A suivre...

Nous ne sommes toujours pas plus avancés à l'heure d'aujourd'hui, sinon que les Russes ont l'air tout à fait sérieux : "l'étude de faisabilité sera prête pour la fin de l'année" dixit Gazprom. D'accord mais... on ne sait toujours pas pour quel gazoduc !

La piste bulgare est entre autres considérée, ce qui rejoindrait certains bruits à Sofia sur le remplacement du South Stream par un Bulgaria Stream, le tube russe arrivant sur une plateforme gazière offshore, extraterritoriale à l'UE pour ne pas froisser les europloucs de Bruxelles. Gazprom renoncerait à construire le pipeline traversant les Balkans, laissant les Européens se débrouiller (ce qui était déjà le plan du Turk Stream prévu pour arriver à la frontière grecque). Ce qui est sûr, c'est que les Bulgares ne sont pas du tout contents de l'annulation sous pression américaine du South Stream.

Quant à la piste turque - après un éventuel coup d'Etat contre Erdogan -, elle ne peut être écartée et dépendra du futur toujours plus trouble du sultanat.

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theuric 28/05/2016 15:38

Ah, j'oubliais, il y a de fortes chance que le même jeu de l'U.E. que celui que Monsieur Tsipras essuya soit tenté sur Monsieur Mélenchon, de nombreux et discrets signes me le laisseraient penser.

Observatus geopoliticus 28/05/2016 18:59

Diantre ! Ne croyez-vous pas, cher ami, que vous allez tout de même un tantinet loin...
Et d'ailleurs, que faites-vous de Cléopâtre, Zénobie, Catherine de Médicis, Elizabeth Ière, Indira Gandhi, Golda Meir etc ?
Par contre, je vous rejoins sur le fait de laisser la politique intérieure aux fans de télé-réalité, qu'ils soient hommes ou femmes, et de nous concentrer sur les grandes choses.

MBM 28/05/2016 18:45

Observatus Geopoliticus propose un conseil sage que j'encourage à mon tour. Gardez-vous de la politique ou alors si cela vous intéresse trop, réservez-vous la vraie politique, celle des affaires extérieures - qui est celle des hommes -. La seule politique véritable est géopolitique. Le gouvernement intérieur d'un Etat n'est pas politique, c'est une occupation ménagère à la société placée dans une perspective féminine de trésorerie familiale et de rapports sociaux où ses facultés de négociatrice, propres à la gente féminine, peuvent s'exprimer avec une efficience sans pareille. Cela n'a aucune envergure pour une personnalité mâle. L'homme à l'extérieur et la femme à l'intérieur. Si la femme a une supériorité dans la gestion du foyer, elle sera également très productive et stabilisatrice dans celle d'un Etat. Dans les rapports extérieurs, on parle d'éventualité de guerre et là n'est pas le rayon de la féminité mais de celui du mâle. Et pour ceux dont le principe féminin imprègne suffisamment leur personnalité, ils trouveront en la Diplomatie le meilleur des débouchés : expression d'une logique masculine avec une tournure et finesse d'esprit féminine. La femme entretient la maison et la maisonnée dans une relative harmonie, tandis que l'homme se préoccupe de protéger ce petit monde conçu par elle. Je pense qu'il était nécessaire de rappeler ces traits fondamentaux. Tous ces politiciens/acteurs n'existent que pour façonner l'opinion féminine mais ne dirigent pas réellement ; tout est théâtre et mise en scène. Ils sont, pour la plupart, inscrits au barreau et ont le sens de la Com, ce sont ces qualités qui prédominent pour imposer le produit « Etat » à la société. Pour la gestion réelle, tous ces politiciens ont leur cabinet technique et l'orientation de celle-ci est dictée par les impératifs extérieurs qu'ils soient à coloration économique, commerciale ou de défense. Ainsi, il est légitime de penser que si un homme s'intéresse aux préoccupations intérieures de l'Etat, c'est qu'il trouve son équilibre dans la soumission à la féminité, et subséquemment à sa femme et/ou sa ou ses filles. Comparons deux personnages russes, puisqu'ils sont en vogue, Mme Medvedev porte sûrement la culotte (préjugé intuitif sur Svetlana portant le tailleur altier et dominateur ; économiste) alors que Mme Poutine Lioudmila a été remerciée sur le trottoir tandis que lui a conservé la culotte; illustration de ce qui différencie deux politiciens : un avocat soumis pour la gestion du foyer russe et un agent secret dominateur pour sa protection. Un représentant en robe de chambre(s) avec maroquin ne pourrait tenir le rôle d’un dirigeant en treillis pour la défense de sa nation et son territoire. N’est-ce pas, par ailleurs, parmi les politiciens intérieurs que l’homosexualité se répande plus aisément et où la pédophilie soit la tare la plus discrètement répandue et parfois organisée en réseau de loisirs partagé? N’est-ce pas cela la confrérie ? Tandis que l’ambassadeur en treillis pointera son lance-flammes sur ce capharnaüm et ses cafards jouisseurs. Le « Grand jeu » a plus d’attrait que les petits jeux de vicieux. Non ? Je sais que mon intervention dégouline d'arrogance et d'une morgue déplacée qui peut heurter votre sensibilité et vous m'en voyez désolé, mais j'ai tenté d'amener votre regard vers ce qui me paraît l'essentiel, le reste n'est que futilité; les chamailleries dans la famille n'ont aucune importance autre que pour les femmes de l'intérieur et des pantouflards masturbateurs des chambres mais n'ont aucune influence sur la géopolitique, à contrario la géopolitique en a immanquablement sur la gestion intérieure qui en est tributaire.

theuric 28/05/2016 15:10

Que voulez-vous, je l'aime bien le père Mélenchon, même si il croit toujours aux bienfaits d'une européenne union, c'est plus fort que moi, peut-être un vieux réflexe familial, allez savoir.
J'avais le même béguin, platonique s'entend, avec mister Hollande, et puis j'ai compris qu'il y a en lui de puissantes forces inconscientes de vengeance, regardez-le comment il vous décarcasse le P.S. avec une délectation de fin gourmet et comment il déstabilise le F.N., cet homme a des complexes œdipiens pas piqués des hanetons (bestioles que nous ne voyons quasiment plus dans nos contrées, dommage).
Quand à la politique, je n'en ferais pas, déjà, je suis trop rêveur pour cela, et puis, c'est l'un des pires milieux qu'il soit.
Mon père en avait, d'en faire en tant que conseillé municipal, perdu plus que des plumes, son cerveau.
Bon ben, je vais tout faire pour conserver cette neutralité qui, vous avez raison, me permet, plus que tout autre chose, de percevoir ce qui se trame ici bas.
Et puis, la politique est un truc trop sérieux pour ne pas s'en amuser, non?
C'est pourquoi sur mon site je me suis amusé à un petit texte sur les extraterrestres sur une approche essentiellement politique, c'est vrai quoi, pourquoi eux aussi n'auraient pas le droit d'en faire, de la politique?
D'ailleurs, il y a de très forte chance qu'ils en fassent, idée qui m'amuse au plus haut point.

theuric 28/05/2016 03:48

Le problème de l'Union-Européenne c'est que, dorénavant, elle ne représente plus une idée, sauf dans les discours, mais simplement sa seule existence puisque son créateur, les U.S.A., tend à un tel point à la faiblesse qu'ils n'ont plus qu'un projet en tête, celui de soutirer le plus de richesse possible des parties du monde qu'ils contrôlent, dont celles de l'Europe, c'est pourquoi ils ne veulent pas du quittanglais.
C'est donc le pays le plus puissant qui prend les commandes, l'Allemagne, or, celle-ci souffre d'un hybris important qui, de façon récurrente, tend à se réamorcer.
Les questions de compulsions de répétitivités européennes tendent ainsi à laisser sans voix, ce qu'il s'y passe en effet ressemble à s'y méprendre à un 1940/1942 économique, à quelques détailles près, il est vrai, une compulsion de répétitivité n'étant jamais une copie conforme du passé mais une structure similaire des acteurs auto-entretenue.
Mais ce n'est pas seulement la seconde guerre mondiale qui se joue aujourd'hui, ainsi, il en a fallu des efforts à la Turquie pour redevenir l'homme malade de l'Europe.
Sébastopol aussi redevenant un enjeu géostratégique majeur.
Même la France semble vouloir se rejouer la commune de Paris en une version édulcorée et vendéenne, ce qui, ma fois, ne manque pas de piquant.
Et regardez cette pauvre Grèce, coincée entre les anglo-saxons de la City et de Wall Street d'un coté, d'une européenne union sous l'égide de l'Allemagne de l'autre et qui lorgne du coté de la Russie, cela ne vous rappelle rien d'il y a un petit peu plus de 70 ans?
En fait, là où ça devient franchement amusant, c'est que si la Grande-Bretagne quittait l'Union-Européenne, c'en sera fait de cette dernière, et ce qui fait encore tenir la Germanie c'est l'existence même de cette union en raison des ponctions économiques qu'elle effectue sur les autre pays de l'U.E. par entreprises interposées, sous une forme ou une autre.
En vrai, la réelle faiblesse économique de l'Europe c'est l'Allemagne, à cause de la situation épouvantable de ses banques, surtout de la plus grosse, la Deutschebanque, Daxia c'est du pipi de sansonnet, par rapport.
Alors, voyons voir où ce que ce type approche pourrait nous amener au sujet des gazoducs.
Si nous excluons les U.S.A. qui ressemblent de plus en plus à les pantins d'un jeu inconscient qui les dépasse, nous pouvons voir que la Germanie a phagocyté ce qui était les possessions de ce qui fut la Prusse, hormis Königsberg/Kaliningrad ou plutôt l'inverse, Kaliningrad/Königsberg, bien sûr.
C'est pourquoi la Pologne tergiverse entre ses deux géants de voisins, l'Allemagne et la Russie, acceptant les entreprises de l'une tout en se rapprochant de l'autre en un magnifique grand écart.
L'Ukraine, qui se rêve encore de gloires d'antan, quand elle était alliée à la Pologne, ce qui ne nous rajeunit pas mon brave monsieur, retournera à la niche russe qui, déjà, lentement, l'attire à elle.
En fait, ce pétrole et ce gaz russe n'intéresse que le Deuschland et ses, pour encore un temps, supplétifs économiques, c'est pour saper toute velléité d'indépendance énergétique du sud-européen provenant du sud-méditerranéen que la Grèce fut placée en banqueroute, d'ailleurs c'est à cause de cela que débuta la désindustrialisation mondiale qui, de toute façon, serait arrivée tôt ou tard, nonobstant, bien évidemment, cet étrange retour en arrière inconscient des peuples.
D'une certaine façon, sur ce sujet, ce qui c'est passé en Ukraine peut être aussi vu comme un retour de cete lutte à mort sept fois décennales entre l'Allemagne et la Russie en une version modèle réduit, même des nazillons y prirent part.
La France, quand à elle, attend son Napoléon ou son De Gaulle, elle qui aimerait tant avoir le mélange des deux en un seul homme, ilm faut dire que les prétendants commencent à apparaître, Asselineau, Mélenchon, pour ce dernier en une version de type Jaurès, d'autres vont survenir à n'en pas douter.
Pour faire patienter tous ces européens (je n'ai pas causé des Balkans où nous devrions avoir quelques surprises, entre la Grèce et la Turquie, notamment), je présume qu'une approche du genre printemps des peuples, avec un petit refrain 1848, ne serait pas pour me surprendre, d'ailleurs nos médiats, si prompt à nous conter les moindres des fariboles mais jamais de l'essentiel, nous cacheront, ô les petits coquins, les jacqueries pouvant survenir du nord au sud et de l'est à l'ouest.
Ce sera l'effondrement, ou plutôt l'arrêt brusque de l'économie-monde, qui nous réveillera tous, avec de la migraine, beaucoup de migraines, ce qui ne nous empêchera pas de continuer notre petit voyage historique jusqu'à sa cristallisation que je situerais aux alentours de la belle époque, de la fin du XIX° siècle, quoi, pour nous la III° République.
D'ailleurs, avez-vous vu que Monsieur Mélenchon a prévu, si il était élu, de faire appel à une assemblée constituante, et vous allez voir qu'elle s'ingéniera, si elle se mettait en place, à organiser une structure politique qui, à n'en pas croire, ressemblerait à ce que put être cette fameuse III°.
Bon, quand donc arrive les cohortes romaines, vive Vercingétorix, par Toutatis, et tous à Alésia!

Observatus geopoliticus 28/05/2016 09:57

Philippe le Hardi à Jean le Bon, bataille de Poitiers, 1356 : "Père, gardez-vous à gauche, gardez-vous à droite".
Observatus Geopoliticus à Theuric, Chroniques du Grand jeu, 2016 : "Ami, gardez-vous de faire de la politique".

Il est dommage que vous mêliez à vos réflexions franchement intéressantes des considérations politiciennes, assez surréalistes qui plus est. Faire de Mélenchon, l'homme qui ne veut sortir ni de l'euro ni de l'UE, le nouveau Napoléon ou De Gaulle, c'est pour le moins assez désopilant...

Bien à vous, Theuric, mais de grâce, gardez-vous de la gauche comme de la droite et concentrez-vous sur la seule géopolitique.

Wilmotte Karim 27/05/2016 20:59

La voie sud a aussi été coupée parce qu'elle n'est pas stratégique pour l'Allemagne.
Tandis que la voie nord est bien stratégique pour l'Allemagne.

Jean 27/05/2016 18:29

"D'accord mais... on ne sait toujours pas pour quel gazoduc !"
Il est possible qu'à la fin de l'année Merkel siffle la fin des sanctions contre la Russie. L'économie allemande en souffre trop. La piste bulgare peut devenir plausible.

Bozi Lamouche 28/05/2016 14:23

Oui l'Allemagne est le hub gazier de l'Europe...c'est le message de solidarité allemand à l'Europe : si j'ai pas de gaz vous n'aurez pas de gaz....

Observatus geopoliticus 27/05/2016 23:33

En fait, l'Allemagne a son propre tube russe : le Nord Stream II. Comme le dit notre ami Wilmotte, Berlin a fait couper la route sud afin de devenir le hub gazier de l'Europe (cf. nos articles de l'automne dernier).